Archives septembre 2011

On passe à l'action

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On chantera cet hymne a la demande de la belle-mere, profondement anglophile

(les accents ne marchent pas, je ne sais pas pourquoi)


Ce matin, c’est un rendez-vous chez les pompes funèbres à 10 heures pour signer les papiers autorisant la crémation. La nécrologie est écrite et on y a ajouté les noms des parents de la belle-mère. Après l’approbation du père et de la famille, on l’enverra aux journaux que la belle-mère m’avait signalés il y a cinq ans, quand je lui ai fait remplir un long questionnaire composé de réponses à questions qu’on se pose lors d’un décès. Ce questionnaire m’est venu à l’esprit à la suite de la mort de ma mère, quand j’ai dû lui demander des tas de questions souvent assez personnelles et quelquefois même un peu pénibles. Il est très utile d’avoir ce genre de guide écrit à la main de la défunte – on n’ose pas le contredire et cela rend beaucoup plus facile ces moments un peu confus quand tout le monde se demande « Qu'est-ce qu'il (ou elle) aurait voulu qu'on fasse ? »


À 11 heures, le mari doit se présenter chez l’avocat, sans son père – c’est alors qu’on connaîtra officiellement le testament que la belle-mère aurait rédigé (elle l’a revu avec l’avocat il y a trois semaines). À 13 heures, on sera dans le petit bureau du bedeau de l’église de St-James pour fixer les détails du service religieux (elle voulait qu’on chante l’hymne « Jerusalem », clip ci-haut). 


Hier soir, après l’arrivée très tardive du père et du frère, on a pleuré la mort de la belle-mère d’une façon tout à fait irlandaise – c’est-à-dire en se saoulant avec trois bouteilles de pinot grigio « de vignes autour de Cork » dans un petit restaurant irlandais dans l’avenue Lexington. Il est presque gaga, le père, mais il sait boire.


On attend

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Le dernier bouquet à être livré – curieusement, sans aucune odeur


Le copain court vers l’appartement (dans un taxi), emportant avec lui deux grands sacs bourrés de documents financiers qu’il cherche, d’après les instructions de l’avocat de sa belle-mère, à cacher du père, qui arrivera dans une demi-heure. Moi je reste ici dans l’appartement à répondre au téléphone et à recevoir les bouquets de condoléances. On aurait voulu livrer l’ancien lit matrimonial cet après-midi (qu’on avait remplacé temporairement par un lit d’hôpital) mais l’immeuble n’accepte pas de livraisons avant lundi à cause de la fête du Nouvel An juif – je noterai en passant qu’il ne figurait aucun juif parmi les portiers de cet immeuble, qui sont tous portoricains ou dominicains, mais bon… c’est la politique de l’immeuble.  J’ai dû pratiquer mon peu d’espagnol avec la femme de ménage, qui a nettoyé tout l’appartement comme s’il s’agissait d’un exorcisme. On a mangé des club sandwiches vers 15 heures (on peut livrer de quoi manger, il semble) – l’aide-soignante, la femme de ménage, le mari et moi. Une bande pas follement marrante, j’en conviens.

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La tempête arrive – vue de la chambre à coucher chez les parents du mari


Beaucoup de coups de téléphone. Le service religieux a été fixé pour le mardi 4 octobre, à l?église de St James. Le père est toujours « disparu au combat ».

Une fin

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La belle-mère du mari est morte très tôt ce matin – on l’avait vue hier soir, elle nous a salués en faisant bouger sa bouche. Les pompes funèbres sont déjà venues.  Le père arrive de la campagne, conduit par un de ses fils qui habite Boston. On téléphone aux amis et prépare le service.

Déculpabilisations diverses

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Non, en anglais, cela ne veut pas dire « moyen » ou « ordinaire » 

Bon, ça y est, je viens de contribuer aux campagnes d’Elizabeth Warren et de Tammy Baldwin (j’ai déjà reçu une confirmation de Mme Warren – elle est très efficace !) Je me suis réadhéré à l’ACLU (Union américaine pour les libertés civiles)) et à Lambda Legal (le fonds Lambda pour la défense légale et pour l’éducation, le nom « officiel » qu’on a abrégé en Lambda Legal – et notez que la lettre grecque « lambda » signifiant homosexuel a ses origines dans l’Alliance des militants gais (GAA) fondée à New-York en 1969/70), qui l’a choisi comme symbole gai – Lambda Legal l’a repris en 1973 dans son nom de constitution en société reconnue d’utilité publique (après quelques années de lutte dans les tribunaux pour cette reconnaissance par l’état de New York.) J’ai aussi passé quelques sous à WNYC, la station de radio publique locale qui m’énerve souvent mais qui reste tout de même un endroit où l’on peut de temps en temps écouter un reportage pas trop partial, du moins sur certains sujets. Et puis j’ai eu la chance de retrouver une lettre du Fisc qui m’avisait que j’avais oublié de toucher un chèque de remboursement d’impôt en 2010 – la somme n’est pas grande mais la fortune s’amasse sou après sou, n’est-ce pas ? (Bien, dans mon cas, non, probablement pas.)

