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Un gratte-ciel bâti dans le style classique « briquet Dupont » des années 60 - il s'agit du numéro 261, dans l'avenue Madison, où j'ai dû aller hier voir un ami avocat dont le bureau se trouve au 26e étage

Une coïncidence heureuse - je suis en train de lire une biographie du grand pianiste et compositeur Franz Liszt écrite en 1975 par l'amie écrivain. Dans ce livre, dans lequel je ne suis qu'au début, elle parle beaucoup d'Hector Berlioz, entre autres. J'avais, si je me souviens bien, à une certaine époque un goût assez prononcé pour Berlioz - de quelles œuvres exactement, pourtant, je n'en sais plus rien, mais la Symphonie fantastique a dû y figurer. N'importe. Hier soir on a terminé notre saison « officielle » à la Salle Carnegie en écoutant les deux premiers actes de l'opéra Les Troyens (1856-58) de Berlioz interprété par l'Orchestre du théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg, de son chœur et de divers chanteurs russes.

Dans le programme j'ai lu que l'Opéra de Paris avait décliné l'œuvre, mais à écouter les deux premiers actes, je pense avoir compris pourquoi. Les débuts sont lents et peu dramatiques, quoique ce que chante Cassandre soit très beau et poétique, sinon un rien lugubre (genre « Ah, Cassandre, arrête, s'il te plaît, tu nous casses les oreilles avec toutes tes prémonitions »). Cette première partie de l'opéra ne dure qu'une heure et trente minutes, à peu près, donc la soirée était assez courte. Le chef d'orchestre Valéry Gergiev a l'air très bien - il a dirigé sans partition et sans plateforme, juste derrière les chanteurs. On le reverra à la direction de l'orchestre de l'Opéra métropolitain dans Le Nez de Dimitri Chostakovich, qui vient d'ouvrir avec succès le 5 mars.

Ah, le grand canapé Regency est parti aujourd'hui, à midi précis. Les déménageurs étaient à l'heure. L'un des deux était d'une beauté tout à fait alléchante (jeune, muscles tatoués, joli sourire, sympa, ça suffit, non ?) et ils étaient tous les deux charmants - le sofa a quitté l'appartement en une minute, sans casser un pied (pas facile, vu l'étroitesse de notre porte d'entrée et du couloir extérieur).

En préparant pour l'arrivée des déménageurs, j'ai découvert une boîte pleine de photos de famille, du copain et de moi, à Saint-Tropez, à Provincetown, à l'hôtel Waldorf, de ma mère, de Betty la chienne, et ainsi de suite. Qu'est-ce qu'on va faire avec, je me demande. Les remettre, je suppose, dans une nouvelle boîte jusqu'à ... jusqu'à on ne sait pas trop quand.

Image saisissante

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Photo trouvée chez ce site à la fois curieux
et intéressant

Un dimanche réussi

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Belle et agréable journée hier, parfumée de printemps. On a commencé dans la salle de sport, où j'ai assisté le copain à faire ses exercices avant de passer une heure à faire du cardio. De retour chez nous, on a eu un coup de téléphone du type qui nous avait contactés pour prendre le secrétaire dont on voulait se débarrasser - il est arrivé dans un grand pick-up gris avec son ami - il nous a expliqué qu'ils venaient d'acheter une maison de campagne qu'ils cherchaient à meubler - bonne chance, on leur a souhaité en mettant les trois parties du secrétaire sur l'arrière du véhicule. 
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La statuette d'Oscar en grand devant un restaurant au Village cet après-midi - l'émission commencera vers 20 heures 30 sur la côte Est

Oui, de toute évidence, on est ici à New-York un peu fasciné par ce qui se passera ce soir à Los-Angeles (où il ne fait pas très beau, on me dit).

Notre petite semaine

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La façade de l'Armurerie dans l'avenue du Parc

Mardi dernier, tandis que le copain accompagnait l'ami bengali à la comédie musicale Yank !, je suis devenu l'esclave de l'ami galeriste au gala de l'Association des marchands d'art américains, qui a eu lieu dans l'Armurerie de l'avenue du Parc. On se demandait surtout si les riches allaient dépenser - et, à notre surprise, ils ont acheté des tableaux ! Et même pour des prix assez élevés - 125.000 $ pour un tableau d'un jeune artiste assez peu connu.

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Couloir central de la foire, avant l'ouverture

Le gardiennage de parents

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Le restaurant Pastis dans le quartier des bouches en gros

Hier les parents du copain ont voulu quitter leur quartier de l'Upper East Side et le copain, en fils dévoué, leur a invité à dîner avec nous au restaurant Pastis - on avait réservé pour 18 heures - bon, c'était plutôt un « dinunch » - mais comme toujours, les parents étaient en retard, le restaurant se remplissant chaque minute de groupes de dîneurs jeunes, étrangers, beaux. Enfin, les parents arrivent. On nous conduit à une table au coin - assis à peine deux secondes, le père demande à la serveuse française « un verre de vodka, plein de fruits », c'est-à-dire avec un zeste de citron vert et une olive. Nous commandons une bouteille de Lussac-St-Émilion Château Bonnin Pichon 2005 - un peu sec mais bon. Le père du copain commande un verre de blanc - il ment en disant à la serveuse « Vous voyez, je suis allergique aux tannins dans le vin rouge » - mais il continue à avaler le rouge. Pendant le dessert, il commande un porto. Et c'est moi qui ai payé l'addition, le salaud ! En plus, j'ai eu une petite gueule de bois toute la journée d'aujourd'hui !

