Archives mars 2009

Petite promenade

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J'ai profité du beau temps (un peu frais, quand même) pour faire un petit tour du quartier du Village. Voici quelques photos prises avec l'iPhone. 

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Les propriétaires de maison en bois qui a plus de 200 ans et qui a été transférée ici en camion en 1967 de son lieu d'origine à l'avenue York et à la 71e rue est ont emballé pour l'hiver l'un des arbres dans le petit jardin.

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Ancienne gendarmerie dans la rue Charles réaménagée en appartements en 1975

Formation continue

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Où l'on nous explique en figures et chiffres comment marcherait le plan Geithner pour racheter les titres dits « toxiques » tenus par les grandes banques américaines et qui en plus rendent une comptabilité précise du bilan de ces mêmes banques ou dangereuse (défaut d'actif minimum, ce qui mènerait à la banqueroute publique) ou impossible (on ne connaît pas la valeur réelle puisqu'il n'y a pas de marché transparent).

C'est en anglais, mais cela vous obligera à perfectionner votre anglais d'affaires ;- )  !

Égaux en droits ?

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On le remarque un peu partout : dans le monde d'affaires américain il y a des contrats qu'on peut rompre et il y en a d'autres qu'on n'a pas le droit d'annuler.
 
Un ami fidèle est un abri robuste. ;-)
Encore des témoignages que la torture n'a servi qu'à satisfaire les fantaisies sadiques de MM Bush, Cheney, et autres. Sans parler de l'énorme gaspillage d'argent pour rien (ce qui gêne les avares comme moi !)
Je rentre d'un dîner d'anniversaire à Brooklyn pour deux amis et je retrouve sur l'écran de mon ordinateur ce cadeau inattendu et merveilleux du juge espagnol Baltasar Garzón, qui vient d'ouvrir une enquête judiciaire sur la politique de torture autorisée par certains membres de l'administration Bush, dont l'avocat général Gonzales, le néo-con Douglas Feith, et l'avocat conseiller du vice-président Cheney David Addington. On boira à sa santé du bon champagne français le moment où l'on annoncera les mandats d'arrêt.

La roue tourne lentement, mais elle tourne tout de même.
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La place du Temps sous une pluie froide et fine

La preuve, si l'on en avait vraiment besoin, que de bons acteurs ne suffisent pas au succès d'une pièce mal faite, est la pièce qu'on a vue hier soir, Impressionism de Michael Jacobs, dans laquelle figurent inutilement Jeremy Irons et Joan Allen. Quelle daube ! Heureusement qu'on n'avait pas lu la critique, sinon on aurait choisi des billets pour Blithe Spirit ou Le Dieu du carnage. M. Irons et Mlle Allen sont pourtant des aces, mais quelle pièce débile ! L'auteur a dû avoir beaucoup d'amis aussi riches que puissants pour réussir à faire passer une catastrophe pareille sur Broadway. (On a dû ôter l'entracte puisque trop de spectateurs ont profité de l'intervalle pour quitter le théâtre !)

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Devant le théâtre Schoenfeld, anciennement Plymouth, dans la 45e rue ouest

Galimatias quotidien

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Les grands ont peur de nous, les petits, et c'est pour cela qu'ils refusent, comme on l'a vu avant hier devant les hommes et les femmes politiques de la Chambre, d'entrer trop dans le détail de ce qui se passe en réalité dans la haute finance. C'est parce qu'ils ont peur de nos réactions éventuelles à une révélation de leurs affaires d'initiés et de corruption. Le plan proposé par le ministre de la Finance Geithner est qualifié par certains commentateurs indépendants de « plan Goldman Sachs-JP Morgan » qui viserait effectivement à réduire la concurrence entre les sociétés financières qui restent. (À-côté pertinent : le sénateur du Vermont Bernie Sanders vient d'« bloquer » pour un moment la nomination de l'ancien employé de la société Goldman Sachs Gary Gensler au poste de chef de l'Autorité de tutelle des marchés à terme). Le journaliste Matt Taibbi, que j'apprécie beaucoup pour son honnêteté et aussi pour la verve de sa langue, vient de publier un long article dans le magazine Rolling Stone sur les origines de la crise AIG - à ne pas manquer. Selon M. Taibbi, il s'agit d'un coup d'état déguisé en rétablissement financier. Mais pourquoi Obama voudrait-il se laisser être manipulé par ces gens ?