La condition de la belle-mère ne s’améliore pas – le mari est naturellement très stressé, tiraillé comme il l’est entre les demandes un peu chaotiques (et de moins en moins claires ou même compréhensibles) de la belle-mère, la folie du père, les bizarreries de ses deux frères (par exemple, il y en a un qui a admis « Je n’ose pas dire non à Papa » – oh, ça, c’est vraiment très utile quand il s’agit, dans le cas du père, d’un fou à lier). Le mari passe chez elle tous les soirs, après le travail. Moi, j’y passerai ce soir aussi, en route vers un concert de jazz qui aura lieu dans un endroit un peu curieux – la Bibliothèque de la Société de New-York, fondée en 1754, dans la 79e rue est. (La bibliothèque actuelle se trouve dans un hôtel particulier construit en 1917 et aménagé en bibliothèque en 1937.)

Il fait gris et lourd, avec une humidité pesante, et je n’arrive pas à accéder au site de l’opéra Métropolitain, où je voulais acheter des billets pour le Crépuscule des dieux en février. Grrr... 

Accalmie

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Une belle rangée de maisons « brownstone » dans la 65e rue est, entre les avenues du Parc et de Lexington

On a dîné une troisième soirée de suite chez la belle-mère, mais cette fois en compagnie du père du mari, qui s’est conduit d’une manière irréprochable. Il ne s’est pas, bien sûr, excusé de sa scène de vendredi soir (le mari m’a dit qu’il m’avait traité de « muscle-bound boyfriend », ce qui m’a ravi, naturellement) mais il était calme et poli et avait peur d’être renvoyé encore une fois s’il embêtait. Hier soir on a mangé français, c’est-à-dire qu’on a commandé du restaurant plus ou moins français du quartier Sel et Poivre et ils ont livré nos repas, qu’on a mangés dans le salon avec la belle-mère assise dans une chaise sur un oreiller spécial. Elle est tellement maigre que les os lui font mal contre la peau (oui, c’est une vraie horreur). Elle n’a presque rien mangé – une demi-bouchée de pâté de foie gras, un bout de Brie, un bout de toast, et c’est tout.

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Détail d'une affiche pour une nouvelle série télé sur HBO « Enlightened » avec un graffito intéressant

On est parti vers 20 h 30, ayant déposé le père dans un taxi pour le retourner au club où il couche. Nous avons pris le métro, descendant à la station de la 23e rue afin de passer au bar G dans la 19e rue ouest pour prendre un verre – là, où il y avait à cette heure-là très peu de monde, on a retrouvé deux jeunes barmen adorables qui nous ont embrassés et qui nous ont offerts les verres de rouge qu’on avait commandés – on leur a laissé de gros pourboires – et puis on est rentré chez nous à pied.

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Au bar G hier soir

Le père rentre à la campagne aujourd’hui, en principe. La grosse femme de ménage qui travaille pour eux à la campagne est censée venir le chercher en voiture pour le reconduire chez lui.

Ailleurs, on devrait signaler les protestations « Occupy Wall Street » contre les manipulations de la haute finance qui prennent de l’ampleur et qui commencent à se faire remarquer de plus en plus dans les médias « traditionnels » (dont le New York Times, d'abord dans ce premier article un peu ironique qu’on a vivement critiqué dans les commentaires et qu’on a suivi avec d’autres, plus impartiaux, ici et ici.) On peut suivre les manifestations en direct de New-York ici. En vue de ce que se passe actuellement en Grèce et ailleurs, j'ai l'impression que les autorités craignent de plus en plus ce genre de manifestants.

Une application (de développement français (emmene-moi) en l’occurrence) pour Android (1,99 €) pour savoir si votre fils serait gay ou pas ? Ça s'intitulerait Mon fils est-il gay ? On en parle un peu partout ici, chez Gizmodo, chez The Awl et même chez Radio France International, service anglais. C’est d’un goût douteux, au minimum. Mais c’est aussi bête et basé sur des préjugés de comportement et de prédilections les plus primaires.

Les parents plus que terribles

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« Ça – ça, c'est gai » a exclamé mon mari en voyant cet ensemble dans la vitrine de la boutique Hermès Homme hier soir, quand on livrait les restes de nos repas japonais au père

On a donc quitté l’appartement de la belle-mère vers 20 h 30 hier soir et après avoir déposé les restes de notre deuxième dîner japonais au club où le père passe la nuit, on a pris le métro pour aller jusqu’à la place de l’Union et puisqu’il faisait beau, on s’est proposé de continuer à pied jusqu’à la maison – on a fait une escale à la librairie d’occasion Strand où je vais toujours au sous-sol où l’on range les livres étrangers. Il est facile à voir quand on a acquis toute une bibliothèque parce qu’on voit un tas de livres sur le même sujet – ce soir j’ai remarqué qu’il y avait beaucoup de livres français sur des questions gaies et par d’auteurs gais reconnus, tels Roger Peyrefitte (que je n’ai jamais lu), Guy Hocquenghem, Dominique Fernandez, et al. Je me suis demandé alors de chez qui venaient ces livres, et comment ont-ils pu finir sur les rayons du Strand. Et l’explication la plus probable m’a rendu un rien mélancolique.

