Je viens de terminer Suite française d'Irène Némirovsky. On hésite à juger une œuvre inachevée (elle a été arrêtée par la police française en juillet 1942, envoyée au camp de concentration de Pithiviers avant d'être déportée à Auschwitz, où elle a été assassinée.) J'ai apprécié le ton assez sec de l'écriture - je ne la trouve pas pourtant une grande styliste à la manière de Colette, où les mots et les phrases étonnent et émerveillent. La première partie du livre, Tempête en juin, où il s'agit de l'exode de Paris avant l'entrée des Allemands, recrée l'ambiance folle et paniquée de cette époque cauchemardesque qu'elle avait connue elle-même tout récemment. La seconde partie, Dolce, décrit l'occupation comme on l'éprouve dans une petite ville au centre de la France - on y arrive à des accommodements plus ou moins ouverts entre l'occupant et l'occupé, et pour des raisons très humaines, très compréhensibles. C'est cela le point fort du livre, à mon avis - l'incertitude et la confusion qu'on ressent devant les faits. Et l'injustice du sort.
Archives juillet 2009
Le célèbre escalier de Carrie, aujourd'hui abandonné pour celui d'une autre maison tout proche
Mme Sotomayor, nominée à la Cour suprême, a fait face aux sénateurs républicains qui ont cherché en vain à la déconcerter en lui demandant en se moquant de son accent et en lui demandant des questions idiotes qui révèlent beaucoup plus sur les états d'esprit à eux que sur le tempérament judiciaire de la juge. Je l'ai entendu parler hier - elle sait très bien choisir ses mots, et elle impressionne surtout par son intelligence et sa largeur d'esprit. Elle sera facilement approuvée, comme l'a reconnu le sénateur détestable mais malin de la Caroline du Sud, Lindsey Graham.
Le président vient à New-York ce soir, où il donnera un discours devant l' Association nationale pour l'avancement des gens de couleur qui est en réunion centenaire à l'hôtel Hilton dans la 6e avenue. Heureusement qu'on pense rester « downtown » pour voir les amis parisiens, parce que le trafic va être insupportable ce soir. Le service secret aime fermer toutes - mais toutes - les routes et les avenues autour d'une visite présidentielle, c'est impossible. Ils exagèrent, ces « men in black », mais il n'y a rien à faire.

L'opéra Métropolitain vers 19 h 10 mardi soir
D'autres photos suivent.
C'est bien le retour au monde « normal » après la fête de la particularité - les drapeaux arc-en-ciel sont pliés et remis dans le tiroir jusqu'à l'année prochaine, on ne s'étonne plus de la taille des biceps de visiteurs de l'Iowa ou de Pennsylvanie se promenant en débardeur, les folles portoricaines sont rentrées chez elles, remplacées par de bien monotones employés de services Internet, tous habillés en pantalons kaki de chez Banana Republic et en polo blanc, avec ou sans logo de leur boîte.
Quelques liens
- Embruns
- Anniceris
- Sore Afraid
- Glenn Greenwald chez Salon
- www.com-vat.com
- Calculated Risk
- naked capitalism
- France24
- The Sideshow
- Coulisses de Bruxelles
- Americana
- Journal d'un avocat
- Vincent - L'expat au quotidien
- Samantdi
- Homo-Neurotic.com
- ACLU blog of rights
- European Tribune
- Fairness & Accuracy in Reporting
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