Archives novembre 2011

Ne plus dormir

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Pour des raisons inconnues, je ne suis pas arrivé à m’endormir avant quatre heures et demie hier soir – je n’avais pourtant aucun ennui particulier qui m’aurait empêcher de dormir mais je suis resté au lit, tout éveillé, à écouter la respiration douce et rythmée du mari. Ce manque de repos a un peu gâché ma journée aujourd’hui mais je vais prendre un somnifère léger (Advil PM, donc c’est pas grand chose) ce soir, en plus de mes deux comprimés de mélatonine sublinguaux (au parfum d’orange).

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On doit faire la queue devant l'entrée de l'hôtel-théâtre dans la 27e rue – on contrôle nos papiers pour être sûr qu'on a au moins 21 ans (parce qu'on boit au café au 3e étage)

Hier soir on est allé voir Sleep No More (un passage célèbre de la pièce de Shakespeare MacBeth : « Methought I heard a voice cry, "Sleep no more! Macbeth does murder sleep!" the innocent sleep, Sleep that knits up the ravelled sleave of care, The death of each day's life, sore labor's bath, Balm of hurt minds, great nature's second course, Chief nourisher in life's feast. ») – c’est peut-être à cause de cela que je n’ai pas dormi ! Mais non, le spectacle, qui se déroule dans un ancien hôtel désaffecté qu’on a re-stylé en maison de campagne vétuste et plutôt sinistre en Écosse sur cinq étages. On donne aux spectateurs des masques plus ou moins vénitiens qu’il faut porter à tous moments dans l’intérieur (difficile si l’on porte des lunettes), sauf dans le bar, où l’on vous propose des flûtes de champagne et autres boissons. L’action de la pièce se déroule un peu partout, jouée par des acteurs qui ne disent mot mais qui dansent, se battent, se rasent, se baignent. On n’a pas le droit de parler aux acteurs qui, eux, ont pourtant le droit de vous toucher et de vous parler s’ils veulent. Le déséquilibre est frappant et m’a un peu gêné – je me suis amusé en fait d’imaginer les résultats d’un « acte » vraiment et profondément imprévu dans ce milieu satisfait – cela ferait un bon sujet pour un roman policier – un vrai meurtre dans une ambiance où l’on joue au meurtre. Les acteurs exagèrent, pour la plupart. Comme il n’y a pas de paroles, il est très difficile, presque impossible, de suivre ce qui se passe – on court après les acteurs de pièce en pièce et d’étage en étage mais sans aucun lien réel (ou même artistique) entre le spectateur et l’acteur. Il y a des mises en scènes impressionnantes – une grande salle décorée d’arbres, une autre avec deux rangées de baignoires blanches anciennes – beaucoup de crucifix, de (fausses) bougies et de (faux) cierges allumés (prévention incendie oblige), une sorte de catacombe (tout cela ressemblait souvent trop à une sorte de maison hantée organisée pour la veille de la Toussaint). On aurait pu à d'autres moments se croire dans une visite d'une grande maison historique un peu sale À la longue, je m’ennuyais un peu et je n’avais pas envie de courir en meute après les acteurs. L’ami galeriste était du même avis. Le mari est retourné au café (lieu de rendez-vous) quelques minutes plus tard.

Nous étions tous contents de nous en aller – on est allé dîner chez Elmo, où il n’y avait presque personne – fatigue de l’après-fête, peut-être ?

On sort

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Devant le club dans la rue Gansevoort

Hier soir le mari et moi sommes allés voir et surtout écouter la DJ Lina, qui, pour la première fois, jouait au club Le Griffon, tout près de chez nous, dans la rue Gansevoort. Même à 19 heures, il fallait faire la queue devant la porte d’entrée, mais pas pour longtemps, et c’était surtout à cause du vestiaire, où il n’y avait que deux employées assez lentes.

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Une partie seulement du lustre énorme au milieu du plafond

Intérieur curieux (c’était ma première fois d’y aller) d’un style orientalisant et plutôt exotique qu’ils disent de la Belle-Époque, avec des meubles bas revêtus de velours, un énorme lustre et beaucoup de miroirs aux murs et au plafond. Le public était jeune – tout le monde avait l’air d’être dans sa vingtaine (hé oui, j’étais l’un des quelques fossiles qui rôdaient dans la pièce).

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DJ Lina dans la cabine

La musique était bonne, cool et sexy – cela me rappelait les week-ends aux Pins, dehors sur la terrasse à la Gorgée et la Pirouette – et Lina m’a envoyé une bise et un sourire de sa cabine perchée au-dessus de la foule. On y a retrouvé quelques amis et connaissances, mais on n’y est resté qu’une heure et demie – le mari a voulu rentrer et on est passé au supermarché D’Agostino dans la rue Greenwich – et c’est vrai qu’il est plus amusant de faire les courses un peu saoul.

Aujourd’hui j’ai un rendez-vous avec un agent du service câble qui vient à l’appartement pour « vérifier » nos connexions – on a des ennuis avec le service Internet depuis quelques jours et la société de câble nous assure qu’il faut inspecter les fils chez nous, en dépit du fait qu’après chaque visite on découvre qu’il s’agit en fait d’un problème « extérieur ».

Et puis ce soir, on va voir Sleep No More avec l’ami galeriste. Cela se passe à l’hôtel McKittrick et il paraît que c’est très curieux.

Journées de repos

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Les belles maisons du côté nord de la place Tompkins dans l'Est-Village

Une journée restauratrice hier, après la débauche philadelphienne (un oxymore ? oui, peut-être), où le mari et moi, nous sommes allés nous promener par un temps anormalement doux dans l’Est-Village. N’ayant pas de but précis, on a décidé de faire du parc de la place Tompkins notre destination. Il y avait du monde dans la rue et même à manger dehors dans les cafés et restaurants mais la ville avait tout de même un air de détente et de repos – la démon du Vendredi Noir n’ayant pas possédé les habitants de Manhattan comme il semble l’avoir fait ailleurs. Beaucoup de restaurants, de bars et même de boutiques étaient fermés.

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L'enclos des chiens « grands » dans le parc de la place Tompkins

Afin de maintenir notre niveau intellectuel élevé habituel, on s’est décidé d’aller voir le dernier Harold et Kumar – A Very Harold & Kuman 3D Christmas – aux Cinémas de la Deuxième Avenue. Un public très choisi d’à peu près 7 personnes nous ont rejoints à la séance de 15 h 20. Tout à fait débile et au fond assez drôle, très ironique, avec des personnages culte comme Neil Patrick Harris, tué atrocement dans le film précédent mais qui revient dans celui-ci, avec son vrai mari dans la vraie vie (David Burtka), qui jouent des types qui font semblant d’être gais pour coucher avec les femmes. On tire par accident sur le Père Noël et lui opère sur sa tête horriblement sanglante, il y a des effets 3D tout à fait inessentiels à part l'effet lui-même, qui fait sourire, et tout et tout. Film profond, je vous dis !

