Archives février 2010

Rattrapage

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Déménager, je trouve que c'est un peu mourir à petits pas. Cela peut sembler tout à fait déplacé à certains, mais je comprends le copain quand il dit qu'il souhaiterait presque un incendie dans l'appartement pour en finir avec la tyrannie des choses qu'on possède, et qui, à leur tour, nous possèdent aussi. Je me sers en fait d'un critère assez extrême pour déterminer s'il faut garder un objet ou pas -- je m'imagine à Berlin le jour avant l'arrivée des Russes en 1945 et je me demande, dans ce cas-là, qu'est-ce que je voudrais absolument emporter avec moi ? (Bon, je triche évidemment, mais ça m'aide à me débarrasser de pas mal de choses.) Mais il reste des questions - faut-il garder du papier à lettres gravé portant une vieille adresse, à savoir celle de Pierreville ou de la rue de la Banque ? Qu'est-ce que je dois faire avec le paquet de cartes de visite en bristol écru gravées à Madrid qu'une amie espagnole m'a offertes il y a des années - elle est depuis disparue de ma vie, mais ces cartes évoquent, quand je les vois et quand je les touche et même quand je les sens, car tout papier a ses propres arômes, ce souvenir doux-amer de l'époque où nous étions de grands amis ? Non, il faut être comme l'Allemand juif d'Hambourg en 1938 à la porte duquel on frappe en disant « Votre taxi est en bas » - on a déjà attendu trop longtemps, on a payé le visa pour le Mexique (ou le Chili ou la Chine), les autorités ne vous permettent d'emporter une seule valise, il faut donc se résigner à la perte de ses livres, des ses encyclopédies pesantes, de ses belles assiettes en porcelaine de Limoges qui ne serviront plus à garnir votre table ni à donner du plaisir à vos invités - c'est assez, il faut partir, vite, pour commencer la vie nouvelle, celle qu'on ne connaît pas.

Tempête de neige (encore)

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Ce matin dans la 4e rue ouest

Semaine chargée, photos et comptes-rendus à venir.

Le bordel

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Hélas, seulement une partie de mes livres

C'est le grand bordel ici - ma sœur et mon beau-frère sont venus de Philadelphie - il fait très beau aujourd'hui et il ne leur a fallu que deux heures pour faire le trajet en camionnette louée. On a d'abord chargé le véhicule - les deux bibliothèques, la table de salle à manger et ses deux rallonges, le futon (le matelas et le support en bois, difficile à plier), le fauteuil style Louis XVI, un classeur, et trois lampadaires, dont deux classiques en laiton et un d'une laideur vraiment pénible en chrome). On est ensuite allé bruncher à La Taverne de la rue Jeanne (alias Tavern on Jane) où il y avait à côté de nous une tablée de femmes très bruyantes, aux cheveux très courts, qui criaient comme des camionneurs. Ben, c'est le quartier. Notre brunch terminé, la sœur et le beau-frère sont repartis pour Philadelphie et j'ai recommencé le cartonnage des livres - c'est nettement plus facile à faire sans l'encombrement de meubles maintenant disparus. Mais il nous reste des heures de préparation avant de pouvoir quitter l'appartement pour la repeinture. Non, on n'est pas vite.

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Poste de télévision, fauteuil cassé (qu'on va mettre sur le trottoir, je crois), l'appareil Tivo, le lecteur DVD, des jeux - tout cela s'améliora, j'espère, dans le proche avenir.

Arrête ! Ça brûle !

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La preuve, si vraiment il en fallait une, que les bébés sont au fond des êtres sataniques, beaucoup plus sournois que les chats et les licornes.

Gare aux gros !

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Si l'obésité vous dégoûte (comme c'est le cas des parents du copain, qui ont dû fuir la Caroline du sud tout à coup parce que la vue de trop de gens obèses dans les rues de Charleston les rendait, d'après ce qu'ils nous ont raconté, « physiquement malade »), voici une carte des États-Unis où vous pourrez voir les coins à éviter. On y trouvera d'autres cartes très intéressantes aussi. (Merci à Joe.My.God et ce site, Daily Yonder.)
Cela m'intéresse toujours de voir l'importance relative qu'on donne, dans les médias de divers pays, aux nouvelles spécifiques - le cas récent de l'assassinat à Dubaï d'un représentant de Hamas dans sa chambre d'hôtel par des meurtrier aux passeports européens volés ou « ré-imagés » présente un exemple instructif.