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Ce restaurant mexicain dans la rue Gansevoort ayant fermé ses portes, on a recouvert les fenêtres, je ne sais pas trop pourquoi mais je suppose que ça fait chic, d'avis de fermeture pour rénovation en français !

Demain soir, c'est le vernissage gala de l'exposition de l'Association de marchands d'art américaine à l'Armurerie de l'avenue du Parc. L'ami galeriste m'a supplié de l'aider dans son stand - le copain et l'ami bengali (à ma place) vont au théâtre pour voir une nouvelle comédie musicale « gaie » qui s'appelle Yank - deux GIs tombent amoureux l'un de l'autre pendant la Deuxième Guerre mondiale. Moi, par contre, je vais essayer de vendre des tableaux sans grand intérêt à des riches.

Rattrapage

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Déménager, je trouve que c'est un peu mourir à petits pas. Cela peut sembler tout à fait déplacé à certains, mais je comprends le copain quand il dit qu'il souhaiterait presque un incendie dans l'appartement pour en finir avec la tyrannie des choses qu'on possède, et qui, à leur tour, nous possèdent aussi. Je me sers en fait d'un critère assez extrême pour déterminer s'il faut garder un objet ou pas -- je m'imagine à Berlin le jour avant l'arrivée des Russes en 1945 et je me demande, dans ce cas-là, qu'est-ce que je voudrais absolument emporter avec moi ? (Bon, je triche évidemment, mais ça m'aide à me débarrasser de pas mal de choses.) Mais il reste des questions - faut-il garder du papier à lettres gravé portant une vieille adresse, à savoir celle de Pierreville ou de la rue de la Banque ? Qu'est-ce que je dois faire avec le paquet de cartes de visite en bristol écru gravées à Madrid qu'une amie espagnole m'a offertes il y a des années - elle est depuis disparue de ma vie, mais ces cartes évoquent, quand je les vois et quand je les touche et même quand je les sens, car tout papier a ses propres arômes, ce souvenir doux-amer de l'époque où nous étions de grands amis ? Non, il faut être comme l'Allemand juif d'Hambourg en 1938 à la porte duquel on frappe en disant « Votre taxi est en bas » - on a déjà attendu trop longtemps, on a payé le visa pour le Mexique (ou le Chili ou la Chine), les autorités ne vous permettent d'emporter une seule valise, il faut donc se résigner à la perte de ses livres, des ses encyclopédies pesantes, de ses belles assiettes en porcelaine de Limoges qui ne serviront plus à garnir votre table ni à donner du plaisir à vos invités - c'est assez, il faut partir, vite, pour commencer la vie nouvelle, celle qu'on ne connaît pas.

Tempête de neige (encore)

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Ce matin dans la 4e rue ouest

Semaine chargée, photos et comptes-rendus à venir.

Le bordel

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Hélas, seulement une partie de mes livres

C'est le grand bordel ici - ma sœur et mon beau-frère sont venus de Philadelphie - il fait très beau aujourd'hui et il ne leur a fallu que deux heures pour faire le trajet en camionnette louée. On a d'abord chargé le véhicule - les deux bibliothèques, la table de salle à manger et ses deux rallonges, le futon (le matelas et le support en bois, difficile à plier), le fauteuil style Louis XVI, un classeur, et trois lampadaires, dont deux classiques en laiton et un d'une laideur vraiment pénible en chrome). On est ensuite allé bruncher à La Taverne de la rue Jeanne (alias Tavern on Jane) où il y avait à côté de nous une tablée de femmes très bruyantes, aux cheveux très courts, qui criaient comme des camionneurs. Ben, c'est le quartier. Notre brunch terminé, la sœur et le beau-frère sont repartis pour Philadelphie et j'ai recommencé le cartonnage des livres - c'est nettement plus facile à faire sans l'encombrement de meubles maintenant disparus. Mais il nous reste des heures de préparation avant de pouvoir quitter l'appartement pour la repeinture. Non, on n'est pas vite.

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Poste de télévision, fauteuil cassé (qu'on va mettre sur le trottoir, je crois), l'appareil Tivo, le lecteur DVD, des jeux - tout cela s'améliora, j'espère, dans le proche avenir.

Arrête ! Ça brûle !

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La preuve, si vraiment il en fallait une, que les bébés sont au fond des êtres sataniques, beaucoup plus sournois que les chats et les licornes.
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Commentaires récents

  • Édouard : C'était assez marrant, en effet, Otir – surtout puisqu'on s'en lire la suite
  • Otir : Je me suis presque plus passionnée pour la saga suspense lire la suite
  • Édouard : Merci, Nanarf, je lui dirai ! lire la suite
  • Nanarf : Bonjour Edouard A Paris et en France l'internet est rapide lire la suite
  • wam : tu pourras dire au père du copain qu'il y a lire la suite
  • La Bordelaise : C'est tellement vrai...Se résigner à laisser des choses auxquelles on lire la suite
  • mab : Grâce à Sophie au Chili je vous retrouve, quel bonheur! lire la suite
  • Édouard : Merci, Sophie, de vos bonnes nouvelles. lire la suite
  • sophie : tout va bien, c'était très effrayant mais nous n'avons eu lire la suite
  • zvezdo : eh bien, vive le saké refroidi! ça donne des bonne lire la suite

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