On est passé à la librairie Strand, où j’ai trouvé, dans la section Livres étrangers au sous-sol, Chronique d’une passion de Marcel Jouhandeau, livre dont j’ai entendu parler depuis quelque temps. Cela me rappelle un peu un Whitman français, tellement il est « poétique » avec toutefois un côté particulièrement français.

Ensuite on est rentré faire nos emplettes au Food Emporium dans la 6e avenue (pour changer un peu du Gristedes de la place Sheridan) – après avoir mangé, le mari a loué Super 8 qu’il a regardé dans la chambre à coucher. Moi, je l'ai rejoint quand le monstre s'est envolé vers l'espace et quand les parents ont embrassé leurs enfants au milieu de maisons brûlantes.

Cette vidéo australienne a envahi les USA – c’est beau, sentimental, plein d’espoir. Certains la trouvent « fausse » ou « bien-pensante » mais moi, j’ai été touché. Et la musique est d'un Australien de 21 ans qui s'appelle Oliver Tank et pour le remercier d’avoir permis l’utilisation d’une de ses chansons en bande sonore pour ce film, je l’ai achetée chez iTunes.

 

On se plaint que les acteurs soient trop beaux, trop heureux, trop « normaux ». Ce qui prouve encore une fois que c'est bien difficile de plaire à tout le monde.

L'Action de grâce

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On achète de quoi lire (Wired, The New Yorker, Le Nouvel Observateur, Tatler) dans la gare de Pennsylvanie


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En attendant le train pour Trenton dans la nouvelle gare de Jersey Transit

Le mari et moi, nous sommes donc allés passer notre jeudi d’Action de grâce chez ma sœur et mon beau-frère, qui habitent Wyndmoor, dans la banlieue nord de Philadelphie. On y est allé par les transports publics, en commençant par un train de banlieue du Transports Nouveau-Jersey, qui nous a transportés vers la ville de Trenton, capitale de l’état et où nous avons changé de train pour nous mettre dans une voiture assez vieille du SEPTA, régie des transports du sud-est de la Pennsylvanie, qui nous a menés vers la ville de Philadelphie et la belle gare de la 30e rue, bâtie en 1933.

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La voiture du train de banlieue Septa, pour continuer notre voyage vers Philadelphie


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Une voiture SEPTA assez ancienne


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Le hall impressionnant de la gare de la 30e rue à Philadelphie


Là le beau-frère nous a attendus dans sa voiture pour nous ramener à Wyndmoor, où ma sœur était en train de préparer le grand repas de l’Action de grâce, qu’on allait manger vers 15 h 30. Elle avait déjà dressé la table à manger dans leur salle à manger rédécorée.

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Mon arrière-arrière-grand'mère – un portrait qu'on a toujours détesté quand il était posé dans la salle à manger de mes parents à Atlanta


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La table dressée chez ma sœur – mes arrière-grands-parents nous regardent (et j'ai même connu mon arrière-grand'mère, qui a vécu jusqu'à l'âge de 92 ans, à Charlotte, en Caroline du Nord)

Leurs enfants étaient chez eux aussi – l’une est venue de La Nouvelle-Orléans où elle poursuit ses études commerciales et l’autre du centre-ville de Philadelphie, où il fait sa dernière année à l’Université de Pennsylvanie. On a beaucoup mangé et bu, bien sûr, et le mari a demandé au fils s’il était gai ou hétéro – « Oui, je suis gai » il a répondu, pour la première fois ouvertement devant ses parents (qui le devinaient depuis des années, mais qui n’osaient pas le lui demander, de peur de l’agacer). Sa sœur, ma nièce, le savait depuis des années aussi et comme tout le monde s’en fout tout à fait, c’était en effet un soulagement pour tout le monde qu’on n’avait plus besoin de faire semblant de ne rien suspecter. Ma nièce révèle qu’elle est tombée amoureuse d’un jeune et grand (1,9 m) Acadien et on lui a proposé d’aller la voir en Louisiane vers la fin de janvier, l’année prochaine. On s’est couché tard et bourré.

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Le mari couché hier soir – c'est un peu mon Vuillard à moi, non ?


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Et du vrai Vuillard (dans un but de comparaison, bien sûr)

Aujourd’hui on n’a pas bougé très tôt – une grande tasse de café au lait m’a beaucoup aidé à me réveiller.

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Dans le parc de la Vallée de l'Ouissaïconne à Philadelphie


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Le chien Chase attend un petit morceau de dinde


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Un petit ruisseau dans le parc


Dans l’après-midi on a fait une promenade dans le parc de la Vallée de l’Ouissaïconne (oui, oui, je sais que c’est bête, mais ça m’amuse trop) avec le chien Chase. On est rentré à New-York par la compagnie de bus Bolt – il y avait peu de circulation à 18 heures et on est arrivé à Manhattan vers 20 heures. Crevé, on va se coucher très tôt ce soir.

Ce qu'il me faut

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Moi, aussi, j'ai besoin d'un gratteur – félin ou autre – comme celui-ci. Laurent aussi, peut-être – un petit châton gentil ?.

Fallait y penser

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Un site où l'on retrouvera une sélection des pires personnalités présentes sur l'appli Grindr: www.douchebagsofgrindr.com. Merci à Bits of Memory.

Broadway à l'improviste

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La place du Temps par un temps très mouillé

Vers 16 heures et demie, le mari m’a téléphoné pour me demander si je voulais aller aux guichets TKTS pour voir ce qu’on y offrait – il faisait un temps de chien et donc on espérait qu’il n’y aurait pas de queues. J’y suis arrivé à 18 h 30 précises et il y avait, comme toujours, pas mal d’étrangers qui ne comprenaient pas comment ça marche aux guichets, et les guichetiers ne les aidaient guère, donc il fallait attendre dans la pluie. On a finalement acheté deux billets d’orchestre pour Follies, la comédie musicale de Stephen Sondheim qui a débuté en 1971 et qu’on, le mari et moi, n’avait jamais vue. Je connais pourtant depuis longtemps la plupart des chansons, mais je ne connaissais pas leur placement dans la pièce – il faut dire que Follies reste une comédie musicale des plus subtiles, et des plus cyniques, et ça a dû être assez choquant en 1971 – la férocité triste et méchante de la chanson « Could I Leave You ? » frappe encore. Ainsi que la folie sentimentale comprise dans la chanson « Losing My Mind » (assez mal interprétée hier soir par Mlle Peters, mais la chanson reste remarquable.) Une des meilleures pièces de théâtre à Broadway en ce moment, sans aucun doute.

