Archives septembre 2010

« Conçu dans le péché »

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La tête dans les nuages, l'Empire (prononcé en trois syllabes par des touristes français - l'emm-paï-yeur)

De secrets véreux est le titre de l'éditorial publié aujourd'hui dans le Times qui critique l'emploi du secret d'état pour terminer tout procès qui pourrait, semble-t-il, embarrasser le gouvernement. On note avec déception que la loi sur laquelle cette notion de « secret d'état » repose était elle-même « conçue dans le péché » (expression délicieuse, mais curieusement biblique) afin de cacher des fautes commises par les forces aériennes américaines.

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La ville est très grise ces derniers temps - voici la 34e rue ouest



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Et dans la Cinquième avenue


École de danse

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Ce qu'on voit quand on sort de la station de métro du Rond-Point de Colomb, la laideur énorme et à peine croyable de l'ancienne tour Gulf-Western, aménagée pitoyablement en hôtel Trump International

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Les immeubles le long de l'avenue du Parc Central du sud vers l'ouest

C'est vrai, on ne va pas assez souvent au ballet, le copain et moi. On est des rustres, vraiment ! On était donc bien content qu'on nous eût invités à voir le ballet de la Ville de New-York hier soir au théâtre Koch du Centre Lincoln. Au programme il y avait eux ballets de Georges Balanchine, un de Peter Martins, et un ballet « argentin » de Christopher Wheeldon. 


« Cela me rend malade, de la peau jusqu'à l'âme » - commentaire laissé chez Joe.My.God à propos d'un article sur le suicide d'un jeune homme de 13 ans dans la banlieue de Houston à la suite de longues années d'intimidation (« bullying ») anti-gaie. L'expression m'a beaucoup frappé - c'est presque physique, bien que je ne crois pas à l'existence de l'âme - ainsi que la triste nouvelle elle-même.

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Hier soir, dans le bus express de la 5e avenue

On ne m'a pas brutalisé à l'école ou au lycée - oui, on s'est moqué de moi à l'internat et je me rappelle toujours du moment où je me suis senti tout à fait brisé quand quelqu'un qui je croyais un ami a critiqué la manière dont j'avais présenté un discours en le traitant de « faggy » et d'efféminé, pendant que je rougissais debout devant tout le monde. C'était à la fois la trahison d'une amitié et la révélation publique d'un aspect de ma personnalité que j'essayais, vainement de toute évidence, de cacher. Mais à part ça, rien de trop grave ne m'est jamais arrivé, surtout parce que je faisais trop attention à ce que je faisais, comment je me comportais, et avec qui. De toute façon, je sais très bien que d'autres ont eu des expériences au lycée et à l'université très différentes de la mienne, beaucoup plus pénibles. C'est pour cela que je soutiens l'effort commencé il y a quelques jours par le journaliste Dan Savage qui s'appelle « It Gets Better Youtube Project » - il s'agit en effet d'une chaîne sur Youtube sur laquelle on poste des vidéos dans lesquelles on note que, malgré tous les moments difficiles, on arrive finalement à un point où l'on n'est plus brutalisé pour sa sexualité et autres différences, c'est-à-dire que tout ira mieux, vraiment, et qu'il ne faut surtout pas désespérer et se suicider comme trois jeunes l'ont fait en quelques semaines. J'espère que l'une de ces vidéos pourra convaincre au moins une personne malheureuse, martyrisée pour être ou sembler gaie, de ne pas se tuer.

Puisqu'on adore les Canadiens, je vous propose un clip fait par un couple canadien qui m'a vraiment très touché.



Ils sont charmants et je l'adore quand ils disent « Being gay is a gift »
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La manifestation a commencé dans la place Foley, au milieu des tribunaux fédéraux et de l'état de New-York

Il y a trop de choses à faire, je trouve, quand on reste en ville les week-ends. Hier à midi on a assisté à une manifestation organisée par Marriage Equality New York en faveur, évidemment, du mariage gai, ce que la propagande a transformé en « égalité de mariage », ce qui évite le mot « gai » qui suggère trop de choses mal vues de trop de monde et tout le monde serait pour l'égalité des droits. Les politiciens qu'on attendait y étaient - ainsi que les « vedettes » de la série camp « Les Vraies Ménagères de New-York », toutes, sauf pour Jill Zarin, habillées en robes de mariée blanches. (La version gaie, The A-List New York - voir la pub inédite plus loin - commence lundi 4 octobre sur la chaîne Logo.)

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On écoute les discours des politiciens

Après de longs discours aussi inutiles qu'intéressés et ennuyeux (et même un poème super-pénible !), on a commencé la manifestation - on allait traverser le pont de Brooklyn. Des lesbiennes nous engueulaient pour crier plus fort, mais scander « Gay, straight, black, white, marriage is a human right ! » ne m'intéresse pas tellement. (Je suis un manifestant bien grincheux, c'est vrai.)

