Pour une fois je me trouve entièrement d'accord avec la rédaction du Times où ils décrivent leur réaction violente à la décision rendue par la Cour suprême jeudi matin sur la liberté d'expression et le droit des sociétés privées de participer aux campagnes électorales sans limites. Je cite un petit morceau de l'éditorial, mais l'éditorial en entier vaut le détour.

« History is, indeed, likely to look harshly not only on the decision but the court that delivered it. The Citizens United ruling is likely to be viewed as a shameful bookend to Bush v. Gore. With one 5-to-4 decision, the court's conservative majority stopped valid votes from being counted to ensure the election of a conservative president. Now a similar conservative majority has distorted the political system to ensure that Republican candidates will be at an enormous advantage in future elections. »
La politisation de cette Cour continue à un pas rapide et je me demande pour combien de temps une majorité mécontente continuera à simplement avaler ces jugements manifestement injustes.

Le bout de l'île de Manhattan vu en rentrant de Brooklyn à bord le taxi aquatique
Mais bon, dégoûté par la politique, j'ai obligé le copain, qui n'aime pas du shopping, à m'accompagner ce matin à l'Ikea Brooklyn. Pour y aller, il faut prendre le taxi aquatique, gratuit le week-end, qui va du quai de la rue du Mur jusqu'au quartier du Crochet rouge à Brooklyn, où se trouve le magasin Ikea. On y a trouvé plein de choses qui marcheront pour nous, je crois - des photos suivront -, mais c'était super de rentrer en bateau à Manhattan par ce temps frisquet, mais splendide et serein.
Ce soir, c'est la beuverie dans le Village Est avec l'ami galeriste et une professeure de l'histoire de l'art, où l'on racontera plein de bêtises saoules sur des artistes qu'on connaît dont on envie le succès. Ah, « Sind halt aso, die junge Leut' » comme remarque bêtement (et à tort) le bourgeois anobli baron von Faninal à la Maréchale Princesse von Werdenberg à la fin de l'Acte III du Chevalier de la rose. Auquel elle soupire, en pleine connaissance de cause qui lui a échappé entièrement, « Ja, ja ».

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