Brèves nouvelles

| Aucun Commentaire
Selon l'éditorialiste du New York Times Roger Cohen dans un article publié aujourd'hui, il faudrait que le président Obama fasse attention à ce qu'il résiste aux appâts de « la tentation française », c'est-à-dire « aux attentions étouffantes de l'état nurse, où il est souvent plus intéressant de ne pas travailler que de travailler. » (J'ai évité exprès de traduire « nanny state » par « état paternaliste » puisqu'il ne faut surtout pas perdre, à mon avis, la qualité féminine de celle qui surveille - les vrais cowboys républicains ont toujours peur d'être sujets à des femmes aux idées molles et démocrates.) La notion qu'Obama et les démocrates seraient en train de transformer les États-Unis en « pays socialiste européen » - les deux adjectifs veulent dire la même chose, cela va sans dire - est devenue un dernier mot d'ordre de la droite lunatique.  


magasinAppledela14erue.jpg

Le magasin Apple dans la 14e rue ouest, où je suis allé hier après-midi chercher un truc d'alimentation pour pouvoir recharger le téléphone à partir d'une prise normale - j'avais perdu celui qu'on m'avait donné au début


Ailleurs, on revisite le vote en Californie contre le mariage gai devant les juges de la Cour suprême de cet état. On pourra suivre les arguments en direct sur CalChannel.com à partir de 9 heures, heure du Pacifique (c'est-à-dire, à 18 heures à Paris).

On est arrivé à une sorte de compromis chère à la nouvelle administration à propos du témoignage d'ex-conseillers au président Bush, Karl Rove et Harriet Miers, dans l'affaire du licenciement des procureurs fédéraux - M. Rove et Mme Miers répondront à certaines (pas toutes, et pas n'importe quelles) questions qui leur seront posées par le Comité judiciaire de la Chambre sous peine de parjure, mais le public et les médias seront absents. Un compte-rendu de l'audience sera en principe publié plus tard - c'est bien ce genre de séances in camera qui renforce tous les doutes qu'a le public américain vis-à-vis de ses hommes politiques et qui se résume dans ces mots cyniques : avant tout, la Cour se protégera.

Et pour terminer, les chefs de la Bank of America ont intenté une action contre la révélation publique de primes données aux employés de la banque (à un montant de 3,6 milliards de dollars, s'il vous plaît) demandée par le procureur général de l'état de New-York Andrew Cuomo lorsque la banque avait reçu des subventions massives de capital du gouvernement afin de ne pas être forcée à déposer son bilan. Les riches n'aiment pas qu'on apprenne comment ils font pour voler en toute sécurité l'argent des autres.

Laisser un commentaire