On chantera cet hymne a la demande de la belle-mere, profondement anglophile
(les accents ne marchent pas, je ne sais pas pourquoi)
Ce matin, c’est un rendez-vous chez les pompes funèbres à 10 heures pour signer les papiers autorisant la crémation. La nécrologie est écrite et on y a ajouté les noms des parents de la belle-mère. Après l’approbation du père et de la famille, on l’enverra aux journaux que la belle-mère m’avait signalés il y a cinq ans, quand je lui ai fait remplir un long questionnaire composé de réponses à questions qu’on se pose lors d’un décès. Ce questionnaire m’est venu à l’esprit à la suite de la mort de ma mère, quand j’ai dû lui demander des tas de questions souvent assez personnelles et quelquefois même un peu pénibles. Il est très utile d’avoir ce genre de guide écrit à la main de la défunte – on n’ose pas le contredire et cela rend beaucoup plus facile ces moments un peu confus quand tout le monde se demande « Qu'est-ce qu'il (ou elle) aurait voulu qu'on fasse ? »
À 11 heures, le mari doit se présenter chez l’avocat, sans son père – c’est alors qu’on connaîtra officiellement le testament que la belle-mère aurait rédigé (elle l’a revu avec l’avocat il y a trois semaines). À 13 heures, on sera dans le petit bureau du bedeau de l’église de St-James pour fixer les détails du service religieux (elle voulait qu’on chante l’hymne « Jerusalem », clip ci-haut).
Hier soir, après l’arrivée très tardive du père et du frère, on a pleuré la mort de la belle-mère d’une façon tout à fait irlandaise – c’est-à-dire en se saoulant avec trois bouteilles de pinot grigio « de vignes autour de Cork » dans un petit restaurant irlandais dans l’avenue Lexington. Il est presque gaga, le père, mais il sait boire.
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