Connaissez-vous iTunesU ? Ce rayon se trouve dans la boutique iTunes et je viens de télécharger trois conférences enregistrées à l'université d'Oxford que j'espère pouvoir écouter en faisant mon cardio (quelquefois c'est difficile quand la musique ambiante est trop forte). Il s'agit d'une conférence donnée par Richard Dawkins, l'un de mes héros, à l'occasion du 200e anniversaire de la naissance de Charles Darwin, et de deux autres, l'une sur la chute de l'Empire romain et l'autre sur la littérature classique. Il y a pourtant très peu d'universités francophones qui participent à la diffusion de leurs conférences et de leurs cours par iTunesU - il n'y a que l'Université Paris Descartes, l'Université Nice Sophia Antipolis, l'Université de Lausanne et l'Université de Montréal qui figurent dans la liste. (À vrai dire, on n'y trouve pas énormément de facs allemandes non plus.)

La Freedom Tower disparaît-elle ? Il semblerait, selon un reportage à la radio publique ce matin, que toute référence à la Tour de la liberté, aurait été enlevée de la documentation officielle pour le gratte-ciel qui s'élève à présent au numéro 1, Centre commercial mondial. Tout un ramassis de conneries hypocrites tout à fait typique, tel qu'on aime ici.


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Une barbe « à la jugulaire » - on l'aime ?

Je suis allé dîner hier soir encore une fois à The Place avec deux amis, un avocat et un artiste (le copain était au bureau d'un client). On y mange très correctement, mais c'est un endroit recherché par les amoureux, car on le dit « romantique » puisqu'on est dans une sorte de cave obscure au-dessous du trottoir. Le maître d'hôtel est un grand Français sexy à la barbe style « chin strap » ou « jugulaire ». On s'est amusé à créer d'imaginaires blogs « impertinents » aux noms vulgaires.
Le printemps hésite toujours - ce matin il fait -3° et j'ai failli allumer le chauffage électrique dans le bureau où je tape ces mots et où, en plus des courants d'air d'une fenêtre qui ne ferme pas tout à fait, il n'y a pas de chauffage - pas de radiateur, pas de colonne chauffante dans la petite pièce qui donne sur la cour de ventilation négligée.

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Beacoup de vêtements verts pour le défilé des Irlandais

On a passé une semaine assez remplie qui a commencé mardi par le défilé de la Saint-Patrick, qu'on a regardé à partir de la salle à manger du club du père du copain - on nous a servi un déjeuner « irlandais » - un plat de fruits de mer pour commencer (je ne sais pas si c'est irlandais ou pas), un plat de corned beef au choucroute (prononcé « kor-nède-bif » par la serveuse française, ce qui m'a rappelé la façon dont on l'a prononcé en Afrique). La serveuse nous a recommandé le gâteau de pain entouré de crème anglaise - moi, j'ai décliné, ligne oblige, et à la place d'un dessert j'ai pris un double espresso.

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On montait la Cinquième avenue vers la 79e rue

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Il y avait même des Bretons qui défilaient fièrement

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Et énormément de pompiers patriotiques !

Il faut danser

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Au numéro 1, place du Temps

Dimanche après-midi, après que le copain ait couru environ 12,8 km et que moi je sois passé à la salle de sport, on est allé au guichet TKTS où l'on voulait trouver des billets pour la compagnie de danse Paul Taylor (une connaissance qui travaille pour la compagnie en tant que bénévole nous avait encouragés à acheter des billets chez TKTS, mais comme c'était la dernière représentation de la saison new-yorkaise pour la compagnie, on n'avait pas déposé de billets à mi-prix).

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Et dans l'autre sens - vers le kiosque TKTS

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Une jeep cambriolée hier soir dans la rue Charles, photo prise vers 9 h ce matin

En principe, nous habitons, le copain et moi, l'un des quartiers les plus sûrs de New-York, mais il y a tout de même des situations comme celle-ci - c'est pourquoi aussi on paie moins l'assurance si l'on met la voiture dans un garage.
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La rue du Verger

