C'est l'orage qui arrive de l'ouest
Famille uniparentale
Les étiquettes se développent aussi. Ceux qui insistent qu'Obama chercherait à constituer des panels de mort, on les appelle maintenant des deathers », à l'instar des « birthers », c'est-à-dire de ceux qui insistent qu'Obama ne peut pas être le président légal des États-Unis parce qu'il est né au Kenya et non pas à Hawaï comme le dit son certificat de naissance. Est-ce qu'on devient vraiment plus fou ici, ou est-il seulement que les plus fous se sentent autorisés maintenant à s'agiter en public ?
Moi, personnellement, je vis à présent dans une bulle assez particulière d'homos aux pectoraux gonflés, aux tatouages les plus inventifs, aux vêtements qui montrent souvent plus qu'ils ne couvrent, où l'argent n'a plus le même sens qu'il a en ville ($10 pour un petit cocktail de rien de spécial), où l'on chante des chansons aux paroles, euh, inattendues (mais saisissantes, il faut avouer) telles « My vagina is eight miles wide/Absolutely everyone can come inside » et ainsi de suite, mais c'est toujours moins fou, moins déséquilibré que le Kansas, pour ne citer que cet état en tant que représentant de l'exaltation des masses pour les idées démentes.
Les fleurs d'hibiscus roses au bord de la piscine aux Pins (elles sont là grâce à l'intervention horticulturelle de l'ami galeriste)
Il est souvent difficile à croire combien le vrai monde extérieur aime donner de l'importance à tant de bêtises.

Moi aussi tout cela me fait peur. Je ne sais néanmoins s'il ne s'agit pas juste d'une montée en épingle des media.
D'habitude, je vais passer quelques semaines dans le Kansas l'été (pour la science), je regrette de ne pas y être allé cette année pour "sentir" les choses.
Je dois dire que vu d'Europe toutes ces agitations semblent assez surréalistes !