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On avait distribué des parapluies aux couleurs de l'arc-en-ciel pour souligner le côté gai de la manifestation

De l'art (plus ou moins)

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Le club de sport NYSC dans la 14e rue ouest

Pendant que le copain téléchargeait des logiciels pour un client, je suis allé à la salle de sport pour faire une heure de cardio (j'aime surtout l'appareil de ski de fond) - il s'agissait d'une salle de sport différente de la mienne, dans la 14e rue, au premier étage, entre les 5e et 6e avenues.

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Le tableau de bord de la machine de torture

De retour à l'appartement, je me suis douché et habillé avant de manger un petit déjeuner férocement sain afin de pouvoir passer une grande partie de la journée à marcher sans avoir (trop) faim.

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Dans la galerie Algus Greenspon

Première escale : la Galerie Algus Greenspon, où l'on expose des tableaux spirituels de l'artiste plus ou moins pop Gene Beery, qui habite actuellement en Californie.

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Un tableau ironique de Gene Beery

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Autre vue de la galerie


Un peu de tout

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Connaissez-vous les films « mumblecore » ? Moi non plus tellement (j'en avais pourtant entendu parler), avant hier soir, quand on a loué, par Netflix, « Humpday », une soi-disant comédie dans laquelle deux amis se trouvent dans l'obligation peu probable de coucher ensemble, « en tant qu'hétéros ». Il s'ensuit beaucoup de bla-bla plus ou moins marrant avant qu'ils ne s'habillent pour rentrer chez eux, sans avoir rien fait. Le dialogue mumblecore a l'air improvisé, on a l'impression d'écouter une conversation en cachette, c'est moderne, mais aussi un peu dénué d'intérêt, comme la vie réelle elle-même.

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Oh, c'est bien propre, ce Starbucks !

Les restaurants new-yorkais commencent à imiter leurs collègues californiens, en mettant des lettres sur leurs vitrines qui indiquent la note reçue par les inspecteurs. Ce Starbucks de la Cinquième avenue à l'angle de la 35e rue a reçu un A pour « très bien ».

Du showbizness et plus

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C'est bien la rentrée - hier soir on a assisté à un vernissage, à un spectacle de cabaret et à un dîner - à vrai dire, pour nous, c'est plutôt rare, cette concentration d'activités mondaines, mais on est arrivé à tout faire, en dépit de trains de métro peu coopératifs (je déteste les lignes IND - et j'utilise exprès l'appellation archaïque pour souligner et mon mépris et mon grand âge).


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On était parmi les premiers à arriver au vernissage à la Bibliothèque Morgan, parce qu'on avait un rendez-vous à 19 heures au Village

Le vernissage a eu lieu à la Bibliothèque Morgan, à deux pas du bureau et où l'on connaît l'un des directeurs, qui nous a invités à venir. Il y avait deux expositions, petites, élégantes et vraiment charmantes - l'une sur les premiers dessins noirs et blancs pop de Roy Lichtenstein, que j'ai accueilli une fois dans ma galerie, et l'autre sur une vingtaine de dessins d'Edgar Degas. Il y a aussi une exposition plus détaillée sur l'écrivain américain Mark Twain (Samuel Clemens) qui est sous-titrée « Le progrès d'un sceptique » qu'on n'a pas eu le temps de voir - on y retournera donc. La Bibliothèque Morgan est un véritable joyau parmi les musées de New-York. Elle me rappelle la Collection Frick. Je pense que je vais m'y adhérer pour pouvoir y aller quand je voudrais sans payer l'entrée chaque fois.

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Une nouvelle tour dans la Cinquième avenue - moi, je la trouve plutôt médiocre

C'est moi, le chef !

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La rue Christophe vers midi (par tradition, on dort tard dans le Village)


Malgré l'affluence de toutes sortes de chefs d'État vers New-York pour la séance d'ouverture de l'assemblée générale de l'ONU, je n'ai personnellement remarqué aucun problème particulier de circulation. C'est vrai que, par le beau temps de ces derniers jours, je préfère marcher (hier j'ai pris la 7e avenue pour aller au bureau du copain) et deuxièmement, ma vie se passe en général au sud de la 34e rue, et à l'ouest de l'avenue Madison, par conséquent je ne suis pas trop embêté par la présence de toutes ces notabilités.


