Des romantiques

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L'entrée de la Salle Carnegie dans la 57e rue ouest

Hier soir on est allé écouter l'Orchestre royal du Concertgebouw d'Amsterdam à la Salle Carnegie. Au programme il y avait le concerto pour violon en ré mineur op. 47 de Jean Sibelius, composé entre 1903 et 1904 et révisé en 1905, et la symphonie No. 2 de Serge Rachmaninoff. L'orchestre était sous le bâton du très capable chef Mariss Jansons (encore des chefs d'orchestre lettons à New-York, on a déjà vu Andris Nelsons à l'Opéra). La soliste néerlandaise Janine Jansen avait été invitée à jouer le Concerto - jeune et belle, habillée dans une robe longue noire, chic sans être trop voyante, qui a relevé son élégance, elle a joué comme une déesse, en dépit du fait que je n'ai pas trop aimé la musique. On l'a tant applaudie qu'elle s'est sentie obligée de nous jouer un bis, un duo avec le premier violon.

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La scène avant l'entrée des musiciens

Après l'entracte, on a eu la Deuxième Symphone - les cordes étaient somptueuses, surtout dans le deuxième mouvement, l'allegro molto - le troisième mouvement souffre, à mon avis, de l'appropriation du motif par des chanteurs pop, la familiarité le rend fatalement sirupeux, mièvre - mais la salle a éclaté en applaudissements pour les artistes à la fin de la symphonie - j'espère que les Hollandais auront apprécié l'accueil vraiment chaleureux qu'on leur a donné.

Moi j'ai réservé nos places pour une conférence que mon carnetier idole Glenn Greenwald va donner à la Fac de droit de l'Université de New-York la semaine prochaine. Il va parler des libertés civiles et j'ai très envie de le voir en personne.

Le copain est resté chez nous ce matin à cause d'un petit mal à l'estomac. Il n'a pourtant mangé que du poulet « à la grecque » hier soir - donc c'est moi le tyran du bureau.

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