« Rain rage » et d'autres névroses à la mode

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Affiche dans l'avenue Madison

Selon le Times de samedi, une épidémie de rage de pluie sévit chez nous New-Yorkais. Il est vrai que c'est de plus en plus pénible, cette pluie quasi incessante cet été, et pas seulement pour moi, comme on verra dans les photos - c'est un ennui pour tout le monde, même les marchands de vêtements dans l'avenue Madison qui propose des « soldes de pluie » de 20 %. À l'île de Feu, certains bars-restaurants à La Cerisaie annoncent des prix réduits d'« heure heureuse » pour les boissons alcoolisées valables pour toute journée pluvieuse.

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À La Cerisaie on boit quand il pleut !  Tant mieux !

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Devant le musée Métropolitain

Le Washington Post vient de virer de son site Internet le seul journaliste chez le journal qui n'a pas avalé et republié tout le fumier neo-con qu'on y trouve depuis des lustres. Il s'appelle Dan Froomkin. Une discussion intéressante et détaillée de ce licenciement et, en passant, de l'état pitoyable dans lequel se trouve le journalisme aux États-Unis à présent grâce à un carriérisme égoïste sans frein chez trop de journalistes, à la concentration des médias chez un nombre réduit de propriétaires, et aux intérêts strictement économiques de ces mêmes propriétaires qui prennent le dessus aux intérêts publics de l'information, se trouve ici.


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Le grand escalier d'entrée


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Une partie de la « Côte d'Or » de la Cinquième Avenue


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Le bureau de renseignements au musée Métropolitain

Vendredi, au lieu d'aller aux Pins, on a choisi d'aller au musée Métropolitain pour voir l'exposition Francis Bacon dont on a assez parlé jeudi soir avec nos amis artistes - je me sentais bien bête de ne pas l'avoir déjà vue. Le copain et moi, nous nous sommes donc convenus de nous rejoindre dans le hall central du musée à 18 heures - en l'occurrence, il est arrivé un peu en retard, « à cause d'un client » c'est l'excuse automatique, bien sûr. On est d'abord descendu à la cafétéria au sous-sol pour prendre un petit repas préexpo (salades pour nous deux, on est toujours plus ou moins au régime).


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L'entrée à l'expo Bacon, où il est interdit de prendre des photos

On est monté ensuite au 1er étage pour voir l'expo - il y avait pas mal de monde, ce qui le rendait un peu difficile pour bien regarder les tableaux, qui sont beaux, durs, impressionnants. Pleins d'anxiété et de cruauté et de désespoir mêlés à une beauté de ligne, de couleur et de composition exceptionnelle. L'expo n'est pas très grande, mais on y voit de très belles choses.


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Il n'y a pas, vous le voyez bien, que des folles et des homos musclés aux Pins - il y a aussi des pères de famille, comme celui-ci qui poussait ses enfants lors de notre arrivée dans le port

On est parti pour la plage samedi matin, assez tôt, par le train de 7 heures 40 au départ de la gare de Pennsylvanie. On est resté au bord de la piscine jusqu'à 13 heures 30 quand on s'est habillé pour aller à pied le long de la plage à une fête pour la parution d'un livre pour enfants écrit par des amies qui habitent La Cerisaie.


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Un jeune cerf rencontré pendant notre promenade vers La Cerisaie

Elles ont un adorable cottage en plein milieu du village de La Cerisaie qu'elles vont louer pour les mois de juillet et d'août quand elles se déménagent à Santa-Fé, au Nouveau-Mexique, où elles ont une autre maison, les veinardes. L'une des femmes a écrit le livre avec un jeune professeur qui enseigne de jeunes enfants dans une école privée épiscopalienne à Manhattan, qui était là avec son copain, peintre qui veut essayer la sculpture. Tout un tas d'autres personnes sont venues à la maison les féliciter pour le livre, qui est charmant (surtout si l'on aime les chats).


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Le Island Breeze à La Cerisaie, où l'on vous proposera peut-être d'autre chose qu'une salade de poulet ;-)

Quittant la fête on avait, comme toujours, faim, et nous nous sommes donc allés vers le petit centre commercial du village où on est allé manger dans un restaurant où le serveur nous a palpés les genoux à nous deux en prenant nos commandes. Ensuite il est revenu pour nous demander si l'on faisait des ménages à trois - on lui a remercié, mais on a refusé et il nous a apportés des doses d'une liqueur rose très forte (et sans nom) qu'on a bue tous les trois d'un seul coup.


