Archives mai 2010


Ben, c'est pas vraiment comme ça, en chantant des chansons de Funny Girl, que je me prépare pour aller à l'Île de Feu mais cette courte vidéo présente une version assez drôle du départ pour Cythère hebdomadaire qui a lieu l'été à Manhattan - j'ai même vu les stars la semaine dernière au Pavillon. (Merci à Joe.My.God).

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Le copain au travail dans le petit salon de la maison aux Pins

À l'insistance du copain, je l'ai accompagné au début de la nouvelle série Homo Comicus proposée par les nouveaux propriétaires du Pavillon au premier étage de la discothèque (qui n'est pas encore ouverte) - là, devant la cabine du disquaire, de divers comiques ont essayé leurs talents humoristiques devant un public assez restreint. Le premier a été assez marrant, celle qui l'a suivi, une Anglaise qui habite Brooklyn, l'était un peu moins - en plus, elle ne savait pas utiliser un microphone, ce qui a posé des problèmes d'entendement. On est donc parti.

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L'Anglaise ne nous a pas convaincus

(Puisque le copain - le salaud - m'oblige à travailler pour lui ces derniers jours pour un client anglais - je n'ai pas eu le temps de rédiger mon billet en entier - il va falloir donc que je le fasse en morceaux, que je publierai avec photos quand ils seront prêts.)

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Où l'on voit que mon train habituel n'existe plus !

Le train de 13 h 8 n'existe plus ! On a pris donc celui de 13 h 20 et le coin du wagon dans lequel je me suis installé, la grille de mots croisés du Times à la main, est vite devenu une sorte de chenil ferroviaire - il y avait d'abord le petit musclé supermacho, à la casquette de camionneur, les biceps tatoués, en short treillis, avec son bouledogue en sac de voyage aux ouvertures en toile, qui s'est assis dans le siège de l'autre côté du couloir, et quelques minutes après, le jeune élancé au jeans chiquement étroit et aux lunettes de soleil D&G qui s'assoit à côté de moi et qui place dans le siège d'en face son sac dans lequel se trouve un petit lévrier italien tout frémissant.

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Chien bouledogue-esque qui appartenait au monsieur macho dont on voit les genoux à gauche


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Petit lévrier italien dans le sac sur le siège devant nous

Le jeune homme ne prête à ma personne aucune attention (ce qui est normal parce que je suis vieux et parce que je suis tout à fait dénué d'aucun signe de branchitude visible, à part je suppose mon iPhone, mais il en a un aussi, donc cela ne me rehausse point), tandis que le petit chien me regarde avec une tendresse apeurée quand je lui souris. La poinçonneuse a ri quand elle a vu le nombre de chiens dans notre partie du wagon, mais elle n'a rien fait - on a le droit d'emmener des animaux de compagnie avec soi s'ils sont « enfermés » dans un sac approprié. On ne les fait pas payer, il me semble aussi.

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Un vieux francophile qui porte une casquette française assis au pont supérieur du ferry à destination des Pins vendredi dernier

Le copain m'a suivi de quelques heures, on a fait nos courses et puis on est allé à la Gorgée et la Pirouette pour boire un apéro - le copain a voulu essayer un punch planteur et là ils en fabriquent de bien forts, avec trois sortes de rhum, du jus d'ananas et d'orange, un doigt de grenadine, une demi-rondelle d'orange et une cerise au marasquin - miam ! Après on est allé regarder les djeunz au Thé Haut avant de rentrer chez nous pour une grosse salade et des blancs de volaille grillés.

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La maison entourée d'arbres - c'est vrai qu'il y a du pollen jaune partout, sur toutes les surfaces

(À suivre.)
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Une azalée blanche en fleur devant une maison au Village

Après la pluie, le beau temps - littéralement, du moins en ce qui concerne la météo. Pour les bourses internationales ainsi que l'économie mondiale, ça a l'air nettement moins gai, il faut le dire. Mais bon, je commence avec quelques photos prises récemment des fleurs qu'on voit dans ce quartier.

