
La plage aux Pins ce dimanche dernier
Notre 11 septembre s’est passé au bord de l’Atlantique sous un ciel nuageux, avec un vent plutôt frais qui nous a chassés de la plage après cinq minutes. Les gens redoutaient, sans en parler trop, un « incident » – il n’était plus facile à circuler à Manhattan ou de le quitter à partir de vendredi matin à cause de contrôles sécuritaires aux tunnels et aux ponts et les inspections pour les camions. On a regardé la télé pendant quelques minutes le matin, mais sans le son. Les chutes d’eau qui marquent les emplacements des deux tours écroulées semblent assez belles, on ira les voir plus tard.
Le mari et moi, nous sommes rentrés à New-York hier après-midi. L’été s’achève. La vie normale recommence.

Une vitrine chez Bergdorf-Goodman

De beaux bûcherons (canadiens ?) coupaient du bois dans cette vitrine
Jeudi soir dernier il a fallu passer voir la belle-mère de mon mari – elle avait mis son père à la porte de leur appartement il y a quelques jours et lui il a dû trouver un lit dans un club pour hommes du coin (c’est moins cher qu’une chambre d’hôtel) avant de partir pour la maison de campagne ce week-end passé. En quittant chez elle et après avoir déposé du linge propre et une lettre manuscrite de sa belle-mère pour son père à un autre club dans le quartier où il s’était installé, on a profité du temps doux qu’il fît pour passer devant le magasin Bergdorf-Goodman, où l’ami galeriste m’avait avisé que le travesti célèbre Lypsinka occuperait l’une des vitrines pour fêted Fashion’s Night Out. Il avait raison et il y avait toute une foule de gens avec iPhones et appareils photo à photographier les vitrines « mouvantes ».

Lypsinka « chante » chez Bergdorf-Goodman
Le long de la Cinquième avenue, c’était la folie – chez Prada, chez Tiffany, chez Abercrombie et chez Armani. Il y avait même du monde devant le joaillier Harry Winston.

Du monde au bar Cherry's à la Cerisaie samedi dernier
Samedi après-midi on est allé à La Cerisaie en fin d’après-midi – là, c’était aussi la folie, à cause du concours de beauté pour couronner la nouvelle Miss Fire Island 2011, qui est une fête annuelle prisée par les hétéros surtout, va savoir ! On n’est pas entré au Palais de Glace parce qu’il fallait des billets et ils n’étaient pas bon marché, mais c’était tout de même amusant de voir tous ces guides musclés en t-shirts moulants saouls et machos à la recherche de filles ou de travestis hyperféminins. Puisque les hétéros saouls aiment se battre, il y avait aussi pas mal de flics.

C'était à la belle maison d'un ami, devant cette piscine, où a eu lieu le « spectacle »
De retour aux Pins, il nous a fallu assister à un one-man-show d’un acteur qu’on connaît un peu, en principe pour bénéficier le Centre lesbien, gai, trans et bi de New-York, mais je pense que cela n’était qu’un prétexte pour faire venir les gens. L’acteur a joué nu (malheureusement il n’était pas bien foutu donc peu d’intérêt de ce point de vue vicieux) la plupart du temps (il était censé être en train de poser pour un cours de dessin) et nous a décrit, assez péniblement et avec trop de détails inintéressants, le trajet pas du tout originel de sa carrière d’acteur. Oh là, quel ennui, et moi qui voulais pendant tout le spectacle me trouver au thé à écouter la musique cool du DJ Lina en sirotant un punch planteur en plein air. Quelle corvée !

Devant le théâtre Golden pour voir « Le cœur normal »

« Jérusalem » au théâtre Music Box

« Le Tigre de Bengala au zoo de Bagdad » au théâtre Richard Rodgers
Mais on a eu nos moments de vraie culture, ces derniers mois. On a vu quelques pièces, don't The Normal Heart (on a dit bonjour à l’auteur Larry Kramer aux Pins quelques jours plus tard), Jerusalem (un succès de Londres, très anglais, avec des accents souvent difficiles à suivre, mais très fort), The Bengal Tiger at the Baghdad Zoo avec le comédien Robin Williams.

L'Orchestre symphonique de Chicago à la Salle Carnegie
Côté musique, on a assisté à une version concert d’Otello par l’Orchestre symphonique de Chicago à la Salle Carnegie, qui était formidable, et puis La Valkyrie à l’Opéra Métropolitain, avec des chanteurs exceptionnels, dont le ténor allemand Jonas Kaufmann dans le rôle de Sigmund. Opéra d’une beauté peu commune et en tout très satisfaisant.

À l'opéra Métropolitain où l'on a présenté La Valkyre
Félicitations pour le changement de sémantique pour votre époux.
Il faut que je m'y habitue un peu – en plus, dois-je dire "mon mari" ou "le mari" tout simplement ? Il y a effectivement un aspect nuancé dans les deux usages ;-) .
"le mari " pourrait être la continuité de " le copain".
"mon mari" peut marquer un lien plus fort.
Bref, je ne me prononce pas et suis certain que vous ferez le bon choix.