
Chez Lansky, dans l'avenue Colomb

On apprécie le temps doux dans l'avenue Colomb

Le Côté occidental supérieur est plein de nouvelles tours résidentielles de ce genre

Le copain et James devant l'Opéra Métropolitain hier soir - le copain ne sait pas sourire

Les nouvelles tours derrière le Centre Lincoln sont à côté de l'école de musique Julliard

La plaza aménagée devant le théâtre Beaumont

Sur le balcon de l'Opéra
La représentation de Tosca qu'on a vue n'était pas la plus brillante, mais elle n'était pas mauvaise non plus - le décor qui avait tant enragé le public plutôt conservateur de New-York en automne ne m'a pas choqué - un peu sombre, d'accord, aux allures fascisantes à la Le Conformiste - et le chef d'orchestre a mené la musique sans y ajouter rien de grand intérêt, le ténor Marcello Giordani en jouant Cavaradossi tournait ses notes d'une façon un peu différente, la soprano prévue Daniela Dessì ayant dû annuler pour raisons de santé cinq minutes avant le rideau, on a eu une remplaçante agréable dont j'ai pourtant oublié le nom (je l'ai ensuite trouvé ici, sur ce site plein de potin opératique - c'était Elizabeth Blancke Biggs).

Ombre et lumière - la piazza du Centre Lincoln avec l'immeuble ASCAP au fond, doré par le soleil couchant

Les tours du Centre Time-Warner qui flottent au dessus du théâtre David Koch (ex-théâtre de l'état de New-York), vues du balcon de l'Opéra
À cause d'une crise chez un client (coupure d'électricité, panne de serveur, etc.) le copain a dû nous quitter dans la seconde intervalle - l'opéra s'est terminé vers 23 h 15 - et il fallait toujours que je me rende à la fête de l'ami galeriste dans la 23e rue. Je descends Broadway avec James pour prendre le métro (lui, il le prend pour rentrer chez lui à Harlem, donc dans l'autre sens) et je texte au copain lui demandant s'il est chez l'ami galeriste. Il me répond « Oui, mais ça ne va pas. » « Qu'y a-t-il ? » je lui demande par texto. Je suis dans la station, où le service téléphonique n'est que très limité - « Dois-je venir ou pas ? » je texte. Pas de réponse. J'attends. Le train A arrive et part. L'appareil sonne - « Go home » il me texte.
Il m'explique plus tard ce qu'il est arrivé, d'après ce qu'il a pu apprendre sur place. Il arrive chez l'ami galeriste, mais il n'y a personne dans le salon, tout le monde - une vingtaine de personnes. de beaux jeunes hommes avec leurs belles petites amies - se trouve dans la chambre à coucher, où l'ami galeriste s'était enroulé sur son lit, s'étant cogné dur la tête pour des raisons toujours inconnues - le copain lui demande s'il veut aller aux urgences, il dit non, le copain lui demande de toucher son nez, ce qu'il fait, mais il est aussi complètement bourré. Il y a un jeune Russe - celui qu'on avait rencontré aux Pins l'été dernier ! - qui dit au copain qu'il va rester la nuit avec l'ami galeriste. Le copain dit aux autres de partir, il annonce au concierge en bas que personne n'est plus autorisé à monter à l'appartement, et puis il s'en va - il est pas mal « bossy », non, le copain, quand il veut l'être MDR !

En principe il est strictement interdit de prendre des photos dans la salle de l'Opéra mais il y avait plein de Japonaises qui en prenaient - et avec flash - donc je me suis permis cette petite illégalité

Nos places étaient au premier balcon (c'est bien ça, le « dress circle », n'est-ce pas ?)
Aujourd'hui l'ami galeriste ne se souvenait de (presque) rien de tout cela.
Après une bien brève séance dans la salle de sport ce matin, j'ai dû passer toute la journée à déballer nos boîtes - remettre les livres dans les bibliothèques (pas assez, je me rends compte), fourrer dans la nouvelle commode les serviettes, les nappes de table, les sets de dessous-de-table anglais (durs) et indiens (en sisal), l'argenterie. C'est trop pénible car on n'a toujours pas assez de place pour tout ce qu'on a (la tyrannie de la possession), mais il va falloir s'accommoder. En plus, les parents du copain viennent demain soir pour voir les changements. Ouf !
Beau voyage sur le West side de New York et de vos pensées. Merci Edouard !
Bon, OK, pour le sourire sur la photo, c'est pas ça... Mais un autre élément m'intrigue: est ce que le téléphone porté à la ceinture est validé par la brigade du bon gout? C'est la mode de ce printemps? Eclairez moi, Edouard...
La brigade du bon goût a depuis bien longtemps posé ses armes devant l'intransigeance vestimentaire du copain, qui se méfie de la mode et pour qui porter son portable attaché à sa ceinture est comme un signe de grand rang dans la chevalerie des informaticiens – malgré toutes les évidences au contraire, que j'ai cessé de lui faire savoir ;-) Donc, Nicolas, non, ce n'est pas la mode, ça n'a jamais été la mode, et il le portera comme ça sans doute jusqu'à sa mort. Rien à faire. (En plus, la cravate est trop large, mais je n'ai pas osé faire de commentaire là-dessus, la vie étant trop courte...)
Bah il a son charme comme ça le copain! Juste qu'il mette sur FB ses photos torse nu, en train de monter des meubles... il aura ainsi encore plus de nouveaux amis...
MDR surtout pour votre pauvre ami... Il n'en rate jamais une, non? Je me souvenais de la visite du jeune Russe aux Pins... ouais, je sais être gossip girl aussi.
comment est ce restaurant qui s'appelle "cassis" ?
wam, c'est pas mal – l'ami avocat qui habite le quartier le fréquente et l'aime bien. On y a fêté par hasard l'anniversaire du copain une fois – la cuisine était plus ou moins française, mais les serveurs étaient ou indiens ou mexicains, donc on ne se sentait pas vraiment comme si l'on était à table à Chartier.