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Pot de pensées et de violettes

Résultats électoraux

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On serait plutôt content des résultats des élections primaires d'hier - on a chassé le Spectre pennsylvanien de son siège à vie dans le Sénat, on a failli faire cesser les tergiversations triangularisantes de la Blanche en Arkansas (il y aura un deuxième tour et j'ai déjà donné 25 $ à la campagne de son rival Halter), le fou furieux chéri des « ensacheurs de thé » (pour ne pas utiliser le sens plus vulgaire et plus drôle du mot « tea-bagging ») Rand Paul, fils au nom célèbre à cause de l'autre Paul du Texas, a gagné au Kentucky, ce qui permettra une discussion longue et très publique sur les points les plus, euh, brillants de son programme politique.

Les bourses baissent, mais l'euro monte (en ce moment). C'est dommage que les prix des vins français que je compte acheter aujourd'hui pour envoyer aux Pins n'aient pas baissé avec la chute, trop récente, de la monnaie unique européenne.
Verra-t-on une nouvelle chute de l'euro demain ou après-demain ? Crises boursières avant ou après le week-end ? On parle ici de la possibilité d'une crise grave chez une institution bancaire allemande qui serait la raison pour laquelle la Chancelière Merkel a annoncé une interdiction de ventes à découvert à partir de minuit, heure de Berlin. Selon Le Monde, les ventes à découvert sont « une technique boursière qui permet à des opérateurs de marché de vendre des titres qu'ils ne possèdent pas encore, avec l'espoir de les racheter à un moindre prix. Certaines ventes à découvert sont dites sans contrepartie en actions et c'est précisément celles que vise l'interdiction imminente en Allemagne. » Le « short-selling » a été banni ici aussi lors de la chute de Lehman Brothers en 2008, quand on a parlé de « fausses rumeurs » qui se sont révélées pas fausses du tout. On verra donc, demain. Ou déjà en Asie ?



Une (autre) histoire d'eau

Le copain, tout comme Jean-Luc Godard, n'est pas allé à Cannes cette année - mais c'est parce que le copain tourne toujours ses propres films, dont celui-ci qu'il a fait pendant une traversée de la Grande Baie du Sud vendredi après-midi de Sayville aux Pins-de-l'Île-de-Feu.

De retour à Manhattan, je continue ma lecture d'un livre célèbre que j'aurais dû lire au collège, mais que je ne sais trop comment j'ai manqué à faire - il s'agit du roman satirique Babbitt de Sinclair Lewis, auquel on doit le nom d'un genre de personne conformiste (Babbitt) et d'un certain tempérament social (Babbittry). C'est intéressant - l'écrivain Lewis se sert d'un argot plutôt désuet, qui peut frapper un peu trop l'attention du lecteur, mais en même temps on trouve des phrases d'une beauté tout à fait poétique comme celle-ci : « The thick sunlight was lavish on the bright water, on the rim of gold-green balsam boughs, the silver birches and tropic ferns, and across the lake it burned on the sturdy shoulders of the mountains. Over everything was a holy peace. » J'ai surtout aimé l'image de « montagnes aux épaules robustes » - c'est exactement ce qu'on voit ici aux Appalaches.

J'ai rempli les rayons des bibliothèques un peu au hasard, et c'est pour cette raison que je retrouve des bouquins que j'avais souvent un peu oubliés, telle cette collection des pièces de théâtre de Jean Giraudoux publiée en 1959 chez Grasset. Je commence ma lecture avec Sodome et Gomorrhe, créé au théâtre des Arts à Paris en 1943, et c'est merveilleux la façon dans laquelle l'auteur commence la pièce avec un dialogue assez insolite entre l'Archange des archanges et un jardinier de Sodome. En pleine Occupation allemande, l'Archange dit : « Nous avons vu des empires s'effondrer, et les plus solides. Et les plus habiles à croître et les plus justifiés à durer. » Puis loin il ajoute, à propos du destin de deux villes : « L'archange mon collègue qui fait tourner les crèmes et les sauces dans la cuisine des empires est entré, et c'est fini. » Cynique, mondain, délicieux ! Je me demande ce qu'ont dû penser les Allemands en entendant de telles paroles.