Le tourbillon familial se poursuit aujourd’hui – mon pauvre mari doit aller chercher son père pour l’accompagner chez la belle-mère, qui ne veut pas rester seule avec lui. Le frère de Boston nous envoie des textos dans lesquels il nous accuse de maltraiter le père. De la dignité, il n’en reste que très peu, hélas.

Des hauts et des bas

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Hier soir j’ai dû empêcher physiquement le père du mari, c’est-à-dire mon beau-père, de sortir de l’ascenseur chez lui, quoique l’appartement ne soit pas à son nom, pendant qu’il me poussait et me frappait avec son parapluie (en l’occurrence pas très fort puisqu’il a 84 ans) en me hurlant « Fuck you ! Fuck you ! » Quelle façon agréable de passer ses vendredis soirs en ville, n’est-ce pas ?


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Le cabaret Duplex dans la rue Christophe au Village


Mais passons d’abord au jeudi avant-hier, où l’on a passé une soirée très sympa entre beaucoup d’amis à apprécier la voix, la comédie et le goût plein d’ironie et de sensibilité de la chanteuse de cabaret Colleen McHugh au petit théâtre du Duplex. On y est arrivé assez tôt, heureusement puisque la petite salle s’est vite remplie de monde – on était neuf, mais je connaissais aussi d’autres gens, ce qui faisait qu’il avait l’air d’être un peu une fête de famille en quelque sorte. Mlle McHugh avait choisi un programme dans lequel toutes les chansons faisaient référence à des vêtements, en hommage à la semaine de défilés de mode de la semaine dernière. Elle fait souvent des juxtapositions de chansons insolites et spirituelles et, comme une sorte de numéro de fête, une fois par spectacle (en général) elle prend les grands contours d’une histoire racontée à l’instant même devant tout le monde par un membre du public dans la salle et les met dans une chanson – ça nous laisse les yeux pleins de larmes de rire et les bouches bées d’étonnement.


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La belle Mademoiselle McHugh sur scène au Duplex jeudi soir



Et ça redémarre !

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La rentrée, cela marque aussi le début réel des campagnes électorales aux États-Unis qui termineront le mardi, 6 novembre 2012. On a déjà eu (subi ?) six soi-disant débats entre candidats républicains pour la présidence. (On note en passant, mais avec un dégoût tout particulier les huées du public dans le dernier débat hier soir contre un militaire en service actif en Irak qui demandait à Rick Santorum, ancien sénateur de Pennsylvanie, ce qu’il ferait avec les soldats maintenant ouvertement gais dans les forces armées s’il était élu président.)

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Mme Elizabeth Warren

Deux points heureux dans la pagaille de nos élections : ces candidates pour le Sénat Elizabeth Warren (au Massachusetts) et Tammy Baldwin (au Wisconsin). Mme Warren, qui est trop intelligente (on n’a qu’à lire sa biographie et son CV chez Wikipédia pour en avoir la preuve), est une collègue d’une amie à nous qui travaille avec elle à la fac de droit de Harvard, mais le mari et moi, nous avons beaucoup apprécié sa défense nette et constante des droits de consommateurs contre les banques usurières.

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Mlle Tammy Baldwin

En ce qui concerne Mlle Baldwin, je l’ai découverte pour la première fois quand elle cherchait un siège à l’Assemblée de l’état du Wisconsin en 1992 et le Fond pour la Victoire (qui cherche à faire élire des candidat(e)s gais et lesbiennes de tous partis l’a présentée comme une candidate « sortie du placard » – très, très rare en ce moment-là – et je lui ai envoyé une petite somme. Et elle a gagné ! Ensuite elle a gagné l’élection pour l’envoyer en 1998 à la Chambre des représentants à Washington, où elle est restée jusqu’à présent. Si elle gagne cette élection en 2012, elle sera la première Sénatrice (devrais-je écrire Sénateur ?) ouvertement gaie élue aux USA. (Et puis, et c’est le plus important, c’est que j’approuve ses positions politiques.) Ce qui je trouve un peu marrant, c’est qu'à mon avis c’est deux femmes se ressemblent un peu. Ai-je tort ?

La leçon d'Irène

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Jeudi après-midi on avait bien l'impression qu'une tempête approchait



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La préparation vedredi aux Pins pour l'arrivée d'Irène attendue le samedi soir



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La journée de vendredi avant l'arrivée de l'ouragan était superbe – notez bien que certains propriétaires de maisons au bord de la mer aux Pins ont fait barricader les fenêtres, tandis que d'autres n'ont rien fait de spécial, comme ci-haut


Il est fort probable qu’en premier lieu ce n’était qu’un de ces mythes qu’on trouve agréable à maintenir sans trop s’inquiéter de leur existence dans la vraie vie. Le mythe du vacher de l’Ouest américain, par exemple, lui confère un caractère taciturne, stoïque et indépendant.  Dans un passé pas trop éloigné, ce caractère était censé représenter l’esprit national américain où l’on ne se plaint pas, on agit, sans trop rien expliquer. Mais l’expérience récente de l’ouragan Irène montre le fossé entre les traits que mes concitoyens s’imaginent posséder et les traits dont ils font preuve.