Le président Obama a donné un discours à l'ONU aujourd'hui vers 10 heures, heure locale. Moi, j'étais dans la salle de musculation, prêt à rentrer me doucher avant d'aller au bureau (le copain me permet d'arriver un peu tard ou plutôt « quand je veux » - c'est une stipulation importante de mon contrat de travail). Ici, dans le bureau, je m'occupe des cartes de vœux (plus ou moins) Noël - on va dire tout simplement « Peace on Earth », ce qui est à la fois gentil et politiquement correct - et des cadeaux qu'on va offrir aux clients les plus importants - barre mémoire ? Truc de branchement USB multiple à l'apparence d'un homme qui court ? Tapis de souris avec calculatrice intégrée ?


Hier on a différé la réunion hebdomadaire, qui d'habitude a lieu les mercredis à 13 h 30, ce qui ne m'a pas plu mais je n'ai pas réagi, à part faire quelques réflexions peu aimables au copain, qui s'était caché, le lâche, derrière le mur de moniteurs sur son bureau. On l'aura aujourd'hui. (Je suis implacable comme chef de bureau !)


Serviette égarée

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Un Paris stéréotypé dans la vitrine du magasin Baby Gap dans la Cinquième avenue

Il est vrai que j'adore mon MacBook Air - je me promène avec lui de l'appartement au bureau et vice-versa. Il est tellement mince que je l'enfouis dans la serviette noire achetée boulevard Saint-Michel il y a plusieurs décennies déjà, un peu usée (comme moi, d'ailleurs) mais qui m'est autant plus chère pour avoir survécu aussi longtemps. Hier soir, en rentrant du restaurant après avoir dit au revoir à l'amie professeur de droit, je me suis tout d'un coup rendu compte que je n'avais rien à la main ! On a donc dû retourner au restaurant où le maître d'hôtel l'avait mise dans une étagère au-dessous de son ordinateur d'ou il me l'a gentiment rendue.

C'est que je n'ai pas l'habitude de sortir avec la serviette, qui devient une sorte de sac à main affaires. Dans le restaurant je l'ai mise sur la banquette à côté de moi et en sortant, je l'ai complètement oubliée.

Nous avons beaucoup parlé d'Obama et de ma déception avec beaucoup de ses politiques (soutien de FISA, maintien de Guantanamo, soins santé sans option publique, assassinats ciblés, etc.) et de ses choix de hauts fonctionnaires de l'Administration (Rahm Emanuel, Larry Summers, Timothy Geithner, par exemple) - madame le professeur craignait surtout une énorme victoire des fêtards de thé dans les prochaines élections.

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10 Downing, c'est le store rouge au fond, à l'autre côté de la 6e avenue

En l'occurrence, le restaurant 10 Downing n'était pas mal du tout - le plateau de charcuterie très correct, mon poulet excellent, les choux de Bruxelles très bons.

Les sans grande importance

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Bon, on l'a perdu, ce vote. On nous trouve jetables, je suppose, rien que des gens bons pour de l'argent et pour des voix, mais à part ça, sans grand intérêt. Et il était où, notre « avocat acharné » ?

En attendant la justice

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L'état du bureau du copain hier soir - on y collectionne, de toute apparence, des claviers

Aujourd'hui on va voir si les démocrates au Sénat ont assez de voix pour pouvoir forcer un vote sur la continuation de la politique de « Ne demandez pas, ne dites pas » chez les forces armées. Les Républicains cherchent à retarder, comme d'habitude. En principe le vote devrait avoir lieu après 14 h 15 heure de l'Est. On dit qu'il n'y a pas à présent assez de voix pour éviter un « filibuster » coordonné par les Républicains et qu'Obama n'a pas encore exercé aucune pression sur les sénateurs hésitants.

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Une église de campagne en Angleterre ? Non, c'est la première église presbytérienne dans la Cinquième avenue à l'angle de la 11e rue

Ce soir on dîne avec l'amie professeur de droit qui vient de Cambridge pour assister à une réunion de conseil d'administration dont elle est membre. Pour nous, c'est toujours un plaisir de la voir, et on va peu souvent à Boston. J'ai fait une réservation au restaurant 10 Downing par Internet pour la première fois, on verra si ça marche.

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Le côté moins connu du Bâtiment du fer à repasser, qui est censé être réaménagé bientôt en hôtel par un groupe italien, je crois

Du bruit

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Y aurait-il quelqu'un pour trois volumes du Bulletin de la Société de géographie 1914 brochés en maroquin rouge ? Voici mon grand problème - comment me débarrasser de livres qui ne me sont pas nécessaires, mais que j'ai plaisir à feuilleter de temps en temps, quoiqu'assez rarement?? Car il faut procéder maintenant à l'aménagement de l'appartement, tâche restée inachevée depuis mon déménagement insulaire à la fin du printemps.

