Non, on n'est pas mort -- ben, pas tout à fait. Je n'arrive plus à publier mes billets parce que le copain, méchant patron qu'il est, m'oblige à me présenter dans son bureau bien avant midi (le salaud, n'est-ce pas ?), ce qui n'arrange pas, vous le comprendrez, aucunement mon emploi du temps, ce qui complique, à son tour, mes soi-disant « heures libres », c'est-à-dire les moments où je lutte à pondre des billets moyennement lisibles avec le moins de fautes de français possible. Il y a aussi la question d'ordinateur. Chez moi, je me sers de mon fidèle Mac PowerBook, où j'ai tout à une distance de seulement quelques clics. Mais c'est un peu lourd de l'emmener avec moi tous les jours de l'appart' au bureau et vice versa. Donc, il reste sur la table de la salle à manger.
Au bureau, par contre, je me trouve assis devant un grand écran plat, très joli en l'occurrence, avec un clavier et une souris (que je n'aime pas mais à quoi je m'habitue), mais sans, malheureusement, mon logiciel Antidote, qui contrôle ce que j'écris dans la belle langue de Molière (et pour moi, personnellement, la langue de Racine, de Proust, de Genet, de Colette et de Houellebecq) et me montre (la plupart de) mes fautes de grammaire ou de genre ou de n'importe quoi, avec son tout petit penchant pour les expressions et formules québécoises. Mais, tout comme Word for Mac, c'est un logiciel fabuleux et qui me manque au bureau.
C'est pareil pour les photos prises par mon mobile - je les télécharge de l'iPhone sur le PowerBook, où j'ai le gros bordel de Creative Suite, dont PhotoShop, que je sais manier d'une façon très, très limitée. Ici au bureau, il n'y a rien. Et puis, s'il y en a (on a un designer web ici), c'est seulement pour PC - et là, je n'ai vraiment pas la patience pour apprendre Fenêtres ! (QuickBooks 2007 for Windows me rend déjà assez dingue.)
Donc, voilà pourquoi j'ai du mal en ce moment à publier plus de billets - et c'est vrai, l'élaboration des plans pour le projet de réfection de l'appartement me prend du temps - j'ai eu rendez-vous mardi avec un ami peintre qui a accepté de faire toutes les pièces à l'exception de la cuisine et de la salle de bain, qu'on laisse aux peintres du propriétaire. J'ai aussi parlé avec une amie qui travaille chez une entreprise familiale de déménageurs et d'entreposage de luxe à Manhattan - elle m'a promis tout gentiment des frais raisonnables pour le déménagement et l'entreposage des quelques meubles qu'on va garder - ma sœur de Philadelphie est vorace (elle dit qu'elle pense aux enfants), elle veut prendre nos bibliothèques, notre table de salle à manger avec rallonges, notre futon, un classeur noir, un fauteuil style Louis XVI et tout et tout, ce qui nous aidera à minimiser nos frais d'entreposage, Dieu merci. Avec des amis et de la famille, on va y arriver ! Reste à savoir que faire avec le canapé (vente aux enchères, recouvrir ?) On compte quitter l'appartement pour au moins une semaine, peut-être deux, dans lesquelles on repeindra et juste après, on posera la moquette, et puis on pourra retourner. C'est ça, l'idée - pourvu que cela se réalise !
Donc, je vous présente, encore une fois, mes plus vives excuses pour mon laisser-aller carnetier - c'est honteux, je sais, mais je vous demande de vous plaindre auprès du tyran qui semble penser que je lui dois du travail au travail - mais, vraiment, il se prend pour qui, ce bougre !












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