Sur la une de la BBC, ça fait les gros titres. Ça se trouve en deuxième place sur la une chez le Guardian. Sur la une du New York Times, par contre, on n'y trouve mot. C'est pareil pour le Washington Post. Le Los Angeles Times en parle « sous le pli », c'est-à-dire en bas de page. Sur le site des infos de la radio publique américaine, rien. Pas un mot chez CNN non plus.

Passons en Europe. En Espagne, on en parle sur la une de El País. À Milan, silenzio, au moins dans le Corriere della Sera. À Rome, pourtant, il Messaggero en a pris note. A Francfort, le Frankfurter Allgemeine lui donne seconde place. À Berlin, on s'en préoccupe peu, au moins à la une de Bild.

On aurait cru qu'au Moyen-Orient cela aurait été un sujet d'un vif intérêt, vu le quartier, mais à Beyrouth, L'Orient-Le Jour n'en parle pas. Al-Jazeera place ces nouvelles en haut de la page d'accueil. Tout comme le journal israélien Haaretz.

En France, dans Le Monde on aborde le sujet par un article intitulé un peu curieusement La stratégie de l'émirat. (On pourrait se demander en quoi le meurtre d'un visiteur étranger par d'autres étrangers constituerait une stratégie pour aucun pays normal.) Le Figaro reste discrètement muet, tout comme Var-Matin, qui est pourtant un de mes journaux favoris. Par contre, Ouest-France (hello, Rennes !) met cette info en deuxième place après le hambourgeois halal. Ils sont très informés, mes amis bretons !

Des romantiques

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L'entrée de la Salle Carnegie dans la 57e rue ouest

Hier soir on est allé écouter l'Orchestre royal du Concertgebouw d'Amsterdam à la Salle Carnegie. Au programme il y avait le concerto pour violon en ré mineur op. 47 de Jean Sibelius, composé entre 1903 et 1904 et révisé en 1905, et la symphonie No. 2 de Serge Rachmaninoff. L'orchestre était sous le bâton du très capable chef Mariss Jansons (encore des chefs d'orchestre lettons à New-York, on a déjà vu Andris Nelsons à l'Opéra). La soliste néerlandaise Janine Jansen avait été invitée à jouer le Concerto - jeune et belle, habillée dans une robe longue noire, chic sans être trop voyante, qui a relevé son élégance, elle a joué comme une déesse, en dépit du fait que je n'ai pas trop aimé la musique. On l'a tant applaudie qu'elle s'est sentie obligée de nous jouer un bis, un duo avec le premier violon.

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La scène avant l'entrée des musiciens

Après l'entracte, on a eu la Deuxième Symphone - les cordes étaient somptueuses, surtout dans le deuxième mouvement, l'allegro molto - le troisième mouvement souffre, à mon avis, de l'appropriation du motif par des chanteurs pop, la familiarité le rend fatalement sirupeux, mièvre - mais la salle a éclaté en applaudissements pour les artistes à la fin de la symphonie - j'espère que les Hollandais auront apprécié l'accueil vraiment chaleureux qu'on leur a donné.

Moi j'ai réservé nos places pour une conférence que mon carnetier idole Glenn Greenwald va donner à la Fac de droit de l'Université de New-York la semaine prochaine. Il va parler des libertés civiles et j'ai très envie de le voir en personne.

Le copain est resté chez nous ce matin à cause d'un petit mal à l'estomac. Il n'a pourtant mangé que du poulet « à la grecque » hier soir - donc c'est moi le tyran du bureau.

A Single Man

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Colin Firth passe un moment difficile dans le film A Single Man

On est allé voir A Single Man ce soir avec une amie qui cherche à voir tous les films sélectionnés par l'Académie des arts et des sciences du cinéma pour les Oscars. Le film passe depuis quelques mois déjà donc il n'y avait pas trop de monde à notre séance, en dépit de la fête. Mais la salle n'était pas du tout vide non plus.

