Archives janvier 2012

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En attendant le tour du mari hier soir au Bar des Génies du magasin Apple dans la 14e rue ouest

C’était bien l’humidité assez étonnante à La Nouvelle-Orléans qui a bousillé, d’après le mari, le trackpad de son MacBook Pro (mon MacBook Air, que j’ai toujours avec moi partout où je vais, n’a pourtant pas subi de pareils ennuis, hmmm…) et donc il a pris rendez-vous hier soir au Bar des Génies dans le magasin Apple de la 14e rue ouest. Je l’ai rejoint au troisième étage du magasin, où un jeune homme mince, beau et intelligent lui a promis qu’on pourrait réparer sa machine en quelques heures, ce qui a ravi le mari, qui n'aime pas, comme moi, être dépourvu d'ordi. On est donc allé dîner dans le quartier, pour pouvoir repasser chez Apple avant 22 heures, quand ça ferme, pour reprendre la machine. Le mari avait voulu essayer un restaurant japonais qui se trouve dans le Marché de Chelsea, au côté ouest de l’ancienne usine de biscuits transformée, au rez-de-chaussée, en centre commercial. Ce restaurant japonais s’appelle Morimoto – le mari croyait que ce n'était pas trop cher, mais il a eu tort.

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Au restaurant Morimoto très tôt dans la soirée – à notre départ, toutes les tables étaient remplies

La cuisine était pourtant bonne (si un peu chère). Ensuite on est allé prendre un verre à La Bottega dans l’hôtel Maritime dans la 9e avenue. On est passé ensuite chez Apple, mais la machine n’était pas prête (sanglot) et on est rentré chez nous pour nous embellir au plus possible (au point où nous en sommes, il s’agit seulement d’un coup de poigne au plus, car visiblement rien ne change jamais) avant d’aller dire bon anniversaire à un jeune ami dans la 27e rue est. , il y avait du monde, on a eu du mal, avec nos yeux de dinosaures, à voir dans l’obscurité délibérée et agréable de la salle.

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Devant le bar The Caulfield dans la 27e rue est

Après avoir salué le roi de la fête et son copain on est reparti pour le Village, en passant chez Boxers (trop de monde) et ensuite chez Splash où le mari a accepté de payer une entrée de 10$ chacun pour le plaisir de fixer nos yeux sur les énormes barmen musclés (qui sont, il me semble, pour la plupart de jeunes Russes).

Aujourd’hui le mari a dû quitter l’appartement pour venir en aide à un client turc architecte qui n’a pas sauvegardé les fichiers du disque dur de son ordinateur, qui s’est trouvé, comme il arrive finalement à tout le monde, corrompu – on a essayé de récupérer tous les fichiers accessibles, mais ce n’est ni facile ni rapide. Mais il a pu reprendre son ordinateur, réparé, de chez Apple ce matin.

J'ai oublié de noter l'article chez Yahoo qu'un employé du mari m'a envoyé hier soir, dont le titre provocateur (de beaucoup d'hilarité chez moi) est Low IQ & Conservative Beliefs Linked to Prejudice.

Déjà plus de 23.000 de commentaires – les conservateurs ne sont pas contents ! MDR !

De tout et de rien

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Il fait, pour le mois de janvier à New-York, curieusement doux – la température aujourd’hui est prévue s’élever jusqu’à 15°C, avec une pluie légère.

Mon nouvel entraîneur, un jeune homme sympa de tout juste 22 ans qui s’appelle Mike, offre un bel exemple de pourquoi le système santé américain est si mal foutu – il a, lui, une petite amie avec qui il vient d’avoir un enfant. Il n’ose pas se marier avec elle parce qu’il perdrait alors l’assurance santé à laquelle il a droit par son père, jusqu’à l’âge de 26 ans s’il n’est pas marié. Sa copine, elle, a perdu l’assurance santé de ses parents parce qu’elle n’est plus étudiante à plein temps – à cause de l’enfant, bien sûr ! La femme et l’enfant sont couverts par Medicaid, le service santé pour ceux (une famille de deux personnes, dans cet exemple) qui gagnent moins que 14.710 $ par an. D’après lui, Obama a beaucoup amélioré le système santé pour les gens comme eux.

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Mlle McHugh sur la petite scène du théâtre du Duplex, dans la rue Christophe

Je suis allé seul hier soir voir le spectacle mensuel offert par la chanteuse Colleen McHugh – le mari n'était pas d'humeur à sortir, et j’ai donc rejoint un ami à un restaurant italien du quartier avant d’aller à la boîte de nuit The Duplex. Mlle McHugh a chanté un programme fait entièrement de chansons écrites et chantées par le chanteur un peu camp Barry Manilow, qui a commencé sa longue carrière très réussie comme accompagnateur pianiste de Bette Midler dans les années 70. En général je n’aime pas trop Barry Manilow, dont les chansons sont pour mon goût souvent trop sirupeuses et mièvres, à la fois par leurs musiques et par leurs paroles. Mais elles restent toujours de grands tubes connus de tout le monde, qu’on a entendus mille fois (ou plus) à la radio et ailleurs. Il y avait pourtant cette chanson, When October Goes (Quand octobre s’en va), dont les paroles belles et mélancoliques sont du chanteur et compositeur célèbre Johnny Mercer et mises en musique par M. Manilow, qui m’a beaucoup plu. Voici M. Manilow lui-même qui la chante. (Il y a aussi cette version, plus belle et plus élégante, par la chanteuse Nancy Wilson.)

Mlle McHugh est en train d’enregistrer un nouveau disque compact de chansons que j’attends avec grande impatience.

Moi, personnellement, je ne suis pas de trop près la campagne républicaine pour la présidence, qui me paraît d’une bassesse morale, intellectuelle et financière tout à fait indigne d’un pays qui se croit civilisé. Mais bon, on y est, y a rien à faire, on le contemple comme on contemple un accident de la route – avec un mélange humain, trop humain, d’horreur et de curiosité indiscrète. Il y a, pour moi, aucune évidence actuelle indiquant que l’un de ces candidats pourrait enlever la présidence de M. Obama, mais il se peut que je me trompe. Mais franchement je ne vivrai pas dans un pays gouverné par M. Gingrich – il est bien pire que M. Bush Jr, bête et méchant qu’il était – car il malveillant, hypocrite, menaçant et trop intelligent. 