L'ami avocat a poussé un grand soupir de soulagement quand on a appris que la grève de British Airways eût été interdite par la justice - il comptait partir pour Londres jeudi soir pour aller en correspondance vers la Suisse où il est invité à une fête d'anniversaire à St-Gall (il est très globe-trotteur, lui !) et il voulait rentrer à New-York en passant voir sa mère en Angleterre, où elle vit dans une sorte de maison de retraite près de sa fille et son beau-fils dans le Devon. Mais les équipes de British Airways (qui ont peut-être tout à fait raison de vouloir faire la grève, je n'en suis pas du tout informé) menacent de faire une autre grève pour son retour la semaine prochaine !

Demain on aura des élections primaires dans plusieurs états américains, dont la Pennsylvanie, le Kentucky et l'Arkansas. Dans ces trois états on va pouvoir voir l'importance du soi-disant mouvement de la Partie de thé (en principe, ça fait référence à la « Boston Tea Party » du 16 décembre 1773 contre l'impôt sur le thé que les colons américains trouvaient tout à fait injuste parce qu'ils n'avaient pas de représentants politiques dans le Parlement britannique qui l'avait adopté - quelques Bostoniens déguisés en Indiens Mohawk sont montés à bord les trois vaisseaux anglais amarrés dans le port et ils ont versé les 342 caisses de thé dans la baie - acte de résistance contre le métropole connu de tout Américain), et de la puissance de la colère publique contre les « faux » démocrates ou « dinos » (c'est-à-dire, Democrats In Name Only ou démocrates par leur nom seulement) en Arkansas et en Pennsylvanie, où le sénateur ex-républicain converti en démocrate afin de garder son siège au Sénat Arlen Specter fait face à un démocrate de pure souche et beaucoup plus libéral, c'est-à-dire progressiste.


Miss USA 2010 Rima Fakih

Il ne sera surtout pas question de burqa, je le crois bien, pour la nouvelle Miss USA qu'on a couronnée hier soir à Las Vegas (à 2.34 elle se promène en bikini et elle a un corps merveilleux !) - Rima Fakih, la nouvelle Miss USA, est née au Liban et a été élevée dans la banlieue de Détroit - elle a un diplôme d'économie et de gestion de l'Université de Michigan et elle va poursuivre des études de droit après la fin de son « mandat » de Miss USA. Elle a dit en plus que sa famille observe les fêtes chrétiennes et musulmanes. Brava, Mlle Fakih !


Mise à jour:

Voici la photo que je cherchais - je l'ai vue au dernier endroit où je pensais la retrouver, à savoir ce billet amusant chez dKos !

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Non, je n'y vois aucun burqa, c'est sûr ;-)  !!

De retour

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On fait la queue devant le guichet du ferry à Sayville vendredi après-midi

La maison est très confortable, bien équipée, très personnelle, et c'est peut-être là un peu le problème, si problème il y a, c'est qu'on a vraiment l'impression d'occuper une maison qui appartient à des gens qui viennent de la quitter - leurs serviettes de bain étaient toujours dans le séchoir quand j'ai fait la lessive cet après-midi. Leur collection porno est toujours là, dans la chambre à coucher, de vieilles vidéos de Falcon ou de Hot House, le grand placard est toujours plein de leurs vêtements, leur crème à raser ainsi qu'un rasoir se trouvent toujours dans l'étagère suspendue de la douche. On se sent un peu comme des envahisseurs, des occupants, au lieu d'être simplement des locataires d'une maison de vacances. Mais je suppose qu'on s'y habituera.