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Devant l'entrée du théâtre Marquis, qui se trouve dans l'hôtel Marriott Marquis

Puisque la plupart des théâtres ouvrent tôt (à 19 heures) les mardis, on a pu aller dîner après au restaurant Vinyl dans la 9e avenue à la 51e rue – amusant comme d’habitude, plein de jeunes homos en dépit du temps.

Les transports publics

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Le mari voudrait qu'on engage ces jeunes hommes pour nous traîner jusqu'à Philadelphie jeudi matin. C'est vrai que ce serait peut-être plus facile (et agréable) que de prendre le Jersey Transit et le SEPTA comme on a prévu.
L’indice Dow-Jones perd 248,85 points (ou 2,11 %) – ici on dit que c’est à cause de l’ échec du super-comité à tomber d’accord sur un moyen de réduire le déficit fédéral, tandis que d’autres croient que c’était plutôt à cause de la dette européenne (toujours ça !) et de la victoire de la droite en Espagne. Mais que sais-je ? M. Krugman se prononce contre les idées des « technocrates » qui prennent les rênes de plusieurs économies européennes (on pense tout de suite à la Grèce et à l’Italie) et surtout de la Banque centrale européenne sous M. Draghi. Le commentateur Barry Ritholtz a publié il y a quelques jours cette carte intéressant qui montre les liens plutôt étroits entre plusieurs de ces mêmes technocrates et la banque Goldman-Sachs. Ça donne à réfléchir, je trouve.

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Un réseau international

Ailleurs, en Égypte, les ministres civils dans le gouvernement ont démissionné à la suite des émeutes meurtrières sur la place Tahrir. Chez nous, on a suspendu la chef de police de l’Université de Californie à Davis, ainsi que deux agents de police filmés en train d’asperger les protestataires de spray à poivre. La présidente de cette université a toutefois refusé de démissionner – pour le moment.

Et ça part !

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Et il y en a plein d'autres du même ton, dont certains sont très marrants, chez Gawker par exemple.

Dimanche à New-York

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Une belle journée à New-York. Aucune manifestation prévue pour aujourd’hui (dommage, n’est-ce pas ?), je suis allé calmement au gymnase, où il y avait du monde, à ma surprise. Mes exercices terminés, on est allé ensuite au restaurant bio pour notre brunch hebdomadaire habituel – c’est-à-dire deux œufs brouillés (protéine d’abord) et un verre de jus de carottes et de gingembre mélangés, suivis de crêpes de sarrasin couvertes d’une compote de fruits (pommes et myrtilles) et une tasse de café. Miam !

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La place Astor dans le Village-Est

Ensuite on est allé se promener un peu dans le Village-Est, d’abord à la librairie St-Marc qui vient de s’arranger avec son propriétaire, l’Union Cooper, pour un nouveau bail. Ils n’avaient pourtant pas le livre que je cherchais (With Liberty and Justice for Some… de Glenn Greenwald) – je préfère acheter mes livres dans les librairies « réelles » que chez Amazon, même quand c’est moins cher de passer une commande chez Amazon.
 

La chancelière de l'Université de Californie à Davis va à sa voiture

Cette vidéo est une sorte de réplique à l’autre, dans laquelle on a vu le flic de l’Université de Californie à Davis asperger froidement les manifestants assis sur le trottoir de spray lacrymogène (à poivre) – la chancelière (présidente) de l’université quittait une conférence de presse (secrète) entre deux rangées d’étudiants tout à fait silencieux. Ça fait un effet assez troublant, à mon avis.

L’ami galeriste m’a montré cette vidéo des « troubles » au parc Zuccotti – la chanson « New York, New York » chantée par Frank Sinatra en bande sonore est profondément ironique.


L'expulsion du parc Zuccotti

Quelques images d'actualité

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Où l'on n'est ni pur ni dur

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Son placard dit: A police state is a terrorist state (le flash d'un autre appareil l'a effacé)


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Une banderolle d'Occupez la rue du Mur dans la place Foley


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Il y avait du monde – et on était derrière les grandes foules

En dépit du mauvais temps (du froid et une fine pluie) on est allé, le mari et moi, à la manifestation organisée par Occupez la rue du Mur dans la place Foley. On était un peu en retard, ayant décidé à la dernière minute de ne pas aller au vernissage d’une connaissance à la galerie de l’ami galeriste à Chelsea, c’est-à-dire dans le sens opposé. On était au bout de la marche, qui bougeait très, très lentement à cause des policiers et les barricades, vers l’Hôtel de Ville et le pont de Brooklyn.

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Et encore – on bougeait un petit peu alors


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Une journaliste hispanophone fait son reportage sur les événements


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Pleins de camionnettes de télévision, bien sûr

On y est resté une bonne heure sans trop de progrès, à regarder les gens et à écouter les mots d’ordre et les chansons, et puis le mari s’est tourné vers moi. « Écoute, regarde comme ils font, les flics, pour nous forcer à passer entre les clôtures – je n’ai pas envie de nous retrouver finalement à Brooklyn. » J’ai compris et comme moi non plus je n’étais pas d’humeur à devoir rentrer de Brooklyn, on a quitté les manifestants pour retourner à pied vers le nord – à travers la Petite Chine qui grandit, la Petite Italie qui disparaît, et un morceau de Soho/Nolita qui se transforme.

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Le restaurant Jacques, dans la rue Prince

Le mari a remarqué un bistro français qui avait l’air acceptable et on y est entré. Il y avait peu de monde chez Jacques. Comme le note la plupart des critiques chez Google, le service était plutôt médiocre, ainsi que la cuisine. Les serveurs avaient l’air de s’ennuyer grave, ce qui ne nous a pas ravis. Je n’y retournerai pas, en toute probabilité.

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Justin Sayre, qui ouvre la séance mensuelle de l'Ordre international des sodomites (IOS en anglais), au Duplex hier soir

Quittant Jacques, on a continué notre route vers le Village-Ouest – on a pris le Ouest-Broadway jusqu’à la rue Houston, qu’on a prise pour aller à la 6e avenue. On est monté la 6e avenue jusqu’à la 4e rue, qu’on a prise pour aller au Duplex, où, à 21 h 30, La Réunion mensuelle de l’Ordre international des sodomites (Section new-yorkaise) avait lieu au Duplex, sous la direction du comédien Justin Sayre. Effectivement, très drôle, très spirituel – il a commencé en s’excusant d’avoir été un peu en retard à cause des manifestations Occupez la rue du Mur, « que je soutiens tout à fait, naturellement ».