Voici une vidéo réalisée par un jeune homme au Wisconsin qui s'appelle Colton Boettcher dans le cadre des clips « It Gets Better » contre le harcèlement antigay dans les lycées. C’est mignon, c’est amateur, c’est fait par des jeunes pour des jeunes, ce qui me donne un rayon d’espoir devant des gens malsains comme MM. Gingrich et Santorum (et tant d’autres encore).
 


Il faut aimer la Dame GaGa, bien sûr, mais ces ados sont énergiques et adorables, et je les félicite d'avoir participé au tournage de cette vidéo

Sous la rubrique « Maisons pour pays chauds » une lectrice du blogue qui s’appelle Sally m’a envoyé deux photos de vieilles maisons d’Australie pleines de balcons (ou galeries), mais on y remarque toujours le côté anglo-saxon de leur architecture.

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Le Grand Pacific Hotel à Lorne, au sud-ouest de Melbourne, en Australie – l'immeuble fut bâti en 1875


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De belles vieilles maisons à Melbourne, en Australie du sud (merci, Sally !)

Images tendancieuses

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Voici quelques images cueillies un peu partout sur Internet sur des sujets qui m'intéressent.

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 Le contraste entre le traitement de l'ex-président Bush et du PFC Bradley Manning


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Les valeurs de famille représentées par le candidat Newt Gingrich, gagnant de la primaire républicaine en Caroline du sud


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Aucun commentaire nécessaire


Maisons pour pays chauds

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C’est vrai, ce que Laurent a remarqué ici sur l’architecture du Vieux Carré à La Nouvelle-Orléans. Mais je trouve surtout que cette architecture louisianaise ressemble beaucoup à l’architecture française coloniale trouvée dans d’autres régions tropicales, comme le montrent ces photos de Cayenne, en Guyane française, de la Martinique, de Pondichéry, de Phnom-Penh et de Dakar. Ce style est évidemment très adapté à un climat plutôt chaud et humide et l’on y remarque aussi le côté renfermé, privé, de ces maisons, qui suivent un modèle beaucoup plus latin ou méditerranéen qu’anglo-saxon ou nord-européen.

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 Bâtiment à Cayenne, en Guyane

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Une autre maison à Cayenne, avec balcon et volets traditionnels


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Un immeuble aux Trois-Îlets à Martinique

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Une maison colorée du quartier français à Pondichéry, en Inde, toujours avec balcon et volets


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Un immeuble à Phnom-Penh, au Cambodge


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Un immeuble colonial à Dakar, au Sénégal


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Et une belle maison franco-sénégalaise à La Gorée, au Sénégal


Les hauts de Brooklyn

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L'entrée de son immeuble, qui s'appelle le Breukelen

On est allé hier soir voir une amie de feu la belle-mère du mari à Brooklyn – elle aurait 80 ans et habite dans les Hauts de Brooklyn, à quelques pas de la Promenade, qui donne sur le port et le bout de l’île de Manhattan. On a pris un apéritif chez elle avant d’aller dîner au Casino des Hauts.

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Le bout sud de l'île de Manhattan, vu de la Promenade des hauts de Brooklyn


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Le pont de Brooklyn illuminé, avec la tour du Bâtiment de l'État-Empire


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Sur le quai de la station de métro de la rue Clark, à Brooklyn



Fin et retour

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Le Gril du Trèfle, où l'on a déjeuné chaque jour

Samedi matin on est repassé chez le Gril du Trèfle pour le petit déjeuner, après lequel on s'est de nouveau promenés dans le Vieux Carré avant de nous rendre à notre point de rendez-vous avec une amie d'une amie à New-York, qui est venue nous chercher dans sa petite Honda grise à l'angle de rue de Chartres et de l'Esplanade.

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La forge de Lafitte – ex-bar gay devenu bar hétéro

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Une façade un peu sévère qui m'a pourtant plu


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L'ex-couvent des Ursulines – impossible à nier l'influence française de l'endroit, même si on ôte le tricolore


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Extérieur du restaurant Elizabeth's dans le quartier de Bywater

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Vue des gratte-ciel du centre-ville à partir de la digue contre le Mississippi à Bywater


Elle nous a conduits ensuite au quartier de Bywater, où nous avons déjeuné au restaurant assez branché Elizabeth's, plein de jeunes à l'allure, disons, artistique. Après ce repas elle nous a fait voir le l'arrondissement célèbre du Bas-Neuvième, inondé par une brèche dans la digue au nord de la ville après l'ouragan Katrina en 2005. On a vu les nouvelles maisons anti-inondation, sur pilotis, qu'on y construit maintenant, mais le quartier reste vide et un peu triste. Elle nous a montré aussi le Bayou Bienvenue, site dans les années 1970 d'une forêt de cyprès submergés, mais ces arbres ont été tués à la suite du creusement d'un nouveau canal qui a apporté de l'eau de mer salée dans le bayou. On essaie maintenant de réduire la salinité de l'eau afin de permettre aux cyprès de repousser, mais cela ne sera pas pour demain.

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Le Bayou Bienvenue, actuel cimetière des cyprès

Elle nous a déposés dans le Vieux Carré en disant au mari qu'elle lui trouverait facilement un poste à La Nouvelle-Orléans si cela lui tentait – immigrée de New-York, elle travaille pour une agence de l'état pour le développement économique de la Basse-Louisiane et elle nous a dit, en riant, comment elle avait promis à une entreprise parmi les 100 plus grandes des États-Unis voulant s'installer dans la région qu'on y trouverait d'excellentes ressources humaines du niveau requis – et qu'elle savait avoir menti.

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Au Café du Monde

On a pris rendez-vous avec la sœur, le beau-frère et la nièce à notre hôtel, avant d'aller prendre un café au lait et des beignets au Café du Monde, à côté de la place Jackson. Ensuite on s'est dirigé lentement vers la rue Canal, où l'on a pris notre premier cocktail du soir sur la terrasse du café Palace, d'où on pouvait regarder le va-et-vient de tout un monde curieux.