Le gymnase aux Pins ne sera pas ouvert avant la fin du mois - pour le moment, c'est le grand chantier au Pavillon, à la Baleine Bleue et dans l'hôtel Ciel. On fait les grands thés - de 18 à 21 h - au 1er étage du Pavillon et il y a toujours l'apéro à la Gorgée et la Pirouette, l'autre bar où s'assemblent les plus âgés, les moins BCBG (homosexuellement parlant, bien sûr), les lesbiennes, les blacks, les travestis, les hétéros - c'est-à-dire les laissés pour compte de la bonne société homo. Nous, nous avons profité des deux - il y a, au Thé haut, un barman italien beau, jeune et supermusclé qui attire sur lui tous les regards. À la G & P on a vu Lina la disquaire et mon barman favori qui m'a fait un punch planteur délicieux.

On a marché à La Cerisaie dans l'après-midi de samedi - là-bas on était en train de repeindre les locaux et de nettoyer les maisons et les gîtes. Ça sentait partout le parfum des fleurs de printemps. On est rentré aux Pins par le chemin de l'Étal à viande - rien d'intéressant à rapporter là-dessus, on n'a croisé qu'un seul homme nu, auquel on a dit tout gentiment bonjour comme si de rien n'était.

Le ferry de retour ce dimanche était bourré et il y avait des ennuis avec les taxis mais on était avec l'ami producteur de télévision qui avait sa voiture et c'est lui qui nous a conduits à la gare.
Aujourd'hui je me suis voué aux courses de préparation pour la pérégrination saisonnière vers l'île de Feu qui aura lieu pour la première fois (avec bagages et tout et tout - le week-end dernier, c'était seulement pour une journée et pour observer seulement) demain après-midi. Il a fallu passer d'abord chez le magasin de vitamines pour acheter des compléments multivitaminés (pour hommes), de la vitamine C, de la mélatonine (pour aider à dormir), ensuite à la pharmacie pour une nouvelle brosse à dents, une brosse à cheveux, du dentifrice « pour dents sensibles » - c'est le copain qui en veut, pas moi -, du désodorisant en bâton (en deux parfums, celui qu'on porte d'habitude et un autre qui me semble très sexy, très sportif et très louche, je veux voir ce que ça donne), du shampoing (pour le copain, qui se lave les cheveux tous les jours, moi, j'ai les cheveux plutôt secs), deux sortes d'aspirine, de la crème à raser (en tube pour le copain et en bombe pour moi), et du gel coiffant (là encore, deux sortes - du Brylcreem, tout à fait démodé, je sais, mais que j'aime, et une crème plutôt moderne.)

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Il y avait du monde dans la place de l'Union cet après-midi

Ensuite, je suis allé à la librairie Barnes & Noble dans la place de l'Union pour trouver des puzzles pour la campagne - pour ces journées de pluie quand on reste sur le véranda à boire du rouge et à bavarder autour d'une table ronde en mettant un des mille morceaux du puzzle de la photo du château gallois tout en pierres grisâtres ! Un autre est fait d'un tableau sentimental de Norman Rockwell qui nous montre un vestiaire plein de jeunes joueurs de baseball (oui, oui, d'accord, on est très vilain, je sais).

Ce soir je fais les valises - je prends une petite à roulettes seulement. J'apporte aussi un petit MacBook que le copain est en train de configurer pour moi (mail, logiciels, etc.), et un routeur wi-fi. Heureusement que l'ami producteur de télévision publique m'attendra à la gare de Sayville, pour me prendre au quai d'embarquement du ferry. Le copain nous suivra plus tard dans l'après-midi. J'espère pouvoir mettre à jour le carnet, mais en vérité je ne sais pas comment tout va s'arranger, surtout ce premier week-end. Donc, on verra.
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L'immeuble municipal à Brooklyn

