Archives juillet 2010

Les Anglais sont là !

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Nos amis londoniens sont bel et bien arrivés hier après-midi, par un temps très beau et très accueillant, en même temps que le copain, qui s'était arrangé pour attraper le ferry de 15 h 30. Chez nous, le copain a ouvert une bouteille de champagne Veuve Cliquot pour fêter leur arrivée et l'on l'a tous trouvé curieusement parfumé aux pommes. Est-ce possible ? Est-ce qu'il avait tourné ?

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Vue de l'intérieur du frigo à miracles - d'où le rosé sort infiniment

Vers sept heures on s'est habillé pour aller une réception de « grands donateurs » (comme j'avais acheté quatre billets pour le bal etc., j'étais devenu « grand donateur ») pour la fête des Pins chez l'ancien chef de l'Association des propriétaires des Pins de l'île de Feu qui habite une très belle maison au chemin de Mi-Chemin. Tout le beau monde des Pins y était - bien, les barmen et les serveurs étaient les plus beaux de toute l'assemblée, ce qui est souvent le cas ici - mais je connaissais plus de monde que je ne l'aurais attendu - M. Alan Cumming a fait un petit discours sur l'importance d'apporter son soutien à des causes GLBT, on nous a donné des t-shirts portant le logo de la fête, et puis on est parti pour la Gorgée et la Pirouette pour nous plonger dans les masses, faisant un bref détour au Thé haut déjà rempli d'Adonis sans chemises pour le montrer aux Anglais.

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Sur la plage on monte la tente sous laquelle on va danser ce soir

De retour chez nous on a grillé de beaux morceaux de thon pour le dîner - une grande salade et ensuite au lit pour les voyageurs hors de leur fuseau horaire habituel. Ce matin, les Anglais se sont réveillés bien tôt et ils sont allés « en ville » pour acheter des immondices sucrées pour le petit déjeuner, ainsi que les journaux du week-end (Times, FT, etc.). Étant aussi pur de corps que d'esprit, j'ai résisté à la tentation et j'ai préparé ma bouillie matinale à laquelle j'ajoute des myrtilles, des framboises et des noix. Et je mange aussi un œuf dur, pour la protéine.

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Mais non ! C'est pas possible, ces horreurs-là !

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Encore une matinée d'été splendide. Les oiseaux se sont tus depuis une bonne heure, il fait un peu frais, le soleil brille à travers un feuillage toujours vert et épais. J'ai même bien dormi, ce qui n'est pas toujours le cas. La femme de ménage d'origine mexicaine Llolet est passée hier, un jour plus tôt que prévu, parce qu'elle doit aller à un mariage à Los-Angeles et elle passera le week-end en Californie et je n'ai donc pas besoin de faire les lits et de nettoyer les salles de bain moi-même, ce qui ne me déplaît pas trop, il est vrai.

Pour une fois j'ai acheté des fleurs pour décorer la véranda (des hortensias bleus d'Équateur) et la chambre d'invités (des gerberas, qu'on appelle ici des marguerites africaines, roses) où l'on va mettre nos amis de Londres qui doivent en principe atterrir à JFK cet après-midi pour venir aux Pins tout de suite après par le ferry de 15 heures et demie.


Busted, sur la scène du Palais de Glace à La Cerisaie, très tôt mardi matin

Je viens de découvrir qu'il n'est pas toujours facile de télécharger des clips vidéo vers YouTube - j'ai réussi à faire passer deux clips ; il m'en reste deux (ou trois) à télécharger, mais je ne sais pas si j'ai toujours la patience de le faire.