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Les travaux dans la rue Perry

J'avais oublié combien on fait du bruit ici dans la rue Perry - à huit heures, les ouvriers de la société ConEd (notre EdF) commencent à travailler dans la tranchée qu'on a creusée devant l'immeuble il y a trois mois. Les voitures de police font du bruit aussi - les flics aiment interpeller les chauffeurs traînards avec leurs haut-parleurs. Sans parler des ouvriers du bâtiment qui travaillent dans les immeubles voisins.

Bon, ça y est (enfin)

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Une plaque marrante dans la douche extérieure à la maison qu'on vient de quitter

On a quitté donc les Pins-de-l'Ile-de-Feu pour nous réintégrer dans la vie en ville, la vie sérieuse, la vie vraie, la vie où on lutte pour l'argent au lieu des abdos en tablette de chocolat. Comme il se devait, il faisait un temps magnifique, une des plus belles journées de l'automne. On a défait le grand lit dans notre chambre et mis les draps dans la machine à laver. Le copain est allé faire une petite course à pied - il a voulu surtout filmer les maisons le long de la plage aux Pins. Les parents allemands, qui étaient de nouveau à côté, se sont réveillés pour faire leurs exercices matutinaux avant de balayer la terrasse comme d'habitude - leur fils, entraîné sans doute par sa mère, a dressé la petite table pour le petit déjeuner et a mis les coussins bleu marine sur les chaises en cèdre. Il a de la discipline, celui-là !
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Au bord de la mer à La Cerisaie

La fin de saison veut dire qu'on peut se permettre des victuailles auparavant strictement interdites - le copain, arrivé ce matin à 9 h 40, a voulu manger des pizzas - notre petit déjeuner a donc consisté en une grande pizza « blanche », c'est-à-dire avec mozzarella et ricotta seulement, sans sauce tomate, sur laquelle on a ajouté des anchois, des tranches de peppéroni et des oignons - miam ! Qu'est-ce qu'on mange sain, n'est-ce pas !

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La Pizzeria à La Cerisaie, où l'on était les seuls hommes, à part le serveur

On est donc allé à La Cerisaie - le soleil est apparu pendant notre promenade.

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Les deux drapeaux à la fin du quai d'embarquement à La Cerisaie, avec un vieux pêcheur

La pizza terminée, on est rentré chez nous par la plage.

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Marques de fin de saison - un service de couverts qui « ont besoin d'un nouveau chez soi » et un batteur « à la retraite, qui cherche un emploi à mi-temps » !


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« La vie l'emporte toujours » ou le ciel des Pins

J'ai pris la photo ci-haut pour Samantdi, dont la simplicité superficielle ne cache en rien l'élégance profonde de son discernement très humain. Brava !

« Hi ! »

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Une menace de pluie encore aujourd'hui, qui ne s'est pourtant pas réalisée

Les orages qui ont « ravagé » (on aime bien exagérer ici, et cette vidéo est hilare pour sa bêtise) New-York ont fait, ce qui est tout à fait typique, moins de dégâts ici aux Pins, où l'on a tout simplement passé une soirée de pluie de plus - dans la maison les fuites d'eau ont dûment commencé et je comptais la toc-toc-toc régulière de gouttes d'eau tombant dans le bol de faïence blanche que j'avais mis par terre à côté de la table de salle à manger, sur laquelle je tapais devant l'ordinateur. Il y avait aussi des coups de foudre et du tonnerre, comme il se doit à l'occasion des orages. J'avais oublié d'enlever la bannière étoilée qui flottait, moins librement qu'avant, à côté de la porte d'entrée - selon certains, ce serait un manquement grave, mais d'autres disent qu'avec des drapeaux en nylon on peut les laisser dehors dans la pluie, mais de toute façon, il n'est pas permis de laisser flotter le drapeau la nuit sans illumination spécifique - donc j'ai commis, semble-t-il, des tas de péchés protocolaires hier soir.