L'hiver, ou du moins l'automne est de retour - il fait à peine 9° en ce moment, avec une pluie fine qui tombe depuis hier soir. On est sorti avec l'ami anglais qui nous a beaucoup amusés avec ses maintes tribulations personnelles et au boulot (il est avocat et il déteste son métier, ayant voulu être acteur) - je lui ai donné un grand coussin en tapisserie assez vieille-fille victorienne qui lui siéra parfaitement ainsi qu'une paire de serre-livres néo-gothiques pour son copain, qui est conservateur d'art du Moyen-Âge dans un musée local et qui adore le
style néogothique du XIXe siècle (Pugin, Ruskin, Viollet-le-Duc). Je m'en débarrasse parce que le nouveau style moderne dans l'appartement ne supporte plus ce genre d'objets « traditionnels ».

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L'hôtel de ville de l'ex-ville indépendante de Brooklyn, attachée à la ville de New-York (c'est-à-dire à Manhattan) en 1898


Pause humour

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Les accents de New-York examinés dans cette vidéo. Elle réussit plutôt, la démonstratrice. (Merci à Joe.My.God.)

Mauvais karma ?

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C'est quand même énervant de se réveiller vers 2 heures et demie du matin et entendre ce qu'on croit bien être la pluie qui tombe dehors dans la cour et puis, en se levant du lit pour aller voir, parce qu'en fait on avait un soupçon de doute, de voir de l'eau qui tombe du plafond sur la moquette qu'on a posée à peine une semaine. Nos voisins d'en haut n'ont pas répondu quand le concierge de l'immeuble a frappé sur leur porte à 3 h 30, mais la fuite a cessé vers 5 h 30 quand le monsieur d'en haut a commencé à bouger dans l'appartement (on entend ses pas, il est plutôt lourdaud). Aujourd'hui donc j'ai dû rédiger toute une lettre de plainte officielle que j'ai envoyée au propriétaire en recommandé pour lui indiquer combien j'ai marre de ce genre de bêtises de la part de nos voisins d'en haut et que je les tiens pour responsables, financièrement surtout, pour la débilité de leurs locataires qui endommagerait mon appartement. De toute façon, il faut commencer ce qu'on appelle ici le « paper trail » - les documents qui vérifient qu'une plainte a été déposée, etc - au cas où il faudrait porter plainte contre quelqu'un. Tout ça m'énerve beaucoup.

J'ai dû aussi rédiger une nécrologie pour un ami qui n'était pas proche, mais que je connaissais de longue date et qui était très sympa - pas du tout en bonne santé, pourtant - il adorait manger tout ce qu'il ne fallait pas, et il détestait l'exercice, et il était beaucoup trop gros. Il est mort finalement de l'infarctus que tout le monde, dont sa femme, avait redouté depuis longtemps. Il sera enterré en Caroline du Sud, sur la belle côte où il a été né et élevé.

C'est pour ces raisons que je n'ai pas le cœur de parler de Mlle Kagan, sauf pour noter qu'on la qualifie un peu partout de « carriériste » du plus haut rang.


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La belle Mme Horne, 1918-2010

Je viens d'apprendre la mort de Lena Horne, chanteuse et actrice renommée, à la voix inoubliable. Elle avait 92 ans. Née à Broolyn, elle est morte à Manhattan.

Et puis, il paraît qu'on va avoir Elena Kagan à la Cour Suprême - ancienne doyenne de la Faculté de droit de l'Université de Harvard et à présent Avouée générale des États-Unis (« solicitor general » en anglais). Mes amis profs à la Fac à Cambridge l'ont détestée, et le carnetier politique Glenn Greenwald s'en méfie aussi. J'en parlerai plus longuement dans un autre billet.

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La plage belle et déserte


Mais aujourd'hui je veux décrire notre premier voyage à Pyrnèse, ou l'île de Feu, c'est-à-dire la Cythère homo.