On est allé dîner au restaurant Lüke – on y avait une serveuse trop mielleuse, qui nous appelait « honey » et « sunshine », au grand déplaisir de la sœur, qui a déclaré fermement qu'elle n'était le « sunshine » de personne. J'ai eu des moules frites – pas mal. Et trois bouteilles d'un bordeaux Château Larose-Trintaudon 2005, buvable, mais pas extra.


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Le Cabildo dans la place Jackson

Hier on est passé la matinée à traîner dans les salles du Cabildo, ancien siège du gouvernement louisianais à côté de la cathédrale maintenant transformé en musée de l?état. (C'est aussi dans ce bâtiment que les Français ont transféré le territoire de la Louisiane aux États-Unis en 1803.) On était surpris, mais content, d'y trouver le masque mortuaire de Napoléon 1er.

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Le masque mortuaire de Napoléon 1er de devant...


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Et puis en profil

De l'autre côté de la cathédrale, toujours en face de ce qu'on appelait avant la Place d?Armes, maintenant la place Jackson, pour le général et président américain Andrew Jackson qui aurait gagné la victoire de la bataille de La Nouvelle-Orléans en 1815 contre une armée britannique, se trouve le Presbytère, une réplique du Cabildo et comme celui-là, aujourd'hui transformé en musée où l?on a vu deux excellentes expos sur l'ouragan Katrina et l'histoire de la fête du Mardi gras à La Nouvelle-Orléans.

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Costume porté par un participant dans l'un des défilés gais de Mardi Gras


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On y aime des plumes, évidemment


On a goûté un gumbo au Gumbo Shop.

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L'enseigne du Gumbo Shop et les décorations pour le Mardi Gras au fond

Dans l'après-midi on a fait une courte séance de muscu au Club athlétique de la Nouvelle-Orléans, fondé en 1872. Dans un immeuble construit en 1929, il y a une grande piscine, des salles de muscu, des salles de cardio, un bar ( ! ), un sauna, etc. La clientèle avait l'air d'être assez jeune, et des hommes ayant entre 25 et 40 ans pour la plupart, dont quelques gays assez discrets.

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Ce monsieur a le look d'un membre typique du Club athlétique

Le soir on est allé dîner dans un restaurant qui s'appelle le Country Club, dans le quartier de Bywater, à côté du Faubourg Marigny. Il n'y avait pas beaucoup de monde, la cuisine était bonne et on a eu un serveur tout à fait marrant qui nous a raconté un tas d'histoires assez grivoises sur la vie à La Nouvelle-Orléans et sa vie personnelle ? il nous a expliqué, par exemple, qu'il n'avait aucune mémoire pour les visages, mais se souvenait, par contre, de chaque bite qu'il avait jamais, eum, vue et du nom de la personne à laquelle elle appartenait. Un talent utile, n'est-ce pas ?

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Le Country Club à Bywater


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Vue de la cour intérieure de notre hôtel

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Et de l'autre côté


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Le tramway qui longe le Mississippi


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Rue du Canal – j'adore les palmiers, c'est vrai


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Dans le tramway St-Charles


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Devant le restaurant Cochon dans le quartier des entrepôts


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Du karaoké chanté par deux jeunes adorables dans un bar gay du Vieux Carré



En Louisiane

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On a quitté l'aéroport de La Guardia et on vole au-dessus de New-York – on voit le Parc Central au fond

On est arrivé sain et sauf à La Nouvelle-Orléans – on a eu quelques bonds au-dessus de la ville de Knoxville, ce qui m’a suggéré la phrase plutôt débile « knocks over Knoxville », mais le reste du vol, qui a duré 2 heures 51 minutes, a été assez tranquille. On a pris un taxi de l’aéroport jusqu’à l’hôtel dans le Vieux Carré de la ville – on se trouve à l’hôtel Place d’Armes dans la rue Ste-Anne, à quelques pas de la place Jackson et de la cathédrale St-Louis.

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Devant l'hôtel dans la rue Ste-Anne

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Traces de francophonie dans le Vieux Carré

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Rue de quartier typique


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Une jolie maison dans le Vieux Carré

On s’est promené un peu dans le quartier, qui est à la fois charmant, touristique et délabré. Il fait assez chaud – 21°C cet après-midi, avec du soleil.

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Où l'on a déjeuné cet après-midi – ça s'appelle The Candy Shop, je crois

Ma sœur et mon beau-frère viennent nous voir dans l’hôtel, d’où on ira se promener encore un peu avant d’aller dîner quelque part.

Victoire (peut-être)

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La protestation contre le SOPA et PIP semble avoir marché ! Les grands de Hollywood, de l’industrie du disque et de l’édition vont toujours, sans doute, essayer de nouveau de faire passer ces projets de loi en cachette – mais le succès de cette protestation a été vivement remarqué au Congrès.

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L'immeuble Nasdaq et le bureau de la police dans la place du Temps


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Le panneau pour le Hard Rock Café

Hier soir, on est allé voir la pièce Other Desert Cities au théâtre Booth. Il faisait curieusement doux. Il y avait du monde à se promener dans la place du Temps. La pièce, elle, est divertissante – ça a un peu l’air d’avoir été écrit pour la télévision, le dialogue n’était pas tout à fait crédible pour une famille.

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Le théâtre Booth dans la 45e rue ouest


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L'allée Shubert, entre les 45e et 44e rues

Le fils, par exemple, producteur de télévision à succès, n’a jamais parlé au téléphone, ni envoyé de textos – invraisemblable. La fille était passive/agressive, mais d’une manière exagérée et peu croyable. Les personnages des parents sont mieux réalisés, et il y a une sorte de coup de théâtre à la fin qui explique, mais qui ne satisfait pas tout à fait. Voilà. Mais cela reste toutefois l’une des meilleures pièces sur Broadway.

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Intérieur du restaurant Tello dans la 8e avenue – décor aussi artificiel qu'un décor de théâtre

On est retourné à Chelsea pour dîner, puisqu’il était tôt – les théâtres en général ouvrent à 19 heures les mardis depuis quelque temps. On est allé à un restaurant italien dans la 8e avenue. Une salade de betteraves, du poisson et deux bouteilles de côtes-du-Rhône pour la table.