Attention aux fous

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Bon, pour commencer, je me rends compte très, très clairement du fait que je n'habite pas la vraie Amérique, cette Amérique profonde tant mythologisée, cette Amérique idéale des vraies valeurs de substance, du travail dur et de la méfiance de tout ce qui paraîtrait, selon tel ou tel esthéticien subtil du Texas, de l'Utah ou de l'Alaska, pour ne nommer que ces foyers célèbres de culture, trop soigné, trop malin, trop intelligent, trop beau, trop réel, trop laïc, trop étranger. Non, je vis dans un cocon urbain bourgeois des plus douillets, où l'on se débrouille plus ou moins pour vivre dans cette ville trop chère. Une ville où tous mes amis sont démocrates et où leurs origines ethniques, nationales, et religieuses sont très différentes. Ces amis, dont certains mangent des croissants et des boules de riz pour le petit déjeuner, ont fait, la plupart d'entre eux, leurs études dans les universités les plus reconnues du pays, mais ils ne s'en enorgueillissent pas. Ils sont sceptiques, mes amis, mais aussi généreux d'esprit. S'ils n'apprécient pas trop les modes (hé, ils vieillissent, qu'est-ce qu'on peut faire ?), ils sont pourtant ouverts aux idées nouvelles. Ils ont beaucoup voyagé (ils ont tous des passeports) et voyagent toujours et ils ne s'imaginent point en maîtres du monde - ils ne hurleront jamais « U S A » en public pour aucune raison, mais surtout pas pour couvrir les voix de protestataires, comme l'ont fait les républicains lors de leur dernière convention. Ils sont patriotiques, ces amis, mais d'une manière raisonnable, sachant très bien qu'il y a toujours du bien et du mal dans tout pays et qu'on serait plutôt sage de considérer les perspectives intelligentes qu'on pourrait trouver à l'étranger. Ils ne sont pas fiers de Guantanamo, ni de ce qui s'est passé en Irak, mais ils restent émus, ces amis, tout comme moi, par la vue de la Statue de la Liberté, cadeau de la France, dans le port de notre ville. Voilà, en résumé très grossier, mon milieu à New-York.

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Je fais comme tous les touristes et prends la photo obligatoire du bâtiment du fer à repasser dans la Cinquième avenue

C'est pourquoi j'ai toujours eu du mal à prendre trop au sérieux les manifestations hystériques des soi-disant « fêtards du thé » - le « Whitestock » (référence ironique au festival de Woodstock), les placards mal épelés ou racistes (ou les deux à la fois), et tout le reste. Tout ça avait l'air tellement débile, tellement crétin, qu'il m'était difficile à faire trop d'attention à ces gens absurdes.

Ceci dit, j'ai peut-être tort. En vue des victoires dans les primaires républicaines de spécimens incroyables comme Christine O'Donnell au Delaware (en 1996 elle a fait une campagne contre la branlette, qu'elle considère comme l'avortement !) et Carl Paladino comme candidat républicain pour le poste de gouverneur de mon état de New-York qui envoie des mails pornos à toute une bande d'amis, je reconsidère. Ce sont des voyous, ces gens, mais je me souviens qu'on a traité les premiers nationaux-socialistes d'abrutis, de demeurés, d'enfoirés, et on se rappelle où ils en sont arrivés en dépit de débuts peu propices. Donc, bien qu'ils soient entièrement, profondément étrangers à moi-même et à mes amis (qui ne sommes pas de vrais Américains, bien sûr, puisque nous habitons la capitale de la non-Amérique), je trouve qu'il faut quand même faire un peu attention. 

Retour au zoo

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« Mais j'veux pas Game Center sur mon iPhone ! » j'ai écrié, en voyant l'icône débile sur ma page d'accueil de mon cher appareil téléphonique. J'avais attendu pour télécharger la mise à jour informatique 4.1 mon retour à New-York, vitesse de connexion oblige, et tout d'un coup je me retrouve devant cette icône aussi étranger qu'irritant. Le copain hausse les épaules en me disant pendant qu'il se rase, « Y a rien à faire, ça fait partie du système d'exploitation. » Grrr, j'aime pas quand les gens m'obligent à prendre des apps pour lesquelles je n'ai aucun intérêt. Je google donc mon irritation et je trouve qu'il y a plein de gens comme moi qui ne sont pas contents qu'Apple les oblige d'installer ce sacré Game Center avec la mise à jour de l'iPhone. Le copain m'a montré comment le cacher, en le mettant dans un dossier pour apps inutiles (pour moi), telle Voice Memos, qu'on a mis sur la dernière page. Mais c'est bête quand même de ne pas pouvoir supprimer une application qu'on ne veut pas avoir sur son téléphone.

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De beaux nuages en attendant le ferry de 13 h hier aux Pins

Pour le reste, il y a un tas de courrier jeté à côté de ma chaise dans la salle à manger qu'il faut ouvrir et dont il faut s'occuper. Des lettres de condoléances à rédiger, des lettres de félicitations pour de nouveaux boulots. On a dîné hier soir avec un ami de Los-Angeles qui n'est pas très heureux, ni dans son travail ni dans sa vie personnelle - je lui ai recommandé de venir s'installer ici, à New-York, ville qu'il a toujours aimée, puisqu'il n'y a presque rien - relations familiales, vie sentimentale - qui l'oblige de rester en Californie, à part un job qui ne lui rapporte pas grand' chose en ce moment. C'est un type qui s'isole facilement - trop facilement - et le tumulte humain qu'est New-York lui ferait, je crois, beaucoup de bien. On verra.

