Plus ça change...

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(J'ai de grands ennuis aujourd'hui avec mon hébergeur GoDaddy et le logiciel MovableType, ou peut-être s'agit-il d'une combinaison maléfique des deux ? Qui sait ? Mais je m'excuse pour la piètre qualité physique de ce blog, pour ne dire mot de sa qualité intellectuelle misérable.)
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Miss McHugh et son bassiste - elle est amie de l'ami producteur de télé

Jeudi soir on a fêté l'anniversaire d'une grande icône gaie, Judy Garland, née le 10 juin 1922, en allant assister à un show de cabaret dédié à la mémoire de la célèbre chanteuse. Il s'agissait d'une heure de chansons et de comédie par la chanteuse Colleen McHugh sur la petite scène (70 places seulement) du bar Duplex qui fait l'angle de la 7e avenue et de la rue Christophe, donc à deux pas de chez nous. La soirée a commencé à 21 h 30 et a continué jusqu'à 23 heures - on a beaucoup ri et applaudi.

Ce week-end aux Pins, pour une fois, c'était le silence absolu qui serait le trait le plus frappant. Quelques oiseaux, un écureuil, des pas contre les planches de bois des chemins. Pas de musique, pas de cris d'hilarité alcoolique. C'était peut-être à cause du temps, qui a été plutôt grisâtre et pas du tout chaud.
On est arrivé vendredi dans l'après-midi, par le même train, le copain et moi, mais impossible de nous retrouver une fois le train eût quitté la gare à destination de Babylone. Même problème à la correspondance à Babylone, où il y avait des multitudes à traverser le quai en courant pour aller d'un train à l'autre. Je me suis trouvé dans un wagon plein d'homos nerveux, de banlieusards grognons, de vieilles femmes maladroites (celle à côté de moi a renversé deux fois - oui, deux fois ! - un petit sac en papier plein d'étiquettes, de reçus, de lunettes de soleil que j'ai dû l'aider à ramasser et à remettre dans le sac). On s'est retrouvé finalement à la gare de Sayville où on est monté dans le même minibus taxi qui nous a emmenés au débarquement du ferry.

On a préparé un petit dîner à deux - du thon grillé, des haricots verts au beurre, une salade verte - et l'on a regardé Tout sur ma mère d'Almodóvar avant de nous coucher, tout sagement, vers 23 heures. Que c'est bien fait, ce film, et je regrette beaucoup de ne pas avoir appris correctement à parler l'espagnol.

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Un beau cerf rencontré à la Cerisaie

Samedi matin j'ai fait les mots croisés (pas trop difficile, pour une fois) avant de faire un tour avec le copain à la Cerisaie - on y est allé par le chemin de l'Étal de viande - on n'était pas les seuls à faire cette traversée, il y avait des groupes de garçons, de filles et des groupes mixtes. On est rentré aux Pins par la plage.

L'ami producteur d'émissions de télé nous a rejoints samedi après-midi - je suis allé à la toute petite salle de sport, puisque le copain y était déjà passé après fait sa course à pied, le salaud. On a acheté de quoi faire un petit repas avant d'aller aux thés divers - le producteur avait envie de les voir tous - et l'on a mangé après.

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Du monde au thé bas !

Le producteur vicieux voulait sortir, nous, on est complaisant, et nous sommes donc allés à la Gorgée et la Pirouette où il y avait tout un monde à apprécier les torsions érotiques de trois jeunes gogo-boys qui nous ont chuchoté « Tout ce qu'on met dans nos slips on offre à Broadway Cares », ce qu'on a trouvé divinement généreux et qui justement nous a encouragé tous à bourrer ces petits morceaux de tissu moulinant leurs entrecuisses de billets de banque.

Ensuite on est allé au Pavillon, où l'on faisait une soirée Michael Jackson je ne sais pas pourquoi - les Piniens purs et durs ont ceci en commun avec les Parisiens du même genre - ils n'arrivent jamais dans les discos avant 2 heures du matin, mais pour nous, les vieillards, c'est tard, Bon Dieu !