J’ai fait des courses aujourd’hui parce qu’on va à La Nouvelle-Orléans assez tôt demain matin. Ce sera la première fois que je la visite. On sera dans le Quartier français, avec ma sœur, mon beau-frère, et ma nièce, qui fait ses études de commerce à l’université de Tulane. On quitte l’aéroport de La Guardia à 7 h 55 et on arrive à La Nouvelle-Orléans vers 10 h 30, heure centrale (une heure en arrière de l’heure de New-York).

Demain j’espère pouvoir poster de la capitale de la Louisiane.

Black-out

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Ce site sera en grève aujourd’hui (entre 8 heures, heure de l’Est et 20 heures, heure de l’Est) pour manifester, même dans cette façon tout à fait insuffisante, contre le projet de loi américain connu sous le nom de SOPA (Stop On-Line Piracy Act). Il y aura aussi des manifestations contre le projet de loi à Manhattan, entre 12 h 30 et 14 heures devant le 780, Troisième Avenue.

En ville et ailleurs

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On approche le site du Centre Commercial Mondial

En dépit du froid d’hier, le mari et moi, nous avons entrepris dans l’après-midi une longue promenade, ayant comme destination le magasin de vêtements célèbre et bon marché Century 21, à côté du site du Centre Commercial Mondial et devant l’entrée au parc à la mémoire de la victoire d’Al-Qaïda dans l’écervellement presque total du peuple américain – oups, je veux dire le parc à la mémoire des victimes du 11 septembre 2001. On y est allé à pied, par la rue Washington, qui se termine à la rue Hubert – je suis si vieux que je me souviens quand ces grands entrepôts maintenant aménagés en appartements et lofts de luxe répandaient des odeurs d’épices comme la muscade, la cannelle et le cumin quand on passait dans la rue devant eux. Tout a changé, bien sûr – les HLM de quartier ont été convertis, par exemple, en appartements de luxe. Le quartier est devenu un quartier d’élection pour les familles aisées et branchées.

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Dans les rues désertes du quartier de Tribeca, où il y avait autrefois des magasins d'épices

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En allant au Centre Financier Mondial, on passe à côté de la tour No. 1 du Centre Commercial Mondial

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Et sa fondation énorme de béton renforcé...

On est allé regarder le Centre Financier Mondial, qui semble un peu oublié, ces jours-ci. Beaucoup des boutiques d’autrefois (avant le 11 septembre) ont fermé. Le Jardin d’Hiver est toujours aussi bien entretenu – on a eu une agréable surprise d’écouter quelques phrases de symphonie jouées par un orchestre inconnu quand on y était – mais c’est tout de même un peu triste – évidemment, c’était le week-end et les bureaux autour sont plutôt vides.

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Le concert inattendu dans le Jardin d'Hiver du Centre Financier Mondial


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Le public semblait agréablement surpris par la musique classique

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Vue du côté sud de la tour

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Et la Tour 4 qui s'élève

Le nouveau Centre Commercial Mondial continue à s’ériger sur les traces de l’ancien – on était étonné par le béton renforcé des premiers étages de la tour. La peur a gagné, il n’y a rien à dire. On a fait le tour du site – il y avait une longue queue pour entrer dans le parc mémorial, mais nous, on est allé chez les frères Brooks, où j’ai acheté deux chemises « plaid » en solde pour le mari. Ensuite on est allé à Siècle21, où le mari a acheté 12 paires de chaussettes noires épaisses (il les aime comme ça, et on ne porte que rarement nos chaussures anglaises correctes qui exigent des chaussettes fines).

On a fait un tour très rapide chez J&R mais on n’a pas besoin de trucs informatiques, on en a déjà trop ! On est rentré à pied par la rue Crosby, beaucoup plus calme que le Broadway à côté et pleine de boutiques intéressantes.

Voici un commentaire intéressant laissé chez le Guardian par un Anglais sur la crise financière, et en particulier sur la perte de la note AAA par la France. (La traduction est la mienne.)

« Ce que je ne comprends pas c’est que la main invisible [référence au concept d’économie proposé par Adam Smith – NDLR] nous fait l’invisible bras d’honneur, et la réponse publique principale ici est encore un chauvinisme dément. Hé, les Frenchies, regardez-nous, les Britanniques! Nous n’avons pas besoin d’une campagne orchestrée dans le marché des obligations afin de nous faire écraser les niveaux de vie, pulvériser l’avenir de nos enfants et détruire les derniers vestiges de notre contrat social ! On le fait déjà mieux que vous !

La Grande-Bretagne garde sa note AAA parce qu’elle a montré qu’elle est déterminée à baiser les gens ordinaires plus fort que les autres pays d’Europe, en faveur des parasites non élus dans le monde de la finance que la S&P représente. La pantomime des notes amuse les médias, mais il s’agit d’un divertissement secondaire devant l’échec catastrophique du système économique mondial – gouvernements, banques, marchés, programmes monnaie, régulateurs, traités, et tout – à marcher rationnellement.

D’une façon ou d’une autre, toute la planète s’est réveillée un jour pour découvrir qu’elle était fauchée, parce qu’elle devait plus d’argent aux banques qu’elle ne pouvait possiblement rembourser, parce que les banques lui avaient prêté de l’argent emprunté d’un avenir imaginaire qui n’a jamais, on apprend, existé.

Aucun des responsables – gouvernements, banques, marchés, régulateurs, agences de notation, etc. – ne l’a vu venir, personne n’en prend la responsabilité, et personne n’a la moindre idée de comment le réparer sauf en nous baisant, nous les autres, afin d’alimenter le Calmar vampire.

Mais regardez là-bas ! Nous, nous avons un badge qui dit AAA et une étoile d’or, et des chatons. Ahhh, des chatons...
.


Avec mes excuses les plus profondes au Capitaine pour cet épouvantable et grave manque de goût.


