





La Freedom Tower disparaît-elle ? Il semblerait, selon un reportage à la radio publique ce matin, que toute référence à la Tour de la liberté, aurait été enlevée de la documentation officielle pour le gratte-ciel qui s'élève à présent au numéro 1, Centre commercial mondial. Tout un ramassis de conneries hypocrites tout à fait typique, tel qu'on aime ici.









Avec quatre jours de hausse à la Bourse de New-York, il y en a qui disent « ouf, c'est (presque) fini, la récession ». D'autres nous mettent en garde contre des « reprises de marché baissier » ou « bear market rallies ». L'interview de Jim Cramer, vedette de la chaîne financière CNBC, qu'a mené le comédien Jon Stewart hier soir a montré à tout un public combien et comment les médias « officiels » mentent afin de gagner de l'argent, peu importe les résultats pour les petits investisseurs. Tout est truqué. Mais le public américain n'a aucune envie de se voir révélé comme dupe, donc on n'en parlera plus et l'on reprendra le mot d'ordre à scander à tout moment, à savoir : le marché a toujours raison, un point, c'est tout !

Les immeubles à la sortie de métro de la 53e rue est - en l'occurrence, la tour Citicorp au fond et l'immeuble dit « le tube de rouge à lèvres »
Des avocats et des coiffeurs, des promoteurs immobiliers et des pisseurs de copie - on est quand même tous des putes, soumis aux caprices de nos clients qui nous paient nos honoraires. C'est dans ce petit cirque moderne que je me trouvais hier soir. On parlait procédures médicales (hélas, c'est l'âge - et aussi, comme je l'ai remarqué, parce que cela ne se fait plus, en gens présumés « sages », de parler ouvertement de ses dernières équipées sexuelles, fait regretté par cet avocat de Los-Angelès qui en l'occurrence vit en couple depuis quinze ans dans une célèbre maison à Pasadena. Son partenaire n'était pas là. La contradiction est évidente.)

Le coin « atelier de peinture » de ce petit appartement plein de belles roses
L'ami qui nous a invités à dîner est adorable - italo-argentino-américain, il nous a offert une pasta puttanesca délicieuse, suivie d'une salade verte et, en dessert, une belle tarte aux pommes faite maison.

La table et un coin de la cuisine - le carrelage est nouveau

La belle tarte aux pommes
Aujourd'hui j'ai dû passer au bureau du copain - il fait beau mais toujours trop froid, surtout pour le 12 mars. On est en train de préparer, avec le trop mignon graphiste, une carte postale qu'on va envoyer à des clients potentiels et sur laquelle figure la « shayne punim » du copain - oui, à New-York, il est bien utile de savoir quelques mots de yiddish.

La face orientale de la tour de l'État-Empire au soleil
Les tours du Centre Time-Warner au rond-point de Christophe Colomb
On est allé donc hier après-midi chercher le copain chez le médecin, dont le cabinet se trouve au numéro 25 de l'avenue du Parc central ouest dans l'immeuble style déco Century - non, il n'était pas trop dopé en fait mais il m'a quand même prié de porter son ordinateur puisqu'il voulait profiter des dernières minutes de l'euphorie que lui avait donnée le calmant. Le médecin n'a rien vu d'extraordinaire - aucun fruit suspect - dans ses entrailles, heureusement.
Dîner italo-argentin ce soir dans le Côté oriental. Voici quelques photos.