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L'avis d'évacuation decrété par le comté de Suffolk



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La réponse des fêtards – tout était fermé non pas à cause d'Irène mais parce qu'on a coupé le courant « par précaution » et aussi, tout le monde le croyait, pour forcer les gens à quitter leurs maisons



D’abord, en ce qui concerne la télévision, ce ne sont que des putes à catastrophes. Ils diront n’importe quoi afin d’effrayer le public qui par la suite se sentira obligé de regarder la télé pour les dernières nouvelles de la catastrophe attendue (et promise). Dans le cas d’Irène, c’était impayable de voir les journalistes en imperméable expliquer le « grand danger » de mer et de vent sur les côtes tandis qu’on voyait les gens se promener sur la plage, indifférents apparemment aux déclarations hystériques des journalistes, des bureaucrates, et de tous ceux qui ont surtout besoin de justifier leurs salaires devenus précaires dans ces temps de réductions budgétaires – les pompiers, les flics, les experts en « gestion d’urgence ». Les hommes et les femmes politiques savent très bien qu’il n’est pas la peine de recommander la modération, car les catastrophes les mettront devant un énorme public de téléspectateurs sans avoir à payer un centime pour les pubs – « Il (ou elle} me rassure » disent les gens en les voyant dans le vent et la pluie, la tête nue, la chemise mouillée – et tout cela vaut bien un éditorial analytique de leurs politiques dans le Times.


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On fait la queue pour le ferry de retour le vendredi soir, pendant que le thé se passe au Pavilion – on y trouvait une ambiance étonnamment amicale et sympa pour une fois,  très Till the World Ends de Britney Spears, qu'on jouait bien sûr sans cesse



À New-York, le maire Bloomberg a semblé donner une conférence de presse télévisée toutes les dix minutes, mais quand il a menacé d’arrestation les gens qui ne voulaient pas quitter leurs domiciles à l’île aux Conils, on s’est enfin rendu compte de son excès de zèle salvateur, un zèle qui avait ses origines très probablement, on disait, dans le fait que pendant les grandes tempêtes de neige l’hiver dernier monsieur le maire se trouvait, non pas à New-York comme il se devait en temps de « crise », mais dans une de ses résidences secondaires qui se trouve sur l’île de Bermude.



Soyons géosociaux !

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OK, assez de bla-bla sur l’île de Feu.  Non, dans ce billet, on va parler sexe (virtuel).


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Celui-ci n'a jamais, mais jamais, mangé de matières grasses, c'est évident !

Comme presque tous les homos de la région new-yorkaise (bon, je sais que j’exagère, mais on est quand beaucoup à se divertir avec cette application en principe pour plans cul, quoiqu’on y trouve aussi « amitié », « réseautage », « tchatche » etc.), je suis inscrit sur Grindr, le réseau « géosocial » pour hommes homos, bisexuels et curieux.


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Un jeune serveur (en l'occurrence très sympa) qui travaillait dans un restaurant aux Pins

Ça nous amuse, mon mari et moi, de découvrir de temps en temps quels obsédés (non, je plaisante, vraiment) se trouveraient à côté (ou presque) de nous, en ville comme aux Pins et ailleurs. J’y ai reconnu quelques amis, mais pas beaucoup en fait. Je reconnais aussi les visages de gens que je vois dans le Village depuis des lustres.


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Ah, il doit passer des heures dans la salle de muscu !

Comme j’ai déjà dit, la plupart des gens se servent de Grindr tout simplement pour des plans cul – c’est même fait exprès pour ça – mais mon mari et moi, nous nous amusons surtout (à part quelques photos de mecs particulièrement alléchants) à lire les « accroches » et les descriptions qu’on donne de soi. Ça m’étonne de voir souvent des gens qui vous demandent de « les divertir ». D’autres insistent qu’on les « respecte ». (Le respect, a-t-il vraiment une place importante sur Grindr ? Et devrait-il en avoir une ?) Les plus jeunes semblent les plus susceptibles – ils veulent être divertis, respectés, ils cherchent « masculin seulement » ou « bien baraqué moins de 35 ans » et tout.


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Muscle pour muscle – c'est toujours ainsi, n'est-ce pas ?


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Mettez-vous sous la douche tout de suite, jeune homme !

Grindr permet aussi de se faire une petite idée de la, hum, « concurrence » – le mari, par exemple, choisit des paramètres qui lui montrent des mecs d’un certain âge, proche du sien, et cela l’amuse de se comparer à eux. Mais il faut faire attention aussi – les âges sur Grindr ne se comptent pas par révolutions solaires, c’est plutôt un chiffre inventé qui plaît et qui n’embarrasse pas trop. C’est pourquoi il est tout à fait normal d’entendre la question suivante : « Quel âge as-tu sur Grindr ? ». La seule réponse correcte : « Ah ? Mais c’est vrai que tu as l’air d’avoir 35 ans. » Moi, je n’ai pas mis d’âge sur mon profil, ce qui signifie à tout le monde que je suis d’une vieillesse proprement honteuse.


