
Du monde samedi après-midi sur le quai de la rue Christophe
Il fait un temps misérable depuis samedi soir - froid, pluvieux. On a invité des gens chez nous pour la première fois depuis des mois - ici c'est le chantier, mais cela ne nous a pas empêchés de boire une bouteille de Dom Pérignon en l'honneur de la nouvelle galerie qu'il est, avec sa partenaire, en train d'aménager dans la rue Morton, à quelques pas de chez nous, dans ce que certains appellent le Sud-Village.

L'entrée actuelle

Il y a encore du travail à faire avant l'ouverture proposée pour le mois de mai
En principe, la galerie devrait ouvrir ses (grandes et vertes) portes au milieu du mois de mai, pour correspondre à la semaine des grandes enchères de printemps chez les maisons Sothebys et Christies. Mais il se demande si cela arrivera à temps.
Ensuite on est allé dîner dans un restaurant un rien « ironique » - il s'agit du restaurant Gene's dans la 11e rue ouest - en principe c'est un restaurant italien, de la « vieille école », c'est-à-dire qui offre une cuisine avec plein de sauces assez lourdes, des muraux de Venise, des garçons plutôt âgés habillés en vestes rouges, une clientèle du troisième âge, et tout et tout. Nos amis s'en sont réjouis - le copain et moi, nous étions beaucoup moins divertis. Mais on s'est amusé à se trouver ensemble et ils sont d'accord pour venir nous voir aux Pins cet été, en juillet.

Le restaurant Sant Ambrœus par une soirée de brume
Hier soir, dimanche, c'était le tour des parents du copain pour venir voir le chantier. Ils ont approuvé (plus ou moins) et dans une pluie fine on a traversé les quelques 20 mètres entre notre appartement et le restaurant italien tout à fait différent de Gene's, c'est-à-dire Sant Ambrœus à l'angle de la 4e rue ouest et de la rue Perry. C'est chic, moderne, cher (le contraire de chez Gene, en somme) et les parents du copain l'adorent. Notre serveuse s'appelait Olga ; elle était Russe et avait du mal à prononcer les plats à l'italienne tout en les expliquant dans un anglais fortement accentué. On a pris des ravioli, une « lasagnetta » aux épinards et au ragoût d'agneau, du filet mignon et une pâte aux gambes - c'était bon. Il y avait une femme que je connaissais de vue à notre droite et un couple d'homos dans la salle qui avaient été des clients à moi à la galerie - New-York est un village ! Par un miracle on a réussi à trouver, en dépit de la pluie, un taxi vide venant vers nous dans la 4e rue - on a jeté les parents dedans et nous sommes rentrés chez nous.

Le copain m'a demandé de lui faire faire une photo pour son compte Facebook - il fait toujours une drôle de moue devant un appareil photo, c'est pas possible
La peinture de l'appart' progresse - il ne lui reste que deux pièces à terminer - la « bibliothèque/bureau » et la « salle à manger ». Elle est lente, mais sympa, la peintre. Elle a fait des études d'art à Yale - vous voyez bien, les amis, que l'art rapporte peu la plupart du temps, même quand on est allé aux grandes écoles. Mais il y a des exceptions - mon ami galeriste de samedi soir nous a raconté l'heureuse histoire d'un ensemble de tableaux peints vers la fin des années 60 qu'on était très content de vendre, chez lui, à 12 000 $ le tableau (énorme, 3 m x 3 m) contre le prix « officiel » de 15 000 $ et qui se vendent maintenant, les derniers de cette série, pour 350 000 $ chacun. Mais il faut pouvoir attendre. Longtemps souvent.

Il a fait beau samedi dernier - cette semaine on attend le retour du soleil et du beau temps ce jeudi
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