Notre petite semaine

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La façade de l'Armurerie dans l'avenue du Parc

Mardi dernier, tandis que le copain accompagnait l'ami bengali à la comédie musicale Yank !, je suis devenu l'esclave de l'ami galeriste au gala de l'Association des marchands d'art américains, qui a eu lieu dans l'Armurerie de l'avenue du Parc. On se demandait surtout si les riches allaient dépenser - et, à notre surprise, ils ont acheté des tableaux ! Et même pour des prix assez élevés - 125.000 $ pour un tableau d'un jeune artiste assez peu connu.

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Couloir central de la foire, avant l'ouverture
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De l'art chez la galerie Pace Wildenstein

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L'artiste sud-africain William Kentridge chez Marian Goodman - il est aussi le metteur en scène pour l'opéra Le Nez de Dmitri Chostakovitch qu'on va voir en fin mars

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Des bouquets un peu partout

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Les gens arrivent

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Les tableaux posés dans les stands

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On attend patiemment dans le stand en face (marchand de photos)

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Vers 20 heures

On a dragué les jeunes serveurs du traiteur de luxe Taste, dont un qui, avec ses cheveux coupés tout ras, avait l'air d'être un Marine, et un autre à l'air d'un mannequin Versace - l'ami galeriste a même reçu une invitation pour prendre un verre d'un autre serveur à mine de boxeur - l'assistante du galeriste a flirté avec de jeunes financiers et cela a très bien marché (les hétéros sont bizarres, tant leurs portefeuilles sont susceptibles aux charmes de filles à de beaux yeux !). Une soirée longue, profitable, mais au fond ennuyeuse. Je ne le ferai plus jamais. 

Depuis quelques jours je souffre d'une inflammation du tendon du coude droit qui m'empêche de trop m'exercer ces jours-ci - mon moniteur James m'a recommandé une petite semaine de « repos » pour voir si ça s'améliore, mais je dois toutefois continuer mon cardio - il faut toujours perdre quelques kilos avant l'été. Donc la semaine prochaine, on y ira lentement afin de pouvoir pousser un peu la semaine suivante.

Jeudi soir on avait invité des amis chez nous - on s'est assis sur des chaises pliantes en métal avec des coussins de chez Ikea pour boire un verre avant d'aller dîner dans un ancien restaurant espagnol du coin - Sevilla - assez démodé, plutôt marrant, avec de vieux serveurs basques. On s'est saoulé avec deux pichets d'une bonne sangria « rouge » en mangeant nos plats pleins de paella à la valencienne.

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Dans la place de l'Union, hier après-midi, sous un ciel bleu magnifique

Hier, samedi, on est allé voir la belle-mère du copain dans l'hôpital. Elle avait eu une nouvelle opération sur son pied gauche, ou droit, je ne me rappelle plus - histoire de circulation sanguine bloquée ou je ne sais pas trop quoi exactement. Pour rentrer au village, on a pris le bus - il nous a fallu presque une heure pour passer de la 100e rue à la 8e rue dans la 5e avenue, mais on n'était pas pressé. On est descendu à la 8e rue et on est allé se promener dans le parc de la place Washington en passant par le Centre Skirball pour les arts du spectacle de l'Université de New-York, qui se trouve au sud du parc et où l'on jouait ces derniers jours un spectacle intitulé Finn par la troupe des Mabou Mines, fondée par, entre autres, le compositeur Philip Glass dans les années 70. Les billets n'étant pas trop chers et comme on n'avait rien de prévu pour la soirée, on a pris deux billets pour le spectacle.

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L'entrée du théâtre Skirball (très beau théâtre au sous-sol)

On y est donc retourné vers 19 heures 30 pour assister à la pièce, qui redécouvrait en quelque sorte une ancienne légende des premiers rois d'Irlande - Finn et son fils Ossian, qui est le narrateur. Finn, joué avec ferveur et torse nu par le beau (et mince) Robbie Collier Sublett. Le spectacle a duré 1 heure vingt minutes, sans entracte - pas très dramatique, c'est vrai, puisqu'on « narre » en quelque sorte l'histoire de ces anciens Irlandais mythologiques. Aujourd'hui on va mettre un secrétaire anglais un rien abîmé dont on ne veut plus sur le trottoir devant chez nous pour être ramassé par un type avec un camion qu'on a trouvé par l'incontournable Craigslist.

Saviez-vous qu'on n'écrit plus « gay » pour vouloir dire « homo » ? Non, non, non, les copains, les plus branchés à New-York et ailleurs l'écrivent « geigh » pour ne pas tomber dans le piège non politiquement correct du mot potentiellement offensif « gay » - « OMG that's so geigh ! » etc. On peut voir aussi le terme « geigh lourdes » - cela ne veut pas dire le sanctuaire français, mais c'est une « réinterprétation ironique » du mot « lord », donc la phrase veut dire « gaylords » ou « seigneurs gais », c'est-à-dire les « grands gais ».

2 Commentaires

Je suis toujours très crédule Edouard alors je me demande "geigh", vous le prononcez exactement comme "gay"?

Oui, c'est ça, exactement comme « gay » ! ;-)

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