
L'affiche en néon de Birdland dans la 44e rue ouest

La salle était complète

Le trompettiste qui jouait « La vie en rose » que, oui, je connais
On a mangé avant et durant le spectacle, sponsorisé par Air France (la plupart des musiciens habitent en France), et la salle était complète. Moi je n’ai reconnu aucune des mélodies jouées, mais l’amie à ma droite, qui n’est plus, disons, en sa plus verte nouveauté, les connaissait toutes et les a souvent accompagnées en les fredonnant d’une façon un peu déconcertante. Mais, bon, il y avait assez de vin (Côtes-du-Rhône, sûr et pas cher) et mon jambalaya à la créole m’a plu.
Le spectacle terminé, on a mis les amies et leur amie dans un taxi et le mari a voulu téléphoner à son frère qui habite région de la Baie pour lui parler des dernières âneries du père fou furieux qu'on ne lui a pas permis de venir à New-York et à s'installer dans l'appartement. On a donc marché dans la 9e avenue vers le nord – destination : Industry, où l’on ne nous a pas demandé nos permis de conduire, les salauds ! On a fait un rapide tour de l'endroit – l’année dernière je connaissais quelques-uns des barmen, mais cette fois, je n’ai reconnu personne et le mari a trouvé les gens trop jeunes (moi, vous vous en douterez, je n’ai pas souffert aussi profondément que lui de ce déséquilibre temporel, que j'arrive de temps en temps à surmonter à ma façon, mais quand on sort en couple, vous savez…) On a donc vite quitté Industry pour nous jeter dans l’ambiance plus cosy et « appropriée à l’âge » de Therapy, juste en face. Mais quoi ? De par ma chandelle verte, c’était pareil à Therapy, mais avec encore plus de filles et même un couple en toute vraisemblance hétéro qui se tenait les mains, lui en smoking et elle en robe longue ! On est, en dépit de tout cela, monté au 1er étage, où on a commandé deux verres de vin rouge. Il y avait du monde, les garçons se draguaient, on envoyait des textos, etc. Mais la clientèle qu'on trouve dans des bars gays à présent a beaucoup changé !

Dans le salon, des cartons de vêtements qu'on a envoyés au père au Connecticut

Il nous reste quelques chemises dans le placard, ainsi que les produits de cirage de chaussures dans le panier en osier
Aujourd’hui le mari m’a demandé de lui aider à emballer les derniers vêtements du père qui restaient dans l’appartement, qui est depuis ce week-end officiellement à vendre. La sœur du mari avait déjà mis dans des cartons des vêtements de femme à destination de diverses parentes, que le mari voulait expédier par UPS. Il a trouvé une boutique UPS dans la 2e avenue où il est tombé vite amoureux du jeune et petit assistant aux cheveux noirs, qui s’appelait Dean – ça lui a aidé beaucoup à mener à terme ce devoir plutôt pénible.
Les colis enregistrés avec finesse par le charmant Dean, on a traversé la 2e avenue pour dire bonjour à une amie qui travaille dans la société d’entreposage et de déménagement Day & Meyer, et pour payer une facture qu’on n’avait pas reçue – la poste l’avait renvoyée à Day & Meyer, par erreur. Day & Meyer avait été le sujet d’un long article plutôt marrant dans le Times de vendredi dernier.
Deux escales dans des banques différentes pour des petits problèmes de comptes de la belle-mère et ensuite, j’étais libre de rentrer au Village.

Le siège de la société Day & Meyer dans la 2e avenue
Demain on part à Stonington (« Pierreville ») où on passe le week-end chez les enfants de l’amie écrivain. La fredonneuse d’hier soir sera là aussi, chez elle, mais elle viendra à dîner samedi soir. Avec d’autres ami(e)s. Le mari a loué une grosse voiture chez Hertz, pour changer un peu d’Avis – ça fait bien longtemps qu’on n’a pas fait ce trajet.
Laisser un commentaire