Au restaurant où on a mangé (Paris Commune) il y avait une grande table remplie de jeunes mannequins - c'est la semaine des défilés de mode ici - ils appartenaient tous, le serveur nous a dit, à l'agence New York Models et on les reconnaît sur le site à la page - « shows - s/s 2011 ». Mais ils sont tellement jeunes, c'est (presque) scandaleux ! Chacun, en plus, avait un look qui lui était particulier - t-shirt déchiré, polo BCBG, bretelles qui tombent sur les fesses, et ainsi de suite. On a dû se texter ce qu'on allait porter pour ne pas avoir de duplications. Mais quels adorables petits animaux domestiques !

Où je fuis le beau temps

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Le chemin du Pin, par lequel on rentre chez nous de la plage (ces cabines sont pour les bacs à ordures et les bonbonnes de gaz)

Je rentre à Manhattan cet après-midi pour trois raisons : 1) voter dans la primaire démocrate ( - on a de nouvelles machines ! youpi ! ) ; 2) dîner avec un ami venu de Los-Angeles ; et 3) encourager un ami pour qui les affaires ne marchent pas comme il voudrait - en fait, ce n'est facile pour personne à présent. Il faut surtout tenir, je crois.

J'emporte avec moi deux sacs de voyage remplis de t-shirts, de chaussettes et de vêtements de salle de sport.

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C'est un peu dommage qu'il fasse tellement beau aujourd'hui.
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Comme nous, les résidents temporaires des Pins, les flamants retournent au poulailler après une belle saison en plein air

La pluie a commencé assez tôt ce matin et les livreurs de gaz avait déjà enfilé leurs cirés de marin jaunes - ce sont les Allemands d'à côté qui m'ont réveillé en déplaçant les meubles en bois sur la terrasse voisine - pour un instant je croyais même qu'il y avait quelqu'un chez moi et j'ai sauté du lit ! Les éboueurs passaient ensuite dans leurs voiturettes bruyantes. J'entendais le plouf régulier de gouttes de pluie dans le bol en céramique blanche que j'avais mis sur le plancher pour attraper l'eau qui fuyait d'une lucarne dans le salon. Qu'est-ce que je suis content, par de moments pareils, de ne plus être propriétaire d'une maison !

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Et la queue était impressionnante !

Quand il n'y a rien d'amusant à faire, il ne reste qu'à faire un peu de travail - je me suis mis donc à réviser la première scène d'une nouvelle comédie - l'amie écrivain m'avait souvent dit que le meilleur endroit pour écrire, c'était bien là où il y avait rien d'autre à faire.

L'avant-dernier week-end

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Nous, on rentre en jeep et par le train, non pas en dirigeable, hélas !

Le grand déménagement dernier a donc commencé cet après-midi par un temps couvert et assez frais. Le copain a décidé de profiter du jeep de l'ami ex-Marine, qui est venu nous voir hier, en apportant avec lui deux valises bourrées de serviettes de plage, de shorts, de t-shirts, de tongs. Moi je compte rentrer mardi matin et puis on fera le dernier déménagement le week-end prochain.


Encore des fêtes

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Attention à la ligne !

Je souhaite à tout le monde un excellent Aïd al fitr et un week-end plein de sucreries et de friandises pour célébrer la fin du jeûne de Ramadan. Moi, je vais me permettre une sélection de viennoiseries (mais quelques-unes seulement, car il ne faut pas exagérer).

Le vent froid de la déception

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Rien que du sable

Aujourd'hui il fait presque froid, 21° seulement avec des rafales de vent jusqu'à 14 km/h, sous un ciel bleu plein de jolis nuages cotonneux tout près du sol. Vers onze heures je suis allé à la plage, presque vide. La plupart des maisons qui donnent sur la plage semblent fermées, leurs parasols repliés, leurs meubles de terrasse déménagés, les rideaux tirés. On n'entend que le vent qui siffle sans arrêt dans les arbres - c'est le chant de l'automne à la campagne. Même les Allemands d'à côté se sont installés dans la maison au lieu de rester sur la terrasse.