C'est beau - cela se voit tout de suite qu'il s'agit de l'œuvre d'un artiste visuel. Colin Firth, l'acteur principal, est excellent - notre amie l'a trouvé un peu renfermé, mais à mon avis il portait à la fois deux fardeaux importants - d'abord le fait de devoir se porter en homme fort et dur, et ensuite celui d'avoir à cacher son homosexualité. Il y a en plus un troisième fardeau lié aux deux premiers - celui de porter un deuil en lui qu'il n'a pas le droit de porter publiquement.

J'ai beaucoup apprécié le changement de ton - délavé, presque décoloré quand le professeur regarde le monde autour de lui, tandis que tout est vif, relevé, saturé quand il se souvient du passé. Les décors sont tellement travaillés et tellement plus fins que la plupart de ceux qu'on voit d'habitude que cela peut presque choquer - il est évident que M. Ford se préoccupe de détails visuels. Le film est aussi très triste. Il n'a plus de goût pour la vie après la mort de son compagnon avec lequel il a vécu seize ans dans un accident de voiture dans le Colorado - la famille lui a interdit de venir aux funérailles, ayant honte que leur fils, leur frère, leur oncle fût un homo. Pour les homos comme nous, c'est vraiment ouvrir le robinet à larmes, tellement on a craint, ou craint encore, de situations pareilles.

Ce n'est pas, pour moi, un film tout à fait achevé - cela n'a pas le brio anarchique et féerique d'un Almódovar, mais c'est un début impressionnant et cela n'a rien à voir avec la plupart des films qu'on sort d'habitude à Hollywood et pour cela, je dis merci. Julianne Moore, qui habite tout près de chez nous ici au Village, fait le meilleur travail, à mon avis, de sa carrière, dans un petit rôle dans lequel elle brille. Cela ne me déplaîrait pas si M. Firth gagnait l'Oscar pour son interprétation du professeur tourmenté, bien que j'ai beaucoup aimé Jeremy Renner dans The Hurt Locker. (Mais Mo'Nique doit gagner sans aucun doute le prix Best Supporting Actress pour Precious.)

Fais gaffe !

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Un arbre renversé dans la rue Bleecker

Des chasse-neige ont fait des dégâts dans la rue Bleecker, photographiés ce matin par le copain qui est allé déjeuner dans le restaurant - c'est vraiment une gargote - Manatus. Moi, je préfère prendre mon café dans l'intimité de chez moi, où j'ai pourtant peu d'envie de faire des œufs brouillés et du pain grillé en début de matinée.

Un petit début

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Bon, c'est commencé, l'emballage des livres (j'en ai trouvé des tas que je n'ai toujours pas lus) et des assiettes, des verres, des vases en verre. Le décorateur arrive demain pour vérifier. L'ami marchand de meubles veut m'acheter le canapé style Regency et deux appliques danoises en laiton que je n'aime plus. Son ami m'a demandé si je voulais vendre la tête en plâtre de Paris d'un jeune homme début XXe siècle que j'avais acheté chez un antiquaire au Connecticut, mais je pense que la tête ira très bien avec la déco à venir.

J'ai rappelé encore une fois à ma sœur qu'elle doit bientôt venir avec son mari prendre les meubles que je leur donne - un futon pour son fils, qui habite un studio en centre-ville à Philadelphie en terminant ses études à l'Université de Pennsylvanie, une table de salle à manger, deux bibliothèques, un lampadaire hideux acheté par le copain, un classeur noir - ça nous aidera à préparer pour le déménagement temporaire. Quand on aura sorti les meubles de l'appartement, il va falloir trouver un logis temporaire - je compte sur Craigslist pour m'en trouver un dans le quartier qui sera plus ou moins convenable pour au moins une semaine. Pendant cette semaine, on va, espérons-le, peindre les murs et ensuite on viendra poser la maquette et puis on remettra les quelques meubles qui nous restent.

Demain, comme vous le savez, c'est la fête de la Saint-Valentin - dans le désordre actuel du ménage, on n'a rien de prévu, le copain et moi. On ira peut-être au cinéma le soir. En principe, lundi prochain, c'est la fête des Présidents (c'était au début la fête d'anniversaire du président Washington, mais c'est toujours le troisième lundi du mois de février) - on ira au bureau, les clients aiment qu'on remette en marche les serveurs difficiles pendant les jours de vacances.