Shequida termine la soirée avec un dernier numéro « I Am Blessed »

Ce qui m'amuse surtout chez les travestis qui montent sur scène, comme ici à La Cerisaie comme ailleurs, c'est le côté transgressif - on crée en effet des personnages plus ou moins anonymes, malgré leurs noms vulgaires ou absurdes, qui peuvent se permettre de dire et de faire toutes sortes d'outrages aux bonnes mœurs, élément que je tiens dans la plus haute estime. Le petit pédé qui s'appelle Joseph qu'on a tourmenté pendant toutes ces années au lycée pour ses gestes efféminés peut devenir, en mettant des chaussures à talons hauts, un peu de maquillage exagéré, une grosse perruque blonde ou rousse, et une robe moulante pour faire valoir sa silhouette toute svelte, un monstre hors de la portée de n'importe quelle petite frappe qui chercherait à l'embêter. Et moi, je dis bravo pour ça. Je n'ai jamais éprouvé aucune envie de m'habiller en femme (et qu'est-ce que je serai laid, en plus !), mais je respecte ceux qui le font, surtout en public devant des spectateurs.

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Bise de mamelon d'un joli jeune acteur/chanteur hétéro (qui joue dans la comédie musicale Cabaret en ce moment) en échange de boissons gratuites pour les chanteurs

À La Cerisaie by night

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La lune hier soir entre Les Pins et La Cerisaie

Je suis allé à la Cerisaie hier soir - j'ai pris le chemin de la plage (non, je n'ai osé passer par l'Étal de viande, il faisait trop nuit) - il y avait pourtant une grande lune brillante (pas tout à fait pleine, mais presque). Je suis arrivé au Palais de Glace vers 22 heures - c'était au milieu de Broadway sur la plage, on mélangeait des acteurs professionnels aux amateurs souvent assez curieux, tel cet homme en short en cuir qui a chanté un chanson de Broadway que je ne connaissais pas du tout.

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Faut le faire, n'est-ce pas ?

J'ai même pris de courtes vidéos avec l'iPhone (« the best phone » selon la célèbre vidéo BD à laquelle j'ai mis un lien il y a quelques jours) que je commence à publier chez Youtube (ça prend du temps, parce que les fichiers sont grands) - demain je vous les signalerai.

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La grande vedette du spectacle, Shequida, avec deux amis à elle qui travaillent, tous les deux, aux Pins cet été

Il y en a une de mon travesti favori, un jeune homme qui joue sous le nom de Busted - c'est un travesti un peu original, aux cheveux super mal coiffés, etc. Le spectacle des travestis a commencé en retard, comme d'habitude - vers minuit quinze et cela a duré jusqu'à une heure quarante - je suis rentré par la plage, déserte et chaude, en dansant sur une chanson house « de la vieille école » dont une phrase des paroles m'a particulièrement frappé, elle est la suivante : « pissing on my soul » - il s'agit, bien sûr, d'une chanson sur l'amour perdu - c'est triste et hypnotique. J'adore, et ça fait du bien de danser 3,2 km dans le clair de lune. Je suis arrivé chez moi à 2 heures 10, parce que j'ai marché (dansé) vite !

Ah, les voisins !

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Les propriétaires de la maison juste au sud de la nôtre ont, il semble bien, loué la maison pour la semaine - les nouveaux locataires se sont installés vendredi et peu de temps après la musique a commencé - assez forte, car il y a des hautparleurs autour de la piscine et dans le coin « barbecue » qui poussent les sons dans tous les sens. Nos voisins à l'est - des Allemands, on nous dit, qui sont très courtois, très tranquilles - ont commencé à hurler « Turn it down ! » à travers la barrière et les arbustes qui séparent les deux propriétés. Les locataires ne les ont pas entendus ou ont préféré ignorer leurs demandes répétées. Cela m'aurait embêté aussi (le copain, lui, avait du mal à parler au téléphone avec ses clients) si la musique avait été bête ou ennuyeuse, mais leur « playlist » était vraiment bon, plein de bonnes chansons de dernière minute que j'aime beaucoup, donc je n'ai pas trop rouspété - mais pas les voisins, de toute apparence - on marchait à la plage sur le chemin du Pin, le copain et moi, quand on voit arriver un véhicule de la police de la Comté de Suffolk qui se stationne dans le chemin de terre qui allonge le « boulevard des Pins de l'Île de Feu » - l'axe principal de la communauté - et un policier en short bleu marine sort du 4x4. Il nous dit bonjour en nous croisant. Nous, nous nous arrêtons pour voir où il va - le copain dit qu'il va chez les bruyants et effectivement il tourne à droite dans l'entrée de leur maison. Tout d'un coup, la musique est coupée. C'est la première fois que je voie une telle intervention policière pour raisons de « nuisance de bruit ». Il va sans dire qu'ils étaient plutôt tranquilles et plus discrets le week-end, mais cet après-midi, quand les gens du week-end sont partis, ça vient de recommencer. La musique est toujours bonne (on joue probablement un podcast sur iPhone, car j'entends le tintement familier quand l'appareil reçoit un SMS ou un mail), mais c'est fort, surtout quand on est habitué à n'entendre rien que les oiseaux.

