thejuahncabreraband.jpgPhoto prise il y a un mois à peu près dans le Massachusetts, où il faisait froid !

Ah, j’ai bêtement oublié de vous annoncer la sortie du premier single du jeune chanteur colombien Juahn Cabrera dimanche dernier sur iTunes, sur Amazon et sur CDBaby – tous aux États-Unis, bien sûr, donc en principe pas déchargeable à partir d’Europe ou d’autres pays. On vient de renouveler son permis de séjour pour une courte période, mais il lui va falloir faire une nouvelle demande pour un autre permis dans l’automne. Ah, que ces histoires de visa et de permis de séjour me lassent !

On a donc recommencé la ronde d’été avec tous les personnages traditionnels de ce drôle de spectacle – au lever de rideau il y a la foule de beaux ouvriers – électriciens et menuisiers de bâtiment couverts de poussière – qui circule, une cannette de bière à la main, à la gare des chemins de fer de l’Île Longue et qui prennent, comme moi, les trains d’avant 16 heures, où l’on paie un tarif heures creuses, les jeunes homos aux coiffures soignées et aux muscles comme il faut que montrent bien leurs chemises un rien trop serrées qui montent dans les wagons avec un amas de sacs bourrés d’habillements divers qu’on porterait selon le temps, l’heure et l’inclination, les barmen qui vous saluent au débarquement dans La Cerisaie, les serveurs qui vous embrassent en vous donnant la carte, les travestis qui brillent dans leurs robes de paillettes, les vicelards, âgés et jeunes, qui vous lorgnent d’une manière tout à fait suspecte.

faonlematin.jpgL'un des jeunes Russes qui cherche un short

Il y a aussi les personnages disons épisodiques, tels les jeunes Russes, qui font apparition sur scène à des moments quasiment imprévus – le week-end dernier, par exemple, on s’attendait à accueillir l’un des jeunes Russes (en principe, et jusqu’à une nouvelle invasion, en ce qui concerne cette « pièce », il n’y a que trois « jeunes Russes » qui y figurent) et en fait on en a retrouvé un autre, vendredi soir, bourré comme un âne, qui se promenait sur la piste de danse avec un grand mec en slip qu’il nous présentait comme son « nouveau mari » et « l’amour de ma vie » (tous les deux prononcés avec un fort accent russe). Le mari leur a invité à rentrer chez nous, ce que le jeune Russe a vite accepté et donc vers 2 heures et demie du matin on est rentré, tous les quatre, chez nous – les parents (nous) avec les enfants (le Russe et son grand ami qui s’appelait Patrick et qui était journaliste, ayant même passé une année en poste en Afghanistan). Le mari, hôte prévenant, leur a donné des préservatifs et du lubrifiant et, les portes fermées et nous dans notre lit, on a senti trembler toute la petite maison. Ah ! la jeunesse !

Le lendemain le « nouveau mari » s’enfuit aux Pins, où, d'après lui, ses amis l’attendent, et le jeune Russe annonce, en sirotant son café, « Non, je n’ai pas envie de le revoir. » « Mais, » je lui dis, « tu nous avais dit que Patrick était l’amour de ta vie, n’est-ce pas ? » Il me regarde en fronçant les sourcils, « Mais Patrick, c’est qui ? »

Le samedi soir, on dîne au restaurant Le Château de Sable avec deux des trois Russes – on leur donne à manger, on les saoule et on les repousse vers les Pins, où s’amusent la plupart des jeunes de leur âge, tandis que le mari et moi, en dissolus décrépits, s’enfoncent dans la gaîté un peu décousue de la piste de danse chez Cherry’s, où le mari s’amuse à danser avec un ami brésilien. Nos faons rentrent vers 6 heures du matin et, après avoir vidé le frigo, dorment jusqu’à midi.

Dimanche soir on dîne aux Pins au Bistro avec l’ami galeriste, qui porte une casquette de camionneur à travers, dans la mode d’un jeune du ghetto, et comme il n’est ni jeune ni noir, je lui demande ou de remettre cette casquette correctement ou de la ôter tout à fait – il la remet avec la visière devant.