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C'est le copain du médecin aux Pins qui passait une semaine dans l'appartement à côté de chez nous – j'ai beaucoup aimé les tatouages !

Dans chacun de nos profils, mon mari et moi, on a mis « Marié » et à la recherche de « tchatche, amis » et c’est tout. Mais ça n’empêche personne de nous proposer des ménages à trois. « Do you play ;? » ils demandent. Je fais semblant de n’y comprendre rien. On doit me trouver bien bête, c’est vrai.


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Celui-ci nous a proposé un ménage à trois « chaud »

Parce que je suis un vieux, des jeunes de 20 ans m’écrivent – ils doivent être à la recherche d’un papa ou peut-être d’un grand-père (il y a des goûts pour tout, ça j’ai bien compris.) Ils sont persistants, ces jeunes, et ils savent très bien comment affaiblir les résolutions les meilleures et les plus vertueuses en vous appelant « mon beau » ou « mon apollon ».


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Ce jeune homme au Village persiste à proposer des débauches sentimentales ;-) 

Il y en a qui disent adieu à Grindr, avec des messages assez moroses. D’autres s’amusent en se moquant des préjugés débiles (mais résistants) exprimés si ouvertement sur certains profils. Et d’autres encore quittent Grindr pour Scruff ou Manhunt ou Qrusher pour de diverses raisons. Mais même si je n’allume l’application que deux fois par jour, je crois que je vais rester sur Grindr, où temps en temps quelqu’un m’envoie un gentil « Hey, hot daddy ! » qui me fait sourire.


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C'est fou ce que je suis viril !


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Un adieu à Grindr un peu philosophique

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M. Obama arrive en ville aujourd’hui – il va donner un discours devant l’Assemblée générale de l’ONU et il va avoir des pourparlers avec le premier ministre israélien et, plus tard, avec le premier ministre palestinien. On prévoit aujourd’hui une manifestation pro-israélienne devant l’ONU. Tout cela va semer la pagaille dans le quartier de l’ONU où je ne mettrai pas les pieds cette semaine.

Enfin

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Au moins l'un d'entre eux doit en être...

On est très heureux de noter qu’à partir d’aujourd’hui on ne peut plus discriminer contre les homosexuel(le)s dans les forces armées américaines. La politique de « Ne demandez pas, n’en parlez pas » n’est plus en vigueur.

D’une manière générale je me méfie des militaires comme de tout membre des soi-disant forces de l’ordre (police, CIA, garde frontière, CRS, etc.) qui me semblent presque toujours trop portés à se faire obéir qu’à faire obéir la loi. Mais s’il faut subir les actions de brutes débiles, je préfère tout de même que les homos aient le droit d’en faire partie.

Belle journée solitaire

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La DJ Lina au centre au fond


Le mari étant rentré en ville plus tôt que prévu à cause de divers problèmes informatiques chez quelques-uns de ses clients, je suis resté aux Pins surtout afin d'assister au thé dansant du dimanche soir à La Gorgée et la Pirouette présidé par l'incontournable Lina avec ses sélections de chansons super cool. Le dimanche soir il y a déjà moins de monde et puis tout commence à se fermer ces jours-ci aux Pins et à La Cerisaie – le magasin d'alimentation sera fermé le mardi, le mercredi et le jeudi de cette semaine, et il n?y aura plus de thés « bas » et « hauts » que les vendredis et les samedis – le dernier thé « au milieu » de la saison a eu lieu ce samedi dernier.


J'avais prévu de dîner avec l'ami galeriste, pour qui c'était son dernier week-end dans sa maison louée. Il draguait tout le monde, comme toujours, et sans grand succès, ce qui l'énervait et le déprimait à la fois. On a finalement quitté le bar pour aller chez lui vers 21 h 15 – on a eu un repas très simple, des saucisses de poulet grillées, une salade de tomates et de mozzarella, et des épis de maïs au beurre. Et du bordeaux, que j'avais apporté.


Je suis rentré pas trop tard, et j'ai parlé avec le mari avant de me coucher.



Les fins de saison

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La plage cet après-midi


Il serait difficile, je crois, à ne pas ressentir une vague mélancolie à l'approche de la fin de la saison. Au minimum on est obligé à se rendre compte du passage du temps, marquage qui contient plus d'implications au fur et à mesure qu'on vieillit.


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Au Pavillon hier soir, pour le dernier « thé au milieu »


Et on évalue. Cela a plu, cette saison ? Et elle était comment, par comparaison avec les autres étés qu'on a connus ? Les mauvais moments, ont-ils été compensés par les bons ?


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Notre vin de l'été - un Côtes-du-Rhône pas cher, et le gâteau d'anniversaire d'un des amis de Washington qu'on a mangé vendredi soir


Difficile à en être certain. On a eu un colocataire un peu fou, mais les amis de Washington ont été un vrai plaisir. On n'a pas eu la folie de l'ami galeriste (qui est venu dîner chez nous hier soir). On n'a pas eu à chasser non plus des soupirants ou saouls ou drogués comme l'année dernière.