Je me suis levé de bonne heure ce matin - j'ai allumé la machine à café avant de boire mon verre habituel de jus de canneberge mélangé de glutamine, acide aminé qui aiderait à la reconstruction de tissu musculaire endommagé par l'exercice - et j'ai vite lu sur le site du Times la nouvelle décevante de la décision de non-lieu prise par la Cour d'Appel du 9e circuit à propos d'un procès contre une succursale de la société Boeing, Jeppesen Dataplan, qui aurait facilité pour la CIA les transferts de détenus vers les pays où l'on les interrogerait en employant, si on le trouvait « nécessaire », la torture. Le procès avait été intenté par l'ACLU au nom de cinq anciens détenus qui ont accusé la CIA et la société d'aviation commerciale d'avoir été complices dans leur traitement illégal. C'est l'administration d'Obama qui a cherché, et a réussi, à arrêter ce procès pour cause de Secret d'état, ce qui déçoit plus que moi - l'éditorial dans le Times d'aujourd'hui, intitulé sans ménagement « La torture est un crime, non pas un secret », note que « All too often in the past, the judges pointed out, secrecy privileges have been used to avoid embarrassing the government, not to protect real secrets. In this case, the embarrassment and the shame to America's reputation are already too well known » (ma traduction : Bien trop souvent dans le passé, les juges ont noté, les privilèges du secret d'État ont été employés pour éviter les embarras pour le gouvernement, et non pas pour protéger de vrais secrets. Dans ce cas, l'embarras et la honte sont déjà trop bien connus.)

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Notre conscience, elle est partie où ?  Et pour combien de temps ?

Certains expliquent la prise de position de l'administration Obama, qui se trouve très différente de ce qu'a dit le candidat Obama, par le désir de l'administration de faire ce qu'elle peut pour ses projets choisis et non pas se perdre dans un affrontement politique sur les crimes de guerre qu'auraient commis certains cadres de l'administration précédente, ainsi que certains amis démocrates de l'Administration actuelle.

Mais il reste qu'Obama poursuit les politiques judiciaires très douteuses de son prédécesseur. Et cela me déçoit beaucoup.

Ça sent la rentrée

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Un cygne solitaire dans le port de La Cerisaie lundi soir

Bon, ça y est, on est arrivé enfin à la conclusion de l'été 2010 - « summer twenty ten » comme Shequida l'a appelé lundi soir lors de son dernier spectacle de la saison. De retour de Manhattan, où l'on était allé assister au mariage d'une amie actrice avec un autre acteur dimanche soir, lundi dernier nous avons fait le tour des thés divers, en commençant par l'original, le thé bas à La Baleine bleue, où il y avait du monde, si un peu moins que d'habitude pour un dimanche soir. Ensuite on est allé au thé haut et on a pris un verre à La Gorgée et la Pirouette, ou les vieux briscards avaient repris le dessus sur les jeunes farfelus adonnés à la DJ Lina, qui est elle aussi partie, rentrée sans doute à New-York où elle passera l'hiver.

C'était bien moi qui avais insisté qu'on fît le tour de ces établissements afin de clore, du moins symboliquement, cette période estivale de 2010. Comme je l'ai noté, il y avait déjà moins de monde - j'avais entendu sur la plage un jeune styliste tout tatoué qui disait à ses amis « Oh, mais c'est déjà fou, j'ai Glamour, puis les défilés, ensuite Elle et Harper's » pour leur expliquer pourquoi il quittait l'île avant la fin de sa location, la semaine prochaine. Mais la lumière a changé - le soleil fait sa traversée céleste plus au sud ces jours-ci, et les rais semblent chargés d'argent au lieu d'or - hier après-midi un certain George, agent de mannequins de mode, exceptionnellement mince et bronzé, est venu me dire au revoir sur la plage en disant que cela lui avait plu de nous avoir, le copain et moi, en compagnons de plage pour tout l'été - curieux, mais gentil, quand même.

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Une ruelle déserte à La Cerisaie

Après la pluie

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La plage aux Pins ce matin

« Après la pluie, le beau temps. » La mère allemande dresse la table à côté de la piscine pour le petit déjeuner de son mari, son fils, l'ami de son fils, et elle-même. L'air semble frais, nettoyé, débarrassé de l'humidité qui l'appesantissait hier. Le vent est venu dans la nuit - vers trois heures du matin, j'ai entendu le bruit des arbres qui s'agitaient.

C'est le week-end de la Fête du Travail, qui aura lieu ce lundi le 6 septembre. Cette fête marque traditionnellement la fin de l'été - les écoles à New-York s'ouvriront le 8 septembre. À Atlanta, cependant, la rentrée scolaire a déjà commencé le 9 août !

Aujourd'hui on reçoit la visite de l'ami producteur, qui vient avec des amis voir la petite production amateur de la comédie musicale échouée de Stephen Sondheim qui s'appelle Merrily We Roll Along. Ouverte en 1981, la comédie musicale n'a eu que 16 représentations à Broadway avant de fermer. L'ami producteur l'a vue et a envie de la revoir, même dans cette version non professionnelle (mais on aime le « summer stock » pour ses côtés un peu naïfs et amateurs). Ou deux ou quatre amis l'accompagneront - on n'est pas sûr.

