Promenades

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Devant l'opéra Métropolitain samedi après-midi

Bon, samedi après-midi on a rencontré James devant la fontaine au milieu de la place du Centre Lincoln – il faisait un temps ensoleillé, un peu frais, et il y avait du monde – l’opéra était complet. En y entrant, j’ai entendu du russe, du français, de l’allemand – c’était la dernière représentation de l’Or du Rhin pour cette saison.

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Le quartier du centre Lincoln change beaucoup depuis quelques années

Moi, j’étais assis à côté de deux « prêtres » à ma droite, devant une femme âgée qui s’appelait elle-même, dans une voix comiquement râpeuse et pénétrante, une « plouc » à son amie. À l’autre côté, à ma gauche, il y avait une femme silencieuse, et devant moi deux homos que je ne croyais pas être un couple. Au début de l’opéra, qui ouvre avec le célèbre accord en mi bémol majeur, tout le monde a, bien sûr, commencé à tousser – un véritable coro delle tosse – enfin, dans le premier acte, les trois ondines flottent devant un écran lumineux sur lequel sont projetées des images d’eau et de bulles d’air qui bougent avec les mouvements des queues de poisson des « filles ».

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Les ondines du Rhin

Elles taquinent le nain Alberich, qui arrive pourtant à voler le fameux or fluvial dont il est question – dans le 2e acte, Wotan et Fricka parlent de leur nouvelle demeure, bâtie par les géants Fafnir et Fasolt – Fricka voulait une jolie au milieu d’un jardin mais Wotan a fait construire toute une forteresse – tant pis pour elle ! Wotan a aussi promis la sœur de Fricka, Freia, aux géants, le salaud, en tant que récompense pour leur travail. Wotan explique qu’il comptait tromper les géants avec l’aide de Loge, qui hélas n’a rien de très utile à proposer. Les géants, qui sont tombés amoureux de Freia, acceptent une sorte de rançon en or (ce n’est pas très clair pourquoi) – Loge et Wotan descendent donc à Nibelheim, où ils retrouvent Alberich, qui a fait l’anneau en question de l’or volé du Rhin et en est devenu puissant – ils arrivent à forcer Alberich de leur donner tout son or et, finalement, l’anneau aussi. Wotan le met sur son doigt, en dépit de la malédiction descriptive d’Alberich – fallait pas, bien sûr ! Erda, déesse de la terre, sort de chez elle, en dessous de la scène de planches d’aluminium, et explique à Wotan combien il se comporte mal (il n’est pas le seul, pourtant) – Wotan demande plus d’explications, mais elle lui répond seulement « Du weißt genug ! » Wotan donne l’anneau à l’un des géants, qui tout de suite après tue l’autre (cet anneau vous causera un tas d’ennuis, de toute évidence) et pour terminer, les dieux entrent dans l’endroit que Wotan nomme Valhalla.

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On monte vers Valhalla à la fin de l'opéra


Le décor et la mise en scène ont été particulièrement impressionnants – un plancher de longues planches d’aluminium qui bouge, se désagrège, se refait. Le chef d’orchestre était l’Italien Fabio Luisi. Bryn Terfel a chanté Wotan. L’entrée dans Valhalla, qui termine l’opéra, a bouleversé tout le monde dans la salle. Effets plus étonnants que ceux qu’on a vus chez l’Homme-Araignée, c’est sûr.

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Vue sur un terrain vague de la 8e avenue

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Nouveaux appartements dans la 8e avenue

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Tournage dans la place du Temps

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On cherchait un taxi mais l'avenue Madison était bloquée par les pompiers

Samedi soir, après une escale au bureau du copain où nous nous sommes rendus à pied, on est allé chez les parents du copain – on y a apporté le Kinnect pour la nièce, qui nous a rejoints, avec ses parents.

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On nous a priés de sortir le chien

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Un immeuble résidentiel dans la 65e rue est, où habitait une amie espagnole avant de se marier avec un Allemand

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L'entrée du bureau du décorateur d'intérieur où j'ai travaillé il y a longtemps, toujours dans la 65e rue est


On est allé en deux taxis à un restaurant chinois du quartier – cuisine médiocre, voire mauvaise, américanisée pour les palais de l’Upper East Side – le père du copain, portant un blazer croisé bleu marine, des chaussures en velours noir (si, si), une chemise rose et un nœud de papillon multicolore a étonné plus d’un des dîneurs assis autour des tables – j’ai même entendu une femme remarquer « I haven’t seen one like him in years » – était-ce un compliment ou un sarcasme ? Qui sait ? Madame était vêtue d’un tailleur noir et blanc avec un col de fourrure – beaucoup plus habillée que la plupart des gens dans le restaurant. Peu importe, n’est-ce pas ? Le père du copain a commandé n’importe quoi – et quatre bouteilles de vin blanc !

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Le restaurant bio Village Natural dans l'avenue Greenwich

Dimanche matin on a fait nos exercices divers – le copain est allé nager et moi je suis allé faire mon cardio – après, on est allé manger bio chez Village Natural, qui était, pour la première fois, bondé, plein de hippies et d’autres gens mal coiffés et plutôt brooklyniens ! Notre brunch terminé, on a profité du beau temps pour aller regarder les manteaux chez Patagonia, qui était plein de francophones, à Soho.

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Devant le magasin Patagonia à Soho

Hélas, rien n’était soldé. Ensuite on a traversé la rue Wooster pour inspecter les vêtements de sport Icebreaker, marque néo-zélandaise. Jolis shorts et t-shirts en laine mérinos, mais hélas on n’en pas besoin ! Et puis, on ne sait toujours pas ce qu’il va falloir porter cet été aux Pins ! L’ami galeriste fait semblant de ne rien savoir là-dessus – il ment, sans doute, mais refuse toujours de nous conseiller.

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Il me faudra encore quelques années de cardio avant de pouvoir me mettre dans ces shorts-ci, vus dans la vitrine de Chanel, avenue Madison – et, en passant, c'est fou ce que ça attire les grosses femmes, des mannequins habillés ainsi !

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L'entrée des Cinémas Chelsea Clearview dans la 23e rue ouest

On est allé voir le film Win Win cet après-midi. J’en avais entendu d’assez bonnes critiques et en effet, c’était assez bon, très sentimental, bien joué – mais le public à la séance à laquelle on a assisté était atroce – des vieux (pire même que moi !), des causeurs, des gros peu propres, des déballeurs de bonbons bruyants, c’est-à-dire, un public new-yorkais des plus embêtants !

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J'ai rêvé d'avoir un taser afin de discipliner ce public impossible !

On a rencontré l’ami galeriste avec qui on est allé dîner à Westville dans la 18e rue. J’ai trop mangé, comme d’habitude. Il va falloir des heures et des heures de cardio avant de pouvoir ôter ma chemise –  j’écoute des podcasts de 2000 ans d’histoire, qui sont formidables, en marchant sur le tapis roulant – aujourd’hui on parlait des harkis.

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Le chien n'a pas l'air encore trop atteint.

Rien depuis plus d'un mois??? J'espère qu'il ne vous est rien arrivé de facheux.

En parlant de Valhalla, as-tu eu l'occasion de voir THOR ? m'est avis que le fil d'Odin devrait particulièrement te plaire, surtout lorsqu'il essaie un jean taille basse..... perso, suis restée bloquée sur la ravissante Natalie PORTMANN, aussi mauvaise conductrice soit-elle (elle renverse ce brave Thor deux fois, quand même !)

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