Archives février 2012

Où on bouge et on mange trop

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La façade du Duplex qui donne sur la 7e avenue

Encore une semaine chargée – jeudi soir on a assisté au spectacle mensuel de La Fille de calendrier de Mlle McHugh avec l’ami avocat anglais et l’amie éditrice au Duplex.

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Elle chante devant le piano, Mlle McHugh

Vendredi soir on a rejoint l’ami producteur de télévision à la gare de Pennsylvanie pour prendre le train pour Ronkonkoma, d’où on continuait en voiture chez lui, où on allait passer le week-end. Le collègue producteur et son copain costumier nous ont rejoints aussi pour cette partie de campagne.

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Mes choux de Bruxelles qui se beurrent

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Les filets de saumon

Moi, j’ai préparé les choux de Bruxelles au beurre pour le repas de vendredi soir. On les a tout mangés !

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Le candélabre danois, souvenir beau mais aussi triste d'un amour qui n'a pas marché

Samedi l’ami producteur a voulu nous montrer le petit musée de la Société historique du comté de Suffolk, qui se trouve dans la ville assez triste de Riverhead, chef-lieu du comté. Ce n’était pas très grand, ce musée, et la femme à l’entrée était vraiment ravie de nous voir – ils n’ont de toute évidence que de bien rares visiteurs – et l’on a vu une expo sur un photographe afro-américain de la ville de Sayville du milieu du XXe siècle et une autre sur la vie quotidienne des Indiens de l’Île Longue, coincés entre les Hollandais de la Nouvelle-Amsterdam et les Anglais du Connecticut.

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Le siège de la Société historique du comté de Suffolk à Riverhead

Au sous-sol il y avait quelques exemples de carrosses et de traîneaux utilisés avant l’ère de l’automobile, ainsi que des dioramas poussiéreux et en fin de compte assez charmants par leur naïveté.

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Un élégant traîneau new-yorkais

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Un cabriolet

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Vue d'un des dioramas – ici, c'est le père de la Nation, George Washington, qui arrive chez quelqu'un pour une raison que j'ignore lors de la bataille de l'Île Longue contre les Anglais

Ensuite on est allé déjeuner dans un petit restaurant texan-mexicain sur la route – peu de places, mais bonne cuisine.

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Ancienne pizzeria de route transformée en restaurant tex-mex

L’ami producteur voulait absolument nous montrer l’énorme centre commercial de magasins outlet Tanger (nom d'une société de centres commerciaux particulière) – en fait il s’agit de trois ou quatre énormes centres commerciaux pleins de toutes sortes de magasins. Nous, on n’avait pas tellement besoin de chemises Façonnable (pourtant pas chères) ou de pantalons de chez Barneys, mais on a trouvé de beaux caleçons de sport chez Nike et UnderArmour.On est rentré au hameau après une escale à l’épicerie Stop ‘n Shop (énorme, elle aussi, surtout par comparaison avec celles de Manhattan) pour acheter de quoi faire le dîner.

On a bu (bien sûr, un vin blanc français pour commencer et plusieurs bouteilles d'un rouge 2005 de la côte nord de l'Île Longue) – l’ami producteur, un peu ivre, c’est vrai, s’est plaint de sa vie de célibataire « d’un certain âge ». Son travail chez la télé publique le fatigue et ne l’intéresse plus. Il a envie de déménager à Los-Angeles, où il travaille souvent avec l’orchestre philharmonique.

Conduite flagrante

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Hier soir on a dîné avec une connaissance des Pins au Café Loup – on ne l’avait pas vu depuis novembre dernier. Il est éditeur chez une maison d’édition réputée et il s’enthousiasmait hier soir pour un livre sur lequel il a travaillé depuis des années et qui paraît bientôt sur la décision historique de la Cour suprême au nom de Lawrence v. Texas, qu’elle a rendue en 2003 et qui a rendu légal l’activité sexuelle consensuelle entre partenaires du même sexe dans tous les états et territoires des États-Unis. Cet arrêt a aussi effectivement renversé une décision célèbre prise en 1986, qui s’appelle Bowers v. Hardwick et dans laquelle la Cour n’a pas trouvée un droit constitutionnel à une vie privée (la loi de Géorgie interdisait la « sodomie » orale et anale consensuelle même chez soi et la Cour suprême l’a soutenue, de 5 à 4). Pour les homosexuels américains, le cas de Lawrence v. Texas représente un pas parmi les plus importants dans l’obtention de l’égalité de leurs droits civils – c’est la fondation pour le droit au mariage entre personnes du même sexe, pour le droit de servir dans les forces armées, et pour toutes sortes de lois visant la discrimination pour préférence sexuelle. Le livre s’appelle Flagrant Conduct, et c’est déjà disponible chez Amazon.com. Il sortira en librairie le 5 mars.

