
La maison du père

La porte d'entrée décorée pour la Veille de la Toussaint
Cela va de pire en pire – on aurait voulu quitter la maison cet après-midi pour la laisser libre à l’agent immobilier qui avait dit qu’il allait la montrer à des clients – le rendez-vous était fixé à 13 heures et on n’est parti qu’à 14 heures, sans avoir vu personne, mais bon, ils peuvent traîner, les gens qui chercheraient une maison de fantaisie pour le week-end. On a décidé donc d’aller voir le village de Norfolk, au nord de Sharon, où nous nous trouvons, à 18 milles de distance.

La caravane d'occasion que le père vient d'acheter – il propose d'y vivre quand il louera la grande maison pendant les week-ends (il est complètement dément)

L'intérieur de la caravane a besoin de quelques, eum, retouches

Dans la cuisine de la caravane (ah, il y a aussi la clime, Dieu soit loué !)

Un morceau de tapis dhurry dans la pelouse à côté du poulailler et de la caravane, avec un tuyau d'arrosage dessus (on ne sait pas trop pourquoi)
On passe par les villages de Lakeville, où se trouve l’école Hotchkiss, de Salisbury, et de Canaan, avant d’arriver à Norfolk. Là on est allé déjeuner (rien d’autre à faire, vraiment) dans un restaurant qui occupait une partie du rez-de-chaussée d’une ancienne caserne de pompiers, assez jolie.

Ancienne caserne de pompiers réaménagés en bureaux, restaurants, et boutiques d'antiquités

Dans le restaurant à Norfolk
Si vous vous demandez pourquoi les Américains sont si gros, vous n’avez qu’à considérer les portions de ces plats qui en plus étaient des entrées !

Comme entrée pour une personne, des nachos

Et des « ailes de buffle » épicées, dont le mari avait déjà mangé un morceau

La Salle Infinité, ex-Opéra de Norfolk, érigée en 1883 et transformée depuis en salle de concert et restaurant
Le père du mari le traite en domestique non payé et en rentrant à la maison, il a tout d’un coup demandé qu’on s’arrête à une pépinière-centre de jardinage où il va chercher une lampe pour mettre dans le hibou métallique qu’il a acheté quelque part. Le mari, qui est au volant, n’a pas envie d’arrêter – on avait un rendez-vous à la maison à 17 heures avec la femme de ménage (qui cause plus d’ennuis qu’elle ne nettoie, mais bon…) – le père hurle « Stop this fucking car ! Turn around ! » Le mari continue. Le père prend la clef et la tourne, qui coupe le moteur. On s’arrête dans la rue principale de Salisbury, où le mari sort de la voiture complètement énervé (avec raison) et moi je sors avec lui, en disant au père, « Vous vous comportez tous les deux comme des petits enfants. » Le père, qui n’a ni son portefeuille ni son permis de conduire, fait un demi-tour pour retourner à la pépinière et nous, nous appelons un taxi local, qui, pour 25 $, nous ramène à la maison. Quelques minutes après, la voiture du père arrive. Il va directement au poulailler et puis, quand il rentre dans la maison, il commence à gueuler – « Je ne veux plus t’avoir dans ma vie ! C’est fini ! Tu vas voir. Mon avocat en Californie va te faire renvoyer de ton poste d’exécuteur, tu n’auras rien ! » L’idiot, il n’aime pas quand on le contrarie, et il va être bien surpris quand il apprendra qu’il ne pourra rien faire contre son fils, qui a tout le pouvoir de la loi derrière lui. Cela ne me surprendrait pas trop d’apprendre un de ces jours qu’il aurait essayé de brûler sa propre maison par dépit, tellement il est gâté, fou et indigné qu’on ose refuser de faire tout ce qu’il demande. Il va falloir demander l’aide des flics, je crois bien. C’est, vous vous en douterez, très difficile pour le mari, qui doit en plus subir les multiples critiques illogiques et injustes de ses frères et de sa sœur, qui n’ont aucun droit, évidemment, de faire quoi que ce soi. Mais le mari est d'accord avec moi : il ne va pas plus s'occuper des finances de son père. Qu'il s'appauvrisse lui-même de ses propres mains !
Je rentre demain matin à New-York (j’ai failli rentrer ce soir, mais je ne veux pas laisser le mari seul avec son père.) Les experts arrivent demain aussi, pour examiner et évaluer les biens mobiliers de la belle-mère – il s’agit en effet de la très grande majorité de tout qu’il y a dans la maison. Le père ne va pas être content quand il apprend qu’il n’est pas propriétaire de tout ce qui embellit sa maison.
et bien ça valait le coup de se marier pour le meilleur et pour le pire ;-)
voilà un moment que je n'étais passée par chez toi (enfin, par ton blog). je suis navrée de constater les soucis familiaux que vous avez. je me permets de commentaire car, à lire les réactions de ton beau-père, je ne peux m'empêcher de faire le parallèle avec celui d'une copine, tout aussi capricieux et colérique. il a été constaté une forme d'Alzheimer... difficile à traiter, bien évidemment.
non, je ne voulais pas te plomber le moral. désolée :-)