Bêtise hygiénique

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C’est bête, c’est de très peu d’importance, mais le mec est pas mal, et j’aime aussi le plaid (mais pas autant que lui, et je ne rappe pas, Dieu merci) et ça me fait oublier pour un moment au moins la vidéo des Marines pissant sur les morts. En addition, ça a été tourné dans le quartier – on y retrouve la rue Gansevoort, la rue Bleecker, le parc de la place Washington, et d’autres vues du quartier du Village. Merci à Joe.My.God.

On a eu quelques flocons de neige aujourd’hui – je les ai même vus de mes propres yeux. Bien entendu, j’ai d’abord pensé qu’il s’agissait d’une saleté urbaine quelconque qui flottait un peu à part, et puis, quelques pas plus loin, j’ai vu un autre grain de poussière blanche qui tombait du ciel, et je me suis dit : Voilà, la neige est arrivée. Mais ensuite les nuages sont passés et le ciel est redevenu clair.

On vient d’annoncer l’abaissement de la note française AAA par l’agence de notation Standard & Poor’s – ici on pense qu’on aurait dû punir ces agences pour avoir si mal noté les obligations AAA d’AIG ou de Lehman Brothers, parmi plusieurs. Ou arrêter leurs employés en tant que terroristes financiers.

Et on parle beaucoup, encore une fois, d’une guerre éventuelle contre l’Iran – on est vraiment très bête, il n’y a plus rien à dire, voici la preuve. Mais j’ai bien l’impression que la plupart de mes concitoyens n’ont aucune envie d’envoyer leurs fils et leurs filles, leurs maris et leurs femmes, à mourir pour l’enrichissement de Halliburton. Il y aura des émeutes.

Journée venteuse et grisâtre, mais douce. Les pouvoirs en place (la Maison-Blanche, les responsables militaires, la secrétaire d’État) expriment leur grande déception devant la vidéo maintenant d’une célébrité déprimante des Marines en train d’uriner sur les morts afghans, qui sont possiblement membres du Taliban ou qui ne sont pas – très difficile à en être certain. Pour moi l’aspect le plus déprimant de cet épisode souillant, ce serait la majorité des commentaires recommandés laissés à l’article dans le Times, où les commentateurs ont exprimé leur indulgence envers les soldats, surtout par comparaison avec toutes les « horreurs » pratiquées par les islamistes. Cette indécence me démoralise assez, surtout quand on réfléchit sur l’état maladif de cette nation incarné par les candidats républicains. 

On critique, comme on a fait à Kerry avant lui, Romney de parler français – signe définitif d'un européisme insupportable qui tendrait vers le socialisme le plus écœurant. (Les sous-titres sont, à propos, tout à fait faux. C'est probablement une pub faite par un CAP (comité d'action politique proche de Gingrich.)


Il n'y a que les socialistes qui parlent français – dommage pour Mlle LePen, non ?


M. Gringrich, qui est, bien entendu, fou furieux (mais pourtant sans les yeux de folle de l’ex-candidate Michelle Bachmann), est déterminé à détruire son rival Mitaines. Voici une pub qui nous rappelle la fameuse histoire du chien attaché sur le toit du break quand la famille voyageait au Canada il y a plusieurs années. L’éditorialiste du Times Gail Collins y fait référence, drôlement mais aussi avec intention, dans chaque article, comme dans celui-ci, tout à la fin.



Voici une pub réalisée par les supporters de Gingrich contre Romney


La « gaffe » de Romney avec le clebs familial n’est pas prêt à disparaître, puisqu’on trouve maintenant des sites web intitulés Dogs against Romney et Spreading Romney, ce qui signifierait, en hommage si vous voulez au succès de Spreading Santorum, « déféquer en terreur » – encore une référence au voyage en caisse sur le toit, mais spécifiquement cette partie de l’histoire quand le chien Seamus aurait chié et Romney l’aurait sorti pour le nettoyer avec un tuyau d’arrosage avant de le remettre dans la caisse (sur le toit du break) et repartir vers le Canada. Il ne faut pas oublier qu’on aime beaucoup nos animaux de compagnie ici – c’est presque pire que d’être un prédateur financier, qu’il était aussi, notre cher Romney.
En ce qui concerne les autres clowns républicains, il paraît que le comédien Stephen Colbert pourrait participer à la course à la Maison-Blanche. Il serait de loin le plus intelligent de toute cette bande d’arriérés.

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 L'entrée très éclairée du restaurant La Promenade des Anglais à Chelsea


On a dîné hier soir avec les propriétaires de la maison aux Pins d’il y a deux ans – un couple qui vient de se marier et dont on a vu l’annonce dans le Times il y a deux semaines. Ils avaient réservé une table dans un restaurant « francisant » qui s’appelle La Promenade des Anglais dans la 23e rue ouest et qui avait reçu, hier même, une critique assez favorable dans le Times du même jour. C’était agréable et on y a bien mangé. On a beaucoup parlé de l’incendie aux Pins cet automne (eux, ils louent leur maison aux Pins, ayant acheté une autre maison dans le comté de Bucks, en Pennsylvanie, où ils préfèrent passer leur temps libre) et de la reconstruction du restaurant et de la discothèque – il y aurait, on a appris, un groupe de citoyens de la ville de Brookhaven qui s’opposent à la reconstruction – on nous envoie des mails nous priant de signer des pétitions en faveur de l’octroi d’un permis de construction « accéléré ». En ce qui concerne le Pavillon et le complexe urbain dans le port, on a choisi deux cabinets d’architecture assez branchés, dont un qui s’appelle Diller Scofidio & Renfro – ils ont fait le parc du High Line, que la plupart du monde trouve assez réussi, et l’autre HWKN, spécifiquement pour la discothèque. Mais on n’a toujours rien commencé – il est donc presque certain que rien ne sera prêt pour le début de la saison en avril.