Fragments

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Il m'arrive assez souvent de commencer à écrire un billet sans le compléter - en général, j'efface l'effort inachevé, mais cette fois je propose un assortiment de billets partiels dont la plupart datent de ces dernières semaines et dans lesquelles il y a quelquefois de petits trucs que je n'ai pas envie de perdre tout à fait.

Billet commencé le 6 juillet 2010 : 

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Danseur aux éventails à La Gorgée et la Pirouette

« Le week-end du 4 juillet, en plus des fêtes de l'indépendance déclarée en 1776, il y a aussi la célèbre Invasion des Pins, assaut simulé de la forteresse de l'archimasculinité incarnée dans les bras musclés, les tatouages de voyou, les crânes rasés d'une grande partie des habitants des Pins par les travestis souvent âgés, surmaquillés, efféminés, portant des talons hauts et des robes à paillettes moulantes, qui viennent de La Cerisaie, pauvre sœur aînée des deux communautés gaies de l'île de Feu.

Cette action « militaire » a lieu le 4 juillet en commémoration du refus de John Whyte, propriétaire du bar-restaurant La Baleine bleue et lui-même ayant des manières assez efféminées, de servir un apéro à un travesti venu de La Cerisaie dans les années 80. Pour répondre à cette incorrection flagrante, les travestis de La Cerisaie se sont organisés pour faire remarquer leur mécontentement. Ils sont venus en masse, en prenant un taxi aquatique jusqu'aux Pins, où ils ont débarqué pour forcer le propriétaire à les reconnaître. Les Piniens, dont la plupart, en dépit de leurs poses machos, ne partageaient pas les préjugés de l'ancien propriétaire mannequin, les ont accueillis avec plaisir et on leur a même offert à boire au pub La Gorgée et la Pirouette (qui ne s'appelait pas comme ça à l'époque, mais j'oublie le nom) qui n'appartenait pas au propriétaire homo homophobe.

Depuis cette première invasion, l'événement est devenu une sorte de fête générale - il y a de grandes compétitions entre maisons, dont la plupart sont aux Pins - ces gens-là s'habillent et s'en vont à La Cerisaie le matin pour retourner aux Pins dans l'après-midi, à bord d'un ferry spécialement organisé qui est bourré de travestis et d'ami(e)s de travestis.

(Je suis en train de taper ce billet dans le train à destination de Manhattan et il y a beaucoup de jeunes gens qui montent à chaque station - il paraît que Lady Gaga fait un concert ce soir au Jardin de la Place Madison (MSG pour les initiés) et une certaine jeunesse ile-longuienne particulière aurait très envie de la voir sur scène.) »

Les vendredis d'été

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Un bateau francophile dans le port des Pins à l'Île de Feu