Le repas terminé, le mari et moi, nous rentrons à pied à La Cerisaie pour assister au Spectacle de Merde (c’est bien ça, son nom), qui a lieu après minuit dans un coin du restaurant Le Château de Sable. Revue loufoque, désorganisée, satirique, bête. On s’est couché vers 2 heures et quart. On est rentré à New-York lundi après-midi.

debutdespectacle.jpg Le début de spectacle, avec la machine à fumée en bas

alenlizaminelli.jpgLe serveur Al en Liza Minelli – notez svp les baskets et les chaussettes noires qui complètent ce costume

emiliocommeannie.jpgEmilio se déguise en Annie, en reprise à Broadway

lafinale.jpgLa finale, avec, de g à d, Busted, Patti et Al

Hier j’ai dîné au Café Un Deux Trois dans la 44e rue ouest avec un ami qui cherche à organiser une nouvelle foire d’art pour le printemps prochain – mais il a plus ou moins piqué le nom d’une autre foire qui va sans doute porter plainte contre lui pour utilisation abusive ou atteinte à la propriété – il ne voulait pas parler de cette éventualité et il s’énervait quand je lui ai demandé s’il avait réfléchi à un nouveau nom pour sa foire. Dîner donc pas très agréable, mais le beau coucher de soleil qu’on a vu en quittant le restaurant valait la peine.

coucherdesoleil44erueouest.jpgDans la 44e rue ouest

Encore

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coucherdesoleililedefeu2013.jpgUn beau coucher de soleil d'il y a deux semaines photographié sur la plage entre Les Pins et La Cerisaie

On a recommencé le va-et-vient archipélagique entre l’île de Manhattan, l’île Longue et l’île de Feu en dépit d’un temps qui persiste à être plutôt frais et pluvieux.

portedentreealamaison.jpg Cette porte d'entrée plutôt kitsch laisse à imaginer les délices décoratives de l'intérieur

Ce week-end on a eu le plaisir d’encourir les larmes d’Andréa, c’est-à-dire plus de 12, 11 cm de pluie en 26 heures. Ce qui n’a pas, cela ne vous étonnera pas, rendu facile le trajet vers le quai d’embarquement à Sayville – tous ces jeunes hommes de 30 à 40 ans en shorts moulants avec sac à dos Prada et fourre-tout Louis Vuitton, les lunettes de soleil au visage en dépit du manque très évident de rayons UV ou autre, les cheveux cirés ou raides de gel coiffant, les iPad à la main, n’arrivaient pas à manier avec la superbe souhaitée leurs gros parapluies contre les coups de la tempête.

lesalonalacerisaie.jpgLe salon de la maison de La Cerisaie – le tableau à droite (style De Chirico et Tchelitchev) a été peint par le constructeur de la maison, lui-même décorateur de théâtre, ce qui explique un peu les excès « dramatiques » dans tout le décor

La traversée de la Baie était lente et on était secoué par les vagues. Le mari, en ciré jaune, m’attendait sur le quai.

Pardon

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fautedorthographe.jpgMes plus humbles excuses à vous toutes et tous pour ce trop long silence, qui n’est dû à rien de particulier, sinon à la vive peine morale que je ressens à la vue d’une telle faute d’orthographe qu’on nous fait subir dans la rue Perry, chez un joaillier.

