Archives avril 2010

nouvelleplaquenewyorkaise.jpg
Quand le style Mad Men arrive à influencer la fonction publique

L'état de New-York émet depuis le 1er avril 2010 de « nouvelles » plaques d'immatriculation d'un style nettement rétro, qui rappellent celles qu'on avait à New-York jusqu'en 1986, quand on nous a présenté la plaque aux couleurs patriotiques (rouge, blanc et bleu, dans l'ordre habituel d'ici) qui fêtait le centenaire de la Statue de la Liberté.
enleverlancienne.jpg
Il faut d'abord enlever l'ancienne moquette

La pose de la nouvelle moquette dans l'appartement a donc eu lieu hier - et, à vrai dire, on n'a pas connu les problèmes que moi, pessimiste avéré, j'avais attendus pour des raisons aussi nombreuses qu'imprécises. Vers une heure et demie, deux jeunes hispaniques ont sonné à la porte - ils sont venus en deux camionnettes qu'ils ont ensuite eu du mal à garer dans le quartier. Ils ont apporté deux énormes rouleaux de moquette, ainsi que de la thibaude, qu'on a déposés dans le hall de l'immeuble. Pour commencer, ils ont coupé la moquette ancienne afin de pouvoir l'enlever facilement.

Célébrités diverses

| 6 Commentaires
latourGE.jpg
La belle tour GE, au milieu du centre Rockefeller

Hier soir on a eu une de ces soirées vraiment profondément new-yorkaises qui nous arrivent de temps en temps. Celle-ci a commencé par une promenade le long de la Cinquième Avenue par un temps frais, mais agréable à partir du bureau du copain.

dansla5eavenue.jpg
Dans la 5e avenue

Notre premier rendez-vous était prévu pour 18 h 30 - un cocktail de militants pour le mariage de personnes du même sexe (faut le faire, non ?) dans un appartement dans l'hôtel St-Regis qui appartient à un couple d'homos plutôt sympas (et de toute évidence très riches) qui habitent principalement à Tuxedo Park avec leurs quatre enfants adoptés. L'appartement new-yorkais n'est qu'un pied-à-terre pour eux, les chançards !
bibliothequedusalon.jpg
La bibliothèque dans la salle à manger

Bon, la peintre vient de terminer son travail ce matin, mais elle revient demain après-midi pour ramasser son échelle et sa paye, qu'elle a augmentée de 400 $ en m'expliquant qu'il lui aurait fallu plus d'heures de travail qu'elle n'avait prévues - en dépit du devis qu'elle m'avait donné au début et sur lequel je nous croyais convenus. Pour ne pas parler des frais de transport de l'échelle de chez elle, à Inwood, jusqu'à chez nous, au Village, soit presque de l'un bout de l'île de Manhattan à l'autre, et son retour demain (70 $). Mais bon, ça y est, c'est terminé. Demain, c'est l'attaque des poseurs de moquette - je suis sûr qu'ils vont gueuler quand ils voient les tableaux qu'on a posés contre les murs. « Vous n'avez pas payé pour déménager tout cela ! » ils vont crier et nous, nous allons leur dire « Mais ce n'est rien, mesdames les marquises (russes, en l'occurrence) » - et on va tout mettre dans la petite cuisine pendant la pose. Une fois la moquette installée, je vais pouvoir respirer calmement de nouveau, car ce sera presque terminé, ce réaménagement du territoire domestique - on vient monter les rideaux vendredi matin, mais cela ne devait pas prendre trop de temps (espérons-le) et après, on pourra nous rendre à l'Ikéa à Crochet Rouge samedi pour acheter tout ce qu'il nous faudra pour remeubler un peu nos pièces toutes blanches et propres. Les déménageurs sont prévus pour le mercredi prochain dans l'après-midi - le retour de mes chers livres, mais aussi des cartons de restes d'autres vies qu'on n'a pas pu jeter. Ouf ! Mais c'est bientôt l'embarquement pour Cythère - c'est-à-dire, on s'installe au bord de la mer, sur l'île du demi-frère d'Aphrodite, homo bien sûr et né, comme la déesse, des organes génitaux d'Ouranos, après un séjour d'une durée indéterminée dans la mer, où Chronos les y aurait jetés, le dingue.

bureauvide.jpg
Le soi-disant bureau, vide, blanc et propre

« Boy that timberwo[l]f was one shitty deal » - le texte damnant d'un mail envoyé par Tom Montag, ancien directeur de ventes de transactions boursières chez Goldman Sachs, à propos d'un marché au nom de Timberwolf, qu'on a révélé au Sénat ce matin.

