Les drapeaux aux Pins hier après-midi
et
Joyeuse fête nationale des pédés (comme l'a dit le génial Matoo) à toutes et à tous, homos, hétéros, indécis(es) ou indifférent(e)s !


Je me plais, probablement à tort, à m'imaginer toujours suffisamment jeune pour apprécier comme il faut ce petit air pop - je l'écoute encore et encore (oui, c'est fort possible que je m'en dégoûte bientôt). Mais pour le moment, ça me fait sourire. Et l'on a enfin vu le soleil pendant quelques minutes aujourd'hui. Ah, que la vie est belle ! (Faut surtout pas penser à autre chose !)

C'est trop drôle, l'histoire du gouverneur (républicain, bien sûr) et sa fuite secrète en Argentine pour voir sa « petite amie ». Est-ce qu'il va être forcé à démissionner ? On verra bien.
D'autres photos après.



Selon le Times de samedi, une épidémie de rage de pluie sévit chez nous New-Yorkais. Il est vrai que c'est de plus en plus pénible, cette pluie quasi incessante cet été, et pas seulement pour moi, comme on verra dans les photos - c'est un ennui pour tout le monde, même les marchands de vêtements dans l'avenue Madison qui propose des « soldes de pluie » de 20 %. À l'île de Feu, certains bars-restaurants à La Cerisaie annoncent des prix réduits d'« heure heureuse » pour les boissons alcoolisées valables pour toute journée pluvieuse.
J'avoue que cela m'a fait sourire de lire que l'ayatollah et le Guide Suprême (selon qui, vraiment ?) Ali Khameini aurait blâmé le Royaume-Uni pour l'agitation qui se passe actuellement en Iran à la suite de l'élection présidentielle. Cela veut dire qu'on n'est plus le Grand Satan, nous, les Etats-Unis, mais rien qu'un diablotin au service de Sa Majesté la Reine Elizabeth. (Peut-être nous prend-il pour des Canadiens ?) Lisant le texte du discours traduit et twitté par un jeune Iranien et lié par le Guardian de Londres, je l'ai trouvé répétitif et plein d'expressions figurées qui doivent venir du Coran ou d'autres textes reconnus dans la même manière que nos fondamentalistes à nous parlent comme des prophètes à deux sous, un style oratoire auquel un certain nombre de personnes tient toujours, pour des raisons qui m'échappent. Il s'agit, en fin de compte, de la réaction pure et simple - des conservateurs qui refusent de partager le pouvoir. On essaie de cacher leur ambition derrière de belles phrases religio-patriotiques, tout comme on le fait ici, mais la plupart du monde n'est pas dupe. C'est le pouvoir absolu qu'ils cherchent et, en Iran, qu'ils veulent garder.
Ce soir on va essayer de trouver des billets de théâtre ou de ballet à mi-prix chez TKTS pour la nièce du copain qui est en visite de San-Francisco - une amie adulte l'accompagne, je ne la connais pas, mais on nous a fait savoir qu'elle serait en train de mourir d'un cancer - cela donne, vous comprendrez, un côté délicat à tout ce qu'on propose de faire avec elles, au moins jusqu'au moment où nous nous rendrons compte de la gravité (ou pas) de la situation. Si elle se fatigue facilement, si elle ne peut ou ne veut pas manger certaines cuisines, qu'est-ce qu'elle aurait envie de faire ou de voir ? On n'en sait rien. On verra.

Comme pour les mystères eleusiniens, il est strictement interdit de montrer ce qui se passe dans l'espace privilégié que sont Les Pins. C'est pourquoi j'ai été choqué, mais vraiment choqué, de recevoir ce clip de la part de l'ami galeriste qui l'a eu d'une autre personne indiscrète dans lequel on verra la super-secrète messe du slip de bain qu'on célèbre aux Pins toujours autour d'une piscine avec une déesse (ou nymphe, on n'est jamais tout à fait sûr, n'est-ce pas ?) en robe blanche, s'il y en a une de disponible, et qui chante, comme celle-ci, en français. C'est un rite sombre, profond, hallucinant, comme vous verrez bien, que seulement les initiés ont en général le plaisir de contempler.

Qu'est-ce qui va gagner l'élection présidentielle en Iran demain ? Parmi les quatre candidats, il y a deux conservateurs, dont le président sortant Mahmoud Ahmadinejad et le général Mohsen Rezaï, et deux « réformateurs », dont l'ancien premier ministre (1981-1989) Mir-Hossein Mousavi et le mollah Mehdi Karoubi. D'après les infos qu'on en a ici, on serait prêt à la bagarre. L'administration Obama n'en dit mot - et avec raison, je trouve. Que la nation iranienne fasse sa décision sans pression de l'étranger.

