Dîner en ville

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Il y avait deux longues tables d'invités

Hier soir on a assisté, le copain et moi, à un dîner en ville offert par une connaissance rencontrée aux Pins cet été. Riche banquier d'investissement qui fait la navette entre New-York et Londres, il avait invité une bonne quarantaine d'amis et de relations diverses - nous, on n'en connaissait que cinq ou six, de vue ou seulement un peu, dont un journaliste follement égoïste et intéressé pour qui j'ai dû feindre une profonde amitié (hélas, je suis presque toujours hypocrite dans de telles circonstances mondaines).

Notre hôte pourtant est formidable, très sympa, et les convives à côté desquels on m'avait assis étaient très agréables aussi - il y avait parmi eux un artiste, un guique, et un banquier assez sexy dont le petit ami se trouvait ce soir-là à Toronto. Le restaurant du Côté oriental inférieur s'appelle Rayuela et la cuisine est hispano-latino-américaine - j'ai commencé avec une boule de fruits de mer et en plat principal j'ai choisi le porc mariné - c'était délicieux. Les garçons étaient tous beaux, très corrects et serviables, on remplissait nos verres sans cesse avec un très bon vin rouge espagnol dont je n'ai pas eu le nom (mes excuses, wam) et c'est pourquoi je ne me sens pas ce matin en superforme.


L'ami galeriste est arrivé plus tard, venant d'un vernissage à la galerie. Il nous a reconduits chez nous au Village vers minuit et dans la rue Christophe, en attendant impatiemment derrière un taxi qui déposait un client, il a tout doucement percuté un VTT qui cherchait aussi à le dépasser - le chauffeur du VTT s'arrête en pleine rue, l'ami galeriste s'arrête aussi, et tout d'un coup une bande de flics arrive, ils demandent très poliment à l'ami galeriste ses papiers (police d'assurance, permis de conduire, carte grise), qu'il leur rend.


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J'avais l'impression qu'on formait ce soir-là de jeunes policiers sur place

Nous, le copain et moi, nous sommes restés dans le véhicule à ne rien dire (je prenais pourtant des photos) - l'ami galeriste, qui n'était pas, disons-le, complètement sobre, commençait à se plaindre et l'un des flics lui a chuchoté de se calmer en remarquant qu'il sentait peut-être de l'alcool dans la voiture - l'ami galeriste a vite compris et s'est tu sur-le-champ. On lui a rendu ses papiers et l'on est parti vers chez nous.


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Ils n'étaient pas très agressifs, heureusement

Toujours des drames avec l'ami galeriste.


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Le lieu de l'accident par la lumière du jour

4 Commentaires

Pour votre ami galeriste, je crois que je pourrais trouver facilement un surnom...

jérôme> allons, quel surnom ?

c'est quoi un "guique"??

Marc, c'est ça, francisé ;-)

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