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La foire à la brocante dans la rue Perry, juste après la pluie


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Sur le quai de métro de la 14e rue - comme toujours, il fallait attendre



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La façade noble du Bureau de Poste qu'on va en principe réaménager en gare

Les propriétaires avaient voulu nous montrer les secrets de leur maison, et malgré les têtes un peu lourdes dont on souffrait à cause d'un dîner un rien excessif avec les parents du copain et une amie la veille où l'on avait bu beaucoup de vin blanc de Calabre, nous nous sommes traînés vers la gare de Pennsylvanie d'où on a pris le train pour Sayville - dans le wagon j'ai fait les mots croisés de samedi (la journée la plus difficile de toute la semaine) en buvant la grande boisson de puissance aux bananes que j'avais commandée dans la gare.

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En traversant la 33e rue ouest, la vue vers l'est


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Une des entrées à la gare de Pennsylvanie - pas très élégante, celle-ci, c'est vrai

Ce n'est sans doute ni agréable ni commode d'avoir à monter une foire à la brocante par un temps de pluie, mais c'est ce qui arrive ici maintenant, devant chez nous - on entend des cris, des imprécations, des plaintes (les fenêtres sont ouvertes), ainsi que le froissement du plastique qu'on déroule pour couvrir les tables et les présentoirs. Et maintenant la pluie qui bat bruyamment contre ces couvertures.

Et nous, on va aux Pins de l'Île de Feu par le train de 11 h 10.

Les élections législatives britanniques n'ont donc pas produit de gagnant, mais il est curieux que les Démocrates libéraux, malgré tout l'enthousiasme que leur chef Nick Clegg semble avoir suscité, aient quand même perdu cinq sièges au nouveau Parlement. On marchande en ce moment même.


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Comme je passais toute la journée à déballer des boîtes de carton chez nous sans écouter la radio, je n'ai pas suivi les bousculades de la bourse d'hier. C'était marrant d'apprendre par l'émission de Rachel Maddow sur MSNBC qu'une action de la maison aux enchères Sothebys était passée brièvement de 34,61 $ l'action à 100 000,00 $ ! (l'histoire incroyable commence vers 2 min 16 s dans le clip). On jette tout le blâme (ou presque) sur un employé anonyme chez Citigroup qui aurait exécuté un marché « aux gros doigts » - en voulant taper 16 millions le trader étourdi aurait marqué 16 milliards, ce qui a fait plonger les indices. 

Mais d'autres pensent qu'il s'agirait en vérité d'une « tempête » financière causée par les ordinateurs programmés à vendre ou à acheter selon des critères prédéterminés.

Le marché NASDAQ a même décidé d'annuler certains marchés qui auraient été faits entre 14.40 et 15 heures hier. Selon certains, cela montre une faille systématique dans tout l'appareil des marchés et des bourses.

Déballage

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Chez Lansky, dans l'avenue Colomb

J'étais content hier d'avoir réussi à déballer plus d'une vingtaine de boîtes avant de me plonger sous la douche et de m'habiller pour aller avec le copain retrouver James à la station de métro de la 72e rue ouest, d'où nous allions trouver un endroit pour manger avant le spectacle. Une fois réunis, on est allé à l'avenue Colomb où nous avons choisi un restaurant pas cher, presque un diner, qui s'appelle Lansky's et qui se représente comme un nouveau delicatessen juif classique - ce ne l'est pas, en passant, mais qu'importe, c'était assez bon et peu cher. Le repas terminé on est allé au Centre Lincoln en descendant l'avenue Colomb, où il y avait du monde à flâner et à manger sur le trottoir à cause du beau temps.

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On apprécie le temps doux dans l'avenue Colomb

Rebonjour bordel

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Cela a un côté démoralisant, c'est sûr, de revoir toutes ces boîtes

Depuis une heure de l'après-midi les boîtes en carton sont de retour chez nous. J'en ai déjà rouvert une vingtaine, mais ça prend du temps et puis il faut défaire les boîtes en coupant le ruban adhésif. Le lit est retourné aussi, ce qui tombe bien puisque le matelas pneumatique s'est crevé, on ne sait pas pourquoi mais je parle d'expérience en notant qu'il n'est pas reposant du tout d'avoir à regonfler le matelas toutes les trois heures pendant la nuit. Ce soir on va voir Tosca au Métropolitain avec notre moniteur de sport qui est devenu, comme je l'ai déjà fait savoir, fou d'opéra. Et puis après, si l'on peut rester debout, on passera à Chelsea chez l'ami galeriste qui donne une fête « mexicaine » pour le 5 mai.