Désolé pour mon silence - on a reçu aux Pins des amis de Los-Angeles et de Victoria, en Colombie britannique, qui sont restés chez nous jusqu'à mardi après-midi, quand je suis moi-même rentré à New-York après avoir fait le ménage à la campagne (un grand tas de draps et de serviettes à laver, par exemple) - je suis très mauvaise femme de ménage, je vous assure, très grincheux et tout ! À New-York on est sorti avec l'amie déménageuse (elle est héritière d'une grande société de déménagement domestique et elle vient de perdre sa petite amie âgée de 79 ans avec laquelle elle vivait depuis 31 ans, entre New-York et le village de Havre-aux-Haricots - plus connu, je l'avoue, par son nom de Sag Harbor - et avec qui on a renoué une connaissance qui date de loin mais qui était tombée, par la force des choses, en désuétude temporaire) qui habite tout près de chez nous - comme il faisait un temps de chaleur infernale (ce juillet serait en toute possibilité le mois le plus chaud jamais enregistré à New-York), on a voulu des margaritas frozen, qu'on a consommées sur la terrasse d'un restaurant mexicain dans la 7e avenue sud.
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Le copain ayant un dernier déjeuner Microsoft (quelle horreur, en effet), je l'ai quitté devant l'hôtel où cela s'organisait pour me diriger encore une fois vers la Galerie nationale d'art, où j'avais tout l'après-midi à découvrir d'autres tableaux, d'autres œuvres, tout simplement en flânant dans les galeries. C'est comme ça que je me suis retrouvé dans la tour de l'aile orientale de la Galerie (créée par I M Pei) où l'on a fait une sorte de chapelle à Mark Rothko - en effet il s'agit de tableaux peints autour de la célèbre commande de la vraie chapelle Rothko à Houston commanditée par la famille de Menil en 1964. Très beau. Cet homme âgé était dans la tour quand j'y suis arrivé - pendant plusieurs minutes encore il est resté là immobile, seul, devant ce tableau sombre, la musique de Morton Feldman dans l'air (créée pour la chapelle à Houston, donc plus ou moins appropriée) - l'image du vieillard devant ce tableau difficile m'a ému et j'ai osé prendre la photo. Il était toujours là, à regarder le même tableau, quand je suis redescendu.

Le temps me manque

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Aujourd'hui il fait beau et très chaud ici à Washington, mais hier et avant-hier il a plu - on a même eu mardi soir d'assez grands orages.

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Orage d'été vu de l'appartement/loft où nous sommes restés à Washington - c'est la 14e rue et la façade du théâtre Studio en face

Je rédige un billet sur ce qu'on a fait ici mais il faut que je fasse le ménage dans le loft avant de rentrer à New-York en car ce soir, donc ce sera pour demain, j'espère.

Happy Bastille Day !

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Le drapeau français (et en couleurs Internet officielles)

Bonne fête nationale aux Françaises et Français de partout dans le monde ! (Et je me demande quel bâtiment à Washington deviendra notre Bastille. Pour des raisons comme celle-ci.)

Chez les Versaillais

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Matin gris et moite à Washington - les discussions triangulaires entre Londres, New-York et Washington viennent d'avoir pris fin, ou moins je l'espère. Le déménagement si compliqué aura lieu en principe demain matin (à New-York), le matériel informatique sera ramassé par des déménageurs syndicalisés (à Manhattan, rien n'est facile - certains immeubles exigent qu'on utilise des déménageurs syndicalisés, tandis que d'autres n'en moquent - il faut toujours demander à l'avance, et si l'on se trompe, c'est le bourbier) à neuf heures au bureau du copain pour être déposé quelques pâtés plus loin au nord pour la somme d'environ 900 $. Sans compter les pourboires qu'il faut toujours donner, les billets de vingt dollars marchant parfaitement bien, j'ai trouvé.

Donc j'espère être libre vers midi, quand je compte aller voir un musée que je ne connais pas - le Musée national du bâtiment, situé dans un énorme bâtiment en brique et où travaille un ami en tant que conservateur. Je vais visiter le musée et puis je déjeunerai avec l'ami, qui est tout jeune et drôle et plein d'énergie. En plus, il adore les ragots politiques de la capitale - et, puisqu'on est dans une capitale impériale noyée dans l'argent des lobbies et des groupes de pression, il y en a beaucoup ! - il a été lobbyiste lui-même pour quelque temps, en faveur de certaines universités du Sud, donc il connaît ce curieux monde-là.