Et après

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placedutempsetimmeublebertelsmann.jpgEn allant de la sortie du métro vers les guichets TKTS dans la place du Temps, l'immeuble Bertelsmann au milieu

Le soir après le vote à l’Assemblée nationale en faveur du mariage pour tous, on est allé fêter la bonne nouvelle, le mari et moi, avec l’amie ex-éditrice, à Broadway – on avait rendez-vous à 18 heures devant l’écran TKTS du côté est, à l’angle de la 7e avenue et de la 47e rue ouest, sur lequel on a noté les spectacles disponibles.

prepadesurface.jpgOn prépare le sol pour le collage d'autres portraits dans cette œuvre d'art conçue par l'artiste français JR

photossurletrottoir.jpgL'effet que ça donne

latribunedupeuple.jpgLa « tribune du peuple » qui fait le toit des guichets TKTS en dessous

On a choisi The Nance, ou La Tantouse (ma traduction à moi, mais on pourrait probablement en trouver une meilleure, puisque « nance » serait un abrégé de « nancy boy », appellation depuis longtemps désuète pour un homme efféminé, transformé en personnage type d’une certaine comédie bouffonne populaire à partir des années 20 jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale) une nouvelle pièce de Douglas Carter Beane avec, en vedette, l’acteur drôle, populaire et publiquement gay Nathan Lane en vedette.

Bravo !

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feuxdartifice.jpg« Submergé par l’émotion » – tout comme la Garde des Sceaux Mme Taubira devant l'Assemblée il y a quelques minutes.

Bravo la France ! Nous vous félicitons de votre bon sens qui renforce magnifiquement votre devise nationale.


Cela peut paraître un peu ironique par ces temps de Manifs pour Tous contre l’égalité du mariage presque tous les week-ends, mais il ne faut pas oublier, dans le vacarme actuel, qu'il y a quelques décennies seulement, la France représentait pour le monde anglo-saxon LE refuge inégalé de tolérance, de liberté intellectuelle, de bonne chère, de bons vins, et en fin de compte un endroit où la plupart des gens se comportaient en adultes, surtout à l’opposé de nos puritains déchaînés, qui aiment depuis des siècles jouer les vierges effarouchées, qui prétendent défendre une morale « judéo-chrétienne » dont ils hurlent les citations bibliques qui leur servent tout en oubliant lestement tout passage qui leur serait incommode.

Et cela, tout en présumant que tout le monde accepte a priori les valeurs et les consignes de cette mythologie déjà divisée en multiples sectes souvent discordantes – on n’a qu’à citer la transsubstantiation chez les catholiques qui horrifie plutôt les protestants, surtout ceux qui font boire du jus de raisin aux offices de communion, la gloire céleste vécue sur une planète particulière avec plein d’épouses des soi-disant Saints des derniers jours, qui fait rigoler la plupart des autres chrétiens, ou le rite de circoncision chez les Juifs ou le bris, où le mohel, dans certaines traditions juives, doit sucer (le metzizah b’peh) le pénis circoncis de l’enfant pour étancher le sang de la plaie (pratique en principe interdite tout récemment à New-York par les services de santé du maire Bloomberg à cause du risque d’infecter l’enfant avec l’herpès, mais qu’on maintient, je crois, après des recours au tribunal), qui offense, il me semble, presque tout le monde, juif et gentil.

Ce monologue émouvant a lieu dans un cours de français (en Angleterre ou en Australie, ce n'est sûr)

C’est pour vous dire que pour nous, Anglo-Saxons, engloutis dans ces superstitions religieuses et moralisantes de toutes sortes, la France représentait un peu la santé mentale où l’on pouvait accueillir un Oscar Wildechassé de chez lui pour un crime sexuel qui n’est plus reconnu comme tel, un Henry Miller qui voulait écrire les essais et les romans qu’il voulait (on proscrit ses livres aux USA pour raisons d’« obscénité »), une Natalie Barney, poète et salonnière, féministe et lesbienne.


Elle le représente toujours, la France, mais d’une façon un peu différente maintenant, puisque les Anglo-Saxons, férus comme nous sommes de légalisme pointilleux au mépris souvent de la réalité quotidienne ou de la pratique, ont fini par prendre en compte pour de vrai les phrases comme le début du deuxième paragraphe de la Déclaration d’Indépendance des États-Unis d’Amérique, vrai document fondateur de ce pays : « We hold these truths to be self-evident, that all men are created equal, that they are endowed by their Creator with certain unalienable Rights, that among these are Life, Liberty and the pursuit of Happiness. » Depuis, on se bat, dans les champs de bataille comme dans les tribunaux, sur le sens exact (ou actuel) des mots « men », « rights » et « pursuit of Happiness » et tout le reste. La logique légale nous a poussés à admettre que le groupe « all men » n’exclut en effet personne, qu’elle soit femme, ou noire, ou gay, ou musulmane. On devrait tous participer, devant l’État impartial, aux devoirs et aux droits d’une citoyenneté entière.