Ailleurs, l'agence de notation Standard & Poors a aujourd'hui dégradé la dette grecque à « spéculative » (« junk » en anglais, qui est beaucoup moins joli) - et l'on craint que le Portugal ne soit le prochain pays à subir un abaissement pareil. Les bourses chutent, bien sûr.

Cela se poursuit

| Aucun Commentaire
dumondesurlequai.jpg
Du monde samedi après-midi sur le quai de la rue Christophe

Il fait un temps misérable depuis samedi soir - froid, pluvieux. On a invité des gens chez nous pour la première fois depuis des mois - ici c'est le chantier, mais cela ne nous a pas empêchés de boire une bouteille de Dom Pérignon en l'honneur de la nouvelle galerie qu'il est, avec sa partenaire, en train d'aménager dans la rue Morton, à quelques pas de chez nous, dans ce que certains appellent le Sud-Village.

entreegaleriefuture.jpg
L'entrée actuelle

danslinterieur.jpg
Il y a encore du travail à faire avant l'ouverture proposée pour le mois de mai

En principe, la galerie devrait ouvrir ses (grandes et vertes) portes au milieu du mois de mai, pour correspondre à la semaine des grandes enchères de printemps chez les maisons Sothebys et Christies. Mais il se demande si cela arrivera à temps.

Ensuite on est allé dîner dans un restaurant un rien « ironique » - il s'agit du restaurant Gene's dans la 11e rue ouest - en principe c'est un restaurant italien, de la « vieille école », c'est-à-dire qui offre une cuisine avec plein de sauces assez lourdes, des muraux de Venise, des garçons plutôt âgés habillés en vestes rouges, une clientèle du troisième âge, et tout et tout. Nos amis s'en sont réjouis - le copain et moi, nous étions beaucoup moins divertis. Mais on s'est amusé à se trouver ensemble et ils sont d'accord pour venir nous voir aux Pins cet été, en juillet.

santabroeus4erueouest.jpg
Le restaurant Sant Ambrœus par une soirée de brume

Hier soir, dimanche, c'était le tour des parents du copain pour venir voir le chantier. Ils ont approuvé (plus ou moins) et dans une pluie fine on a traversé les quelques 20 mètres entre notre appartement et le restaurant italien tout à fait différent de Gene's, c'est-à-dire Sant Ambrœus à l'angle de la 4e rue ouest et de la rue Perry. C'est chic, moderne, cher (le contraire de chez Gene, en somme) et les parents du copain l'adorent. Notre serveuse s'appelait Olga ; elle était Russe et avait du mal à prononcer les plats à l'italienne tout en les expliquant dans un anglais fortement accentué. On a pris des ravioli, une « lasagnetta » aux épinards et au ragoût d'agneau, du filet mignon et une pâte aux gambes - c'était bon. Il y avait une femme que je connaissais de vue à notre droite et un couple d'homos dans la salle qui avaient été des clients à moi à la galerie - New-York est un village ! Par un miracle on a réussi à trouver, en dépit de la pluie, un taxi vide venant vers nous dans la 4e rue - on a jeté les parents dedans et nous sommes rentrés chez nous.

lecopainsurlequai.jpg
Le copain m'a demandé de lui faire faire une photo pour son compte Facebook - il fait toujours une drôle de moue devant un appareil photo, c'est pas possible

La peinture de l'appart' progresse - il ne lui reste que deux pièces à terminer - la « bibliothèque/bureau » et la « salle à manger ». Elle est lente, mais sympa, la peintre. Elle a fait des études d'art à Yale - vous voyez bien, les amis, que l'art rapporte peu la plupart du temps, même quand on est allé aux grandes écoles. Mais il y a des exceptions - mon ami galeriste de samedi soir nous a raconté l'heureuse histoire d'un ensemble de tableaux peints vers la fin des années 60 qu'on était très content de vendre, chez lui, à 12 000 $ le tableau (énorme, 3 m x 3 m) contre le prix « officiel » de 15 000 $ et qui se vendent maintenant, les derniers de cette série, pour 350 000 $ chacun. Mais il faut pouvoir attendre. Longtemps souvent.

surlherbe.jpg
Il a fait beau samedi dernier - cette semaine on attend le retour du soleil et du beau temps ce jeudi

Jeudi chargé

| Aucun Commentaire
nouvelimmeublechelsea.jpg
Nouvel immeuble dans la 23e rue

Soirée chargée hier - deux vernissages à Chelsea, un dîner « pré-théâtre » avant d'aller voir la comédie musicale Promises, Promises au théâtre Broadway.