Vous est-il jamais arrivé d'acheter une propriété à l'étranger sous un coup de maniaco-dépression ? Non ? Hé ben, tant mieux, je suppose (mais j'ai quand-même des amis qui ont acheté une grande maison en ruines sur l'île de Barbade après une journée arrosée de (beaucoup de) rhum, donc ce genre de choses arrive évidemment plus souvent qu'on ne le croirait). D'après ce que j'ai pu apprendre, l'achat a eu lieu lors d'un moment plutôt maniaque - la période de dépression est sans doute revenue quand l'acheteur a bien compris qu'il n'avait finalement pas les moyens de payer la rénovation nécessaire à la propriété, une petite maison qui se trouve à quelques kilomètres du village de Concremiers, dans l'Indre. Son ami peintre en a parlé à un ami à moi, qui me demande si j'ai envie d'acheter pour peu d'argent une maison à refaire. « Ça pourrait t'amuser comme projet » il m'a dit au téléphone, « et puis le pays par là est très joli, très "France profonde" [en français], à seulement quelques heures de Paris. » Je lui demande s'il y a des photos. « Un ami - un autre peintre américain - qui s'y est installé tout récemment m'a promis d'en envoyer. » Je lui dis que je doute que le copain me permette de m'absenter de New-York pour assez de temps pour surveiller tous travaux éventuels. Je fantasme un peu sur comment on se débrouillerait en Indre.  lafranceprofonde.jpg
Quand la France profonde rencontre New-York dans la rue du Verger

Faut pas être timide

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Une longue semaine qui termine demain. Je me sens fatigué, j'ai les muscles qui font mal, il me manque d'énergie - je ferais aussi bien de gronder ce printemps qui n'arrive pas, quoi que j'avoue avoir vu aujourd'hui la petite tête jaune d'un crocus qui sortait du sol dans une plate-bande dans le trottoir. On a terminé notre travail sur une carte postale d'introduction qu'on va poster en faveur de la petite société de services informatiques pour les entreprises que dirige le copain. On a eu du succès avec le publipostage avec des lettres, cette fois on va essayer une carte postale. Je trouve que le copain possède un visage ouvert, honnête, et fiable - faut bien en profiter, non ? Ce sera intéressant de voir ce que ça donne, finalement. 

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Avec quatre jours de hausse à la Bourse de New-York, il y en a qui disent « ouf, c'est (presque) fini, la récession ». D'autres nous mettent en garde contre des « reprises de marché baissier » ou « bear market rallies ». L'interview de Jim Cramer, vedette de la chaîne financière CNBC, qu'a mené le comédien Jon Stewart hier soir a montré à tout un public combien et comment les médias « officiels » mentent afin de gagner de l'argent, peu importe les résultats pour les petits investisseurs. Tout est truqué. Mais le public américain n'a aucune envie de se voir révélé comme dupe, donc on n'en parlera plus et l'on reprendra le mot d'ordre à scander à tout moment, à savoir : le marché a toujours raison, un point, c'est tout !

Mon monde actuel

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Les immeubles à la sortie de métro de la 53e rue est - en l'occurrence, la tour Citicorp au fond et l'immeuble dit « le tube de rouge à lèvres »

Des avocats et des coiffeurs, des promoteurs immobiliers et des pisseurs de copie - on est quand même tous des putes, soumis aux caprices de nos clients qui nous paient nos honoraires. C'est dans ce petit cirque moderne que je me trouvais hier soir. On parlait procédures médicales (hélas, c'est l'âge - et aussi, comme je l'ai remarqué, parce que cela ne se fait plus, en gens présumés « sages », de parler ouvertement de ses dernières équipées sexuelles, fait regretté par cet avocat de Los-Angelès qui en l'occurrence vit en couple depuis quinze ans dans une célèbre maison à Pasadena. Son partenaire n'était pas là. La contradiction est évidente.)

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Le coin « atelier de peinture » de ce petit appartement plein de belles roses

L'ami qui nous a invités à dîner est adorable - italo-argentino-américain, il nous a offert une pasta puttanesca délicieuse, suivie d'une salade verte et, en dessert, une belle tarte aux pommes faite maison.

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La table et un coin de la cuisine - le carrelage est nouveau


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La belle tarte aux pommes

Aujourd'hui j'ai dû passer au bureau du copain - il fait beau mais toujours trop froid, surtout pour le 12 mars. On est en train de préparer, avec le trop mignon graphiste, une carte postale qu'on va envoyer à des clients potentiels et sur laquelle figure la « shayne punim » du copain - oui, à New-York, il est bien utile de savoir quelques mots de yiddish.