Manque de ficelle

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L'ancien atelier de Stephen Weiss dans la rue Greenwich - c'est le bâtiment en brique avec les grandes fenêtres

Puisqu'il me fallait encore de la ficelle pour emballer le carton à recycler, je suis sorti pour en trouver à la quincaillerie de quartier Garber, où la plupart des employés ne sont pas très sympas mais où l'on trouve en général ce qu'on cherche, ce qui est l'essentiel, je suppose. Après avoir déposé un grand sac plein de plusieurs paires de chaussures que je n'ai presque pas portées chez le magasin de seconde main de Housing Works dans la 10e rue ouest, je me dirigeais vers la quincaillerie quand, en tournant dans la rue Greenwich où se trouve le magasin, j'ai failli heurter contre un grand camion avec antenne parabolique stationné devant l'ancien studio du sculpteur Stephen Weiss, mari de la créatrice de mode Donna Karan, qui, depuis le décès de l'artiste-PDG en 2001, est devenu un espace à louer - ce soir c'est le Sommet des Marchés de fonds de placements spéculatifs et des Investisseurs organisé par la société Bloomberg - oui, le même Bloomberg - ah, c'est pour ça qu'il y avait tant de grosses bagnoles noires aux fenêtres noires et de agents de sécurité costauds sur le trottoir.

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Du carton ficelé prêt à recycler (après l'avoir mis sur le trottoir jeudi matin)


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Ça y est - l'armoire est assemblée et en place (ça surplombe la pièce, c'est sûr), ainsi que la bibliothèque Billy au fond, qui n'a pour le moment qu'un exemplaire des poèmes de Cavafy que l'amie écrivain m'a donné sur ses rayons

La corvée d'assemblage a pris fin hier soir - heureusement que je me suis montré bien trop mauviette même pour faire semblant de savoir rattacher tous ces morceaux de bois clair et scandinave - j'étais pourtant très bonne pom-pom girl en ce qui concernait l'encouragement nécessaire à ce travail (assez ennuyeux, il faut avouer, mais ça, je dois le chuchoter), en répétant sans cesse « Mais, chéri, c'est beau, c'est parfait, tu es trop fort, etc. » tout en jouant à Civilization, où les méchants Espagnols (qui font actuellement partie des PIGS, je note amèrement), sous le sceptre d'Isabella, m'emmerdaient beaucoup.

Aujourd'hui il faut que je prépare tout le carton usé, et qu'est-ce qu'il y en a, pour le recyclage jeudi matin, parce que mercredi, on n'aura pas le temps pour le faire, c'est le retour des choses qu'on avait envoyées chez les déménageurs - mes livres, les tableaux, les vêtements (du copain), les paperasses qu'on avait jetés dans des cartons. Et notre lit, malgré le fait que je me suis habitué peu à peu au matelas pneumatique, qui s'est pourtant dégonflé la nuit dernière pour des raisons qu'on ignore toujours - une fuite d'air ? Peut-être.

J'offre aussi des pots-de-vin au propriétaire - non pas en espèce mais en chocolat de chez Li-Lac, chocolatier de quartier que certains aiment beaucoup - pour lui remercier d'avoir fait repeindre l'appartement sans nous faire trop de difficultés.
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Il fait beau et chaud dans la 6e avenue dimanche après-midi

Il a fait trop beau, trop chaud ce week-end - après la visite chez Ikea samedi, le copain a continué l'assemblage de meubles (il a dû s'amuser à jouer aux LEGO quand il était petit, mais pas moi !) dimanche matin.