Aujourd’hui c’est l’anniversaire de mon nouvel entraîneur Mike – il a 22 ans, le pauvre, qu’est-ce qu’il vieillit, n’est-ce pas ? Il a aussi un petit enfant de cinq mois, qu’il a fait avec sa colocataire à Bayside, dans l’arrondissement de Queens. J’ai l’impression qu’il ne s’est pas marié avec elle, mais je ne lui ai pas demandé de détails indiscrets. En réalité, il est adorable, plein d’énergie, il me rappelle en fait mon mari en plus jeune, et moins cynique (là, c’est ma faute, comme il me le rappelle, le mari.) Or, on est à la phase de la nouveauté et de la découverte, Mike et moi. C’est agréable, mais ça pose aussi les mêmes problèmes qu’on a quand on sort avec une personne qu’on vient de rencontrer. Il y a toujours (on n’a eu que deux séances d’entraînement) quelques moments un rien délicats, quand chacun regarde l’autre avec curiosité. Le mari a annoncé hier soir, au lit, qu’il va me faire payer une taxe ménagère déterminée par le coefficient de la différence d’âge entre lui et Mike multiplié par la variable, qui serait la somme que j’offrirais à Mike pour son anniversaire ou autre. Je trouve qu’il exagère, le mari.

Bon, Mitaines a donc gagné, comme prévu, hier au Nouveau-Hampshire, dans la première primaire républicaine, mais tout le monde parle aujourd’hui, pour une fois, de Ron Paul, qui a remporté 22,8 % des voix pour le mettre en deuxième position. La Caroline du Sud, lieu de la prochaine primaire républicaine, est terre d’élection de toutes sortes de fous de Dieu – les christianistes, les dominionistes, les racistes bibliques de l’ université Bob Jones à Greenville, pour ne nommer que ceux-ci. Mitaines a déjà reçu l’appui de la gouverneure de l’état, Nikki Haley, fille d’immigrés indiens, fêtarde du thé aux mœurs douteuses (surtout pour une soi-disant Républicaine). L’odieux Santorum, celui du « mélange mousseux », aura là-bas ses fidèles dans le Kulturkampf qu’il cherche à diriger. Le Newt aussi, sans doute, avec son trésor restauré par les 5$ millions venus de l’Américain Sheldon Adelson, la 16e personne la plus riche au monde, très lié à l’Israélien Benyamin Nétenyahou et au parti Likoud, aura ses supporters. Reste à voir les voix que prendra Ron Paul, qui serait, à mon avis, trop « anti-militaire » pour la plupart des Républicains de Caroline du Sud.

La BBC (à la radio) et le New York Times (sur la une du site) viennent de signaler l’assassinat d’un scientifique iranien dans un attentat de voiture piégée à Téhéran – la radio publique américaine n’en dit mot, comme toujours, de peur, sans doute, d’être obligé de parler d’un acte terroriste israélo-américain et en y faisant de paraître insuffisamment patriotique et donc de risquer de perdre de l’argent quand le Congrès vote les subventions. Je n’arrive pas à croire que les États-Unis pourraient vraiment contempler une nouvelle guerre au Moyen-Orient, mais il y a, il paraîtrait, des présences parmi nous qui accueilleraient avec plaisir un conflit militaire en Iran.

Le temps emprunté

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Il y a de ces billets de blogue qui vous frappent comme ça, en plein visage, par son authenticité aussi bien que par sa réserve, on est tenté de l’appeler « son hésitation ». On y pose des questions qui sont au fond sans réponse définitive – on vit comme on peut, de moment à moment, en espérant faire le bon choix. Mais bon pour qui ? Et vers quel but ? Si même il y a un but ?

Le Roncier écrit qu’il vit d’un temps emprunté – il reprend exprès l’expression anglaise de « borrowed time », qui signifie la vie qu’on n’aurait pas, toutes choses considérées (guerre, maladie, accident, etc.), dû vivre. Un temps qu’on rembourse comme on peut.

Ce billet extraordinaire est ici.

Le bordel

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Dans une voiture de la ligne F vers 1h45

Comme Jérôme l’a prédit, le mari s’est couché habillé hier soir – mais pas tout à fait, il a enlevé ses pantalons mais la chemise est restée sur lui. Oui, on a un peu trop bu – et l’on n’a quitté Brooklyn que vers 1h30, et c’est très intéressant de voir les gens qui prennent le métro à cette heure pour venir en ville. Une fois sorti à la station de la 4e rue ouest, on s’est dirigé vers l’appartement, avec une brève escale au bar Pieces dans la rue Christophe – bar que j’avais cru plutôt un bar avec un certain nombre de vieillards à la recherche de jeunes entrepreneurs disponibles, mais à ma surprise, j’ai découvert un bar plein de jeunes minces, marrants, aux cheveux longs, un peu grunge – une ambiance très agréable, en fait. On a commandé deux verres de rouge (et à 5$ le verre, seulement, et pas trop mauvais !) Mais le mari ne s’est pas senti bien et donc on est vite reparti pour le mettre au lit.

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Dans le bar Pieces vers 2h15

Le père reste à San-Francisco – il était censé rentrer au Connecticut il y a une semaine, mais il a annulé son billet d’avion de retour. Le club où il était descendu l’a chassé jeudi – et le mari a dû payer la note, puisque la carte de crédit du père n'a pas marché pas, pour des raisons toujours inconnues. Il est parti chez des amis, qui ne lui avaient pas pourtant invité à rester chez eux lorsqu’il le leur avait proposé. Reste à voir si et quand il partira de chez eux.

Il dit qu’il veut rester en Californie parce qu’il veut transférer les cendres de sa femme (mère du mari et de trois autres enfants, décédée il y a au moins vingt-cinq ans et incinérée avant d’être enterrée dans un cimetière familial à Menlo Park) à un nouveau cimetière qui se trouve aux environs du village pittoresque d’Inverness, dans le nord-ouest du comté de Marin, au nord de San-Francisco. En principe, cela ne pose aucun problème, mais le père du mari, après s’être saisi d’une pelle et après avoir loué une voiture, est allé la déterrer lui-même, tâche physiquement difficile et aussi tout à fait illégale ! On a dû aviser les gardiens de cimetière pour leur dire que personne n’avait autorisé aucun déterrement, qui ont vite répondu qu’ils feraient arrêter toute personne venant dans le cimetière avec l’intention de déterrer qui que ce soit. C’est le bordel, vous voyez.

Et l’on a toujours les cendres de la belle-mère dans notre salon (mais on attend d’un instant à l’autre l’accord du lieutenant responsable du cimetière national d’Arlington pour l’enterrer là-bas.)



