
La belle Mme Horne, 1918-2010
Je viens d'apprendre la mort de Lena Horne, chanteuse et actrice renommée, à la voix inoubliable. Elle avait 92 ans. Née à Broolyn, elle est morte à Manhattan.
Et puis, il paraît qu'on va avoir Elena Kagan à la Cour Suprême - ancienne doyenne de la Faculté de droit de l'Université de Harvard et à présent Avouée générale des États-Unis (« solicitor general » en anglais). Mes amis profs à la Fac à Cambridge l'ont détestée, et le carnetier politique Glenn Greenwald s'en méfie aussi. J'en parlerai plus longuement dans un autre billet.

La plage belle et déserte
Mais aujourd'hui je veux décrire notre premier voyage à Pyrnèse, ou l'île de Feu, c'est-à-dire la Cythère homo.

La foire à la brocante dans la rue Perry, juste après la pluie

Sur le quai de métro de la 14e rue - comme toujours, il fallait attendre

La façade noble du Bureau de Poste qu'on va en principe réaménager en gare
Les propriétaires avaient voulu nous montrer les secrets de leur maison, et malgré les têtes un peu lourdes dont on souffrait à cause d'un dîner un rien excessif avec les parents du copain et une amie la veille où l'on avait bu beaucoup de vin blanc de Calabre, nous nous sommes traînés vers la gare de Pennsylvanie d'où on a pris le train pour Sayville - dans le wagon j'ai fait les mots croisés de samedi (la journée la plus difficile de toute la semaine) en buvant la grande boisson de puissance aux bananes que j'avais commandée dans la gare.

En traversant la 33e rue ouest, la vue vers l'est

Une des entrées à la gare de Pennsylvanie - pas très élégante, celle-ci, c'est vrai

Dans la gare des Chemins de fer de l'Île Longue par un samedi matin

Nos boissons de puissance dans les mixeurs - miam !

C'est le confort maximun dans le wagon

Devant la billetterie du ferry pour les Pins

À bord le ferry
Il y a eu beaucoup de vent et il a fait assez frisquet pour ceux comme nous assis sur le pont supérieur.
Le centre commercial des Pins, qui vient de changer de main en mars, est en chantier - la Baleine bleue va ouvrir sous la gérance d'une société de restaurants qui s'appelle Almond, l'Hôtel Ciel sera entièrement réaménagé la saison prochaine. On a augmenté l'espace de l'ancien café, qui s'appelle maintenant la Canteen. On est en train de réaménager l'ex-épicerie qui l'année dernière faisait (faible) concurrence au Garde-Manger des Pins, magasin d'alimentation préféré des fidèles de la communauté.

Vue du port à partir de l'entrée

Le bateau de police et autres dans le port des Pins

Un (assez) grand bateau s'y est déjà amarré

La Baleine bleue en réaménagement

Vue de la Canteen

La discothèque le Pavillon et le nouveau magasin qu'on installe au rez-de-chaussée (cela n'a toujours pas de nom, je crois)
Nos propriétaires nous ont accueillis à notre débarquement et nous ont emmenés chez eux. La maison a vraiment beaucoup de charme et j'ai hâte d'y passer la première nuit (vendredi prochain, en principe). Après une heure de présentation et de jeu avec le petit chien adorable au nom de Wylie (genre emplacement des commutateurs pour les lumières extérieures, entretien de hot tub, comment allumer le chauffage, la cafetière, le micro-ondes, etc.), on leur a dit bye-bye et l'on est allé prendre des sandwiches de blancs de volaille (souci de la ligne oblige) à la Canteen, où j'ai retrouvé mon barman préféré qui s'appelle Ger (diminutif de Gerry, ou Gerald ?) et j'ai dit bonjour à un joli jeune acteur qu'on avait rencontré dans un restaurant à New-York cet hiver.

