Faute de temps

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Lapin de pâques un peu démoniaque, dans la place Waverly

Semaine trop chargée pour pouvoir facilement remettre à jour ce pauvre carnet - des soirées trop longues, des matins trop courts, des exigences trop insistantes. Voilà pour les excuses obligatoires.
Samedi le weekend avant-dernier il a plu ! Mais des centimètres de pluie, et sans arrêt. Et il y avait du vent à mettre fin aux parapluies les plus solides. On est allé avec l'ami anglais à Soho, où j'ai commandé les deux petites lampes de table qu'on allait m'envoyer au bureau, et ensuite, pour fuir le mauvais temps, on a déjeuné dans l'hôtel Bowery, au restaurant Gemma. Samedi soir, c'était le théâtre - on est allé voir The Temperamentals aux Scènes du Nouveau-Monde dans la 50e rue ouest.

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Dans le hall des Scènes du Nouveau Monde dans la 50e rue ouest

Pièce historique un peu sèche, surtout dans le premier acte. L'acteur Michael Urie, qui joue l'assistant gai devenu éditeur dans Ugly Betty, joue le rôle du couturier Rudi Gernreich, connu ici surtout pour son maillot de bain choquant, le « monokini ».

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Le célèbre monokini du créateur Rudi Gernreich des années 60

On est ensuite allé dîner au restaurant X x 44.

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Notre conférence a eu lieu derrière la belle salle Alice Tully

Dimanche après-midi on est allé, le copain et moi, rejoindre notre moniteur devenu depuis peu « opéra queen » fana pour assister à une conférence organisée par la Guilde de l'Opéra métropolitain (l'association des amis de cet opéra) sur l'histoire de l'opéra en tant que forme artistique - une grosse jeune femme nous a détaillé le développement de l'opéra de ses débuts avec Dafne jusqu'à Mozart.

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En attendant la conférencière

(Le dimanche dernier on est allé de 1800 jusqu'au présent.) Après la conférence on est allé chez l'ami bengali à Brooklyn, dans le quartier de la Colline de Boerum, où, après un apéritif chez eux, on est allé dîner dans la succursale brooklynienne du restaurant italien célèbre Pò.

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Un coin de rue dans la Colline de Boerum

On est rentré par train à Manhattan où le copain nous a obligés à prendre un dernier verre au Duplex et c'est là qu'on a vraiment parlé de tout et de rien.

Mardi, la veille du départ de l'ami anglais qui allait rejoindre son partenaire sur la côte ouest avant de rentrer tous les deux à Londres, il est venu au bureau, d'où on a profité du temps doux qu'il fît pour descendre la 5e avenue jusqu'au bar du 230 de la 5e avenue, qui se trouve tout en haut d'un assez grand immeuble - c'est en effet très touristique, mais la vue est belle et quand il fait beau, il est agréable de se trouver dehors dans l'air frais.

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Vue de la terrasse du bar 230 Fifth Avenue

Le copain, qui travaillait dans un bureau à proximité, nous a rejoints et on est allé au restaurant où l'on avait réservé une table - Almond, dans la 22e rue est. Là, on découvre, par la très jolie bouche de notre serveur tout jeune, tout beau et tout fana de comédie musicale (il était bien sûr acteur) nous a confirmé la nouvelle que la direction du restaurant allait prendre en charge celle d'un restaurant aux Pins cet été. Après trois bouteilles de Château Notton (l'ami anglais ayant insisté), j'ai donné ma carte de visite à notre serveur en lui disant de nous contacter au cas où il se trouverait aux Pins. Oui, je sais, je ne suis qu'un vieux cochon débauché, futur partouzard et vicelard en esprit sinon en chair.

Étant donné l'esprit de licence auquel on avait succombé à la suite de notre rencontre avec la future vedette, le copain nous a forcé, encore une fois, à nous présenter chez Splash dans la 17e rue, où il y avait une soirée karaoké assez drôle.