Je pense que c’est bien cet esprit à la fois petit et légaliste, ainsi qu’un soupçon de fair-play, qui a favorisé l’adoption du mariage pour tous dans les pays tels la Nouvelle-Zélande et le Canada. (Pour le Portugal et l’Espagne, ainsi que pour l’Argentine et l’Afrique du Sud, ce serait plutôt – à mon avis – une réponse claque, et très guérissante, aux lois des dictateurs qui l’ont précédée. Et Les Belges et les Néerlandais sont tout simplement trop logiques et raisonnables. Mais bon…).

Tout le monde l'aura déjà vu probablement, mais dans le cas contraire, je republie cette vidéo de Mike Fédée sur le mariage pour tous en France (comme ailleurs, car c'est pareil.)


« Rassurez-vous » de Mike Fédée


En France, j’ai bien l’impression qu’il s’agit une opposition assez opportuniste contre un gouvernement de gauche (même d’une gauche assez molle, comme chez nous) plutôt qu’une montée nouvelle de valeurs « traditionnelles ». Cela m’a fait sourire de lire ce matin la gêne de certains hommes politiques UMP à propos de l’apparition d’un élu Front National (du Gard, un département que j’aime bien pourtant) dans le premier rang du défilé de la Manif pour Tous d’hier à Paris. Cela me rappelle la « fureur », assez fausse et surtout amplifiée par les médias, toujours à la recherche de controverses qui accroîtront l’audimat, du soi-disant Obamacare qu’on a connu ici, il y a un an, à peu près. Dans ce cas, c’était la Cour suprême qui aurait tranché la discussion en décidant, à la surprise de beaucoup, en faveur du gouvernement Obama. Et depuis, les protestations ont cessé. J’espère bien qu’on verra le même aboutissement en France, quand le projet de loi sera voté (demain, je crois) à l’Assemblée.

Parce que pour nous, les Anglo-Saxons, il nous faut une France éclairée, cynique, moderne, irrévérencieuse, rationnelle, humaine, sympathique, difficile, ouverte et surtout adulte, si seulement pour nous donner l’option d’un mode de vie autre que celui qu’on connaît chez nous. Ne nous oubliez pas, vous les Français ! On a vraiment besoin de la France. Qu'elle reste à la hauteur de nos espoirs.


La vie telle qu'elle est

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commedesjouets.jpgJ'avais des courses à faire à Midtown vendredi matin, quand j'ai pris cette photo de la Bibliothèque publique et des tours autour

Ici on était depuis lundi dernier en pleine hystérie criminalistique à la suite de l’attentat à Boston – les autorités nous invitaient à leur dire tout ce qu’on aura vu sur les lieux lors des explosions de deux cocottes minute remplies de balles et d’autres morceaux de métal avec l’intention exprès de blesser les gens. Mercredi après-midi les bruits ont couru qu’on avait arrêté un suspect mais les autorités fédérales et locales l’ont vite démenti. Les Américains d’origine arabe ainsi que les immigrés du Moyen-Orient (à part les Israéliens, bien sûr) redoutaient une nouvelle flambée de xénophobie si l’on découvrait qu’un Arabe (c’est-à-dire toute personne ayant la peau un peu basanée et venant, directement ou indirectement, d’un pays musulman) aurait été responsable pour l’attentat – ce que réjouiraient les gens de la droite, tandis que les « libéraux » (dans le sens américain du mot) espéraient qu’on trouverait un désaxé blanc faisant partie des Fêtards de thé. En l’occurrence, on a découvert des blancs, jeunes et plus ou moins musulmans, mais d’une origine qu’à peine 1 pour cent des Américains reconnaîtraient, la Tchétchénie n’étant pas sur toutes les lèvres ici – pas comme en Russie.