immeublemetallique.jpg
Et un autre dans la 10e avenue, entre les 24e et 25e rues

C'est amusant de voir les nouveaux immeubles qu'on vient de construire dans le quartier de Chelsea - tout est de travers, métallique, avec le fenêtrage irrégulier. Je suis passé voir un ami galeriste qui se plaint que rien ne vend plus - il compte fermer la galerie cet été si le marché de l'art ne rebondit pas. Par contre, chez l'ami galeriste - le célèbre - tout va beaucoup mieux. Lui il arrive à vendre des tableaux à des prix considérables, par exemple pour plus de 75 000 dollars, ce qui paie le loyer. Un autre ami galeriste vient de me signaler qu'il ouvre une nouvelle galerie dans le Village - on va dîner demain soir avec lui et sa femme, il a envie de me montrer le local qu'il a loué.

sortiedeservice.jpg
La « sortie de service » de l'immeuble où se trouve l'énorme cabinet d'avocats où mon ami travaille

tablesetchaisesenpierre.jpg
La place devant l'immeuble est décorée de tables et de tabourets en granit créés par l'artiste Scott Burton, mort du sida en 1989 

Après les vernissages, je suis allé rencontrer un ami avocat qui m'avait invité à rejoindre lui et quelques-uns de ses amis dans un appartement dans la 7e avenue presque en face de l'hôtel Sheraton - quartier curieux, en effet, et pas typiquement résidentiel - mais ce couple avait un grand appartement (deux appartements mis ensemble, on m'a dit) où l'on a mangé chinois avant d'aller au théâtre, à seulement quelques pas de chez eux.

immeubemidtown.jpg
C'est dans l'immeuble brun au milieu où l'on a dîné - ça s'appelle les appartements Adlon, construits en 1913, et l'entrée se trouve dans la 54e rue

Promises, Promises est une comédie musicale du compositeur pop Burt Bacharach qui a débuté à Broadway en 1968. Avec une grande vedette de télévision, Sean Hayes, de la série Will & Grace, et une grande vedette de Broadway, Kirsten Chenoweth, les producteurs ont cherché à valoriser ce qui est, effectivement, une pièce assez plate.

devantlebroadway.jpg
Devant le théâtre Broadway

On a même ajouté deux chansons (pour Chenoweth) qui n'étaient pas dans la pièce originale - et celles-là, de grands tubes de l'époque connus de tout le monde (I Say a Little Prayer et A House is Not a Home), ne clochent pas du tout avec l'action, mais le public semble ne pas s'en soucier trop. M. Hayes joue son rôle comme il a joué Jack à la télé - d'une façon assez drôlement cabotine - et il chante mieux que je ne l'aurais peut-être prévu. Mlle Chenoweth a une très belle voix, peut-être trop belle pour la musique qu'on lui a donné à chanter. Mais la salle les a applaudis, tous les deux, chaudement. Mais le premier acte était plein de longueurs - le second était sauvé par l'actrice Katie Finneran dans le rôle comique de Marge MacDougal, et c'est bien elle qui reçoit les bravos les plus enthousiastes à la fin du spectacle.

Rien de (trop) nouveau

| Aucun Commentaire
cematin.jpg
Acteurs, maquilleurs, cameramen, et autres devant chez nous ce matin

La peinture continue, mur par mur - la couleur que j'ai choisie pour la chambre à coucher me semble un peu vive, mais c'est aussi la faute de la lampe « verte », quasi fluorescente, que le copain y a mise, replaçant une autre à incandescence dont la lumière serait beaucoup plus « jaune » et « douce ». Je la change.

devantcheznous.jpg
Ils avaient vraiment envahi l'entrée de notre immeuble

Il est assez compliqué, je trouve, d'habiter au milieu d'un chantier. Et ça pue la peinture fraîche (parfum que j'avoue plutôt aimer, puisque ça signifie, pour moi, la rénovation, le changement, la différence). En rentrant de la salle de sport, je suis obligé de me doucher et de m'habiller ensuite avec une discrétion inhabituelle, à cause de la présence de la peintre. J'ai hâte effectivement d'avoir l'appartement à moi tout seul. Et j'ai envie d'avoir de nouveau une table sur laquelle je pourrai poser ce portable - mais le mobilier ne reviendra qu'après la pose de la moquette. Quand ? Aucune idée (c'est la peintre qui me dira aujourd'hui quand elle s'attend à terminer ses travaux).

guettantlesvedettes.jpg
En allant à la salle de sport ce matin, j'ai remarqué la foule de photographes qui guettaient la maison de Sarah Jessica Parker et de Matthew Broderick dans la rue Charles - ils
divorcent ? Vont-ils avoir un autre enfant ?