Au cours d'une longue promenade cet après-midi on a découvert ce paradis des planchistes et du cyclo-cross urbain à l'ombre des voûtes du pont de Brooklyn.
Heureusement qu'à partir de lundi prochain, on va pouvoir mijoter nos cellules souches pour la première fois depuis 8 ans.
Le film Watchmen vient d'ouvrir aux USA hier soir - la critique ne lui a pas été gentille et un ami qui est allé le voir hier soir s'en est plaint de sa longueur - 2 heures et trois quarts. On ira le voir quand même.
Il fait déjà 12°C et il y a un soupçon, une possibilité tentante du printemps dans l'air. Enfin !
Ça ne m'encourage pas quand, de plus en plus, même les admirateurs d'Obama commencent à s'inquiéter des politiques du ministre de la Finance, M. Timothy Geithner, politiques qui sembleraient, d'après pas mal de commentateurs avisés, favoriser plutôt ses amis et anciens collègues banquiers (et surtout ceux de chez Goldman Sachs) au lieu de résoudre les graves problèmes financiers qu'on connaît en ce moment. (Probablement hors sujet - j'ai des amis qui jurent sur les têtes de leurs mères que M. Geithner porte un postiche - les mauvaises langues l'appellent un « rug » ou tapis. Moi, je ne peux pas dire et en tout cas, je sais que je ne possède aucun « wigdar », m'étant déjà trompé tout bêtement à ce sujet dans le passé.)
Cela surprendra peu de monde si j'avoue publiquement que je n'écoute pas l'émission de Rush Limbaugh à la radio (la maison-mère de son réseau radio serait la station WABC à New-York, à la fréquence 770 sur les ondes moyennes). Je le connais plutôt pour avoir trouvé son nom dans les faits divers : marié trois fois (il est donc super-hétéro, non ?), il a dû reconnaître en 2003 une dépendance à la drogue oxycontin (aussi connu par son nom de « hillbilly heroin » ou « cheval de plouc ») que lui achetait illégalement sa bonne dans des parkings floridiens (trop beau, trop élégant, non !). Un peu plus tard, on a trouvé du viagra (célèbre comprimé à faire bander remboursé en tant que médicament par la Sécu américaine, par contre les pilules contraceptives, non, non, et non), illégal encore une fois car il n'avait aucune ordonnance en son nom pour ce « médicament », dans ses bagages à son retour en Floride, où il habite maintenant, de la République dominicaine, lieu de vacances connu pour le tourisme sexuel. Il est aussi gros et il aime les cigares. Oh, et c'est un cinglé de droite. Voilà tout ce que je sais, en résumé, de ce personnage. Mais il vient de donner un discours devant le congrès de la Conférence de l'Action politique conservatrice à Washington il y a quelques jours, et ses paroles ont réjoui les plus féroces, les plus extrémistes des Républicains (la « base », comme on les appelle discrètement) et ahuri les politiciens républicains qui se rendent compte de la méfiance, pour ne pas dire le rejet, qu'éprouve envers ce personnage de grand guignol fasciste la plupart du public américain, dont seulement 21 % lui serait favorable, selon des sondages récents. On n'a en plus qu'à lire les commentaires à cet article, lui-même assez débile paru aujourd'hui dans le Washington Post et écrit par le journaliste commentateur Howard Kurtz, considéré par beaucoup comme courtisan « néo-conisant » et dont on change assez souvent le nom de Kurtz en Putz.

L'avocat Scott Horton, ayant lu et révisé les opinions légales de l'administration Bush qui, d'abord secrètes, ont été divulguées lundi 2 mars 2009 par l'administration Obama (en réponse à la pression de l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) ), ne ménage plus ses paroles : « We may not have realized it at the time, but in the period from late 2001-January 19, 2009, this country was a dictatorship ». Je souligne en français : « dans la période qui va de la fin de 2001 jusqu'au 19 janvier 2009, ce pays était une dictature ». Et c'est à Washington, bien sûr, qu'on redoute le plus une éventuelle chasse aux collabos.

L'escalier de « Carrie Bradshaw » qui se trouve juste devant chez moi
Eh bien, la neige est arrivée le soir de dimanche - lundi matin je reçois un texto de mon moniteur m'avisant que, puisqu'on avait annulé son vol pour Costa Rica où il partait pour une semaine de vacances à cause du mauvais temps, il était libre pour m'entraîner. Je lui réponds « Bon, d'accord, à tout à l'heure. »

Le carrefour de la 4e rue ouest et de la rue Perry, devant le restaurant italien Sant' Ambrœus
Pendant que James me torture aux haltères, la bourse s'effondre - c'est bien la faute aux assureurs AIG qui affolent tout le monde, y compris l'administration Obama, par l'énormité de leur irresponsabilité financière épouvantable - une perte de plus de 60 milliards de dollars dans un seul trimestre, il faut le faire ! Trop grande pour laisser échouer, c'est ce qu'on répète sur cette société dont les contreparties en danger seraient détenues par les grandes banques d'investissements tout récemment devenues fadement commerciales (afin de pouvoir profiter des dernières subventions gouvernementales) telles Goldman Sachs.

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