
Le printemps approche à pas de tortue aux Pins - ici on se trouve sur le chemin de l'Océan
Il est peut-être question de fatigue de désastres mais après l'économie en faillite, la banqueroute des grandes banques, les révélations de torture autorisées par la Maison blanche, la faillite de l'industrie automobile américaine - après tout cela, la nouvelle menace de grippe porcine nous fait rouler les yeux. « Je veux l'attraper » me dit le copain en mangeant sa bouillie d'avoine. « Malade je perdrai du poids plus rapidement. » Mouais. C'est comme du sida lite, maladie dite « dépérissante » à l'époque de ses débuts sur scène - figurez-vous qu'il y avait un « médicament » pour « contrôle de l'appétit » qui avait la malchance de s'appeler l'« AYDS diet plan » (le clip de pub pour ce produit mal nommé est ici, où l'on trouvera des phrases ahurissantes telle « AYDS (prononcé AIDS, bien sûr) helped me get back into a size twelve »). Bon, je divague... 

Des maisons sur la plage aux Pins - la petite maison charmante au milieu appartient à des connaissances d'amis à moi qui nous l'ont proposé pour louer, mais comme il n'y avait pas de piscine... et il n'y a vraiment pas de luxure sans eau chlorée !

On dirait presque un dacha pré-révolutionnaire dans la banlieue boisée de Saint-Pétersbourg, vous ne trouvez pas ? Un coup de peinture et on le vend aux oligarques !
En ce qui concerne le changement de parti politique effectué hier par le sénateur ex-républicain Specter de Pennsylvanie, ma réaction est plutôt « bof ». Il l'a fait de toute évidence pour protéger sa place au Sénat - dans une élection primaire républicaine où les électeurs militants se montrent de plus en plus de droite, il n'avait pas beaucoup de chances de gagner contre un concurrent plus conservateur, tandis que les démocrates modérés l'aiment assez bien, il me semble. De toute façon, les républicains disparaissent dans le Nord-est, et moi je dis tout simplement « Bon débarras ! »


Que la vie est étrange ! C'est ici où, il y a des années, j'ai failli mourir en tombant du haut de cette maison jusqu'à la terrasse deux étages en dessous, où j'ai manqué par quelques centimètres seulement à me casser la tête contre une énorme jardinière. En l'occurrence, on m'a transporté par bateau à l'hôpital où le médecin laotien m'a fait quatorze points de suture.
Dans le roman de Nancy Mitford, The Blessing, que je suis en train de lire, l'un des personnages, une jeune Anglaise épousée à un aristocrate français se trouve devant son château de famille dans les environs d'Aix, où elle se dit : « Houses are entirely different when you know them well, she thought, and on first acquaintance even more different from their real selves, more deceptive about their real character than human beings. » Je ressens un écart semblable entre mes premières impressions de la maison aux Pins et celles que je sais que j'aurai éprouvées d'ici fin août. Est-ce vraiment de la sagesse de se rendre compte, comme l'a fait Héraclite, qu'on ne connaîtra jamais deux fois la même expérience ? Ah, tout est emporté par le flot - et nous et nos maisons d'été et nos corps bronzés et nos espoirs exprimés et tacites.
C'est ici, en traversant cette l'une des ces dunes à gauche, où j'ai décidé à ne plus fumer - le danseur extraordinaire Clark Tippet m'a rendu honteux de ma faiblesse vis-à-vis des clopes en me décrivant toute l'étendue remarquable de ses propres problèmes avec la drogue - un visiteur chez nous, il nous a accompagné un beau dimanche matin vers la Forêt Immergée et c'est pendant cette promenade, après son récit, où j'ai pris la décision de ne plus fumer.
C'est une île ? quel beau ciel bleu, il annonce un été de rêve
Fire island...OK je viens de lire les articles précédents...
Je viens enfin de vous retrouver, quel plaisir! Ma journée commence bien.
très bonne décision, moi je dis !