Où la maison vous propose des à-côtés de la comédie humaine version amerloque de la part d’un Mathusalem new-yorkais homo porté de par sa nature perverse sur des causes perdues d’avance que l’âge avancé a depuis longtemps rendu vicieux, cynique mais en même temps sinistrement mièvre, et en fin de compte tout à fait superflu. Soit. Et rappelez-vous que γνῶθι σεαυτόν est la pire des malédictions.
Devant le théâtre Walter Kerr dans la 48e rue ouest
Désolé pour mon silence prolongé, conséquence, en partie, d'un rhume qui ne voulait pas me lâcher, et d'une petite déprime saisonnière exacerbée par des obligations mondaines sans grand intérêt. Ce Noël-ci n'a vraiment eu rien de particulièrement joyeux, mais maintenant c'est fini, on voit bien la lumière au bout du tunnel, quoi qu'elle soit plutôt glauque et fade. Mais bon, on n'a qu'à s'installer sous une lampe luminothérapeutique et à arrêter tout de suite de se plaindre.
Devant le théâtre Palace dans la 7e avenue
On est allé voir les Tsiganes de Broadway encore cette année - très drôle, et l'on y a applaudi les très beaux Hugh Jackman et Daniel Craig, ainsi que la marrante Julie White en tant que co-présentatrice du spectacle.
L'opéra Métropolitain
On est allé voir Elektra à l'Opéra Métropolitain, opéra que je n'avais jamais vu sur scène. Belle musique, belles voix, un certain manque de drame, pourtant, dans le scénario, puisqu'on sait déjà qui va mourir, et quand.
On est allé voir A Little Night Music, comédie musicale de Stephen Sondheim qui date de 1973 - c'est toujours actuel, avec des chansons comme la brillante « Every Day a Little Death ».
En pleine tempête
Il y a eu une tempête de neige. On a eu des visiteurs de l'étranger. On a trop fait la fête sans vraiment se divertir. Il va falloir faire plus d'attention dans l'avenir.
Le père du copain a survécu à sa chirurgie - il se trouve à présent dans la réanimation, mais tout s'est bien passé. On partira donc ce week-end pour la campagne.
Trois chansons de Songfest enregistrées je ne sais pas quand, dont la première est « To What He Said »
Je suis toujours de mauvaise humeur à cause de la votation hier dans le Sénat à Albany. Cela m'a encouragé à réécouter cette chanson créée par mon ex-patron sur un poème inédit de Walt Whitman, intitulé « To what he said », que j'avais traduit comme « À ce qu'il a dit » quand j'avais à faire la traduction pour la première de Songfest à Paris. Je me souviens très bien encore de l'émotion que nous avons tous ressentie en l'écoutant pour la première fois - voici le texte :
To what you said, passionately clasping my hand, this is my answer:
Though you have strayed hither, for my sake, you can never belong to me,
Nor I to you,
Behold the customary loves and friendships the cold guards
l am that rough and simple person
l am he who kisses his comrade lightly on the lips at parting,
And l am one who is kissed in return,
I introduce that new American salute
Behold love choked, correct, polite, always suspicious
Behold the received models of the parlors -
What are they to me?
What to these young men that travel with me?
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Je me suis rappelé aussi les belles paroles de « Somewhere (A Place for Us) » - le ballet « fantaisie » de ces quatre créateurs, tous gais, qui ont eux-mêmes rêvé à trouver un endroit qui leur accueillerait finalement. L'état de New-York, ce n'est pas encore cet endroit.
Le sénat de l'état de New-York vient de rejeter, par 24 voix à 38, la proposition de loi déjà approuvée par la Chambre des représentants pour le mariage dit « gai », c'est-à-dire de deux adultes du même sexe. C'est une déception, bien sûr, mais maintenant on connaît nos ennemis (et leurs adresses).
Où faut-il élever l'échafaud quand on cherche à vraiment impressionner, une fois pour toutes, les gangsters de la haute finance, de l'immobilier, et des médias à New-York ? Au milieu du rond-point Christophe Colomb, peut-être, afin de rappeler aux résidents du nouvel immeuble faux-ancien qui se trouve au 15, Central Park West, qu'on n'a toujours pas, du moins en principe, d'aristocratie juridique ici, en dépit de la déférence qu'on donne, à tort, à ceux qui ont fait beaucoup d'argent, dans des circonstances souvent plutôt illicites ou difficilement justifiables.
Chaque fois que j'entends la phrase « blood and treasure », je n'écoute plus. On l'entendra sans doute ce soir, ce qui me permet de ne pas suivre le discours sur l'Afghanistan que le président Obama donnera ce soir à l'académie militaire de West Point.
L'éditorialiste Tom Friedman m'écœure - mais je ne suis pas le seul à avoir cette réaction violente, ce dont on se rend vite compte en lisant la plupart des 687 commentaires en réponse à cet article débile. Le toujours-perspicace Glenn Greenwald dit tout ce qu'il faut sur cet hypocrite chéri du Times.
Giorgio : Y a-t-il un amateur parmi vous pour le puzzle Ravensburger lire la suite
Jérôme : Sur la plage abandonnée Coquillage et crustacés Qui l'eût cru lire la suite
Giorgio : Je crains que la France de Chaminadour ne soit plus lire la suite
Dr. CaSo : J'ai été très choquée par certains commentaires entendus avant-hier à lire la suite
Nicolas : Sur le sujet, Jon Stewart est absolument parfait: http://www.thedailyshow.com/watch/thu-august-19-2010/extremist-makeover---homeland-edition lire la suite
Édouard : Merci, zvezdo, je vais commander le livre. Jérôme, on les lire la suite
Jérôme : J'espère ne pas être trop en avance pour souhaiter son lire la suite
zvezdo : ah oui, je confirme: Ramon, c'est vraiment très bien.... lire la suite
Édouard : RPH, je voulais parler de l'Ascension de Jésus après son lire la suite
La Bordelaise : Edouard, J'ai des mots fléchés bilingues français/anglais à vous proposer... lire la suite
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