Vue de la plage vers l'est
Ensuite on est allé se promener un peu - les arbustes locaux sont en fleurs, surtout les pruniers maritimes, ainsi que les cerisiers décoratifs et les bottes de genêt écossais jaune.

Les roses rugueuses

Branches fleuries du prunier maritime

Le genêt écossais

Une grappe de glycine
On a bavardé avec un couple qui habite sur la plage dans une maison moderne élégante où ils avaient dû plier les parasols à cause du grand vent qu'il faisait. On a rencontré pendant notre promenade plusieurs personnes qu'on connaissait plus ou moins bien et avec qui on a parlé avec plaisir.

Une drôle de porte qui donne sur un petit sentier vers la plage

La mignonne maison que l'ami galeriste a louée, entourée de pruniers maritimes en fleur
Vers 18 heures, bien trop tôt pour les plus branchés, mais à l'heure pour nous qui allions quitter l'île par le ferry de 19 h 05, on est allé au Thé dit bas, en dépit du fait que, à cause des travaux ailleurs, se passait dans l'endroit où avait été le Thé haut, c'est-à-dire au premier étage du Pavillon, la disco qu'on est en train de réaménager aussi.

Au Thé « nouveau », au 1er étage du Pavillon, avant l'arrivée des gens « bien »

Les jeunes gens « bien » au Thé - je connais de vue le type en débardeur gris

Les menottes qu'on m'a offertes au Thé - le jeune homme beau et séducteur m'a dit « Oh, je pense qu'elles t'iront très bien » en les attachant à la poche de mon blouson jean - le copain n'a pas apprécié ;-)
Vers 19 h moins dix il y avait du monde, dont quelques jeunes athlètes que je connais du gymnase en ville.
Le ferry est arrivé en retard à cause du temps venteux, et notre retour était retardé aussi, ce qui a fait qu'on a raté le train qu'on voulait et on a dû donc attendre le prochain à la gare.

Retour vers l'ouest
Mais sur le quai, où il n'y avait presque personne, je me suis présenté à un type plus vieux que moi (c'est presque impossible à croire, je sais, tellement je suis âgé) que je connaissais de vue depuis des siècles - il était charmant et il nous a raconté des histoires de voyage en cargo avec un amant allemand au nom de Wolfgang à l'âge de 23 ans - cela nous a presque donné des idées, à moi et au copain ! Maintenant c'est un cadre supérieur pour la ville de New-York dans le secteur scolaire de l'administration Bloomberg.
Le train est arrivé - c'était très lent, plein de jeunes banlieusards qui venaient en ville pour faire la foire - des goths aux yeux cernés de noir, des homos, des jeunes filles en mini-jupe, et ainsi de suite.
Dimanche le copain a insisté qu'on retourne à Ikea pour acheter des rayons pour l'armoire - avec toute la pagaille dans le métro ces week-ends, on a pris un taxi pour aller à l'embarcadère du taxi aquatique au bout de la rue du Mur. On a trouvé nos rayons et quelques autres articles et l'on a décidé de rentrer par métro - on a donc marché jusqu'à la station de métro aérienne de la rue Smith, qui était, elle aussi, fermée pour travaux.

Station de métro aérienne en deuil (pour travaux)

Entrée fermée à la station - l'ensemble est assez sinistre, non ?
On a dû prendre un bus pour aller jusqu'à la station de la rue Jay, où l'on a pris le train A pour aller à la station de la 4e rue ouest. On était pressé de rentrer chez nous puisqu'on s'était arrangé pour une livraison de nos achats entre 16 et 20 heures - et il était alors 16 h 50 ! (La livraison a finalement eu lieu vers 19 h 50.) Malheureusement, on s'est trompé de taille pour les rayons - c'est frustrant ! Il va falloir les retourner au magasin un de ces jours.
Eh beh, ça commence bien tout ça! Mais on sent bien le plaisir que vous avez de revenir là-bas. Le copain, il était jaloux pour les menottes? (plus jolies que les siennes? ;-)