La bibliothèque dans la salle à manger
Bon, la peintre vient de terminer son travail ce matin, mais elle revient demain après-midi pour ramasser son échelle et sa paye, qu'elle a augmentée de 400 $ en m'expliquant qu'il lui aurait fallu plus d'heures de travail qu'elle n'avait prévues - en dépit du devis qu'elle m'avait donné au début et sur lequel je nous croyais convenus. Pour ne pas parler des frais de transport de l'échelle de chez elle, à Inwood, jusqu'à chez nous, au Village, soit presque de l'un bout de l'île de Manhattan à l'autre, et son retour demain (70 $). Mais bon, ça y est, c'est terminé. Demain, c'est l'attaque des poseurs de moquette - je suis sûr qu'ils vont gueuler quand ils voient les tableaux qu'on a posés contre les murs. « Vous n'avez pas payé pour déménager tout cela ! » ils vont crier et nous, nous allons leur dire « Mais ce n'est rien, mesdames les marquises (russes, en l'occurrence) » - et on va tout mettre dans la petite cuisine pendant la pose. Une fois la moquette installée, je vais pouvoir respirer calmement de nouveau, car ce sera presque terminé, ce réaménagement du territoire domestique - on vient monter les rideaux vendredi matin, mais cela ne devait pas prendre trop de temps (espérons-le) et après, on pourra nous rendre à l'Ikéa à Crochet Rouge samedi pour acheter tout ce qu'il nous faudra pour remeubler un peu nos pièces toutes blanches et propres. Les déménageurs sont prévus pour le mercredi prochain dans l'après-midi - le retour de mes chers livres, mais aussi des cartons de restes d'autres vies qu'on n'a pas pu jeter. Ouf ! Mais c'est bientôt l'embarquement pour Cythère - c'est-à-dire, on s'installe au bord de la mer, sur l'île du demi-frère d'Aphrodite, homo bien sûr et né, comme la déesse, des organes génitaux d'Ouranos, après un séjour d'une durée indéterminée dans la mer, où Chronos les y aurait jetés, le dingue.

Le soi-disant bureau, vide, blanc et propre
Et c'est là que le choeur entonne "Pars pour Cythère, pars pour Cythère, pars pars pars... que rien ne t'arrête".... Tous les mêmes ces artisans/ ouvriers... on se sent moins seuls!
Chez nous cela avance, lentement mais cela avance, nous avons déjà trouvé un garage pour y mettre les meubles, et le peintre n'attend que notre feu vert. Ensuite il faudra aller en Alsace chercher les meubles que les parents nous donnent. Vous avez de la chance d'en être presque à la fin, mais il me semblait qu'un artisan ne pouvait augmenter ses prix sans faire signer un avenant au devis initial !
Jérôme, c'est vrai que j'ai hâte depuis un certain temps de retrouver cet « Eldorado banal de tous les vieux garçons » mais il fait toujours trooop froid – le week-end prochain, on y va, le copain et moi, pour qu'on nous montre comment tout marche dans la maison.
Valérie, en principe, vous avez raison, mais la peintre ne m'avait donné qu'un devis verbal – et en plus, comme elle voulait que je la paie sous la table, en cash, il n'y avait pas donc de devis « officiel » (c'est ce qu'elle m'a expliqué mais au fond cela n'a aucun sens.)