Le Père de la nation, George Washington
Aujourd’hui c’est la fête des présidents, où l’on « fête » de diverses manières l’anniversaire du premier président du pays, George Washington, et aussi celui d’Abraham Lincoln (dont l’anniversaire serait le 12 février), et, en Alabama, celui du troisième président, le Virginien Thomas Jefferson, quoi qu’il soit né en avril. C’est une fête qui n’en est une qu’à demi – les banques sont ouvertes, mais le courrier ne sera pas distribué. La
bourse de New York est fermée, mais pour l’anniversaire de Washington seulement.
Hier soir, chez l’émission aux valeurs libérales conventionnelles 60 Minutes, on nous a fait un
reportage bien disposé à la révolution tunisienne – ces derniers soulèvements dans le monde arabe, en Égypte comme au Bahreïn, au Yémen, en Algérie, et en Libye, ont fait apparaître sur nos écrans de télévision de jeunes Arabes qui ont l’air intelligent, raisonnable et moderne et qui n’ont rien à voir avec ces moujahidine barbus aux idées extrémistes, sinon complètement folles, que nous connaissons trop bien depuis le 11 septembre 2001.
Wael Ghonim, le cadre de 31 ans de chez Google qui a lancé la page Facebook dédiée à Khaled Saïd, parle un anglais américain enthousiaste et courant. Pour nous, Américains, habitués comme nous le sommes aux Israéliens parfaitement anglophones, aux accents d’Angleterre (
Abba Eban), d’Australie (
Mark Regev) ou de Brooklyn (
Meir Kahane), et aux Arabes plus ou moins barbares ou loufoques (
le colonel Khadhafi et
Saddam Hussein, pour ne nommer que ces deux-là), c’est bien quelque chose de nouveau.
La neige est revenue hier soir – cela ne va pas durer longtemps, il fait trop chaud. Le copain est en train de remettre en marche un serveur pourri chez un client, agent artistique. Moi, je vais à la salle de sport, où j’espère qu’il n’y aura pas trop de monde.
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