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Les deux pingouins gais (et canadiens, on suppose) se plaignent de leurs devoirs de propagation de l'espèce

Il a ensuite fait un sketch, avec notre amie la chanteuse Colleen McHugh, qui l’adore, à propos des deux pingouins gais au zoo de Toronto – qui s’appellent Buddy et Pedro. Mlle McHugh a joué le rôle de Pedro, avec un nez plastique de flamant rose et un accent latino assez flou et donc très comique. Ils se sont convenus qu’il fallait bien coucher avec les pingouins filles afin de perpétuer l’espèce mais ils se jurent un amour éternel. Assez baroque, en effet. Ensuite il y a eu un quiz show sur l’émission britannique Absolument Fabuleux – on a demandé, par exemple, les noms des deux maris divorcés d’Edina Monsoon (Justin et Marshall, en l’occurrence). Le prix pour le gagnant était une bouteille de vodka Stolichnaya.

Le mari, qui adore les gadgets, veut que j’échange mon iPhone 4 contre un nouvel iPhone 4S, puisque mon contrat avec ATT me le permet. Mais j’ai la flegme, je l’admets, et j’ai pas tellement envie de faire la queue dans un magasin Apple.

Ce soir on dîne chez un ami et des amis italiens à lui – on va sûrement trop boire, c’est pire que le mari comment il sort des bouteilles de sa cave (dans la cuisine).

Le règlement de compte à venir

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Les indignés du mouvement Occupez la rue du Mur ont été chassés mardi matin de leur campement dans le parc Zuccotti mais ils sont revenus quelques heures après, sans leurs sacs de couchage et leurs tentes. On ne sait toujours pas ce qui va se passer dans les jours à venir entre les manifestants et les soi-disant forces de l’ordre. On prévoit de grandes manifestations aujourd’hui, avec une « invasion » du quartier financier qui se déroule en ce moment, une occupation de certaines stations de métro, et, ce soir, une marche qui ira de la place Foley, entourée de tribunaux et du sinistre immeuble fédéral Jacob Javits, construit en 1967 et qui fait preuve de cette laideur architecturale particulière aux années 60, et où se trouvent en plus les bureaux métropolitains du FBI, et des services de l’immigration, redoutés par tous les étrangers à New-York en règle ou en situation irrégulière, jusqu’à l’élégant pont de Brooklyn, où l’on reprendra sans doute l’arrestation devenue rituelle de centaines de manifestants qu’on lâchera vite après.

Cela reste effectivement un jeu – pour le moment – du chat et de la souris. Mais cela pourrait vite changer et devenir un affrontement beaucoup plus dangereux. Le hasard y est pour beaucoup, bien sûr. S’il arrive, par exemple, qu’on assassine une personnalité politique, ou si on tue, par accident ou pas, un manifestant – surtout si celui-là se révèle femme, octogénaire et grand’mère d’anciens combattants – la donne aura changé. Il y a aussi des événements extérieurs qui pourtant pourraient avoir une influence importante sur ce qui se passe. Si, par exemple, l’Italie fait faillite, comme le prédit cet économiste, qui croit que la Banque centrale européenne, dont je note en passant que la page d’accueil Internet n’est disponible qu’en anglais, n’aura pas le courage d’agir en tant que « dernier recours financier » qui garantira les bons italiens. La crise économique (cet article chez Bloomberg parle des risques divers et indéfinis encourus par les grandes banques telles que JP Morgan et Goldman Sachs qui « vendent » la protection contre les dettes souveraines, mais ils refusent de dire combien ils auraient vendu contre les dettes grecque, italienne, irlandaise, portugaise ou espagnole) qui s’ensuivrait pourrait déclencher une dépression mondiale qui aggraverait encore plus les tensions sociales et économiques qui se révèlent entre le 1 % (PDG, quelques rentiers et beaucoup d’hommes et femmes politiques) et les 99 % (les autres, y compris les ouvriers et les salariés). On comprend alors pourquoi l’ancien chef de Citigroup, Sanford Weill, vient de mettre en vente son appartement au 15, Parc Central Ouest, pour la somme assez époustouflante de 88 $ millions.

En ce qui concerne la police, du moins à New-York, ce sont trop souvent de pathétiques abrutis d’origine italienne ou irlandaise des banlieues qui en veulent aux autres d’avoir mieux réussi dans la vie – ils feront tout ce qu’on leur demande. Mais s’il faut faire venir la Garde nationale, ça, ce sera autre chose, car ces gars-là sortent de la classe ouvrière des « yeomen », les anciens petits fermiers qui se méfient (avec raison) des élites financières, politiques, et médiatiques du pays, où ils voient très bien que les riches et les puissants sont en train de gagner la partie.

« Despotic regimes in the end collapse internally. Once the foot soldiers who are ordered to carry out acts of repression, such as the clearing of parks or arresting or even shooting demonstrators, no longer obey orders, the old regime swiftly crumbles. When the aging East German dictator Erich Honecker was unable to get paratroopers to fire on protesting crowds in Leipzig, the regime was finished. The same refusal to employ violence doomed the communist governments in Prague and Bucharest. I watched in December 1989 as the army general that the dictator Nicolae Ceausescu had depended on to crush protests condemned him to death on Christmas Day. Tunisia’s Ben Ali and Egypt’s Hosni Mubarak lost power once they could no longer count on the security forces to fire into crowds. » (Extrait d’un article intéressant par Chris Hedges chez Truth-out)

L’Américain typique, ou moyen, ou lambda, comme moi, croit profondément à la primauté du droit et c’est ce côté tricheur de nos grands financiers qui agacent la plupart de mes concitoyens. M. Barry Ritholtz, économiste, investisseur et blogueur célèbre (et maintenant commentateur pour le Washington Post) écrit : In such a target rich environment, how on earth is it possible that Bank Fraud prosecutions are dropping? It is an outrage! » Et c’est pourquoi on se moque des salaires énormes des grandes vedettes hollywoodiennes, là c’est le vrai marché libre des modes, des beaux visages, des tailles fines, et finalement du talent. Je n’ai pas besoin d’aller voir Matt Damon si je n’ai pas envie – et si d’autres pensent comme moi, son salaire finalement baissera. Mais je n’arrive pas à avoir aucune influence réelle sur le salaire, par exemple, de Lloyd Blankfein, chef de Goldman Sachs, qui aurait gagné environ 54 $ millions en 2007.

Il est aussi intéressant d’écouter les paroles hypocrites de nos grands, qui critiquaient si vivement les dirigeants tunisiens et égyptiens (et critiquent toujours le régime syrien) quand ils cherchaient (et cherche) à supprimer les protestations de leurs citoyens et qui s’efforcent maintenant à déjouer les manifestations en principe légales, si embêtantes, des gens d’Occupez la rue du Mur.