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Prêts au gril, les blancs de volaille Spago attendent les soins du copain (et le livre de recettes est là, ouvert, au cas où...)

On est rentré par le Meat Rack - on n'a rencontré que quelques groupes de jeunes hommes allant dans l'autre sens et aussi appréhensifs que nous de rencontrer des vicieux - et après une escale au marché pour faire quelques emplettes, on est rentré chez nous où l'on a rencontré l'ami galeriste en train de partir pour une fête à margaritas chez un décorateur célèbre. Le copain et moi, nous avons fait demi-tour pour rentrer au thé bas - et une fois là, la pluie prévue est arrivée en trombes furieuses et les homos se sont acculés sous les stores et les quelques grands parapluies blancs qu'on a vite dépliés. Pas moyen de maintenir les airs d'homo branché, les t-shirts mouillés et les coiffures défaites, et à la fin tout le monde a fini par rire. Plus tard, on a dansé un peu au thé moyen où il y avait un monde fou, avant de rentrer chez nous par une pluie ferme - on était mouillé jusqu'aux os en arrivant à la maison. L'orage est ensuite devenu assez fort pour interrompre les connexions satellites pour la télévision.


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Ah ! Enfin cuits, les blancs, et voilà, madame est servie !

On a cuit nos blancs de volaille Spago (c'est-à-dire, au persil et à l'ail) au gril et l'on a ouvert une bouteille de bordeaux français - malgré ce qu'on peut lire dans le Monde, nous faisons un effort de maintenir les exportations françaises en produits vinicoles.


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D'Estournel 2005, qu'on achète 16 $ la bouteille aux Pins

Après une longue promenade sur la plage ce matin sous une pluie fine le copain et moi nous sommes rentrés à New-York où il pleut toujours. Plateaux télé indiens dans le micro-ondes (poulet au curry) en regardant Les vraies ménagères du Nouveau-Jersey et les Simpsons - on est trop intello et raffinés, nous !

5 Commentaires

"I'm in Fire Island withrawal" est ce que j'ai pu lire sur bien des e-mails de mes amis ce week-end :) C'est vrai que nous y serions bien retournés même si le temps qu'il a fait ces derniers jours n'est vraiment pas idéal.
Sinon je trouve ça amusant ces soldes pour cause de temps pluvieux : Un serveur en prime pour toute salade de poulet achetée, haha. Ça compense le prix du vin rouge, non ?

Si vous ne le précisez pas, on peut supposer que le serveur n'était pas mignon ;-)
Les anciens annoncent un été très moyen ici aussi.

La dernière photo me fait pensé à vous demander si vous auriez vu dans Manhattan la Maison du Languedoc, inaugurée en "grande" pompe par notre président de région? Les vins d'ici ont fait beaucoup de progrès et il y a réellement quelques très bons crus, si jamais vous avez l'opportunité d'en goûter (non, je ne suis pas vigneron!)

Jérôme, tout ce que je dirai c'est que le serveur était, pour nous, résistible, c'est vrai ;-)

J'essaie de trouver l'adresse de la nouvelle Maison du Languedoc-Roussillon à New-York – j'apprends seulement qu'elle se trouve à proximité du Musée d'art moderne, donc dans la 54e rue ouest, peut-être?

Vincent, je comprends tout à fait – il y a quelque chose de fantasque et d'irréel sur l'île de Feu qui change de l'habituel qu'on vit normalement, n'est-ce pas ? C'est comme une colonie de vacances hallucinatoire pour homos de tous les âges ;-)

En ce qui concerne le serveur à la main tatant, je pense qu'il s'ennuyait grave au restaurant, où il n'y avait que deux personnes au bar avant qu'on n'arrive – notre présence a dû encourager d'autres à entrer, dont un couple de jeunes étrangers qui ont mis un sac sur une chaise libre - il leur a demandé dans une voix délicieusement fluette et ironique, « But what is that bag doing in my seat ? » Il était vraiment trop drôle, ce serveur.

Edouard : 10 East 53rd Street pour la Maison du Languedoc Roussillon... vous me direz si mon argent de contribuable local est bien utilisé ;-)

aaah, le Met. Je me souviendrai toujours du choc que j'y ai vécu, en découvrant par le plus heureux des hasards John Singer Sargent. Au détour d'un coin de mur... Ces hauts tableaux, mais quel régal.
Du coup, j'y ai traîné Biche lorsque nous y sommes allées en décembre 2007. Madame X était très à l'honneur. Il me tarde d'y retourner....

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