Le châssis dûment agité pendant quelques heures, on est rentré chez nous pour nous mettre dans le hot-tub afin de soulager nos articulations souffrantes. Le réveil le dimanche matin était lent et progressif. L'ami producteur est rentré chez lui pour surveiller un projet de peinture de sa maison. L'ami galeriste, arrivé samedi soir, nous avait invités à déjeuner chez lui dimanche - chez lui il nous a présenté deux hôtes, un couple qui habite Chelsea, dont l'un est publicitaire et l'autre vernisseur en finition de meubles. Le publicitaire tient aussi un blog très amusant sur la mode - www.alifeofstyle.com - que je recommande à ceux qui s'intéresseraient aux découvertes d'un jeune New-Yorkais averti et branché dans les milieux de la culture, de la mode, du design, etc. Son copain, lui, est Français - il a passé sa jeunesse en Provence, mais vit depuis des décennies à New-York. C'était lui d'ailleurs qui a supervisé la préparation du repas, qui était excellent - des saucissons grillés aux oignons verts avec des feuilles de radicchio grillées aussi, une belle salade assaisonnée d'une véritable vinaigrette française (ça, on ne la retrouve que bien rarement ici), et ce gâteau dégueu que le copain et moi, nous avons acheté au Garde-Manger des Pins - un gâteau aux carottes vilement sucré et couvert d'un glaçage couleur jaunâtre, lourd et gras.

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L'abomination pâtissière chez l'ami galeriste

Je n'y ai pas touché, c'est sûr ! Et le tout était arrosé de plusieurs bouteilles d'un rosé du Var très sec, mais indéniablement buvable.

On est rentré chez nous pour attendre la visite d'un ami du copain qui est fan du port de vêtements de cuir et qui est aussi juge ! Il a depuis un moment un nouveau copain français qui, appréciant lui aussi le port de vêtements particuliers, dont le cuir et les uniformes, a, dans ses photos, l'air d'un officier SS - c'est frappant, surtout parce que le juge est d'origine juive. « As-tu présenté Laurent à tes parents ? » on lui a demandé et il a visiblement frémi d'alarme. « Non, non, ils ne sont pas encore prêts. » À te voir habillé comme un nazi accompagné d'un type blond habillé en officier SS, sans doute pas ! (Vraiment, c'est trop bête et trop drôle.) Mais il veut que je parle français avec son copain quand il vient aux Pins le week-end du 4 juillet.

De toute manière, le juge avait oublié notre rendez-vous et j'ai continué à traduire La Dame aux camélias (je suis arrivé au milieu du 2e acte) avant de mettre mes jeans parce qu'il faisait toujours un peu frais pour aller boire un apéro à la Gorgée et la Pirouette, où la DJ Lina (anciennement appelée Girlina, mais le préfixe « gir » n'est plus, on dit, nécessaire, puisqu'elle a définitivement changé d'homme en femme, avec tout ce que cela implique) jouait des chansons drôles des Jackson Five et d'autres groupes noirs des années 1970. Je me suis offert un délicieux punch planteur et j'ai commandé un madras pour un ami - c'est un mélange de vodka, de jus d'orange et de jus de canneberge, ça donne une boisson brunâtre aux reflets rouges et blonds.

On y a dansé un peu avant de se décider d'aller manger au nouveau restaurant dans le port - les tables étaient dressées, mais quand on y est allé, on nous a dit qu'il n'y avait pas d'eau courante donc il n'y aurait pas de repas. Bon, on s'en va, on traîne vers le Bistro où il y a bien sûr du monde, mais l'élégant Missourien réussit à amadouer le maître d'hôtel en se servant pleinement de son charme naturel ainsi que de son doux accent du sud et on nous a fait nous asseoir à une grande table réservée. Le service était lent, mais le serveur était un Serbe costaud tout à fait adorable au nom d'Alain dont le beau sourire coupe toujours toute plainte éventuelle. Un bon Malbec a aidé aussi à calmer les nerfs. Un des invités était un jeune masseur, ex-rugbyman, lutteur à l'université où il a fait ses études - même avec les cheveux longs, qu'en général je n'aime pas chez les hommes, il était beau, et il avait en plus un charme qu'on trouve rarement chez les hétéros - car il était straight, cet Apollon - il se sentait tout à fait à l'aise avec les homos, il savait et acceptait qu'on allait souvent le draguer, surtout aux Pins (quand même), et cela pourtant ne le gênait pas.

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On regarde les clips amusants au Show Tunes Sunday au Pavilion

Le dîner terminé, le copain et moi sommes allés passer quelques minutes à regarder les clips qu'on jouait au Pavillon, puis on est rentré chez nous.

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On fait la queue pour le ferry de 6 h 20 (oui, c'est pénible !)

Le copain a pris le ferry de 6 h 20 ce matin - moi, j'ai pris celui de midi, car j'avais à faire le ménage avant de partir.

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