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La face orientale de la tour de l'État-Empire au soleil

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Les tours du Centre Time-Warner au rond-point de Christophe Colomb

On est allé donc hier après-midi chercher le copain chez le médecin, dont le cabinet se trouve au numéro 25 de l'avenue du Parc central ouest dans l'immeuble style déco Century - non, il n'était pas trop dopé en fait mais il m'a quand même prié de porter son ordinateur puisqu'il voulait profiter des dernières minutes de l'euphorie que lui avait donnée le calmant. Le médecin n'a rien vu d'extraordinaire - aucun fruit suspect - dans ses entrailles, heureusement.

Dîner italo-argentin ce soir dans le Côté oriental. Voici quelques photos.


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Le rond-point de Christophe Colomb avec au fond le nouveau Musée des arts et du design

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Dans le supermarché Whole Foods du Centre Time-Warner, où l'on m'a sermonné pour avoir pris cette photo, les imbéciles

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Le chien Duffy chez lui

Lasciate ogne speranza, voi ch'intrate

ou

Pourquoi il faut être reconnaissant aux 15% d'Américains qui déclarent ne pas avoir de religion. (Mais on a toujours nos armes nucléaires, c'est rassurant, non, hi hi hi !)
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La place du Temps un samedi soir assez doux

Week-end des arts - samedi soir on a assisté à ce qu'on a bien voulu appeler un « opéra souterrain rock gitan » - je ne vais pas le nommer puisque je ne veux pas que l'un des acteurs, employé de l'ami galeriste, sache, par le moyen de Google, combien on n'a pas apprécié le spectacle. Franchement pénible. Je m'imaginais assis dans une baraque dans la ville de Sderot à attendre la merci d'une attaque de roquette Qassam - n'importe quoi pour me rendre insensible aux bruits qui nous frappaient d'un plateau situé à moins d'un mètre de nos places (en l'occurrence, des chaises pliantes en métal). Que ça peut être rebutant, la vie de bohème !

Le gouvernement de Sa Majesté vient de nationaliser la Lloyds - euh, c'est-à-dire qu'il prendra une participation dans la société financière d'environ 65 % des actions avec droit de vote. (On s'attend à une décision pareille à propos de la Citibank bientôt.)

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Au cours d'une longue promenade cet après-midi on a découvert ce paradis des planchistes et du cyclo-cross urbain à l'ombre des voûtes du pont de Brooklyn.

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Samedi matin

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Héla, je constate que je vieillis - il ne m'est plus possible d'avaler une dose de Nyquil le soir sans me réveiller le matin la tête tout en pâte de guimauve. Combien de tasses de café va-t-il prendre pour me rendre encore « moi-même » ? Va-t-il être possible de faire les mots croisés de samedi - la grille de mots croisés la plus difficile de toute la semaine, celle du lundi, par exemple, la plus facile, ne valant pas en difficulté même l'effort d'être allé chercher un crayon pour la remplir, et moi je les fais, quand je les fais, à l'encre, le biffage étant indigne d'un point de vue esthétique aussi bien que moral. 

Heureusement qu'à partir de lundi prochain, on va pouvoir mijoter nos cellules souches pour la première fois depuis 8 ans.

Le film Watchmen vient d'ouvrir aux USA hier soir - la critique ne lui a pas été gentille et un ami qui est allé le voir hier soir s'en est plaint de sa longueur - 2 heures et trois quarts. On ira le voir quand même.

Il fait déjà 12°C et il y a un soupçon, une possibilité tentante du printemps dans l'air. Enfin !

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M. Timothy Geithner, ministre de la Finance

Ça ne m'encourage pas quand, de plus en plus, même les admirateurs d'Obama commencent à s'inquiéter des politiques du ministre de la Finance, M. Timothy Geithner, politiques qui sembleraient, d'après pas mal de commentateurs avisés, favoriser plutôt ses amis et anciens collègues banquiers (et surtout ceux de chez Goldman Sachs) au lieu de résoudre les graves problèmes financiers qu'on connaît en ce moment. (Probablement hors sujet - j'ai des amis qui jurent sur les têtes de leurs mères que M. Geithner porte un postiche - les mauvaises langues l'appellent un « rug » ou tapis. Moi, je ne peux pas dire et en tout cas, je sais que je ne possède aucun « wigdar », m'étant déjà trompé tout bêtement à ce sujet dans le passé.)