Sur ma liste de choses à faire aujourd'hui : acheter un balai à franges pour que le copain puisse laver le plancher de la cuisine.

papparazzisurlescalier.jpg
Tout un bataillon de photographes s'est planté sur l'escaler d'en face de leur maison pour des raisons que j'ignore toujours

On suit avec intérêt la poursuite judiciaire de la banque d'affaires Goldman Sachs - sujet politique et social brûlant ici. Mais le cynisme est endémique - je ne citerai que cet article chez Naked Capitalism sur le projet de loi sur la « réforme financière » proposé par le sénateur Dodd du Connecticut - lui-même grand récipient de largesses de l'industrie financière, où l'on trouvera cette remarque voyante : "Obtaining a carve-out isn't rocket science," said a Republican financial services lobbyist. "Just give Chairman Dodd [D-Conn.] and Chuck Schumer [D-N.Y.] a shitload of money." (« Obtenir une dérogation n'est pas difficile », un lobbyiste républicain pour l'industrie financière a dit. « On n'a qu'à donner une tonne d'argent au président de comité Dodd du Connecticut et à Chuck Schumer de New-York. »).

Ce matin on tourne un film devant chez nous - c'est la première fois depuis le début de la crise financière, je crois. Le film s'appelle « Mercedes » et je n'ai aucune idée de quoi il s'agit.

Plus tard : La peintre m'a donné le délai qu'il lui faudra pour terminer la peinture de l'appartement, ce qui m'a permis de m'arranger pour la pose de moquette (jeudi en huit) et l'installation des stores (vendredi de la semaine prochaine). On verra ce que ça donne, je m'attends toujours à avoir des ennuis.

mercedesfilmee.jpg
Après avoir entendu « Cut ! », le camion et la voiture tournent à gauche pour faire le tour du bloc et pour retourner au début de la rue Perry, à l'angle de la rue Bleecker

En dehors on crie - on tourne une scène à plusieurs reprises - quatre jeunes hommes assis dans une Mercedes grise décapotable qu'on traîne derrière un camion plein de caméras. Ça a l'air assez bête.

En avant !

| Aucun Commentaire
La première manche de la peinture de l'appartement est terminée ; la seconde, menée par une peintre décoratrice d'origine japonaise, commence ce matin. On a choisi un vert pâle - vert d'eau ? - pour la chambre à coucher et le dressing-room, qui n'est en fait qu'une infime chambre où l'on a fait installer deux petits placards et par où l'on doit passer pour aller se coucher.

Je commence le nettoyage à fond de la cuisine et de la salle de bain, débarrassées pour le moment de mobilier encombrant. On a remonté dans la cuisine l'horloge anglaise de chez Conran qu'un ami à moi avait offert à ma mère lors d'une visite à Londres il y a des années et qui est restée chez elle jusqu'à sa mort avant de réapparaître chez nous. Ah, l'étrange vie des choses !

J'ai quatre vieux portables Apple dont je ne sais pas quoi en faire.

Jeudi dernier l'ami producteur de télévision nous avait invité de l'accompagner à une soirée cabaret dans le quartier - on est allé d'abord dîner au restaurant de quartier qui s'appelle The New French (non, ce n'est pas très français, ni nouveau ni ancien) avant d'aller au spectacle qui a eu lieu dans le cabaret Duplex. La chanteuse s'appelle Colleen McHugh. Moi, je l'ai trouvée meilleure comédienne que chanteuse, mais n'importe, la soirée était agréable.

Ce jeudi prochain je vais à la nouvelle comédie musicale Promises, Promises avec l'excellente Kristin Chenowith et l'acteur de télévision Sean Hayes. Des amis du producteur qui étaient avec nous au cabaret jeudi dernier l'avaient déjà vue et l'ont trouvée plutôt comme ci comme ça, mais je ne connais pas du tout la pièce, et j'y vais avec un ami anglais qui s'est trouvé avec un billet de trop et avec des amis à lui qui ont une maison aux Pins. Il veut qu'on se rencontre.