En attendant le métro

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Sur le quai de métro de la ligne IND dans la station de la 34e rue

Cet après-midi je suis chez moi, à l'appartement, où on vient de me faire une livraison de boîtes en carton de tailles diverses dans lesquelles on va commencer à emballer les quelque huit cents livres, la vaisselle, les verres, la batterie de cuisine, en préparation pour notre départ temporaire de cette piaule, qu'on va ensuite nettoyer, peindre et remettre en état. Je suis déjà content que j'aie décidé à me confier à des déménageurs que je connais (un peu) - ils ne sont pas les moins chers, mais ils étaient souriants et sympas, ce qui compte pour beaucoup dans ce genre de relations professionnelles. Et je sais que, trop souvent, quand j'essaie d'être parcimonieux, ça me coûte plus à la fin.

Agréable dîner avec des amis hier soir - mélange d'artistes, d'écrivains, de designers, de coiffeurs, et puis il y avait moi, qui ne fais plus rien à part boire un peu trop (ce que je fais à merveille, c'est sûr) et flatter un peu grossièrement des gens qu'on ne connaît vraiment pas. Un ami argentin d'origine italienne a préparé le repas - des pâtes en entrée, du veau avec des légumes en plat principal, une belle salade verte, et des tartes au citron et au chocolat pour le dessert. Le tout arrosé de beaucoup de beaujolais. Il y avait des Anglais, des Argentins, une Hollandaise, un Français, des Américains, et un adorable bouledogue français âgé de 13 ans et demi.

Ce soir, on dîne avec des amis devenus clients du copain - ils font faire des meubles en Chine et les vendent aux USA. Ils viennent de terminer la décoration de leur nouvel appartement à Chang-haï (c'est comme ça, je crois, que Malraux a écrit le nom de la ville chinoise), vers où l'un ou l'autre du couple voyage au moins une fois par mois (mais tout en Chine est fermé à présent à cause des fêtes de Nouvel An chinois, donc ils ne bougent pas en ce moment.)

Repose en paix

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Alexander McQueen.preview_0.jpg Je ne sais pas trop bien pourquoi, mais cela m'attriste beaucoup d'apprendre la nouvelle du suicide du couturier britannique Alexander McQueen à Londres. Il n'avait que 40 ans.

On a un peu dramatisé, non ?

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Devant chez nous, dans la rue Perry

Bon, d'accord, il a un peu neigé ce matin, mais on ne se trouve pas tout de même à Montréal, tabernacle, où ça neige dur !

Début de tempête de neige

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Le copain, qui adore son iPhone, a filmé, en cours de route vers le gymnase ce matin, le début de la tempête de neige tant attendue - ce n'est pas, il est vrai, le plus palpitant de clips, mais bon, c'est souvent ça, la vérité, n'est-ce pas ?
He bien, on dirait que c'est l'Apocalypse qui va arriver chez nous à partir de minuit (plus ou moins, à l'Être suprême de décider la minute précise) - on a déjà, par prévention, fermé les écoles et les lycées à New-York. Le copain sort la poubelle « puisqu'il ne faut pas avoir des ordures chez soi pendant la tempête. » Ah bon ? Je ne savais pas, mais cela va sûrement faire chier nos souris qui comptent sur notre paresse et notre malpropreté domestique habituelle. Les météorologistes à la télé en sont ravis, bien sûr - ils sautent, ils crient, ils menacent. Tout le monde s'amuse en attendant le jour chômé qu'on espère avec ferveur.
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Entrée au théâtre de l'église St-Luc dans la 46e rue ouest

N'ayant aucun intérêt véritable dans le spectacle du SuperBowl ce dimanche dernier (pour le résultat final, pourtant, on espérait, comme la plupart de mes concitoyens, la victoire de l'équipe des Saints de La Nouvelle-Orléans, d'abord pour marquer métaphoriquement la fin de l'époque triste de Katrina dans cette ville extraordinaire et ensuite pour soutenir les vedettes de l'équipe comme le secondeur Scott Fujita (au nom japonais parce qu'il était adopté par un père d'origine japonaise et qui fait l'objet d'un article dans Jezebel (site dérivé du site Gawker et qui vise les femmes) intitulé Reasons to Adore Saints Linebacker Scott Fujita et le quart-arrière Drew Brees qui s'est dévoué à la reconstruction de La Nouvelle-Orléans dévastée par Katrina), on avait accepté l'invitation d'une amie d'aller voir à 17 heures une nouvelle pièce de théâtre qui s'appelle Black Angels over Tuskegee. Il s'agit d'une pièce sur le trajet physique, moral et psychologique de six hommes noirs qui cherchent à devenir les premiers aviateurs « nègres » dans les forces aériennes de l'armée américaine pendant la Deuxième Guerre mondiale. Un peu trop long peut-être (on devrait couper une bonne demi-heure de la durée), c'est tout de même énormément fort - les spectateurs reniflaient (moi, aussi) en regardant la mort longue, presque opératique, d'un des aviateurs, suite à une bataille aérienne. Les acteurs sont excellents (j'en ai reconnu deux de diverses séries télévisées).