Nos monstres à nous

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limbaugh_oxycontin.jpg Cela surprendra peu de monde si j'avoue publiquement que je n'écoute pas l'émission de Rush Limbaugh à la radio (la maison-mère de son réseau radio serait la station WABC à New-York, à la fréquence 770 sur les ondes moyennes). Je le connais plutôt pour avoir trouvé son nom dans les faits divers : marié trois fois (il est donc super-hétéro, non ?), il a dû reconnaître en 2003 une dépendance à la drogue oxycontin (aussi connu par son nom de « hillbilly heroin » ou « cheval de plouc ») que lui achetait illégalement sa bonne dans des parkings floridiens (trop beau, trop élégant, non !). Un peu plus tard, on a trouvé du viagra (célèbre comprimé à faire bander remboursé en tant que médicament par la Sécu américaine, par contre les pilules contraceptives, non, non, et non), illégal encore une fois car il n'avait aucune ordonnance en son nom pour ce « médicament », dans ses bagages à son retour en Floride, où il habite maintenant, de la République dominicaine, lieu de vacances connu pour le tourisme sexuel. Il est aussi gros et il aime les cigares. Oh, et c'est un cinglé de droite. Voilà tout ce que je sais, en résumé, de ce personnage. Mais il vient de donner un discours devant le congrès de la Conférence de l'Action politique conservatrice à Washington il y a quelques jours, et ses paroles ont réjoui les plus féroces, les plus extrémistes des Républicains (la « base », comme on les appelle discrètement) et ahuri les politiciens républicains qui se rendent compte de la méfiance, pour ne pas dire le rejet, qu'éprouve envers ce personnage de grand guignol fasciste la plupart du public américain, dont seulement 21 % lui serait favorable, selon des sondages récents. On n'a en plus qu'à lire les commentaires à cet article, lui-même assez débile paru aujourd'hui dans le Washington Post et écrit par le journaliste commentateur Howard Kurtz, considéré par beaucoup comme courtisan « néo-conisant » et dont on change assez souvent le nom de Kurtz en Putz.
 


Ce clip de l'émission du Daily Show d'hier soir fait le tour des blogs politiques et économiques aux USA ce matin - le présentateur Jon Stewart démontre la bêtise et l'hypocrisie démente de la chaîne financière CNBC (propriété de la General Electric, qui subit comme les banques une crise financière importante). Le journaliste économique Joe Nocera, du New York Times, qualifie les activités de l'assureur en faillite AIG de « scam » ou escroquerie. Il est vraiment trop fort, ce Jon. À ne pas manquer.

Brèves nouvelles

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Selon l'éditorialiste du New York Times Roger Cohen dans un article publié aujourd'hui, il faudrait que le président Obama fasse attention à ce qu'il résiste aux appâts de « la tentation française », c'est-à-dire « aux attentions étouffantes de l'état nurse, où il est souvent plus intéressant de ne pas travailler que de travailler. » (J'ai évité exprès de traduire « nanny state » par « état paternaliste » puisqu'il ne faut surtout pas perdre, à mon avis, la qualité féminine de celle qui surveille - les vrais cowboys républicains ont toujours peur d'être sujets à des femmes aux idées molles et démocrates.) La notion qu'Obama et les démocrates seraient en train de transformer les États-Unis en « pays socialiste européen » - les deux adjectifs veulent dire la même chose, cela va sans dire - est devenue un dernier mot d'ordre de la droite lunatique.  


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Le magasin Apple dans la 14e rue ouest, où je suis allé hier après-midi chercher un truc d'alimentation pour pouvoir recharger le téléphone à partir d'une prise normale - j'avais perdu celui qu'on m'avait donné au début


Ailleurs, on revisite le vote en Californie contre le mariage gai devant les juges de la Cour suprême de cet état. On pourra suivre les arguments en direct sur CalChannel.com à partir de 9 heures, heure du Pacifique (c'est-à-dire, à 18 heures à Paris).

On est arrivé à une sorte de compromis chère à la nouvelle administration à propos du témoignage d'ex-conseillers au président Bush, Karl Rove et Harriet Miers, dans l'affaire du licenciement des procureurs fédéraux - M. Rove et Mme Miers répondront à certaines (pas toutes, et pas n'importe quelles) questions qui leur seront posées par le Comité judiciaire de la Chambre sous peine de parjure, mais le public et les médias seront absents. Un compte-rendu de l'audience sera en principe publié plus tard - c'est bien ce genre de séances in camera qui renforce tous les doutes qu'a le public américain vis-à-vis de ses hommes politiques et qui se résume dans ces mots cyniques : avant tout, la Cour se protégera.