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Le karaoké chez Splash

On y est resté pendant trois ou quatre chansons - le copain nous entraînant ensuite au bar G, où il y avait des gogo-boys adorables qui dansaient sur le bar - j'ai reconnu le couple de deux gérants du bar qui avaient été aux Pins l'été dernier, mais à part eux, personne. On s'est dit au revoir dans la 8e avenue, où l'on a mis l'ami anglais dans un taxi pour rentrer à son hôtel - il prenait l'avion pour San-Francisco le lendemain matin, donc il fallait essayer d'être sage. Le copain et moi, nous sommes rentrés chez nous à pied et juste devant l'entrée au bar lesbien (ou « fusion » ?)  The Cubbyhole (le cagibi) dans la 12e rue, le copain me signale qu'il veut entrer. C'est déjà bourré de monde - des jeunes femmes et des jeunes hommes à l'air plus ou moins vampire, c'est-à-dire, sexy, pâles, pas rasés, minces, grands - mais pas gay. On commande deux verres de rouge, la foule se marre, on fait la fête (pour accueillir ce temps de printemps), c'est vraiment bon enfant. Je me sens, il est vrai, un peu coupable d'avoir envahi cet espace en principe féminin, mais il y a tant de jeunes hommes hétéros et homos que de toute apparence on s'en fout.

Il nous a fallu au moins deux jours pour nous remettre de cette vie menée à fond la caisse (surtout pour nous, vieux casaniers par excellence). Avec le printemps, le beau temps, enfin ! Pendant trois jours, il fait chaud. Tout le monde parlait du projet de loi sur les soins de santé, qu'on va voter en principe le dimanche après-midi.

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Dans les rayons moquette du magasin Home Depot dans la 23e rue ouest

Samedi, le copain et moi, nous nous rendons, comme tous les bons homos du quartier, à l'Home Depot pour organiser le mesurage de l'appartement afin de pouvoir commander la moquette - c'est pareil pour les stores, qu'on pense commander un de ces jours chez Janovic Plaza (ma vendeuse préférée ne travaillant pas le vendredi ou le samedi).

Samedi soir on a dîné avec l'ami galeriste dans un soi-disant restaurant italien qui ne l'était pas trop, en fait - DeSantos appartiendrait à des Cubains qui auraient des restaurants « italianisants » à Puerto Vallarta et ailleurs au Mexique. Notre serveur, qui s'appelait Alexis (« mais le s ne se prononce pas » - ah ?), était Français. L'ami galeriste n'a pas aimé sa salade d'entrée - pas du tout italienne, selon lui - mais les pâtes qu'il a eues il a aimées.

Dimanche on a assisté à la seconde et dernière conférence sur l'histoire de l'opéra - il aurait fallu bien plus qu'une heure quinze minutes pour faire un tour même un peu sommaire de cette période et je n'étais pas toujours d'accord avec la conférencière sur de nombreux points.

La pluie est revenue lundi matin - malgré tout mon cardio, je n'arrive pas à perdre du poids, c'est très frustrant.

On a voté hier soir le projet de loi sur les assurances santé - le copain et moi, nous l'avons regardé à la télévision jusqu'à 21 heures. Ce n'est pas parfait - loin de là - mais c'est un début pour une politique soins santé plus raisonnable.

Ses parents continuent à affliger le copain, qui se croit responsable de les sortir de toutes sortes d'embarras - le dernier était la disparition du téléphone dans l'appartement, le père du copain ayant, sans aucune compréhension de quoi il s'agissait en réalité, « accepté » un nouveau plan lancé par la société téléphonique Vonage, qui a vite saisi le numéro de téléphone et qui n'a pas voulu le lâcher même quand les parents se sont rendu compte de la tricherie et ont demandé à Vonage (ou plus précisément à ses agents situés à Mumbai) de remettre le numéro à la société Verizon. Sans succès. Entre le copain pour les sauver. Mais c'est fatigant.

2 Commentaires

Je vous plains, d'être "obligé" par le copain de trainer dans des bars et de boire de l'alcool qui fait perdre toute efficacité aux exercices de cardio réguliers...!
Question personnelle: pourquoi de la moquette?

Je suis vraiment, vu d'ici, très content du vote sur le système de santé. J'espère que ce relatif succès permettra au gouvernement d'aller encore de l'avant.

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