Blancheur de printemps

| 1 Commentaire

danslesalon.jpg

On retouche le plâtre des murs du salon avant de les peindre

Le bouleversement de notre vie chez nous continue - on serait presque tenté de dire qu'on avait un volcan tout proche qui déverserait des cendres (morales, en l'occurrence) sur tout le quartier, mais bon, ce serait, il est vrai, exagérer un tout petit peu. Mais les peintres sont ici depuis jeudi dernier - il n'y plus de table dans l'appartement - je tape cette note sur mes genoux, assis dans une chaise pliante métallique dans la salle à manger. Le peintre turc s'affaire dans la chambre à coucher - moi, j'écoute la BBC, lui, une station de « musique légère » populaire - le copain est au bureau. Demain on attend l'arrivée d'une peintre professionnelle pour ajouter une couche de couleur « décorative » sur les couches de peinture blanche déjà appliquées.

On couche sur un matelas gonflable - la deuxième nuit j'en suis tombé sur le plancher - une chute de quelques centimètres seulement, j'avoue - mais c'est surprenant. L'autre soir, on avait débranché le réveil-matin numérique lumineux et l'impossibilité de voir l'heure qu'il était m'a rendu le sommeil plus ou moins chimérique, tellement je m'inquiétais (plutôt bêtement, mais qu'ai-je à faire avec la logique ?) de l'heure de moment en moment pendant toute la nuit.

Samedi soir on est sorti avec l'ami galeriste, tout déprimé par la nouvelle qu'un jeune homme pour lequel il éprouvait des « sentiments » pour des décennies venait de se marier avec un riche financier. Ah, c'est bien ça, la vie ! Sa dépression et son irritation nous ont valu une engueulade aussi inutile qu'incomprise contre le barman dans un restaurant italien qu'il avait choisi et trois bouteilles de vin. On a parlé pour la première fois de nos maisons d'été respectives - « Oh, moi, vous savez » il s'est plaint, « je vais être le Vieillard abandonné du chemin de l'Océan ! »

Les propriétaires de notre maison nous ont invités à passer chez eux avant le commencement de notre location pour pouvoir nous montrer comment marchent toutes les choses chez eux. C'est une assez bonne idée, je trouve, et on va accepter l'invitation ou le samedi ou le dimanche du week-end qui précède notre location. J'ai grande envie de changer de terrain.

fleursdeprintemps.jpg

Des jonquilles et des tulipes dans un jardin du Village


Bon, j'ai rendez-vous demain matin dans l'appartement avec le peintre turc, qui n'est heureusement pas parti passer des mois de vacances à Istanbul - il me dira, j'espère, quand il va pouvoir commencer ses travaux de réfection des murs, etc. Je souhaiterais qu'il commence au milieu de la semaine prochaine, mais on verra. Une fois la peinture terminée, je pourrai alors programmer (plus ou moins) la pose de moquette et l'installation des rideaux. Mais avant ça, on vivra, le copain et moi, plutôt comme dans cette photo.


cheznous.jpg

Chez nous dans la rue Perry, avant le réaménagement de l'appartement (qui traîne, c'est vrai)

Etc

| 3 Commentaires
entreeimmeublelife31erue.jpg
La façade Beaux-Arts de l'ex-immeuble de la revue Life dans la 31e rue ouest faite par la firme d'architecture Carrère & Hastings

L'hiver se transforme vite en été - on prévoit des températures de plus de 30 ° aujourd'hui avant de retomber le week-end.

flicsmontes.jpg
Les flics montés à cheval dans la place du Temps hier soir


Quelques liens

Commentaires récents

  • Philoo : La sculpture de Barcelo avait été exposé au jardin des lire la suite
  • Valérie de Haute Savoie : Ah Edouard j'adore lorsque vous vous racontez sous cet angle. lire la suite
  • Valérie de Haute Savoie : Ma hantise suprême, l'héritage. Moi aussi je vous souhaite plein lire la suite
  • HUB : Bon courage à vous deux. lire la suite
  • alice : Oui bon courage à vous deux... lire la suite
  • Édouard : Oh, Jérôme, comme on dit à Sentier et dans le lire la suite
  • Jérôme : Oh, il va finir par signer après des tas d'histoire lire la suite
  • JLM : Concernant l'appli pour savoir si son fils est gay, j'ai lire la suite
  • Édouard : Merci, Jérôme – notons qu'elle est morte exactement comme elle lire la suite
  • Jérôme : sincères condoléances (ça fait un peu bateau...) Bon courage à lire la suite

octobre 2011

Dim Lun Mar Mer Jeu Ven Sam
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          

Me contacter:

edouardleborgne@gmail.com