On a donc mangé hier soir les restes du rôti de porc au romarin qu'on avait préparé jeudi soir, avec des choux de Bruxelles au beurre et une salade verte pleine de concombres, de tomates et de céleri qu'on avait retrouvés dans le frigo. Et une bouteille de Côtes du Rhône. Et l'on a parlé des côtés positifs et négatifs de passer l'été, ou du moins une grande partie de l'été, aux Pins. (On n'est pas pourtant allé en dresser, même mentalement, une liste, comme l'a fait celui-ci - j'ai hâte qu'il nous le montre, son bilan sur les Pins.)

Mais ce matin, nos doutes d'hier se sont emportés avec le vent - deux jeunes voisins, de qui, en les croisant, on n'attendait entendre jamais rien tellement ils sont enveloppés dans leur jeunesse et dans leur beauté, nous ont surpris tout à fait en nous disant « Bonjour ! » - moi, qui les traitais plutôt en commotions atomiques plus ou moins transparentes dans l'air et le copain, qui détournait les yeux pour ne pas les gêner dans leur majesté. Peut-être avaient-ils peur de nous ?

(Pas moyen d'ajouter d'autres photos, l'interface Movabletype ne marchant pas très bien avec la lenteur de ma connexion Internet. Plus tard, peut-être.)

Mise à jour météo

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Morceaux de ces fameux chemins en bois sont éparpillés sur la plage - mais ils viennent d'où, en fait ?

L'ouragan (depuis quand est-ce qu'on dit « ouragan » au lieu de « cyclone » ?) Earl (nom qui fait sourire tout le monde ici) continue à monter la côte atlantique du pays - il y a maintenant un peu de vent, l'air est très humide et chaud, il n'y a presque plus de plage, tellement la marée monte sur la dune.

En manque de promenades de plage en slips de bain, les homos se promènent en short et en t-shirt, les petits parapluies télescopiques aux mains en cas d'averses imprévues - certains louent des DVD porno, d'autres flânent dans les quelques boutiques qui restent ouvertes, dont Gostoso, la boutique de mode brésilienne où l'on a vu un trio de jeunes et beaux barmen, en chômage météo, qui essayaient des débardeurs soldés à 30 pour cent. L'épicerie est pleine de monde aussi.

Il n'y a toujours pas eu de coupure de courant, mais les ferries de 19 h et de 20 h ont été annulés. Le copain s'ennuie grave - il s'est englouti dans les coussins du canapé devant le poste de télévision à regarder multiples émissions enregistrées d'Entourage, de True Blood et de Hung.

Les thés ce soir s'annoncent déments - c'est bien dans l'air !

Hystéries

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Des vagues

Comme il arrive bien trop souvent ici, à cause de nos médias de l'information qui chercheraient exprès à déclencher l'hystérie chez le public pour leurs fins commerciales au lieu de nous renseigner sur ce qui arrive vraiment dans le monde et dans le pays, le cyclone Earl s'est révélé beaucoup moins dévastateur que certains l'auraient espéré.

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Certains communient avec la tempête

La marée hier a couvert la plage jusqu'à la dune - les vagues étaient assez fortes aussi. Il y a toutefois peu de vent, il ne fait pas particulièrement humide (signe de tempête tropicale), et ce matin il y avait même du soleil.

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On a enlevé les toits en toile du gymnase hier après-midi

Aux Pins, les propriétaires de La Baleine bleue, de la piscine, et du gymnase ont commencé le démantèlement de leurs stores et des couvertures en toile. On nous promet un « Thé Ouragan » au Pavillon ce soir.

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Quand la vie vous donne un citron, il faut en faire un citron pressé !

En attendant le cyclone Earl

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Les vagues sont définitivement plus grandes depuis quelques jours

Il fait chaud (26°) et humide ce soir. On attend le cyclone Earl qui monte la côte est du pays - s'il tend un peu vers l'ouest, on pourrait nous demander d'évacuer l'île de Feu, mais il paraît pour le moment que la tempête va passer bien à l'est de l'île Longue. Il y aura sans doute de grandes pluies le vendredi après-midi, et je suis rentré aux Pins afin de pouvoir fermer toutes les fenêtres et de mettre plein de bols et de seaux dans la salle à manger, où il y a toujours des fuites d'eau quand il pleut.

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Deux énormes salades niçoises préparées par l'ami bengali - et du rosé, comme toujours !

Il est agréable d'être tout seul à la maison aux Pins - on a eu des foules d'invités la semaine passée - à partir de jeudi dernier, on a eu une invasion washingtonienne, des gens très sympas, mais il a fallu faire des dîners pour dix tous les soirs et de faire et refaire les lits (on sautait un peu entre l'hôtel Ciel, notre maison et l'appartement du médecin) et de laver les serviettes de bain et de plage dont on s'est servi.

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