Je suis amoureux de (la voix de) Patrice Gelinet, animateur chez France Inter de l'émission 2000 ans d'histoire que j'écoute par podcast en faisant mon cardio quotidien. Hier il m'a parlé de la défaite de Diên Biên Phu en 1954, bataille dont je n'avais que quelques idées bien vagues, et aujourd'hui, on a parlé de la reddition sans condition de l'Allemagne aux Alliés à Reims le 7 mai 1945 par le général allemand Jodl et de la défaite de la France en 1940. Je trouve cela tout à fait fascinant et cela remplit bien des trous d'histoire !


L'ami galeriste, qui, en tant que professionnel du beau, ne pouvait pas souffrir le tableau qu'on avait posé au-dessus de la cheminée (un faux Kostabi, selon lui, donc doublement insupportable), a eu l'idée ingénieuse de couvrir la peinture maudite par un pareo à l'image du dieu hindou Ganesh qu'il m'avait acheté lors de son séjour récent à Florianople au Brésil en février - et je trouve moi aussi qu'il va beaucoup mieux dans notre salon multiculturel ;-)
Grève de métro de deux jours à Londres - dommage pour les usagers qu'il pleuve jusqu'à samedi.
Et quand va-t-on ériger des statues aux voleurs de Wall Street ? Sauver Goldman Sachs sera devenu, comme on l'aurait bel et bien soupçonné il y a des mois déjà, une affaire d'État. Quel culot quand même (insérer ici un grand soupir pour exprimer tout mon cynisme au sujet de nos grands hommes politiques et financiers) !
Le copain est tout en émoi à la suite de l'annonce du nouveau portable d'Apple, l'iPhone 3GS - il en a commandé un pour lui, puisque son portable actuel a depuis longtemps une puce mémoire dans la fosse. J'ai moi-même inspecté les nouveaux ordinateurs portables MacBook mais je trouve que le cadre et le clavier noirs font très laid - pas chic, pas minimaliste du tout. Comme lui et pas mal d'autres, je trouve que le noir diminue la qualité du design de la machine, et c'est le design, on s'en souviendra, qu'Apple vend en même temps que la facilité d'emploi.

Pour la plage et surtout pour le grand défilé que sont les thés divers aux Pins, on cherche toujours des vêtements « à effet » - sexy ou drôles ou n'importe quoi, pourvu que cela attire favorablement les yeux ou inspire la convoitise âpre ou la simple admiration (non, ça sert à rien de vouloir chercher à les distinguer, voyons). On était allongé le long de la piscine, l'ami galeriste et moi, et l'on s'est alors demandé « Mais pourquoi pas ne pas porter une burqa aux thés ? » « Est-ce cher ? » J'apprends que non, ça ne coûte que 40 $ environ, une taille pour tout le monde, et on en trouve ici dans des styles irakien, koweïtien, jordanien (comme celle dans la photo) afghan et saoudien. Mais on la propose seulement en noir et non pas dans le rose qu'aurait préféré l'ami galeriste. De toute manière, on s'est plu à imaginer l'effet qu'une burqa ferait au milieu des tous ces jeunes hommes et jeunes femmes presque nus, saouls et délurés des Pins. À risquer ?

Je ne suis pas le seul à noter l'hypocrisie de certaines réactions au jugement du tribunal nord-coréen de deux journalistes américains et l'oubli judiciaire dans lequel les prisonniers à Guantanamo et à Bagram se trouvent depuis combien d'années déjà.


1. une armée américaine infiltrée de fondamentalistes chrétiens - nos jihadistes à nous, quoi ! Quelle joie !
2. le meurtre d'un gynécologue-obstétricien pour avoir pratiqué des avortements tout à fait légaux dans l'état de Kansas.
3. L'existence d'une zone de grande turbulence aérienne, jusqu'ici inconnue de moi, qui s'appellerait le Pot au noir qui se trouve au milieu de l'océan Atlantique entre le Brésil et le Sénégal à la suite de reportage sur le triste accident survenu le 1er juin au vol AF 447 de Rio-de-Janeiro à Paris.
4. L'appui offert par l'administration Obama pour un projet de loi qui supprimerait, sur une simple déclaration du secrétaire à la défense disant qu'elle pourrait « mettre en danger » des citoyens ou des soldats américains, la révélation de « toute photographie prise entre le 11 septembre 2001 et le 22 janvier 2009 relative au traitement de personnes engagées, capturées ou détenues après le 11 septembre 2001, par les Forces armées des États unis dans les opérations en dehors des États-Unis », en dépit de la loi sur la liberté de l'information (Freedom of Information Act, ou FOIA en anglais) qui exigerait une révélation.
5. L'administration Obama fait de belles paroles, mais elle ne fait toujours rien d'officiel pour en finir une fois pour toutes avec cette grotesquerie aussi humiliante qu'inutile qu'est la politique de « Ne demandez pas, n'en parlez pas ».
(Les photos suivront - la vitesse de connexion à la plage étant tombé au-dessous de 56 K par seconde, il était presque impossible de télécharger une page entière ou certainement de poster une photo. Mais je suis de nouveau à New-York, où ça va vite, vite (youpi !) et j'en publierai ce soir, j'espère.)
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