Pour fêter le 1er avril, le Guardian publie un éditorial qui nous a (presque) roulés hier soir – le copain était plus avisé que moi, qui le lisais avec un certain étonnement crédule jusqu’à la phrase « We will be recalling correspondents from some less newsworthy parts of the globe, such as north Africa and south-east Asia, so they can focus on palace matters instead. » Quoi ?! Ils m’ont eu, les malins ! (Et on a eu un tremblement de terre aujourd'hui en Angleterre d'une puissance de 2,2 – cela a secoué Blackpool !)


Bravo, les correcteurs anars !
Le temps ne s’améliore pas (il a même neigé ce matin, imaginez-vous !), ce qui rend assez lugubre mon humeur. J’ai passé toute la journée d’hier, froide et pluvieuse, à fouiller plusieurs boîtes en plastique où l’on a jeté des papiers, du matériel de bureau, d’anciennes disquettes, des photos, des lettres, des coupures de journaux aux pages jaunâtres, des annuaires téléphoniques même ( ! ) etc. qui dateraient de l’époque de mes études universitaires et avant. J’ai quand même retrouvé une belle photo « officielle » de mon père, debout dans son cabinet médical derrière le grand bureau anglais, et une histoire délicieuse écrite par un ami mort du sida que j’avais « corrigée » avec lui et que je n’avais pas revue depuis des années. Je pense que je vais la numériser – j’en ferai peut-être un petit bouquin qu’on publiera peut-être en édition privée pour les quelques amis qui se souviennent de lui, ce beau jeune homme, mannequin pour Armani entre autres, amateur de bijoux et de sexe, fils dévoué de ses parents patrons de bar à Amsterdam où il avait été élevé. Je vais peut-être essayer de faire une traduction française de ce conte, que je posterai ici.
Demain c’est L’Or du Rhin en matinée radiodiffusée à l’Opéra métropolitain avec le copain et le moniteur devenu fou d’opéra. Je crois que le chef d’orchestre sera toujours James Levine, qui avait dû annuler ses engagements récents avec l’Orchestre symphonique de Boston à la Salle Carnegie pour mauvaise santé, mais à vrai dire, pour moi, c’est voir l’opéra qui compte – et je ne l’ai jamais vu.
C’est le frère, la belle-sœur et la nièce du copain qui arrivent de Boston cet après-midi pour un week-end new-yorkais. On ira dîner avec eux et avec les parents du copain demain soir, je crois – o combien je suis heureux d’être orphelin !
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