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La voilà, notre nouvelle commode (toujours vide, mais pas pour longtemps)

La commode assemblée, on est allé déjeuner - le copain avait voulu essayer un restaurant bio qui s'appelle Gustorganics et qui se trouve dans la 6e avenue à l'angle de la 14e rue, après une courte étape chez Urban Outfitters pour échanger un T-shirt trop petit (si, si !) et pas assez abîmé (on ne peut rien contre la mode). Là on a eu de grosses salades, une sorte de galette aux œufs, et deux boissons supersaines, dont l'une était faite d'épinards et de gingembre et l'autre de betteraves et d'oranges. 

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Je ne sais toujours pas pourquoi on nous a donné deux verres différents

Ensuite, on a téléphoné à l'ami galeriste pour lui demander des conseils sur les shorts à porter cette saison (côté mode, le copain et moi, on est plutôt nul, mais l'ami galeriste l'a dans sa peau) et en dépit d'être en train de monter dans un avion à Kansas-City, il nous a conseillé avec force détails cruciaux - cette année, c'est le short en jeans cut-off délavé, d'une certaine longueur.

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C'est plus ou moins ça, le short à la mode cet été

On est donc allé au Gap et à une autre succursale d'Urban Outfitters pour en trouver. Et un blouson jeans délavé pour moi. Oui, oui, je sais, ça fait trop jeune pour moi, mais je promets de ne le porter que les nuits les plus noires.

Les nouveaux meubles

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Au cœur du Village, à l'angle de la 7e avenue et la rue Christophe - le célèbre tabac Village Cigars au centre

La journée d'hier fut dévouée en particulier à l'achat de meubles chez Ikea - le taxi aquatique du bout de la rue du Mur à destination de Crochet Rouge dans le Brooklyn ne commençant que vers 11 h 30 et le copain voulant surtout éviter les foules de familles qui les samedis et les dimanches s'entassent à mourir dans cette grande surface, on a pris la ligne F jusqu'à la station de la 9e rue et de la rue Smith - assez rapide, en fait - on sort dans un quartier industriel à côté de - ou pour parler plus proprement, en dessous de l'autoroute aérienne Brooklyn-Queens.

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Vue de Manhattan du quai de métro aérien de la ligne F à la station de la rue Smith à Brooklyn

C'est une autoroute qui me fait toujours peur - c'est vieux, laid, et toujours bouché, selon les reportages à la radio, surtout au pont de Kosciuszko, (monstruosité bâtie en 1936).

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L'autoroute aérienne Brooklyn-Queens

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Du « patriotisme » à la Brooklynienne
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Simple, efficace, et ça monte vers le haut

Il a fallu du temps, mais après plusieurs heures d'installation, les stores sont là et ils nous permettent d'avoir un grain d'intimité dans la salle à manger et dans le salon en nous cachant contre les yeux indiscrets de touristes de tous les continents venus rendre hommage à l'escalier de Carrie Bradshaw en face de chez nous.

Ce matin, on se rend à Ikea, à Crochet Rouge dans le Brooklyn méridional - le copain ne veut pas attendre le taxi aquatique, qui est gratuit les week-ends, mais qui ne part de Manhattan que vers 11 h 40. On va donc prendre le train F et puis marcher un mille pour arriver à pied au magasin de meubles suédois.

Un ami à Chang-haï nous dit que la ville est « en flamme » depuis deux jours à cause de l'ouverture de l'Expo 2010. Il nous écrit qu'il faut montrer ses papiers au moins trois fois pendant toute promenade en ville à la suite de mesures de sécurité massives.

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  • JLM : Concernant l'appli pour savoir si son fils est gay, j'ai lire la suite
  • Édouard : Merci, Jérôme – notons qu'elle est morte exactement comme elle lire la suite
  • Jérôme : sincères condoléances (ça fait un peu bateau...) Bon courage à lire la suite

octobre 2011

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