Où les jeunes se comportent mal ;-)
C'est à cause de l'ami ex-Marine qu'on est sorti hier soir - il y avait déjà du monde en costumes d'Hallowe'en, dont un adorable
Adam Ant (beau chanteur anglais des années 80) épié dans la rue Bleecker. Lui, l'ami ex-Marine, déteste son boulot à la banque, où l'on l'a relégué pendant la dernière « réorganisation » au troisième sous-sol de l'ancien siège social dans le quartier financier. Il nous a dit que cette semaine on avait installé des sentinelles dans le couloir qui mène à l'entrepôt des tableaux, car dans le passé la banque avait collectionné beaucoup d'œuvres d'art, qu'elle serait, on le croit, en train de « désacquérir » ou vendre, dans l'argot du marché de l'art et des musées.
On avait envie de manger mexicain - le copain avait ouvert des sacs de tortilla chips à la maison - mais des deux restaurants mexicains où l'on est passé, bien - le premier, dans la 14e rue, avait disparu dans un grand trou (pour de vrai) et l'autre avait fermé, l'immeuble ayant été acheté par une école à côté. On est donc allé au restaurant italien La Bottega qui se trouve dans l'hôtel Maritime. Il y avait peu de monde, on nous a vite trouvé une table, et puis on nous a présenté notre serveur - un jeune Brésilien délicieux et tout à fait charmant au nom de Bruno, avec un sourire d'ange et une certaine façon de marcher comme s'il était plutôt vacher que garçon de restaurant, qu'on venait d'engager. L'ami ex-Marine nous demandait « Est-il gai ? » « Difficile à savoir, au juste » on lui a répondu « puisque la plupart des Brésiliens sont tellement affables et sympathiques qu'on ne peut souvent pas savoir s'ils sont en train de flirter ou tout simplement de se comporter normalement. » Il s'appelait Bruno. Et je pense qu'il était gai - ou bien, disons ouvert aux expériences.
« Ne me quitte pas ! »
On est rentré au Village à pied - il y avait des monstres, des squelettes, quelques hommes-poulets même. On a continué au Duplex, où l'on est monté au bar du 1er pour prendre un verre (de rouge plutôt infect, mais on ne s'attend pas bien sûr à de Pétrus 1961 dans un tel endroit). Il y avait plein de jeunes des deux sexes (est-ce qu'il n'en reste que deux de nos jours ? Ou plus ?) sur les banquettes à côté de nous - ça se tortillait, ça s'embrassait, ça dansait. Oh, les jeunes ! Nous, les vieux, sont allés nous coucher vers minuit.
Ils avaient l'air (vêtements, têtes rasées) d'être de jeunes Russes mais je crois qu'en vérité il ne s'agissait que des jeunes gens du Nouveau-Jersey
C'est moi qui ai prié au copain de prendre ses photos (discrètement) avec son iPhone, puisque j'avais laissé le mien chez nous - ah, vive l'Amour ! (Et le voyeurisme aussi !)
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