Ce clip a été posté ce matin chez Joe.My.God sous la triste légende « Truly we are a doomed nation » et l’un des premiers commentaires a été : « Thank you for sharing this with us. Just don't let the French get hold of it. We'll never hear the end of it. » Ce qui m’a fait rire, c’est vrai.

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L'avenue Madison vide ce matin

J’ai dû faire l’assistant du mari aujourd’hui – j’ai pris un taxi pour le rejoindre dans un bureau d’où l’on déménage et où il avait démonté un serveur, qu’on a transféré au nouveau bureau, où il y avait des Russes qui finissaient la peinture des bureaux.

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Le nouveau bureau dans la 13e rue ouest où le mari a remonté le serveur – il y reste du travail à faire ;-)

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L'avenue du Parc à l'angle de la 32e rue

Le travail terminé, et après une longue téléconférence avec ses frères et sa sœur sur les problèmes actuels du père, qui est à San-Francisco et doit rentrer au Connecticut, on a quitté le bureau du mari pour rentrer chez nous – on est passé chez Paul Smith, chez qui j’ai un assez grand crédit, pour acheter une chemise pour le mari pour ce soir (on va à Brooklyn pour une fête). Tout un tas d’ennuis avec le crédit, mais finalement on a réussi à trouver le bon numéro et cela a marché – et la chemise est très belle et va au mari à merveille.

Une troisième voie

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« Yes, we Can - ada ! »

Et si le parti Canada gagnait la primaire républicaine au Nouveau-Hampshire? (Merci à Joe.My.God)

Faut faire attention au lion

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« τοῖς ὀφθαλμοῖς ἀμήχανόν τι οἷον καὶ ἀνήγετο ὡς ἐρωτήσων, καὶ οἱ ἐν τῇ παλαίστρᾳ ἅπαντες περιέρρεον ἡμᾶς κύκλῳ κομιδῇ, τότε δή, ὦ γεννάδα, εἶδόν τε τὰ ἐντὸς τοῦ ἱματίου καὶ ἐφλεγόμην καὶ οὐκέτ᾽ ἐν ἐμαυτοῦ ἦν καὶ ἐνόμισα σοφώτατον εἶναι τὸν Κυδίαν τὰ ἐρωτικά, ὃς εἶπεν ἐπὶ καλοῦ λέγων παιδός, ἄλλῳ ὑποτιθέμενος, εὐλαβεῖσθαι μὴ κατέναντα λέοντος νεβρὸν ἐλθόντα μοῖραν αἱρεῖσθαι » - Extrait du Charmides de Platon (traduction anglaise ici).

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Scène d'un cratère grec dans le Musée des beaux-arts de Boston

Ah, ça y est, je suis devenu un vieux gâteux, je viens d’engager, pour une période de quatre séances d’une heure, un jeune moniteur de 22 ou de 23 ans, qui sait ? Mais il s’appelle Mike, bien sûr, il porte une croix en or un rien trop grande, il a de beaux yeux de banlieue (de l’Île Longue, probablement), un joli sourire, un regard ouvert et sans complexe qui n’a jamais connu l’ombre d’aucun doute ou d’aucune déception (je dois l’espérer, non ?, même si c’est faux). Donc, demain après-midi, à 15h30. En passant, le mari en est au courant, il me trouve tout à fait débile.

Attachez vos ceintures !

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Il fait froid ici – bon, je suis tenté d’ajouter « enfin » mais en vérité je n’aime pas quand la température baisse à un tel point bas – franchement, quand il fait 23° F (-5° C) ou moins, il fait froid dans l’appartement et ça se sent, surtout quand on se promème pieds nus. Il m’a fallu donc allumer la chaufferette pour la première fois ce matin, pour pouvoir lire en confort les nouvelles de l’Iowa, où M. Romney (dont le petit-nom serait « Mittens » ou mitaines) a gagné les caucus républicains par 8 voix – quelle avalanche de soutien, n’est-ce pas – juste devant M. Santorum, dont le nom signifie depuis un certain temps une substance plutôt douteuse (merci, M. Dan Savage, pour cette initiative maligne et moderne de protestation contre les opinions arriérées de l’ex-sénateur de Pennsylvanie) et devant les voix pour M. Paul. Tous les trois se sont déclarés vainqueurs, naturellement.

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Photo que le gouverneur Perry a twittée aujourd'hui dans laquelle il se trouve habillé en ... en ... mais je n'ai aucune idée, moi ?? (Et les lacets fluo, je sais que c'est la dernière mode, mais...)

M. Perry, gouverneur du Texas à la petite bite (on dit) et possible homo toujours dans le placard, continue sa campagne, en Caroline du Sud. Mais Mme Bachmann, qu’on appelait communément « les Yeux fous », a tiré sa révérence. Le Newt (Gingrich), dont le prénom (abrégé de Newton, je suppose) fait penser même en anglais à un « amphibien urodèle aquatique à queue aplatie latéralement, d’une longueur moyenne de 15 cm », n’a obtenu que 13,3 % des voix, mais il est connu pour être vachement méchant, donc on va voir (avec plaisir, j’admets) comment il va réagir aux dernières pubs de Mittens, qu’il a traité de « menteur » hier à la télé.

Comme l’a conseillé la belle et délicieuse Bette Davis dans le film culte (et formidable) «Ève », « Fasten your seatbelts, it's going to be a bumpy night! » Oooh, j’ai hâte !

Le choc du vrai

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À presque 22 heures heure de l’Est M. Paul est en tête en Iowa. Ce qui fout la trouille chez les milieux politiques « traditionnels », républicains et démocrates, et les médias qui leur sont loyaux. Personnellement, je me méfie de Ron Paul, à cause de ses positions sur l’avortement, sur l’égalité des personnes homosexuelles devant la loi, sur les droits civils, et plus. Mais c’est très intéressant combien il terrorise les bien-pensants des milieux politiques américains qui cherchent toujours à maintenir les a priori de la politique washingtonienne (soutien indiscutable de l’état israélien, confidentialité « impartiale » des comptes de la Réserve fédérale, soutien des banques, et cetera).

Voici une pub qu’on n’a encore vue ici à New-York, mais qui est, pour nous Américains, tout à fait choquante, parce qu’on y parle vérité. Qu’en pensez-vous ?