Devoirs domestiques nouveaux

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Les fenêtres lavées dans le salon – l'appartement sera plus facile à vendre maintenant, d'après certaines...

C’est la troisième fois de suite que je me trouve assis à la petite table de bridge, drapée d’une couverture de lit indienne, devant la grande fenêtre du salon de l’appartement de la défunte belle-mère du mari. Cette fois, j’attends les laveurs de vitres, attendus à 10 heures précises (mon œil) et toujours absents. C’est l’impérieuse agente immobilière qui a demandé qu’on fasse laver les fenêtres, après avoir fait repeindre les rebords et le plafond dans la toute petite cuisine. Mais le laveur aurait hésité, selon lui, à venir à cause d’une menace de pluie, menace qu’on connaît depuis trois jours déjà.

L’acteur Bradley Cooper vient d’être nommé l’homme le plus sexy de l’année par le magazine People et pas mal de commentateurs disent qu’il aurait gagné à cause de cette interview en français sur TF1.

 

L'acteur Bradley Cooper sur TF1

Ça m’a amusé d’entendre l’intervieweuse parler de « notre langue » en demandant où il a appris à parler français – ici on lui aurait demandé tout simplement « Where did you learn to speak English so well ? ». On n’oserait pas intimer une sorte de possession tribale particulière d’une langue parlée par des gens partout dans le monde (et l’on reste pourtant tout à fait content, comme l’intervieweuse française, d’écouter un étranger non anglophone nous raconter des choses dans notre langue maternelle.)
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Vue aérienne des dégâts

L’incendie aux Pins a finalement fait l’objet d’un article assez long dans le Times cet après-midi. L’un de nos amis, qui se trouvait aux Pins, nous a envoyé quelques photos des dommages. J’en ai trouvé d’autres chez des amis sur Facebook (non, je refuse toujours de m’y inscrire, c’était par l’intermédiaire du mari). Il va falloir tout raser pour être sûr d’avoir éteint le feu.

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Le Pavillon n'est plus qu'une carcasse


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L'autre immeuble derrière le Pavillon, que les bulldozers ont déjà « touché »

Nos maîtres se montrent

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Hier matin, dans l'avenue Lexington, en route vers l'appartement pour rencontrer le peintre

Le coup d’état de Goldman Sachs se poursuit sans pour autant engendrer, il paraîtrait, beaucoup d’inquiétude chez les gens que ces soi-disant technocrates vont « gouverner », sans avoir pourtant été élus. M. Marc Roche dans Le Monde d’hier soir a écrit : « Qu'ont en commun Mario Draghi, Mario Monti et Lucas Papadémos ? Le nouveau président de la Banque centrale européenne, le président désigné du conseil italien et le nouveau premier ministre grec appartiennent à des degrés divers au "gouvernement Sachs" européen. » Aujourd’hui on trouvera un nouvel article par le même auteur intitulé «La "franc-maçonnerie" européenne de Goldman Sachs » où l’on trouvera plus de détails sur les CV intéressants de plusieurs décideurs de l’avenir de l’euro et des économies membres de l’UE.

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Le quai déserté de la station de métro de la 63e rue

Hier soir on s'est promené le long de la Ligne haute – il faisait un temps très doux, il y avait du monde à marcher sur les rails réaménagés.

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L'hôtel Standard la nuit – la Ligne haute passe en dessous de l'hôtel


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Une partie de la ligne autour de la 23e rue ouest


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Une grande affiche pour le moins curieuse pour l'entreposage personnel – « Mitt Romney (candidat républicain)? That guy couldn't even beat Obama » Mais il y a beaucoup de débiles ici qui voteront pour M. Romney et surtout contre M. Obama – il pourrait donc très bien gagner l'élection présidentielle – oh, ça va être une longue, longue campagne...

Ici, ce matin, on apprend que les policiers ont suivi les ordres du maire milliardaire Michael Bloomberg qui leur avait dit de « nettoyer » le parc Zuccotti des « indignés » campés là depuis plusieurs mois déjà. On entend toujours le bruit des hélicoptères qui passent au-dessus. Le comédien George Carlin s’était déjà adressé au problème posé par une oligarchie qui n’aurait aucune envie de renoncer à des richesses qu’elle a gagnées en manipulant les politiques et les lois.
 

Le comédien George Carlin, mort en 2008, explique pourquoi les banquiers veulent que le public reste idiot et ininformé

Je lis parfois du Robespierre sur mon iPhone quand je suis dans le métro. Il parle du « droit de l’insurrection ». « Lorsqu’une nation a été forcée de recourir au droit de l’insurrection, elle rentre dans l’état de la nature à l’égard du tyran. Comment celui-ci pourrait-il invoquer le pacte social ? il l’a anéanti : la nation peut le conserver encore, si elle le juge à propos, pour ce qui concerne les rapports des citoyens entre eux ; mais l’effet de la tyrannie et de l’insurrection, c’est de le rompre entièrement par rapport au tyran ; c’est de les constituer réciproquement en état de guerre. » (Opinion de Maximilien Robespierre, député du département de Paris, sur le jugement de Louis XVI, prononcée le 3 décembre 1792.)

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Le toit du Pavillon en flammes hier soir

Un texto reçu très tôt ce matin m’a averti de l’incendie qui vient de brûler une grande partie des bâtiments commerciaux au centre des Pins hier soir. Le bâtiment dans lequel se trouvait le bar La gorgée et la pirouette a été détruit, ainsi que la discothèque le Pavillon et le restaurant La Cantine. Le gymnase est parti aussi. L’un des propriétaires du Pavillon, le journaliste Andrew Kirtzman, en parle ici

Irrésistible

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Publié pour faire honneur à ce célèbre ailurophile Laurent d'Embruns auquel j'ai tout de suite pensé en trouvant cette vidéo chez Towleroad.

Ça et là

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Devant l'immeuble de la belle-mère


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Le plafond de la cuisine, qu'on va repeindre


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Et le rebord de fenêtre

Quelques jours pleins d’activité – le jeudi après-midi j’ai dû aller à l’appartement de la belle-mère pour rencontrer un peintre qui va faire des retouches dans la cuisine et le salon que l’agente immobilière avait demandées. On a choisi la couleur et il va commencer lundi.

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Chez le serrurier dans l'avenue Lexington, à quelques instants avant la fermeture

Le mari m’a rejoint à l’appartement et l’on est allé faire faire de nouvelles clés dans l’avenue Lexington, d’où a pris la ligne F pour aller à La Petite Chine, où notre ami Florent avait un vernissage de ses derniers dessins cartographiques.

