Cet après-midi je
suis chez moi, à l'appartement, où on vient de me faire une livraison de boîtes
en carton de tailles diverses dans lesquelles on va commencer à emballer les
quelque huit cents livres, la vaisselle, les verres, la batterie de cuisine, en
préparation pour notre départ temporaire de cette piaule, qu'on va ensuite
nettoyer, peindre et remettre en état. Je suis déjà content que j'aie décidé à
me confier à des déménageurs que je connais (un peu) - ils ne sont pas les
moins chers, mais ils étaient souriants et sympas, ce qui compte pour beaucoup
dans ce genre de relations professionnelles. Et je sais que, trop souvent,
quand j'essaie d'être parcimonieux, ça me coûte plus à la fin.
Agréable dîner
avec des amis hier soir - mélange d'artistes, d'écrivains, de designers, de
coiffeurs, et puis il y avait moi, qui ne fais plus rien à part boire un peu
trop (ce que je fais à merveille, c'est sûr) et flatter un peu grossièrement
des gens qu'on ne connaît vraiment pas. Un ami argentin d'origine italienne a
préparé le repas - des pâtes en entrée, du veau avec des légumes en plat
principal, une belle salade verte, et des tartes au citron et au chocolat pour
le dessert. Le tout arrosé de beaucoup de beaujolais. Il y avait des Anglais,
des Argentins, une Hollandaise, un Français, des Américains, et un adorable
bouledogue français âgé de 13 ans et demi.
Ce soir, on dîne
avec des amis devenus clients du copain - ils font faire des meubles en Chine
et les vendent aux USA. Ils viennent de terminer la décoration de leur nouvel
appartement à Chang-haï (c'est comme ça, je crois, que Malraux a écrit le nom de la ville chinoise), vers où l'un ou l'autre du couple voyage au moins une
fois par mois (mais tout en Chine est fermé à présent à cause des fêtes de
Nouvel An chinois, donc ils ne bougent pas en ce moment.)
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