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Le départ pour la réalité


Le mari est parti cet après-midi, son fourre-tout bourré de t-shirts et de maillots de bain (il lui fallait redémarrer un serveur mal élevé chez un client ce soir). Moi, je rentrerai demain. On ne va pas revenir le week-end prochain, à cause d'un court voyage prévu au Connecticut avec la belle-mère.

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La belle église de St-Malachi dans la 49e rue ouest, anciennement la paroisse de l'oncle du mari

Mercredi soir on est finalement allé voir la nouvelle comédie musicale Le Livre de Mormon, créée par les types qui avaient produit la bande animée South Park sur la chaîne ComedyCentral. On était bien sûr parmi les derniers New-Yorkais à le voir, le mari et moi, mais bon… On était assis entre une mère surmaquillée et sa fille du comté d’Orange au sud de Los-Angeles et un couple de gros du Nouveau-Jersey.

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Le théâtre O'Neill dans la 49e rue, en face de l'église catholique

Un peu décevant, en fin de compte. Il est, à mon avis, trop facile à s’en prendre aux Mormons, une secte religieuse d’une bêtise particulièrement voyante puisque d’origine plutôt récente et donc contrôlable. Le public rit nerveusement quand il entend que les noirs n’ont été « admis » à l’église qu’en 1978. L’histoire de l’église mormone est déjà d’un ridicule incontournable qu’on n’a pas besoin de la souligner trop fort. Pendant que le public riait à propos de telle ou telle absurdité, je me demandais s’il rirait aussi fort si l’on se moquait sérieusement du christianisme ou du judaïsme – prenons par exemple l’histoire du soi-disant titre de propriété de la soi-disant Terre Sainte que « Jéhovah » aurait donné aux Israélites, un sujet nettement moins drôle aujourd’hui et qui provoquerait, je pense, beaucoup moins d’éclats de rire dans aucun théâtre new-yorkais.

Mais il est aussi difficile, dans une comédie musicale ou autre œuvre artistique, à se moquer des gens et puis d’essayer de les humaniser – d’en faire des personnages pour qui on ressent de la sympathie. Les garçons mormons, qui dansent, chantent, et vivent sur scène, ne restent pourtant que des formules de BD, et non pas de vrais personnages. En plus, le principal mormon n’avait pas du tout une belle voix et les chansons sont plutôt inintéressantes – ça « choque » peut-être par les paroles, mais la musique n’est que pastiche. Pour ne pas parler des rôles joués par les noirs, les « Africains », qui frôle le racisme stupide, le « zoo humain » des « minstrel shows » d’autrefois.

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La place du Temps illuminée le soir

L’humour est facile et grossier – « Spooky Mormon Hell Dream », par exemple, est le titre d’un grand « numéro de production » où l’on voit Hitler, Jeffrey Dahmer (meurtrier anthropophage gai), Genghis Khan et l’avocat Johnny Cochran, celui qui a réussi à faire relâcher OJ Simpson. C’est vulgaire, c’est « de mauvais goût », mais pas très subversif au fond. Ça fait un sketch bête et très doucement satirique redoublé en comédie musicale professionnelle. Les banlieusards l’adorent, naturellement.

La saison commence

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On approche du Centre Lincoln et du theatre Koch

Hier soir on est allé à la soirée de première de la saison d’automne de la Le Lac des cygnes, avec la musique célèbre de Pierre Tchaïkovski et une chorégraphie de Peter Martins d’après celles de Marius Petipa, Lev Ivanov et Georges Balanchine. C’est un peu comme regarder un mécanisme d’horloge en fonctionnement, tous ces danseurs qui bougent ensemble, s’entrecroisent, se reflètent presque mathématiquement. C’était en effet très beau, sans pour autant signaler une grande vedette parmi les danseurs. Ashley Bouder qui dansait Odette/Odile fonctionne comme un robot – sa technique semble parfaite, le vitesse et la netteté de ses pas sont invraisemblables, mais elle semble petite sur scène, et il lui manque, à mon avis, une certaine élégance dans les gestes – c’est par là, je trouve, qu’on reconnaît une étoile. Le prince, dansé par Andrew Veyette, était grand, beau et très capable. Il sautait très haut, mais encore une fois, sans panache particulière. Le fou, dansé par Daniel Ulbricht, petit et plutôt trapu, plaisait beaucoup mieux par sa compréhension presque tactile du rôle et son talent de danseur.

Mise à jour: Le critique du Times Alastair Macauley n'a pas tellemenet apprécié ce Lac des Cygnes mais cela m'amuse de découvrir qu'il a au la même impression de Mlle Bouder que moi. Par contre, je suis vulgaire (ou soviétique, ou les deux ensemble) car le fou m'a plu.