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Devant la galerie, une ancienne église, aux alentours de la Petite Chine


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Sur le mur de la galerie


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Les petites cartes au 1er

Après avoir signé le Livre d’or et parcouru l’exposition à la galerie Christopher Henry, on est reparti pour Village, où l’on avait rendez-vous avec une amie de la belle-mère au restaurant Café Loup, dans la 13e rue ouest.

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L'entrée du Café Loup sous l'échafaudage

Elle est arrivée à l’heure précise accompagnée de son fils, cinématographe, et sa petite-fille, de 14 ans, qui ressemblait énormément à Scarlett Johansson. Eux, le père et la fille, ont dîné à une table séparée, mais on s’est beaucoup amusé avec l’amie de la belle-mère, qui est charmante. Son fis et sa petite-fille nous ont rejoints après avoir mangé et l’on a finalement mise dans un taxi dans la 6e avenue pour le retour à Brooklyn.

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Mlle McHugh au Duplex

Le mari et moi, on est descendu l’avenue pour nous rendre au Duplex, pour le dernier spectacle de notre amie Colleen McHugh. On n’avait pas réservé de places, mais on nous a mis dans le premier rang de tables. Encore du vin rouge !

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Dans le bar après le spectacle

Le spectacle terminé, le mari est rentré mais moi je suis resté dans le bar avec tout le cortège pour féliciter la chanteuse.

Vendredi matin je suis retourné à l’appartement à 9 heures pour rencontrer les déménageurs qui allaient en principe prendre un écran à glace (énorme et lourd) et un fauteuil (l’agente immobilière trouvait qu’ils encombraient le salon) mais tout d’un coup le concierge de l’immeuble a demandé à voir le mari (en tant qu’exécuteur) avant de permettre aux déménageurs de monter – donc le mari est venu et les déménageurs sont finalement montés. Embêtant.

Vendredi soir on est sorti dîner avec un couple dont on a fait la connaissance aux Pins – ce sont des bicôtiers, qui partagent leur temps entre New-York et Los-Angeles. L’un est avocat, l’autre scénariste, et tous les deux sont beaux (oui, oui, évidemment on en est très jaloux). Ils sont rentrés à la Côte ouest ce matin. Ils ont aussi presque le même âge que nous, le mari et moi, ce qui est drôle aussi. On est allé à un restaurant dans la 10e rue ouest, Bell Book & Candle, dans un local un peu souterrain qui avait été une laverie pendant une décennie. La cuisine était bonne, avec un côté irlandais puisque le chef a travaillé à Dublin, et il y avait du monde (c’est un peu branché en ce moment).

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Nouvelles chaussures de course Vibram Cinq Doigts

Aujourd’hui, samedi, il a fait très, très beau, si un peu frais. Le mari est allé au bureau s’occuper de certaines affaires de la succession et aussi pour s’acheter les chaussures de course Vibram cinq doigts que son kinésithérapeute lui avait recommandé – et l’on a donc dû faire une petite promenade à travers le quartier, à commencer par la galerie d’un ami dans la rue Morton.

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Devant la galerie Algus Greenspon dans la rue Morton

Après une demi-heure de bavardage, on est parti pour la galerie d’art Grey de l’Université de New-York, à côté du parc de la place Washington, où l’on a vu l’exposition sur le mouvement Fluxus à New-York et ailleurs (le Français Ben Vautrier en faisait partie).

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Couleurs d'automne dans la rue Morton


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La galerie d'art Grey de l'Université de New-York

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La 8e avenue à partir de la 14e rue

On n’a pas eu d’élections importantes à New-York hier, mais on apprend aujourd’hui qu’il y a eu une véritable marée de victoires électorales pour les candidats gais et aussi de défaites des pires propositions soumises aux électeurs par les républicains en Ohio et ailleurs. C’est une gifle considérable pour les idéologues de droite. Je note que la maire lesbienne de Houston Annise Parker a été réélue par une petite majorité ; que la ville de Charlotte, en Caroline du Nord, a élu une lesbienne noire au Conseil municipal de cette ville ; et le maire ouvertement gai le plus jeune des États-Unis vient d’être élu au Massachusetts, par les électeurs de la petite ville d’Holyoke. Alex Morse n’a que 22 ans et il a été appuyé, comme tant d’autres, par le Fonds pour la victoire gai et lesbien, un groupe qui cherche à faire élire des gais, des lesbiennes, et des transgenres dans tous les états et à tous les niveaux.

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Et la 8e avenue, plus au nord (à la 34e rue)

En plus, les électeurs au Mississippi ont rejeté un effort de bannir l’avortement en voulant définir la vie comme « comprenant tout être humain du moment de la fécondation, du clonage ou de l’équivalent fonctionnel du même. » Et les électeurs en Ohio ont rejeté une proposition qui aurait limité les droits des syndicats à négocier collectivement.

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Où je suis allé renouveler mon permis de conduire ce matin

Vendredi dernier, lorsqu’on s’est présenté à l’agence Hertz, j’ai découvert que mon permis de conduire était périmé – zut alors ! Je me suis donc présenté au bureau express du département des véhicules motorisés dans la 34e rue près de la 8e avenue. On m’a donné le numéro 188 – on était au 149 quand je suis entré. J’ai attendu. J’ai failli échouer l’examen ophthalmo, il y avait si peu de lumière éclairant la toute petite affiche avec les lettres dessus – j’ai même dit à l’agente qui m’avait demandé de lire la ligne 9 : « Euh, W, sais pas, Q, E, R etc. » Elle m’a vite interrompu « Quoi ?! Vous ne savez pas – c’est pas une réponse, ça ! » « Bon » j’ai dit « c’est O. » En fait, je ne savais pas si c’était O ou U, tellement les lettres étaient petites, mais j’ai eu de la chance et elle a signé le formulaire. Je lui ai vite versé les 88 $ demandés et j’ai ensuite reçu mon permis temporaire – le vrai me sera envoyé en deux semaines, par la poste. On ne m’a même pas obligé de changer de photo – je reste donc l’éphèbe que j’étais il y a cinq ans, du moins sur mon permis.

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Le Cagibi se trouve au coin de la 4e rue et de la 12e rue ouest

On a dîné hier soir avec une amie lesbienne qui vient de commencer une nouvelle amitié particulière avec une irako-irano-israélo-américaine qui a, elle, une fille de 21 ans ! Ensuite on est allé boire un dernier verre de rouge au bar lesbien Le Cagibi (The Cubbyhole) dans la 12e rue ouest – très amusant, comme toujours.

