Plaintes infantiles

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Traverser la place du Temps par la 44e rue nous donne l'occasion de jouir des panneaux électroniques

Je suis crevé - mon emploi du temps actuel ne me va pas - lever à six heures, exercice de sept à huit heures, prendre le petit déjeuner, se doucher et s'habiller entre 8 h 10 à 8 h 30, marcher au métro pour arriver au bureau à neuf heures, rester au bureau jusqu'à dix-huit heures, rentrer par le métro, faire une escale ou chez Gristede ou chez le Garage des Gourmets pour acheter de quoi manger le soir, regarder la TV jusqu'à vingt et une heures, se mettre au lit pour lire, éteindre la lampe de chevet entre vingt-deux heures trente et vingt-trois heures. Et si on sort le soir, c'est pire - on boit, on dort mal, on se lève trop tôt, on est crevé toute la journée, ce qui rend de mauvaise humeur (quoi qu'on travaille mieux, il semble, quand on est grognon, selon la BBC) et cela fait deux soirées de suite qu'on est sorti - le mardi on s'est rassemblé à dix-neuf heures quinze à la boîte de nuit Birdland dans la 44e rue où le maître d'hôtel informe notre hôtesse qu'on ne trouve aucune réservation pour une table pour sept personnes ce soir-là. Mais, elle insiste, elle a pris les places sur Internet. « Avez-vous, madame, le numéro de confirmation de votre commande ? » « Mais il y avait toutes sortes de numéros et je me suis dit », elle lui répond avec une certaine hauteur, « que vous auriez ces numéros ici, donc ce n'était pas la peine que je les notasse. » Après quelques minutes, on retrouve la réservation : ce n'était pourtant pas pour mardi soir, mais pour mercredi soir. « Bon » je dis à tout le monde, « on va aller dîner ensemble quelque part » et j'ai pensé au Café 123 qui se trouve, lui aussi, dans la 44e rue, donc on n'avait qu'à marcher quelques « blocks » vers l'est. Le Café 123 n'est ni chic, ni exceptionnel, mais c'est grand et j'espérais qu'on pouvait donc y trouver une table pour sept sans trop attendre. J'avais heureusement raison (et les mardis, les spectacles de Broadway commencent à dix-neuf heures, histoire d'accommoder les gens qui habitent la banlieue) et l'on nous a assis à une grande table un peu à part qui nous convenait à merveille. Mais j'ai trop bu - du Côtes du Rhône et du Bordeaux et l'on est rentré finalement vers vingt-trois heures - ce qui est bien trop tard (voir ci-haut).
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Dans la station de métro de la place du Temps mardi soir

Mercredi on répète le scénario de mardi, sauf avec plusieurs personnes en moins, puisqu'on n'était pas tous libres le soir suivant, le copain y compris. Mais moi, j'ai accepté de repasser à Birdland vers dix-neuf heures et demie. On a donc mangé (une salade de poulet frit et du Coca Lite pour moi) avant d'écouter les musiciens, dont la moitié étaient des Français (de Strasbourg !). Il y avait aussi un guitariste suédois très blond, assez beau, mais sans un excès de talent à mes oreilles. La surprise la plus agréable de la soirée fut une jeune violoniste qui s'appelle Aurore Voilqué - elle joue drôlement bien (et elle est belle en plus) et ça fait du bien d'avoir des filles sur scène parmi tous ces musiciens un peu négligés.

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 Tous les musiciens sont sur scène pour la finale


Sur le front politique, M. Bloomberg a été réélu, mais par un pourcentage beaucoup plus petit qu'on n'aurait attendu - tant mieux. Le Times ce matin nous offre une carte interactive intéressante. Le Village lui était assez tiède. Par contre, les nantis du Côté oriental supérieur l'ont beaucoup aimé.

On parle beaucoup de « victoires républicaines » en Virginie et au Nouveau-Jersey, mais moi personnellement je n'ai aucun sentiment de grande vague politique particulière - on n'aimait pas M. Deeds en Virginie, et j'ai l'impression que le passé profitable chez Goldman Sachs, ces célèbres banquiers qui ont su profiter de la crise économique en ayant des anciens directeurs un peu partout dans le gouvernement de Bush et d'Obama, du gouverneur Corzine ne l'a pas aidé à garnir de voix. En ce qui concerne le Maine, c'est décevant, cela va sans dire, mais il prouve que beaucoup d'Américains sont tout simplement bêtes, bourrés de préjugés sans fondement et illogiques, fous de religion, et mesquins. Que voulez-vous ? Je n'avais vraiment pas besoin d'un plébiscite pour le savoir. Votons maintenant sur l'égalité des juifs et des noirs, et vous verrez ce que ça donnera. L'élection la plus intéressante pour moi est celle qui a eu lieu dans l'état de New-York, à côté de la frontière canadienne, où le conservateur a été battu par le candidat démocrate - un démocrate « lite » bien sûr, mais quand même. On se méfie toujours des extrémistes républicains à la Sarah Palin et Rush Limbaugh.


2 Commentaires

Attention, c'est bientôt le week-end et vous allez pouvoir vous lâcher!
J'aime bien votre commentaire sur les résultats des élections, cela remet en perspective...

ce que j'apprécie de te lire... rien à voir avec ce que l'on peut entendre à la radio !

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