
La tour du Times dans la place du Temps, tout illuminée
Qu'il fait froid aujourd'hui - et dans mon cabinet de travail, la vieille fenêtre ne ferme pas tout à fait, et l'on y connaît donc des courants d'air proprement arctique. C'est le prix qu'on paie pour loger dans un appartement bon marché, pour lequel le propriétaire aurait peu d'intérêt à nous améliorer l'état des lieux sans pouvoir nous faire payer plus de loyer. On est donc un peu coincé, à moins que je ne trouve un moyen efficace, rapide et simple de devenir riche, ce qui me permettrait de me payer un appartement nouveau adéquat au prix du marché. Hélas, je me connais trop bien et je sais que je ne possède aucun talent pour les affaires ni pour l'argent, qui me fuit avec une facilité désolante. Donc, on ne bouge pas, et l'on se les gèle en toute connaissance de cause. C'est profondément existentialiste, je trouve.

Un peu de découpage de texte provocateur, par l'artiste russe Slava Mogutin, exposé à la galerie Envoy dans le Côté oriental inférieur
Slumdog Millionaire est le film dont on parle le plus à New-York à présent. On l'adore. Ça sortira le 14 janvier à Paris.

En français dans le texte - un tableau exposé à Envoy qui est peut-être de Brian Kenny mais j'avoue que je n'en suis pas sûr
Je suis en train de lire Les mémoires de Louis XV et Madame de Pompadour par Mme du Hausset (Éditions Mercure de France dans la collection Le Temps retrouvé, édition épuisée et indisponible selon la Fnac). C'est comme si l'on feuilletait des numéros de Gala ou de Voici du 18e siècle. « M. de Gontaut entra, et parla de fadaises comme à son ordinaire. » (p. 77). « Madame [de Pompadour] éprouvait beaucoup de tribulations au milieu de toutes ses grandeurs. On lui écrivait souvent des lettres anonymes où on la menaçait de l'empoisonner et de l'assassiner ; et ce qui l'affectait le plus, c'était la crainte d'être supplantée par une rivale. » (p. 70). Un régal.

Du monde au vernissage
On va voir demain en matinée la pièce Le Jardin des délices au théâtre de l'allée Minetta. C'est basé sur le tableau de Jérôme Bosch du même nom.

Détail d'un grand tableau un peu dur où l'on peut lire en bas « ce quelque chose sur la pitié » en français
On guette les articles dans le Times et ailleurs sur l'affaire Madoff pour voir s'il s'y trouve des noms d'amis et de connaissances. On a publié un long article assez détaillé dans le Times d'aujourd'hui (on apprend que les Madoff ont une jolie maison à Cap d'Antibes) mais la liste de victimes de la fraude n'a pas changé.

On y servait de l'absinthe par une fontaine à absinthe
Les États-Unis n'ont pas voulu signer jeudi dernier une déclaration à l'ONU, proposée par la France et les Pays-Bas, pour décriminaliser l'homosexualité partout dans le monde. Certains états musulmans et le Vatican ont aussi opposé la déclaration, on est donc entre amis. On a aussi appris cette semaine l'invitation faite par l'équipe Obama au pasteur évangélique californien homophobe Rick Warren pour prononcer l'invocation aux cérémonies d'inauguration du nouveau président le 20 janvier à Washington. Certains, comme le carnetier politique John Aravosis d'Americablog, ne sont pas du tout contents. Avec raison.
A propos de Rick Warren, j'ai lu aujourd'hui cet article d'Andrew Sullivan, mais je t'avoue que je ne suis pas assez de la partie pour avoir une opinion personnelle à exprimer.
Mais comment peut-on encore considérer l'homosexualité comme un crime ? Cela dépasse mon entendement.