En attendant la tempête de neige prévue pour aujourd'hui...

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C'est trop typique - on nous prévient avec bruit une grande tempête d'hiver et puis... rien.  C'est, il paraît, reporté à minuit. Bon. M'est égal, au fond.

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On joue au hockey sur macadam au coin de la rue Houston Ouest et de la 6e avenue, avec des poubelles renversées qui servent de buts - ça patinait vite, en plus !

Les parents du copain nous ayant posé (encore) un lapin (rendez-vous au cinéma), le copain et moi, nous sommes allés voir Entre les murs au cinéma Angelika. Pas mal de monde pour un dimanche après-midi. Film très non-américain - c'est-à-dire qu'il n'y a pas de vrai héros, ni de gentil dénouement pour les personnages qu'on a suivis.

Fatigué ce soir - on est sorti danser hier soir dans une boîte gay des plus démodées mais aussi, en sa grande faveur, à deux pas de chez nous. Un monde un peu curieux - visiteurs de banlieue à l'air un peu perdu, vieux schnocks vicieux qui circulaient sans cesse, latinos efféminés, de jeunes asiatiques jeunes et gros accompagnés de vieillards blancs, et tout le reste. Musique diverse - du Beyoncé mixé, du Madonna, du techno.  Ben, on a sué et ça fait (en principe) du bien.

Demain on s'attend à l'annonce d'une perte de plus de 60 milliards de dollars par les assureurs AIG, à qui le public américain va encore remettre probablement 30 milliards de dollars. Ça aussi, c'est typique de nos jours.

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Ici, à l'heure où tu publiais ce billet, la neige commençait à tomber, et là, à passé la minuit d'une vingtaine de minutes, il y a déjà une épaisse couche de poudreuse, et on sent le vent se préparer à la bourrasque du blizzard. Les écoles ont déjà annoncé qu'elles seraient fermées, alors tout le monde s'est couché plus tard, comme si c'était congé !

J'ai lu le petit livre d'où est tiré "Entre les murs" : je serai bien curieuse de savoir comment le film a été sous-titré (car je me doute que les subtilités de l'apprentissage de l'imparfait du subjonctif ne doivent pas parfaitement passer !)

Otir, on a finalement eu quelques pouces de neige ici au Village et l'on nous en promet quelques pouces de plus.

Le sous-titrage était, à mon avis, assez réussi mais il y a comme toujours des « curiosités » – comme par exemple dans le cas de l'élève Souleymane qui est accusé d' « indiscipline » pour avoir tutoyé son professeur. On laisse tomber, dans les sous-titres, la question du tutoiement. En ce qui concerne l'évocation de l'imparfait du subjonctif, on crée, si je me rappelle bien, des mots absurdes pour traduire les fautes en français.

Ce n'est pas tout de même un film très égayant, car on voit bien beaucoup d'élèves qui vont presque sûrement échouer dans leurs cours et qui vont être renvoyés à l'école professionnelle à cause de leurs notes inférieures.

Merci Edouard pour avoir satisfait ma curiosité !

Oui, le cinéma français n'a pas la même tradition du "happy ending" inspirant de Hollywood, mais préfère la peinture sociale qui ouvrira sur la réflexion (et la révolte ?) qui est un sport national. D'ailleurs, je trouve que la traduction du titre en "The Class", est un bon choix, parce que après tout, c'est une réflexion très puissante sur les classes sociales, et les tentatives nécessaires que l'éducation et les éducateurs font pour éclater leurs barrières.


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