
On l'appelle le nouveau Roy Cohn, joué par Al Pacino dans le film Les anges en Amérique, et le nouveau Quisling. M. Cohn est mort de Sida le 2 août 1986 à Bethesda, dans le Maryland. M. Quisling a été fusillé le 24 octobre 1945 à Oslo.
En France, le maréchal Pétain a été condamné à la peine de mort, que le général de Gaulle a commuée en prison à perpétuité. Pierre Laval a été fusillé le 15 octobre 1945, à Fresnes.
M. Mehlman habite un grand appartement, pour lequel il a payé 3.7 millions de dollars, dans le quartier supergay de Chelsea, à New-York, où il travaille comme partenaire pour une célèbre firme d'investissement privée, Kohlberg Kravis Roberts. Il profite donc de ses anciennes relations politiques pour avoir un boulot qui lui fait gagner beaucoup d'argent ainsi que de l'ouverture d'esprit de la plupart des New-Yorkais, pour qui être gai n'est ni un péché ni un crime - en dépit des efforts, appuyés ouvertement par M. Mehlman, pour les criminaliser afin d'encourager les gens à voter pour des candidats républicains. On pourrait assumer que certaines personnes gaies ont souffert à cause de ses efforts politiques. Si l'on peut prononcer la peine de mort contre le citoyen américain Anwar al-Awaki sans passer par les tribunaux, pourrait-on moralement condamner M. Mehlman, tout comme MM Quisling et Laval, à une peine pareille, exécutée, comme l'ont fait les Israéliens en 1961 dans le cas d'Eichmann, d'une manière un peu irrégulière (c'est-à-dire, sans extradition légale de l'Argentine, tec) ? Si l'on les laisse faire sans punition, ne serait-ce pas une tentation ouverte à d'autres d'agir d'une façon similaire dans l'avenir ? Donc la question reste : comment traiter les traîtres ?
Entièrement d'accord avec vous. J'ai horreur de ces types qui, après avoir cautionné les pires politiques homophobes, vous révèlent leur homosexualité en espérant que ce simple aveu leur vaudra absolution. Je pense que de tels types devraient être éjectés de tous les endroits gays où ils mettent les pieds, bars, restaurants, etc. Je me souviens d'un garçon que j'avais giflé au 7 (la première vraie boite homo de la rue Sainte-Anne à Paris) parce que je venais de l'y croiser alors que je l'avais connu au Club Med où il voyait absolument des homos partout, notamment chez les jeunes GO super mignons, et les "outait" à qui voulait bien l'entendre. Ce soir-là, après un instant de gêne, il m'a dit : "Eh oui, je suis homo, moi aussi..." La gifle est partie toute seule.
Je vous embrasse, habitant des Pins !
si l'outing avait fonctionné ...