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Devant l'entree du theatre

Le pas de quatre était excellent, ainsi que le corps de ballet. Les costumes pour la danse dite « russe » (???) ressemblaient plutôt à ceux que porteraient des danseuses du ventre – et la courte jupe violette porté par un gaillard tout blanc paraissait ridicule et embarrassant. Mais la disparition d’Odette à la fin fut d’une beauté vraiment sublime – on projetait de la lumière très blanche des coulisses contre les membres du corps de ballet rassemblés en groupe en pointe vers l’arrière gauche de la scène pendant qu’Odette se sauvait au milieu et le prince restait par terre – le rideau tombé, la salle a explosé en applaudissements d’appréciation. Vraiment très satisfaisant.

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Dans le foyer du 1er etage au theatre Koch

Voici deux « commentaires » aux commémorations des attaques du 11 septembre qui m’ont frappé en particulier. Le billet de Krugman dans son blogue au New York Times provoque des tollés chez la droite. Le commentaire délicieusement exaspéré laissé chez Gawker m’a semblé un bon exemplaire du dégoût ressenti par pas mal de mes concitoyens sur la distorsion de cet anniversaire à des fins grotesques.


Je sais bien que tout mon lectorat, ou presque, parle l’anglais couramment, mais je me suis amusé hier soir à essayer de traduire ces deux morceaux en français. Je vous saurais gré de corriger mes fautes de français – les textes originaux en anglais sont donnés dans les hyperliens.


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« Les années de honte »


Est-ce seulement moi, ou les commémorations du 11 septembre sont-elles curieusement effacées ?


Franchement, je ne crois pas que je sois le seul, et il n’est pas vraiment aussi curieux.


Ce qui s’est passé après le 11 septembre – et je crois que même les gens de la droite s’en rendent compte, qu’ils l’admettent ou pas – était profondément honteux. L’atrocité aurait dû être un événement unifiant, mais au contraire il est devenu une source de dissension. De faux héros comme Bernie Kerik, Rudy Giuliani, et, oui, George W. Bush, se sont dépêchés à profiter de l’horreur. Et puis l’attaque a été utilisée pour justifier une guerre sans rapport que les néo-cons voulaient lancer, pour toutes les mauvaises raisons.


Beaucoup de gens se sont mal comportés. Combien de nos pontifes médiatiques professionnels – des gens qui auraient dû savoir parfaitement bien ce qui se passait – ont choisi la solution de facilité, fermant les yeux sur la corruption et prêtant leur appui au détournement de l’atrocité.


La mémoire du 11 septembre a été irrévocablement empoisonnée ; elle est devenue un moment pour la honte. Et dans son cœur, la nation le sait.


Je ne vais pas ouvrir les commentaires sur ce billet, pour de raisons évidentes.


Paul Krugman


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Commentaire laissé chez Gawker.


« J’ai eu l’expérience malheureuse d’avoir à prendre un vol international hier (NDLR – le 11 septembre 2011) et c’était exactement ce qu’on aurait attendu. Comme on le sait, chaque futur flic qui n’arrive pas à passer l’examen physique travaille plutôt pour la TSA (agence américaine de sécurité dans les transports) ou les gardes-frontière.


Et ils bandent tous quand il s’agit de choses ayant trait au 11 septembre – ils se comportent comme s’ils auraient été sur place et auraient perdu des familiers. (Salope, tu étais un gosse bourré de stéroïdes travaillant comme pompiste à Perth Amboy le 11 septembre – dis pas de conneries.)


Par conséquent, chacun d’eux se comportait comme une petite salope hier. En passant par la Douane, le type devant moi a ouvert son sac pour sortir quelque chose en parlant à l’« officier », et l’agent a commencé à hurler à propos de – non, sans blague – Engins explosifs Improvisés. Espèce de connard, si le type avait un EEI, il aurait fait exploser la putain d’avion – il n’a pas apporté une bombe du fin fond de l’Allemagne afin de te faire sauter, toi !  Tu le sais, nous le savons, alors calme-toi, petit con.


Et, vous savez, ils diront qu’ils étaient sur les nerfs à cause d’une « menace crédible » – mais ça, c’est des conneries. Ces types vivent 364 jours par an quand ils ne peuvent pas être aussi cons qu’ils voudraient l’être – quand ils doivent être un peu polis et ne peuvent pas aller gueuler sur leur « autorité » (NDLR – référence à cet épisode célèbre de South Park dans lequel Cartman est nommé policier temporaire et devient tout de suite férocement autoritaire). Pour 364 jours ils s’attirent des ennuis s’ils agissent en Gestapo sur de vieilles femmes au hasard pour prendre leur pied. Mais le 11 septembre, c’est le Noël des cons – c’est l’occasion pour eux d’abuser des gens dans la manière qu’ils auraient toujours voulue.


C’est vraiment chiant d’avoir à s’occuper de ça – j’évite les voyages en avion quand je peux, parce que je n’aime pas qu’on me traite comme ça. Mais c’est aussi une profanation absolue. Les victimes du 11 septembre sont sursanctifiées, c’est sûr. Mais il reste toujours offensif de croire que leurs mémoires sont utilisées par des abrutis sans bite afin de lâcher leur agression – qu’un connard qui ne peut plus s’en prendre à sa femme à cause d’une injonction peut se permettre d’être un salaud envers des citoyens américains au hasard, et puis peut s’excuser en disant « 11 septembre, 11 septembre, 11 septembre. »


Ce n’est pas le 11 septembre qui t’a fait un connard, connard. C’est seulement ton excuse. Et c’est une putain d’insulte aux gens qui sont morts ce jour-là.  »


(Le registre des injures est particulièrement difficile à répliquer.) 