Pub pour Ron Paul

Il n'a, bien sûr, aucun espoir d'être nommé ou élu candidat républicain. Les membres du 1 % ne pourront jamais tolérer une telle indépendance de la part du peuple.

L'année commence

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Devant le restaurant dans la rue Smith

On est allé hier soir à Brooklyn pour voir l’ami bengali et l’ami médecin, tous les deux de retour de Californie où ils ont passé les fêtes en famille, dans la région de la Baie. Eux, ils ont fêté le Nouvel An jusqu’à 4h30. De toute façon, on a fait un tour des restaurants de la rue Smith – beaucoup étaient fermés, bien entendu –, mais l’ami bengali a finalement choisi un bistro français qui s’appelle Provence en boîte. Il y avait très peu de monde, mais le jeune serveur Youri était charmant et mon bœuf bourguignon était très correct.

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L'intérieur du restaurant, décoré pour les fêtes

Aujourd’hui, toujours férié, le mari a joué à Effet de masse 2 pendant des heures – j’entendais quelqu’un qui déclarait à plusieurs reprises, dans une voix basse de Néandertal, « I – am – Krogan ! », mais personnellement je n’ai jamais réussi à voir qui c’était, ce fameux Krogan. J’aurais préféré voir notre héros Shepard déshabillé, mais non, les développeurs du jeu n’ont pas donné d’option homo. Dommage. Finalement, on est allé voir le film La Honte, qui m’a complètement déçu. Quelle niaiserie puritaine ! M. Fassbender est beau mec, c’est sûr, mais pourquoi veut-on nous suggérer qu’un type qui aime le sexe (beaucoup, il paraît) devrait en avoir honte ? Il n’y a pas de violence, pas de mépris envers ses partenaires, il ne veut pas avoir une petite amie, c’est tout. Cela ne lui tente pas, mais, selon le film, c’est affreusement inhumain. Or, non, ce ne l’est pas. C’est un choix, comme les autres.

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Le quai de la station de métro de la rue Bergen, à Brooklyn – on voit les feux du train qui arrive et qui nous transportera à Manhattan

On suit les reportages venant de l’Iowa – les médias n’aiment pas parler de M. Paul, qui ne correspond pas à leurs critères pour un candidat présidentiel américain (il veut laisser tomber Israël par exemple et n’a pas envie d’attaquer l’Iran, donc c’est un fantaisiste évident), et ils craignent qu’il n’arrive en deuxième place chez les gens qui feront les caucus (ce ne sont vraiment pas des élections primaires, mais des rassemblements de militants de diverses factions du parti dans lesquels on choisit des candidats.) Tout le monde suppose que Romney va gagner.

Une petite victoire

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La vue de l'avenue de Greenwich à partir de notre table dans le restaurant bio cet après-midi

Il y a deux jours, plus ou moins, on m’a appris de la vente chez les sites web des libraires Barnes & Noble et Amazon d’un calendrier censé être offensif qui s’intitulait « I’m not Gay, I’m just a sissy » (Je ne suis pas gai, je suis juste une chochotte) par un dessinateur de bandes dessinées – je suis allé voir de quoi il s’agissait, et je l’ai trouvé offensif moi aussi. J’ai un compte Amazon et j’ai donc envoyé un message au site en disant que je le trouvais de très mauvais goût de vendre un tel calendrier, notant que je doutais beaucoup qu’on permît la vente de calendriers aux titres comme « Je ne suis pas feuj, je suis juste chiche » ou « Un lynchage de noir par mois ». J’ai eu une réponse plus ou automatique, à la fin de laquelle on m’a posé la question : Trouvez-vous qu’on ait répondu à votre question ? J’ai marqué la réponse « Non ». Tout de suite on m’envoie un autre mail, me demandant si j’ai envie de parler avec un représentant Amazon sur-le-champ. J’ai dit au mari, assis devant moi, « Pourquoi pas ? » et j’ai cliqué oui. Le téléphone a sonné trois secondes après. J’ai répondu et après un moment de connexion, je me suis trouvé en conversation avec une femme de Seattle, qui m’a demandé de lui détailler mon problème. Ce que j’ai fait. Quand je lui ai dit que j’étais certain qu’Amazon ne vendrait jamais un calendrier se moquant de femmes souffrant de cancer du sein, elle a répondu « Bien sûr que non ! » Je lui ai dit aussi qu’il ne s’agissait pas de supprimer ce calendrier – le dessinateur a toujours le droit de le vendre où il peut – mais que je n’acceptais pas qu’un revendeur aussi respectable qu’Amazon cherche à salir sa réputation chez une bonne partie du public en revendant un tel article. Elle m'a dit très poliment qu'elle enverrait mes remarques à ses supérieurs responsables.

Ce soir-là la librairie Barnes & Noble a retiré le calendrier de la vente.

Ce matin j’apprends qu’Amazon a (finalement) fait pareil. Quel bon début d’année nouvelle.

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L'allée MacDougal, où habitaient l'ami galeriste et le peintre Jackson Pollock et où le mari a eu ses premiers rapports sexuels à New-York (et pas avec moi) à l'âge de 17 ans, le jeune salaud !

Mais on a été réveillé hier soir vers deux heures du matin par le vacarme d’hélicoptères flottant tout au-dessus de nous – il s’agissait (comme toujours) d’hélicoptères de police chassant (ou surveillant) les manifestants d’Occupez la rue du Mur, qui avaient brièvement resaisi le parc Zuccotti avant de poursuivre leurs manifestations dans l’Est-Village et autour de la place de l’Union. Donc, la police aérienne… Comme les oiseaux, cela reviendra avec le beau temps… 

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On profite du beau temps dans le parc de la place Washington

 Il fait très doux ici à New-York – on se promène en t-shirt et en sweat-shirt à capuche – mais hop là, il faut aller maintenant à la salle de sport perdre ces derniers kilos.

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Voici mon idéal – mais j'affirme qu'il va me falloir pas mal de temps au gymnase avant que je ne lui ressemble tout à fait ! Mais il faut avancer à petits pas, n'est-ce pas ?


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