Morceaux

| 1 Commentaire
operalesoir.jpg
Devant l'Opéra métropolitain

Hier soir on est allé voir Le Nez, opéra de Dmitri Chostakovitch, à l'Opéra métropolitain. Composé en 1928 dans un style dit « futuriste » quand l'auteur avait 22 ans, il fut monté pour la première fois à Léningrad en 1930. La mise en scène au Met a été réalisée par l'artiste sud-africain célèbre William Kentridge. Je n'ai pas trop aimé, pour les raisons suivantes. D'abord, le livret et l'histoire ne m'ont pas du tout saisi ; en général, à l'exception de certains exemples qu'on trouve chez Beckett ou chez Ionesco, les situations « absurdes » m'irritent. En ce qui concerne la musique, je l'ai trouvé ennuyeuse, plutôt monotone, quelquefois laide. Je n'aime pas trop le russe chanté (là, c'est peut-être un préjugé tout à fait personnel). (Pour ajouter à ma misère relative, il faisait horriblement chaud dans la salle et je transpirais comme un cochon - c'est le moment à New-York où les températures variables posent le plus de problèmes - est-ce qu'il va faire froid ou chaud ? Hier soir, il a fait plutôt frais dans la journée, tandis que le soir il a fait plus chaud. Ce n'est pas commode.)

L'art de M. Kentridge est très à la mode en ce moment - mais je me méfie toujours d'un art de « bande dessinée animée » qui plaît si facilement à un public habitué depuis longtemps à prendre pour de l'art les petites choses qu'il regarde flotter devant les yeux sur les écrans de télé ou de cinéma. Aucune menace, aucune vraie mise en question de quoi que ce soit. De l'art bobo par excellence sans l'excuse même d'une beauté désuète.

entreepicholine.jpg
La porte d'entrée discrète du restaurant Picholine dans la 64e rue ouest

Le dîner qui l'a précédé m'a par contre impressionné - une amie nous avait invités à dîner au restaurant Picholine dans la 64e rue ouest avant d'aller au spectacle. La salle m'a paru un peu trop « grand-mère » - murs peints en mauve pâle, chaises et banquettes en cuir ivoire, service un rien trop affecté (et souvent lardé d'expressions françaises) offert par des gens qu'on savait en vérité profondément étrangers à ce genre de comportement. Mais la cuisine était excellente et je comprends très bien pourquoi il a reçu deux étoiles du Guide Michelin 2010.

1 Commentaire

Je suis d'accord sur la musique mais j'ai adore la mise en scene. La facon dont il est fait usage de la verticalite de la scene est brillante. J;ai beaucoup aime l'introduction de la video dans cet opera.

Laisser un commentaire