La tempête et l'avenir

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L'escalier de « Carrie Bradshaw » qui se trouve juste devant chez moi

Eh bien, la neige est arrivée le soir de dimanche - lundi matin je reçois un texto de mon moniteur m'avisant que, puisqu'on avait annulé son vol pour Costa Rica où il partait pour une semaine de vacances à cause du mauvais temps, il était libre pour m'entraîner. Je lui réponds « Bon, d'accord, à tout à l'heure. »

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Le carrefour de la 4e rue ouest et de la rue Perry, devant le restaurant italien Sant' Ambrœus

Pendant que James me torture aux haltères, la bourse s'effondre - c'est bien la faute aux assureurs AIG qui affolent tout le monde, y compris l'administration Obama, par l'énormité de leur irresponsabilité financière épouvantable - une perte de plus de 60 milliards de dollars dans un seul trimestre, il faut le faire ! Trop grande pour laisser échouer, c'est ce qu'on répète sur cette société dont les contreparties en danger seraient détenues par les grandes banques d'investissements tout récemment devenues fadement commerciales (afin de pouvoir profiter des dernières subventions gouvernementales) telles Goldman Sachs.


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La 4e rue ouest lundi matin, après la tempête de neige

Et la cerise sur le gâteau - il ne fait que -11 °C - température à laquelle je cesse de fonctionner correctement. Puis il y a le père du copain qui me prie de l'accompagner à son club où il va prendre un verre avec un vieux macher qui s'intéresserait aux visites de galeries qu'on avait organisées il y a quelques mois - je me traîne donc vers l'avenue du Parc, et j'accompagne le père (mon beau-père non officiel, je suppose) à la 62e rue. L'autre monsieur arrive à la porte du club en même temps que nous - on dépose nos manteaux et tout dans le vestiaire et l'on monte au bar, qui se trouve au premier. C'est une salle agréable, avec un feu dans la cheminée - on s'installe sur un canapé et un fauteuil et le vieux barman nous apporte nos boissons. On parle de rien de spécial - ma présence est tout ce qu'il y a de plus superflu, d'inutile, mais je sers, de toute apparence, à soutenir le père du copain, qui serait en quelque sorte timide devant l'autre homme.

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Il ne fait pas bien beau, comme vous voyez, dans la 7e avenue lundi matin

On quitte le club à six heures et demie et je laisse le père du copain à l'angle de la 62e rue et l'avenue Madison pour prendre le métro - devant les vitrines illuminées de la boutique de chaussures John Lobb je téléphone au copain - l'ami galeriste nous a invités de dîner chez lui, on accepte, je les rejoindrai chez lui, dans la 23e rue ouest.

Avant de descendre au métro, je fais un saut dans le magasin Barney's afin de m'acheter un flacon de mon eau de Cologne favorite actuelle - Chergui de Serge Lutens.  C'est horriblement cher, c'est vrai, mais si tout va bientôt s'écrouler, au moins je sentirai bon pour l'apocalypse.

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Un bac à fleurs couvert de neige sur le balcon de l'ami galeriste

Il est bien difficile à l'heure actuelle d'imaginer un temps quand il fera chaud, mais on peut toujours espérer et dans l'occurrence, on a même loué une petite maison pour l'été 2009 sur l'île de Feu, dans la communauté des Pins - il va falloir que je paie la dernière tranche du loyer à la fin de ce mois. La location commence vers la fin du mois prochain, quand il fait toujours assez frisquet au bord de la mer et quand tout reste un gris d'hiver. Mais assez tôt on verra les petits bourgeons verdâtres du prunier maritime, arbrisseau hardi de la plage qui s'éclate au printemps en petites fleurs blanches. À cette époque, c'est-à-dire en début de saison, la plage est déserte, il fait froid, on porte des sweatshirts à capuche et des jeans, on allume des feux dans la cheminée. Tout changera assez vite, c'est vrai - la vraie saison commence en juin et dure jusqu'au début du mois de septembre, et alors, c'est la plutôt la folie - le calme est alors souvent difficile à retrouver.

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oh ? chergui ??? je le porte quotidiennement. "le vent du désert"…

Ça fait un an et demi, je crois, que je me mets du Chergui mais j'avoue que la vendeuse chez Barney's m'a tenté avec un nouveau parfum (pour moi) qui s'appelle Dzonghka, fabriqué par l'Artisan parfumeur. Et ça sent bon aussi ! Elle m'en a donné des échantillons que je vais essayer pour savoir – il y a, en plus, des eaux de Cologne qu'il faut absolument éviter parce qu'elles portent malheur – pour moi, c'est Chanel Homme. Quand je l'ai porté, il m'est chaque fois arrivé quelque chose de désagréable ! Maintenant, ça reste dans l'armoire à pharmacie... c'est plus sûr. ; )

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