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Nouvelle tour dans la 8e avenue, mais toujours sans habitants
Non, on n'est pas mort -- ben, pas tout à fait. Je n'arrive plus à publier mes billets parce que le copain, méchant patron qu'il est, m'oblige à me présenter dans son bureau bien avant midi (le salaud, n'est-ce pas ?), ce qui n'arrange pas, vous le comprendrez, aucunement mon emploi du temps, ce qui complique, à son tour, mes soi-disant « heures libres », c'est-à-dire les moments où je lutte à pondre des billets moyennement lisibles avec le moins de fautes de français possible. Il y a aussi la question d'ordinateur. Chez moi, je me sers de mon fidèle Mac PowerBook, où j'ai tout à une distance de seulement quelques clics. Mais c'est un peu lourd de l'emmener avec moi tous les jours de l'appart' au bureau et vice versa. Donc, il reste sur la table de la salle à manger.

Au bureau, par contre, je me trouve assis devant un grand écran plat, très joli en l'occurrence, avec un clavier et une souris (que je n'aime pas mais à quoi je m'habitue), mais sans, malheureusement, mon logiciel Antidote, qui contrôle ce que j'écris dans la belle langue de Molière (et pour moi, personnellement, la langue de Racine, de Proust, de Genet, de Colette et de Houellebecq) et me montre (la plupart de) mes fautes de grammaire ou de genre ou de n'importe quoi, avec son tout petit penchant pour les expressions et formules québécoises. Mais, tout comme Word for Mac, c'est un logiciel fabuleux et qui me manque au bureau. C'est pareil pour les photos prises par mon mobile - je les télécharge de l'iPhone sur le PowerBook, où j'ai le gros bordel de Creative Suite, dont PhotoShop, que je sais manier d'une façon très, très limitée. Ici au bureau, il n'y a rien. Et puis, s'il y en a (on a un designer web ici), c'est seulement pour PC - et là, je n'ai vraiment pas la patience pour apprendre Fenêtres !  (QuickBooks 2007 for Windows me rend déjà assez dingue.)

Donc, voilà pourquoi j'ai du mal en ce moment à publier plus de billets - et c'est vrai, l'élaboration des plans pour le projet de réfection de l'appartement me prend du temps - j'ai eu rendez-vous mardi avec un ami peintre qui a accepté de faire toutes les pièces à l'exception de la cuisine et de la salle de bain, qu'on laisse aux peintres du propriétaire. J'ai aussi parlé avec une amie qui travaille chez une entreprise familiale de déménageurs et d'entreposage de luxe à Manhattan - elle m'a promis tout gentiment des frais raisonnables pour le déménagement et l'entreposage des quelques meubles qu'on va garder - ma sœur de Philadelphie est vorace (elle dit qu'elle pense aux enfants), elle veut prendre nos bibliothèques, notre table de salle à manger avec rallonges, notre futon, un classeur noir, un fauteuil style Louis XVI et tout et tout, ce qui nous aidera à minimiser nos frais d'entreposage, Dieu merci. Avec des amis et de la famille, on va y arriver ! Reste à savoir que faire avec le canapé (vente aux enchères, recouvrir ?) On compte quitter l'appartement pour au moins une semaine, peut-être deux, dans lesquelles on repeindra et juste après, on posera la moquette, et puis on pourra retourner. C'est ça, l'idée - pourvu que cela se réalise !

Donc, je vous présente, encore une fois, mes plus vives excuses pour mon laisser-aller carnetier - c'est honteux, je sais, mais je vous demande de vous plaindre auprès du tyran qui semble penser que je lui dois du travail au travail - mais, vraiment, il se prend pour qui, ce bougre !

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