nouvelletourresidentielle.jpgUne nouvelle tour résidentielle qui se lève dans la 57e rue ouest

ontextelesoirdanslarue.jpgUn type solitaire, accroupi vers minuit contre le mur d'un immeuble résidentiel à Washington, qui fume et qui texte

Hier je suivais par ordinateur (à la demande de l’ami ex-bengali pour qui l’application pour téléphone mobile qu’il avait obtenue pour suivre son copain pas à pas ne marchait pas) l’ami oncologue qui courait le marathon de Boston (l’ami oncologue l’a couru en 3 heures 20 minutes 38 secondes et il était déjà parti de l’arrivée avec l’ami ex-bengali quand les explosions ont eu lieu) en même temps que je lisais des commentaires aux articles sur le mariage pour tous dans Le Monde d’hier et j’ai trouvé très pertinent ce commentaire de Farla :

« Que c’est triste ce spectacle vu de l’extérieur. Je viens d’un pays où on a le mariage pour tous (Portugal) et je vis en Belgique (idem) et on se demande si la France veut rester bien accompagnée avec les talibans ou l’Iran dans le Moyen Age ou voudra bien suivre le monde civilisé. On ne damande [sic] pas à une soit disant majorité l’opinion sur les droits d’une minorité, lesquels par ailleurs n’empiettent [sic] pas sur les droits de la majorité. ». 

basmanhattan1.jpg

Le Bas-Manhattan vu du quai de la rue Christophe

Ainsi que celui-ci d’Orni, dont je cite la fin :

« On est sur la voie de la politique à l’américaine, où droite et gauche finissent par se définir par leur position sur des thèmes (là-bas) polarisants tels que le mariage gay, l’avortement, l’accès à la contraception, jusqu’à l’existence des cours d’éducation sexuelle! Bah oui bédame, si on informe les gamins ça va leur donner des idées pas très catholiques, c’est beaucoup plus efficace de promouvoir l’abstinence et les anneaux de pureté voyons.

Merci, mais c’est pas de cette France là que je veux, si je voulais vivre aux États-Unis où les jeunes libéraux (au sens propre) et les grenouilles de bénitier passent leur temps à se bombarder de slogans d’une stupidité à se tirer une balle dans la tête, j’aurais déjà émigré. »

lajeunesseaurestau.jpgLa jeunesse qui dîne samedi dernier

bordeauxsup.jpgUn bordeaux vraiment très bon, pour seulement 28 $ la bouteille au restaurant (pour wam)



Le côté trop mignon de ce clip de vidéoblogue publié sur YouTube par Russmarine2014 (un homo avoué dans l’US Marine Corps, qui n’a plus besoin de cacher sa sexualité à cause de l’annulation de la politique de Ne Demandez Pas, N'en Parlez Pas) ne me fait pas oublier pourtant toute la lutte, longue et pénible, qui l’aurait précédé, et ainsi que toutes ces vies qui se sont trouvées interrompues, bouleversées ou tout simplement détruites par une révélation « inconvenante ». On a survécu à cette injustice et on triomphera encore sur d’autres. En attendant, apprécions les joies de l’amour nouveau éprouvé et vécu (sans pour le moment rien de dramatique, il faut noter) par ces deux militaires, beaux et jeunes et adorables, qui nous montrent avec simplicité le grand bonheur d’aimer et d’être aimé, sans honte ni crainte ni gêne, qui leur est arrivé.

jonquilles.jpg

Un peu de printemps – enfin !

Je m’excuse aussi de n’avoir rien écrit depuis Washington – j’ai plein de petites choses à raconter et des photos à publier, mais il me faudra un peu de calme afin de les organiser d’une façon acceptable.


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