Et après...

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La plage aux Pins ce dimanche dernier


Notre 11 septembre s’est passé au bord de l’Atlantique sous un ciel nuageux, avec un vent plutôt frais qui nous a chassés de la plage après cinq minutes. Les gens redoutaient, sans en parler trop, un « incident » – il n’était plus facile à circuler à Manhattan ou de le quitter à partir de vendredi matin à cause de contrôles sécuritaires aux tunnels et aux ponts et les inspections pour les camions. On a regardé la télé pendant quelques minutes le matin, mais sans le son. Les chutes d’eau qui marquent les emplacements des deux tours écroulées semblent assez belles, on ira les voir plus tard.


Le mari et moi, nous sommes rentrés à New-York hier après-midi. L’été s’achève. La vie normale recommence.



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Le bout du quai d'embarquement à la Cerisaie hier après-midi 

On passe la journée de commémoration des attaques du 11 septembre 2001 à la plage. Je n’ai pas envie de commémorer un crime, même un crime qui aurait réussi, comme celui-ci, à transformer tout à fait ce pays selon les vœux de profiteurs de guerre et de sociétés sécuritaires. On n’a qu’à lire les commentaries laissés au New York Times, dans le feuilleton spécial sur les attaques, pour se rendre compte de l’aigreur ressentie par beaucoup de gens sur la signification de ce qui s’est passé il y a dix ans.

À la plage

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Dans la gare des chemins de fer de l'île Longue

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L'arrivée du ferry

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La plage aux Pins est toujours aussi belle

On a commencé assez tôt l'embarquement hebdomadaire pour Cythère cette année – notre colocataire y travaille, dans l'immobilier, et lui il s'y est installé fin février (si, si). Le copain et moi, on a préféré attender l'ouverture d'au moins un bar (La Gorgée et la Pirouette) – on y est allé donc pour la première fois vers la fin du moos d'avril. Notre maison set agréable, très éclairée, simple. Elle est aussi à deux minutes à pied de la plage, ce qui est très commode.

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Les troncs d'arbre tordus attendent leur feuillage d'été dans la Forêt magique entre les Pins et la Cerisaie

Nos amis de Washington, avec qui on a convenu de partager une de nos deux chambres à coucher (la maison en compte quatre au total, et le colocataire et moi, on a partagé la location fifty-fifty, donc j'ai sous-loué en quelque sorte notre deuxième chambre à coucher) pour les « grands » week-ends, c'est-à-dire la fête de la journée de commémoration en fin mai qui oeuvre l'été, la fête du 4-juillet, la fête des Pins (grande fête de danse nocturne organisée par la communauté), l'Ascension Party, grande fête « de circuit » privée et commerciale, et puis, pour terminer la saison, la fête du Travail au début du mois de septembre, sont venus pour la première fois le 26 mai. Ils ont eu pas mal d'aventures drôles et lubriques, que j'espère raconter plus hard.

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Les amis de Washington DC sur le canapé dans le salon

On a assisté au couronnement du Mr Fire Island Leather au Palais de glace en mai. Le gagnant est aussi un travesti qui travaille dans les boîtes de la Cerisaie !

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Les gagnants du Mr Fire Island Leather à la Cerisaie en mai

Notre annonce de mariage, parue dans le Times, nous a valu beaucoup de félicitations de la part de gens qui l'avaient vue aux Pins et ailleurs. Le journal nous avait invités à faire une courte vidéo pour expliquer comment on s'est rencontré qu'ils allaient mettre sur leur page web Mariages, mais j'ai refusé absolument.


Lente reprise

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Bon, voyons, où en étais-je ? Ah, oui, on s'est marié, le copain et moi, dans une drôle de cérémonie à côté d'un parking devant l'Hôtel de Ville de Darien, au Connecticut, où il faisait très très chaud ce jour-là. Heureusement qu'on s'est mis à l'ombre d'un énorme arbre pour prononcer nos vœux – en effet, des sélections de quatre poèmes de poètes qu'on apprécie : Cavafy, Auden, Whitman et Houseman. Il y avait aussi la pose de question par le juge de paix : prenez-vous cet homme pour être votre mari ? On répond oui (ou non, dans l'occurrence) et puis le juge de paix (une femme) vous déclare « mariés ». Voilà, c'est tout ce qu'on doit dire légalement.

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L'hotel de villa de Darien, dans le Connecticut

On a fêté le fait en faisant un dîner en ville dans la soirée, dans un restaurant français, bien sûr. Tout s'est très bien passé, et on a terminé la soirée dans un bar pédé assez incroyable qui s'appelle The Townhouse, à trinquer avec du champagne américain tout à fait infect avec des amis anglais et washingtoniens.

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Quelques tables dressées au restaurant

Quelques jours plus tard, je suis rentré aux Pins.

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Des tapis de plage aux Pins cet été


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