Le copain allait me rejoindre ce soir, mais maintenant il pense qu'il va devoir rester en ville à cause d'un rendez-vous de travail reporté à 19 h 30 et qui va durer sans doute quelques heures. L'ami galeriste, par contre, m'a informé par texto qu'il comptait arriver tard ce soir, après avoir dîné chez sa mère au Westchester - il laissera la galerie aux bons soins de ces employés, dont une jeune avocate qui a quitté le droit pour travailler dans l'industrie de l'art (oui, oui, tout le monde le trouve bizarre, son choix) et un jeune acteur qui joue dans des pièces très Off-Off-Off Broadway. De toute façon, tous les collectionneurs importants sont à Bâle en ce moment. (Je blague, les grands collectionneurs internationaux, branchés ne mettent que très rarement le pied dans la galerie, dont la plupart de la clientèle seraient de vieux Wasps nantis aux goûts, disons, très conservateurs.
Ah, le copain vient de me téléphoner pour me dire qu'il se trouve à présent dans la gare de Pennsylvanie à la recherche de la section allouée au Chemin de fer de l'île Longue (elle est grande, la gare, et l'on peut s'y perdre facilement) - le client a dû annuler le rendez-vous, c'est toujours un peu idiot, il me semble, les mises à jour programmées les vendredis soirs d'été.
Je vais préparer une salade niçoise - quelque chose de léger et de sain. On n'ira pas aux thés ce soir, il arrivera trop tard, de toute façon.
Hier soir on avait pris un rendez-vous pour dîner avec un ami peintre, mais quand il a décommandé et le temps étant assez moche, on s'est décidé à aller au théâtre - aux guichets TKTS on offrait des billets pour Mary Stuart de Schiller, que j'ai envie de voir, mais on a finalement choisi des billets pour la troisième pièce de la trilogie The Norman Conquests par l'écrivain de théâtre anglais Alan Ayckbourn. Cette troisième pièce s'appelle Round and Round the Garden - oui, c'est un peu la ronde qui se passe dans un jardin anglais dans une Angleterre BCBG et constipée du début des années 70. Excellente mise en scène avec des acteurs venus de la production du célèbre théâtre londonien The Old Vic. Cela nous a beaucoup plus - c'est à la fois triste et comique, et on a « reconnu » plusieurs amis et connaissances dans les personnages sur scène - et nous allons essayer maintenant de voir de deux autres pièces dans les semaines à venir, puisqu'on ne va les jouer que jusqu'à la fin du mois de juillet, donc il ne faut pas tarder. J'ai des photos, bien sûr, de la place du Temps par le temps brumeux très « Bladerunner » qu'il faisait hier soir, mais c'est trop compliqué de les publier toutes d'ici.

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