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La façade de la Poste principale dans la 8e avenue, qui va devenir une grande gare ferroviaire un de ces jours (non, pas demain, pourtant)



Et puis, pour terminer ce billet, ce drơle de vidéo d'un trajet le long de Broadway à bicyclette, avec un accompagnement musical assez marrant (merci à Joe.My.God)

Illusions électorales

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Notre bureau de vote – le Centre lesbien, gai, bisexuel et transgenre dans la 13e rue ouest

Bon, j’ai voté aujourd’hui, après être passé à la banque devant le parc de la place Jackson, tout rénové grâce à l’Alliance de la place Jackson, je me suis décidé de faire les quelques pas pour arriver au Centre lesbien, gai, bisexuel et transgenre dans la 13e rue ouest, où se trouve notre bureau de vote. À part les employés du Conseil des Élections de la ville de New-York, il n’y avait personne – la femme qui s’occupait de la table pour le district 107 a même admis que j’étais le 9e électeur du district à venir voter aujourd’hui (et c’était à 16 h 30, ce qui plus est) – donc il n’y avait aucune ruée à voter pour les juges de la Cour suprême (qui ne l’est vraiment pas, on apprend vite) et de la Tribune civile, où de toute façon il n’y avait pas de concurrents, ce qui diminue, c’est vrai, l’intérêt dans les élections et les résultats, qui ne changeront rien. Ailleurs, bien sûr, par exemple au Nouveau-Jersey, il y a des élections qui comptent

La marche vers une intervention militaire contre l’Iran semble en train de se solidifier, en dépit les remarques désobligeantes du président français à propos du premier ministre israélien et de sa façon particulière d’envisager la vérité. J’ai bien l’impression, pourtant, qu’ici à New-York, au moins, il y aura de protestations importantes contre toute initiative militaire contre l’Iran, surtout étant donné l’état précaire de l’économie. Mais les républicains chercheraient une guerre pour distraire le public de leurs inepties idéologiques. Et Obama doit plaire aux sionistes chrétiens et juifs devant les élections présidentielles de l’année prochaine. Voilà le piège qu’il est difficile à éviter.

Ailleurs

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L'agence Hertz dans la rue Morton (tout près de la 7e avenue)

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Embouteillage au Connecticut sur l'autoroute I-95

On est retourné le week-end dernier au village où nous avons passé, le mari et moi, plusieurs années de bonheur et de mécontentement – la vie normale, quoi ! – avant de vendre notre petite maison et, après avoir loué un appartement pendant deux années, et avant de quitter ce petit village maritime pittoresque pour les sables délurés des Pins. Cela a l’air, d’après le mari, d’être devenu de plus en plus une maison de retraite et il a peut-être raison.

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La maison de l'amie écrivain construite au milieu du 18e siècle – on nous a mis au deuxieme étage, dans le grenier

Ce sont le fils et la belle-fille de l’amie écrivain qui nous avaient offert ce dîner en cadeau de noces – on a donc invité six amis à nous rejoindre autour de la grande table ronde de la salle à manger pour un dîner fait et servi par l’ancienne femme de ménage de l’amie écrivain qui lui avait appris à faire la cuisine (plus ou moins) française. On était très touché, le mari et moi.

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Au Marché fermier, qui a lieu en hiver dans un hall du centre communautaire

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La table dressée – on a quand meme baissé la lumiere avant de nous asseoir


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Le deuxième des bordeaux consommé

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On a commencé, je crois, avec celui-ci (tout cela c'est pour Wam)

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La soupe à courge musquée

Le repas a commencé par une soupe à la courge musquée et ensuite on a savouré un délicieux cassoulet « du pays », c’est-à-dire fait avec des saucisses portugaises et d’autres produits locaux, suivi d’une salade et d’une sélection de fromages français, et, pour terminer, une excellente tarte Tatin maison, qu’on a saluée avec du champagne Veuve Cliquot qu’on nous avait apporté en cadeau.

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La petite rue haute – rue de l'Eau – vers le nord

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Cette maison avait été un vrai taudis avant de devenir la résidence du médecin local et de sa famille

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C'est le parc devant cette maison qui frappe surtout – et en plein village

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Ancienne maison de capitaine de bateau – l'ancienne proprietaire m'avait expliqué qu'il a coûté 65 $ mille pour repeindre la maison – cela m'a rendu malade

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Notre ancienne maison, qu'on a repeinte en gris BCBG

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La baie, vers la Colline de la Vigie

Le village est très propre en ce moment – tout a l’air d’avoir été récemment repeint et c’est peut-être à cause du film Great Hope Springs qu’on vient de tourner dans le village, avec les vedettes Meryl Street et Tommy Lee Jones. Il faisait aussi très beau.

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Une ruelle de village

On a fait un tas de visites de courtoisie à de divers amis et connaissances – tout le monde nous demande quand nous allons retourner et on hésite toujours à donner une réponse définitive – il faut noter que le voyage en voiture était particulièrement pénible – quatre heures de New-York, à cause d’un accident de bateau remorqué sur l’autoroute ! Ce n’est pourtant pas très tentant d’avoir à faire face à une telle épreuve tous les week-ends.

On est rentré à New-York l’après-midi d’hier – la journée du marathon, qu’on a donc manqué. On a ramené avec nous une amie avec qui on a bavardé sur un tas de sujets marrants – testaments, enfants, personnes supposées or ouvertement gays, voyages. Après l’avoir déposée devant chez elle, on a continué notre route vers le Village, où nous avons laissé la voiture chez Hertz.

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Un vin chilien pas mal du tout, et pas cher !

On est rentré chez nous à pied par la 7e avenue – on a fait escale au restaurant péruvien Panca pour un léger dîner – poulet rôti et une bouteille de bon vin chilien.

Le jazz plus ou moins hot

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L'affiche en néon de Birdland dans la 44e rue ouest

Hier soir c’était notre visite annuelle au Festival Django Reinhardt qui a lieu à New-York à Birdland, la célèbre boîte de nuit pour le jazz qui date de 1949 et qui a déménagé à la 44e rue ouest cinquante ans après son début. Le mari n’aime pas tellement ce genre de musique, mais moi je l’aime assez, c’est très rythmique, c’est presque une sorte de dance-music – on pourrait bien danser le rock, par exemple, en écoutant ce style de jazz. On était avec deux amies et une collègue d’une d’elles qui travaille dans l’édition.

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La salle était complète


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Le trompettiste qui jouait « La vie en rose » que, oui, je connais

On a mangé avant et durant le spectacle, sponsorisé par Air France (la plupart des musiciens habitent en France), et la salle était complète. Moi je n’ai reconnu aucune des mélodies jouées, mais l’amie à ma droite, qui n’est plus, disons, en sa plus verte nouveauté, les connaissait toutes et les a souvent accompagnées en les fredonnant d’une façon un peu déconcertante. Mais, bon, il y avait assez de vin (Côtes-du-Rhône, sûr et pas cher) et mon jambalaya à la créole m’a plu.

