
Est-ce peut-être une espèce d'écureuil locale ?
Il est toujours ainsi, n'est-ce pas ? - on quitte l'île de Feu par un temps splendide et la pluie, le froid et les cieux couverts retourneront dès notre retour le vendredi après-midi. Oh, qu'est-ce que j'ai mal dormi hier soir - le copain en est heureux, il dit que c'est parce qu'il me manque et c'est vrai que je ne me suis pas encore tout à fait habitué aux bruits que fait la maison - il m'est arrivé, je l'avoue, d'ouvrir les yeux en entendant un son qu'on ne reconnaît pas tout de suite et de me demander « Est-ce encore un petit écureuil gris qui court sur le toit (l'explication la plus probable) ou est-ce un démon mi-humain mi-bête qui va bientôt casser la fenêtre pour rentrer dans la chambre et m'égorger lentement et péniblement (au fond je me rends bien compte que ce scénario-là serait peu probable, mais il y a toujours une petite voix qui crie : On ne sait jamais ! Et c'est pour cela que j'ai du mal à regarder les films d'horreur, auxquels je suis trop susceptible !) » Et puis il fait plutôt clair dans la chambre - il n'y a pas de rideaux - et j'ai tendance à me réveiller dès que je sens la lumière du matin. (C'est pourquoi la chambre à coucher à Manhattan ressemble à un sarcophage fermé - avec climatisation !)
« Look, Mommy, what I found in the garden. Isn't she cute? »
Il a fallu faire un peu de ménage avant de partir - plier le linge, par exemple, et essuyer les comptoirs de cuisine, et puis sortir la poubelle et les déchets recyclables. J'ai ramassé les feuilles éparpillées du Times de dimanche pour les ranger dans la petite caisse à côté de la cheminée.
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