Matin gris et moite à Washington - les discussions triangulaires entre Londres, New-York et Washington viennent d'avoir pris fin, ou moins je l'espère. Le déménagement si compliqué aura lieu en principe demain matin (à New-York), le matériel informatique sera ramassé par des déménageurs syndicalisés (à Manhattan, rien n'est facile - certains immeubles exigent qu'on utilise des déménageurs syndicalisés, tandis que d'autres n'en moquent - il faut toujours demander à l'avance, et si l'on se trompe, c'est le bourbier) à neuf heures au bureau du copain pour être déposé quelques pâtés plus loin au nord pour la somme d'environ 900 $. Sans compter les pourboires qu'il faut toujours donner, les billets de vingt dollars marchant parfaitement bien, j'ai trouvé.
Donc j'espère être libre vers midi, quand je compte aller voir un musée que je ne connais pas - le Musée national du bâtiment, situé dans un énorme bâtiment en brique et où travaille un ami en tant que conservateur. Je vais visiter le musée et puis je déjeunerai avec l'ami, qui est tout jeune et drôle et plein d'énergie. En plus, il adore les ragots politiques de la capitale - et, puisqu'on est dans une capitale impériale noyée dans l'argent des lobbies et des groupes de pression, il y en a beaucoup ! - il a été lobbyiste lui-même pour quelque temps, en faveur de certaines universités du Sud, donc il connaît ce curieux monde-là.
Le copain, lui, est dans des réunions jusqu'à 18 heures.
Je vais peut-être dire bonjour au scientifique iranien qui s'est réfugié dans la section d'intérêts iraniens de l'ambassade du Pakistan, mais c'est un peu loin et je ne sais pas prendre le métro ici.
J'espère que vous honorerez demain notre ambassadeur de votre présence!