Le spectacle terminé, on a mis les amies et leur amie dans un taxi et le mari a voulu téléphoner à son frère qui habite région de la Baie pour lui parler des dernières âneries du père fou furieux qu'on ne lui a pas permis de venir à New-York et à s'installer dans l'appartement. On a donc marché dans la 9e avenue vers le nord – destination : Industry, où l’on ne nous a pas demandé nos permis de conduire, les salauds ! On a fait un rapide tour de l'endroit – l’année dernière je connaissais quelques-uns des barmen, mais cette fois, je n’ai reconnu personne et le mari a trouvé les gens trop jeunes (moi, vous vous en douterez, je n’ai pas souffert aussi profondément que lui de ce déséquilibre temporel, que j'arrive de temps en temps à surmonter à ma façon, mais quand on sort en couple, vous savez…) On a donc vite quitté Industry pour nous jeter dans l’ambiance plus cosy et « appropriée à l’âge » de Therapy, juste en face. Mais quoi ? De par ma chandelle verte, c’était pareil à Therapy, mais avec encore plus de filles et même un couple en toute vraisemblance hétéro qui se tenait les mains, lui en smoking et elle en robe longue ! On est, en dépit de tout cela, monté au 1er étage, où on a commandé deux verres de vin rouge. Il y avait du monde, les garçons se draguaient, on envoyait des textos, etc. Mais la clientèle qu'on trouve dans des bars gays à présent a beaucoup changé !

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Dans le salon, des cartons de vêtements qu'on a envoyés au père au Connecticut


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Il nous reste quelques chemises dans le placard, ainsi que les produits de cirage de chaussures dans le panier en osier

Aujourd’hui le mari m’a demandé de lui aider à emballer les derniers vêtements du père qui restaient dans l’appartement, qui est depuis ce week-end officiellement à vendre. La sœur du mari avait déjà mis dans des cartons des vêtements de femme à destination de diverses parentes, que le mari voulait expédier par UPS. Il a trouvé une boutique UPS dans la 2e avenue où il est tombé vite amoureux du jeune et petit assistant aux cheveux noirs, qui s’appelait Dean – ça lui a aidé beaucoup à mener à terme ce devoir plutôt pénible.

Les colis enregistrés avec finesse par le charmant Dean, on a traversé la 2e avenue pour dire bonjour à une amie qui travaille dans la société d’entreposage et de déménagement Day & Meyer, et pour payer une facture qu’on n’avait pas reçue – la poste l’avait renvoyée à Day & Meyer, par erreur. Day & Meyer avait été le sujet d’un long article plutôt marrant dans le Times de vendredi dernier. Deux escales dans des banques différentes pour des petits problèmes de comptes de la belle-mère et ensuite, j’étais libre de rentrer au Village.

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Le siège de la société Day & Meyer dans la 2e avenue

Demain on part à Stonington (« Pierreville ») où on passe le week-end chez les enfants de l’amie écrivain. La fredonneuse d’hier soir sera là aussi, chez elle, mais elle viendra à dîner samedi soir. Avec d’autres ami(e)s. Le mari a loué une grosse voiture chez Hertz, pour changer un peu d’Avis – ça fait bien longtemps qu’on n’a pas fait ce trajet.

L'Empire contre-attaque

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Un oiseau qui n'en pouvait plus de la bêtise humaine, et je le comprends

L’hystérie causée par l’annonce hier du référendum grec chez les bureaucrates financiers des pays dits avancés me montre surtout la peur qu’ils ont de perdre le contrôle d’une situation dans laquelle ils avaient déjà truqué les résultats afin de leur assurer les gains requis par leurs actionnaires. Comme le note ce commentateur dans le Times d’aujourd’hui avec une panique tout ironique : « Horror of Horrors! Actual citizens getting to make decisions about their future instead of allowing technocrats and bankers to do it for them. This bodes ill indeed. » Oui, cela augure mal, du moins pour certains.

La justice anglaise a rejeté l’appel de Julian Assange de ne pas être extradé en Suède, où il devrait en principe répondre à des questions sur de possibles crimes sexuels allégués par deux Suédoises. Les bêtes assoiffées de sang à Washington se pourlèchent les babines.

Les Israéliens montrent leur « impatience » devant la décision prise par l’Unesco de permettre l’adhésion de la Palestine comme État membre en accélérant la construction de 2.000 logements à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.

Et nos représentants dans la Chambre des représentants, toujours férocement courageux pour les affaires qui comptent pour peu, viennent de « réaffirmer » dans une résolution « plus petite qu’une loi mais plus forte qu’un souhait » d’après le Times que « En Dieu nous croyons » restera la devise « officielle » d’un état soi-disant laïc – ils l’auraient fait en citant une grave crise d’identité nationale digne d’un régime taliban.

Côté famille : le père du mari le menace d’actions légales toujours non spécifiées. Il se trouve en ce moment dans un Holiday Inn Express dans l’ouest du Massachusetts, où il y aurait du courant. Il n’y en a toujours pas chez lui, au Connecticut. Il est donc là, dans le motel, avec la femme de ménage, qui est folle, et les deux chiens, qu’on n’a pas encore appris à faire pipi et caca dehors dans la nature (les deux aides-soignantes engagées par le mari pour surveiller le père quatre heures par jour, pour assurer qu’il prenne ses médicaments (il refuse, bien sûr), le préviennent que la maison, où on a laissé les chiens sans supervision pour une nuit, serait maintenant complètement dégueulasse, avec des crottes et des taches d’urine partout.) Le père pense rentrer à New-York, avec les animaux – mais l’appartement new-yorkais ne lui appartient plus, d’après le testament – ces petites légalités emmerdantes n’importent pas au père, naturellement – et en plus, l’immeuble ne permet qu’un animal par appartement – encore une bagatelle d’avocat de mauvaise foi. L’avocat qui s’occupe du testament a rassuré le mari en lui disant qu’il n’avait absolument rien à craindre, qu’il a correctement agi selon les intentions du testament, mais tout cela, ça crée une sacrée tension, quand il faut tout vérifier avec l’avocat.

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On apprend que les requins se mangent aussi, si nécessaire


Les bourses s’effondrent, parce qu’elles n’ont pas confiance en la démocratie. La Grèce, va-t-elle devoir quitter la zone euro ? Les banquiers et les autres grands de la haute finance et des milieux politiques ont grand-peur d’un référendum qui mettrait peut-être en doute les certitudes qu’ils balancent à tout le monde. (Et l’on ne veut pas exciter les Irlandais, qui se sont comportés jusqu’à maintenant en moutons dociles devant les revendications du FMI.)


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