Le copain, lui, est dans des réunions jusqu'à 18 heures.

Je vais peut-être dire bonjour au scientifique iranien qui s'est réfugié dans la section d'intérêts iraniens de l'ambassade du Pakistan, mais c'est un peu loin et je ne sais pas prendre le métro ici.


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La maison où nous sommes allés à Newark jeudi soir, achetée il y a deux ans par des amis

On a eu une petite explosion d'activité ces derniers jours. Jeudi soir on nous a amenés, le copain, l'ami angélène audiophile et moi, à Newark, dans le New-Jersey pour un dîner au frais (il faisait chaud) chez des amis qui y ont acheté une belle et grande maison pour presque rien du tout parce qu'il s'agit de Newark, ville qui a eu l'un des taux de criminalité des plus élevés dans tout le pays jusqu'à tout récemment. Mais le nouveau maire, Cory Booker, semble avoir réussi à le faire baisser considérablement et les gens se sentent assez en sécurité maintenant pour bien vouloir acheter des propriétés qu'ils n'auraient jamais considérées il y a cinq ans. Et c'est encore très bon marché, surtout par comparaison avec les autres communautés de la proche banlieue new-yorkaise. Mais ils ne sont pas riches, cet architecte bolivien et son copain, ex-prêtre catholique irlandais proviseur de lycée catholique. Un couple tout à fait charmant et très accueillant, avec trois dalmatiens.

À la capitale !

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Le copain m'apprend qu'il va me coûter environ 200 $ pour « mettre à jour » mon logiciel Photoshop afin de pouvoir le lancer sur le Mac Air - et l'on part demain matin pour Washington, donc je pense qu'il faut prendre avec moi le portable « lourd » - le MacBook Pro - qui marche toujours très bien malgré son poids. Parce que j'ai envie de pouvoir publier des photos depuis la capitale nationale, où j'espère pouvoir courir de musée à musée après être passé dans la salle de sport de luxe tout proche de l'appartement d'amis où nous descendons pour la semaine du congrès des Partenaires mondiaux de Microsoft. Moi, j'accompagne le copain en tant qu'époux dévoué et obligeant et j'ai déjà donné mon accord (un rien hésitant, c'est vrai) pour assister avec lui à certaines activités mondaines associées au congrès, c'est-à-dire à des réceptions de geeks ! S'ils essayent de me parler, je vais seulement glouglouter comme une dinde, répétant comme une malédiction protectrice « Apple ! Apple ! Apple ! » Ça devrait les écarter de moi !

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L'ami anglais avocat s'amuse au milieu de travestis lors de l'invasion des Pins le week-end dernier (compte rendu à suivre, avec clip vidéo !)

On prend encore une fois le Boltbus (20 $ seulement). L'ami angélène, qui travaille pour une start-up de technologie auditive très particulière (pour les jeux et pour le ciné, surtout) sera dans notre appartement pendant notre séjour washingtonien.

On vieillit comme on peut

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[Ce billet continue en quelque sorte les réflexions du billet de l'année dernière intitulé « Comment vieillir ».]


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La plage est extraordinaire cet été


« Tu ne sais pas que préparer son propre apéro porte le malheur ? » le jeune acteur aux cheveux foncés m'a dit en arrachant la grande bouteille de vodka de mes mains juste au moment où j'allais me verser une double dose avant d'y ajouter quelques gouttes de jus de canneberge pour faire décent. « Ah bon ? » je lui ai répondu, essayant de ne pas me perdre dans son visage péniblement beau.


