
L'éditorialiste Tom Friedman m'écœure - mais je ne suis pas le seul à avoir cette réaction violente, ce dont on se rend vite compte en lisant la plupart des 687 commentaires en réponse à cet article débile. Le toujours-perspicace Glenn Greenwald dit tout ce qu'il faut sur cet hypocrite chéri du Times.


Aujourd'hui, comme tout le monde doit déjà le savoir, c'est la journée mondiale de lutte contre le sida. Ici on va éteindre l'éclairage du Bâtiment de l'État-Empire pour cinq minutes ce soir, de 18h15 à 18h20. On éteindra aussi d'autres immeubles et sites à New-York et partout dans le monde. C'est assez peu, je sais, mais cela nous fait réfléchir à l'impermanence de toute vie, de toute personne, de toute chose, en fait. Comme l'a dit Héraclite, tout bouge, rien ne reste le même. Dans ce même fil de réflexion, on a accompagné dimanche dernier le père du copain aux urgences de l'hôpital Mt-Sinaï, où il s'est fait hospitalisé en attendant sa chirurgie à cœur ouvert pour réparer une valve cardiaque qui ne marche plus prévue pour ce jeudi matin. On a dû attendre plusieurs heures avant d'être conduit à l'étage cardiaque. Entre-temps, le père du copain, habillé comme s'il allait à la chasse à courre au lieu de l'hôpital, traitait l'adorable jeune infirmier Mark, d'origine philippine et vêtu tout en blouse et pantalon noirs, de Viêt Cong. Mark a dit avec un sourire par trop indulgent qu'il avait bien raison, le père du copain, et qu'il ne lui manquait que le chapeau conique en feuilles de palmier tressées. Les autres enfants arrivent vers la fin de la semaine. Et les parents révisent leurs testaments (le copain serait l'exécuteur pour chacun).


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