Et pour terminer, les chefs de la Bank of America ont intenté une action contre la révélation publique de primes données aux employés de la banque (à un montant de 3,6 milliards de dollars, s'il vous plaît) demandée par le procureur général de l'état de New-York Andrew Cuomo lorsque la banque avait reçu des subventions massives de capital du gouvernement afin de ne pas être forcée à déposer son bilan. Les riches n'aiment pas qu'on apprenne comment ils font pour voler en toute sécurité l'argent des autres.
Le scandale du roman « Les Bienveillantes » s'ouvre aux États-Unis, et cela fera sans doute vendre encore plus d'exemplaires de « The Kindly Ones ». La critique littéraire du Times Michiko Kakutani déteste le livre, qu'elle qualifie de « willfully sensationalistic and deliberately repellent ». La critique remarque aussi avec malice : « That such a novel should win two of France's top literary prizes is not only an example of the occasional perversity of French taste, but also a measure of how drastically literary attitudes toward the Holocaust have changed in the last few decades. » Oh, la perversité d'exception du goût français - cela m'a fait sourire, c'est vrai.

L'avocat Scott Horton, ayant lu et révisé les opinions légales de l'administration Bush qui, d'abord secrètes, ont été divulguées lundi 2 mars 2009 par l'administration Obama (en réponse à la pression de l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) ), ne ménage plus ses paroles : « We may not have realized it at the time, but in the period from late 2001-January 19, 2009, this country was a dictatorship ». Je souligne en français : « dans la période qui va de la fin de 2001 jusqu'au 19 janvier 2009, ce pays était une dictature ». Et c'est à Washington, bien sûr, qu'on redoute le plus une éventuelle chasse aux collabos.

La tempête et l'avenir

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L'escalier de « Carrie Bradshaw » qui se trouve juste devant chez moi

Eh bien, la neige est arrivée le soir de dimanche - lundi matin je reçois un texto de mon moniteur m'avisant que, puisqu'on avait annulé son vol pour Costa Rica où il partait pour une semaine de vacances à cause du mauvais temps, il était libre pour m'entraîner. Je lui réponds « Bon, d'accord, à tout à l'heure. »

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Le carrefour de la 4e rue ouest et de la rue Perry, devant le restaurant italien Sant' Ambrœus

Pendant que James me torture aux haltères, la bourse s'effondre - c'est bien la faute aux assureurs AIG qui affolent tout le monde, y compris l'administration Obama, par l'énormité de leur irresponsabilité financière épouvantable - une perte de plus de 60 milliards de dollars dans un seul trimestre, il faut le faire ! Trop grande pour laisser échouer, c'est ce qu'on répète sur cette société dont les contreparties en danger seraient détenues par les grandes banques d'investissements tout récemment devenues fadement commerciales (afin de pouvoir profiter des dernières subventions gouvernementales) telles Goldman Sachs.


C'est trop typique - on nous prévient avec bruit une grande tempête d'hiver et puis... rien.  C'est, il paraît, reporté à minuit. Bon. M'est égal, au fond.

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On joue au hockey sur macadam au coin de la rue Houston Ouest et de la 6e avenue, avec des poubelles renversées qui servent de buts - ça patinait vite, en plus !

Les parents du copain nous ayant posé (encore) un lapin (rendez-vous au cinéma), le copain et moi, nous sommes allés voir Entre les murs au cinéma Angelika. Pas mal de monde pour un dimanche après-midi. Film très non-américain - c'est-à-dire qu'il n'y a pas de vrai héros, ni de gentil dénouement pour les personnages qu'on a suivis.

Fatigué ce soir - on est sorti danser hier soir dans une boîte gay des plus démodées mais aussi, en sa grande faveur, à deux pas de chez nous. Un monde un peu curieux - visiteurs de banlieue à l'air un peu perdu, vieux schnocks vicieux qui circulaient sans cesse, latinos efféminés, de jeunes asiatiques jeunes et gros accompagnés de vieillards blancs, et tout le reste. Musique diverse - du Beyoncé mixé, du Madonna, du techno.  Ben, on a sué et ça fait (en principe) du bien.

Demain on s'attend à l'annonce d'une perte de plus de 60 milliards de dollars par les assureurs AIG, à qui le public américain va encore remettre probablement 30 milliards de dollars. Ça aussi, c'est typique de nos jours.


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