« Non, non, ça ne se fait pas » il m'a assuré, tout en versant dans le grand verre deux fois plus que je n'en aurai pris moi-même. Mais c'était trop tard - le malheur m'était déjà venu, je le savais parfaitement, en regardant le beau corps devant moi, et l'autre, assis à côté, un blond aussi beau que lui, plus jeune, plus sûr de lui. Il m'explique, le blond, qu'il a joué des rôles dans Gossip Girl et fait doublure pour le lieutenant Cable dans South Pacific. Ce sont d'ex-petits-amis, ces deux anges, et je les ai retrouvés hier soir chez l'ami galeriste, qui leur avait invité à passer le week-end chez lui. L'ami galeriste, lui, m'avait déjà raconté plein d'histoires assez lubriques de ce qui s'était passé chez lui, mais non pas, il est important à noter, avec lui. « Il en y avait sept dans la petite douche d'intérieur ! » il m'avait dit avec un mélange de désapprobation et d'envie. « Ils étaient au moins une douzaine à se baiser sous la douche extérieure ! » Un temps. « Non, je n'ai pas participé. » Un temps. « J'aurais bien, tu sais, mais ils avaient déjà rejeté quelqu'un, donc je ne voulais pas me faire traiter de trop vieux, tu comprends. » J'ai hoché la tête. 



Pour ceux qui s'intéresseraient à ce genre de « problème à fille blanche » (expression trouvée chez les moniteurs de couleur de la salle de sport et qui voudrait dire un ennui du genre « Mon coloriste est parti en vacances pour un mois avant qu'il n'ait retouché mes mèches, le salaud ! »), on ne trouve pas d'étuis pour l'iPhone 4G nulle part à Manhattan - je suis allé au magasin Apple dans la 14e rue ouest pour en chercher un (je me sers toujours de l'étui en caoutchouc noir du 3G qui est un rien trop grand pour le nouvel appareil et qui couvre en partie l'objectif) mais là, il n'y en avait plus et le jeune homme au polo bleu (pub pour l'iPad) m'a conseillé d'aller au magasin Best Buy (« c'est ouvert 24 heures sur 24 ! ») dans la place de l'Union pour en trouver un. Je me suis donc dirigé vers cet établissement qui ne ferme jamais mais là-bas, le jeune homme qui portait un badge au nom de Sabir m'a dit en souriant « Mais non, c'est tout à fait épuisé, notre stock d'étuis iPhone. » « Comment ça ? » je lui ai demandé. « N'a-t-on vraiment pas imaginé qu'on aurait besoin d'étuis ? » « Oh, monsieur, on nous a livré une quantité énorme d'étuis mais tout le monde en a acheté trois pour chaque iPhone, donc il n'y en a plus. »



Vidéo qui amusera peut-être ceux et celles qui n'apprécient pas trop les fanboys et les fangirls d'iPhone (trouvée chez Joe.My.God.)

On est parti hier après-midi pour les Pins - c'est le grand week-end de la fête nationale du 4 juillet, qu'on célébrera le lundi 5 juillet. Viennent chez nous : l'avocat anglais, qui passe la plupart de ses week-ends dans la vallée de l'Hudson, dans une jolie maison du milieu du XIXe siècle aux environs de la ville d'Hudson, et l'ami producteur d'émissions de télévision. L'avocat anglais s'inquiète de sa garde-robe estivale - il m'a téléphoné hier pour me dire qu'il est même allé à Chelsea dans l'espoir de trouver un maillot de bain convenable mais que ceux qu'il a vus lui ont fait trop peur. Il en a pourtant trouvé un d'adéquat chez Bloomingdales.

Typiquement, nos ancêtres les Anglo-Saxons nous embêtent en ce moment, nous demandant (je parle en tant qu'employé profondément surmené par mon boss méchant, c'est-à-dire le copain) de commander toutes sortes de choses informatiques pour un fonds spéculatif de Londres qui cherche à ouvrir une succursale ici à New-York - ils veulent des serveurs, des écrans plats, des colonnes d'appui pleines de fils, etc. et le tout en quelques jours. Mais c'est le Tiers Monde ici maintenant - il fait chaud, tout le monde a déjà quitté New-York, les bureaux sont à peine ouverts, on s'en fout de vos commandes urgentes ! (Heureusement qu'ils ne se rendent pas compte, grâce au miracle du mail, qu'on serait déjà à la campagne.)


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