On a déjà confirmé une critique dans le New York Times de dimanche, et un long article dans The New Yorker en mars. L’auteur fera des conférences à la Faculté de Droit à l’Université de New-York et dans quelques librairies locales. L’ami éditeur cherche aussi à avoir une « book party » aux Pins pour introduire ce livre là-bas. (On nous avise qu'on vient de commencer les travaux de reconstruction des bâtiments incendiés l'année dernière.)

Il nous a aussi priés de retourner aux Pins cet été – il a été très flatteur en disant qu’il avait besoin d’avoir au moins une personne avec qui il pouvait parler livres.

La sénilité en fête

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En montant la Cinquième avenue hier soir

On a donc fêté le Mardi gras hier soir au restaurant « sudiste » Gravy avec une tablée de gens qui travaillent pour la plupart à la télévision publique – il y avait aussi un costumier de Broadway et nous, le mari informaticien et moi, le gros fainéant. Il y avait aussi sur la table des colliers de perles en plastique des trois couleurs de la fête – le vert, l’or et le violet. L’amie chanteuse avait acheté des tas de masques et de perruques qu’on essayait à tour de rôle (photos à suivre, si le producteur (un autre) me les envoie comme il me l'a promis), y compris une paire de petits seins qui clignotaient, que ce même producteur de télévision portait sur lui pendant tout le repas. Ce n’était pas très sérieux, toutes ces personnes plutôt âgées enroulées de boas de plumes de couleurs qu’on ne trouve pas dans la nature dite naturelle (elle ne l'est jamais, bien sûr), les visages cachés par les masques de chat d’or et de tchador (plus ou moins), de choriste-danseuse des années vingt, qui essayaient de manger leur poulet frit, et leur côtelette de porc, frite elle aussi, ou leurs crevettes étouffées (c’est-à-dire frites). On a dû choquer les jeunes assis autour de nous. L’amie chanteuse avait un ami de fac qui passait, lui, sa soirée à la Maison Blanche, où l’on fêtait les blues américains en compagnie de BB King et de Mick Jagger, et il lui envoyait des textos et des photos de M. et Mme Obama. Le producteur de télévision de retour de Caracas nous a dit qu’il était tombé amoureux du garde du corps qu’on lui avait affecté pendant son séjour vénézuélien. Ce grand monsieur musclé l’appelait toujours « muchacho », ce qui lui a fait grand plaisir.

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Devant le restaurant Gravy dans la 21e rue est (je trouve que l'appareil photo de iPhone a beaucoup de difficultés pour prendre les photos le soir, quand il n'y a pas beaucoup de lumière)

Moi, j’ai commandé un ouragan en apéritif – le barman est venu m’expliquer qu’il refusait de se servir du sirop de grenadine commercial, qu’il trouvait trop sucré, et le rhum avait l’air un peu « arrangé » ou épicé. Donc, la boisson que j’ai eue dans la 21e rue est ne ressemblait pas trop aux boissons du même nom que je me suis offertes abondamment dans le Vieux Carré à La Nouvelle-Orléans – et cela montre un peu la grande différence entre les styles de vie dans ces deux villes : à New-York, il faut être difficile (refus du produit commercial habituel, en l’occurrence Rose’s Grenadine, la marque la plus connue ici, et choix d’un rhum plutôt exotique), tandis qu’à La Nouvelle-Orléans, on trouverait tout cela d’une prétention ridicule, et on vous servira un ouragan fait de jus de fruits normaux (ananas et orange) et d’un rhum foncé ordinaire dans un verre en plastique trois fois plus fort que la version new-yorkaise, et qui coûtera en plus trois fois moins cher. New-York, c’est trop souvent l’aspect m’as-tu-vu qui prédomine, et à La Nouvelle-Orléans, c’est plutôt, bon, je sais que je suis pathétique, fous-moi la paix, j'fais c'que j'veux (hic !).

Après le ridicule, la déprime – c’est la sensation qu’on ressent en parlant des candidats républicains à la présidence. On en a parlé hier soir. La montée dans les sondages de Santorum nous abat tous – on a de la peine à croire qu’il y aurait tant de gens qui croiraient aujourd’hui en une philosophie moyenâgeuse. On se moque volontiers de lui et de ses partisans, mais on en a aussi un peu peur – s’il arrive qu’il trompe la majorité des électeurs, certains y verront notre propre « printemps évangélique » – ou ultra, puisqu’il est catholique, Santorum. Obama m’a beaucoup déçu des dernières années – il n’a pas fermé la prison de Guantanamo, il étend les « droits » présidentiels d’une manière peu conforme à la Constitution (par exemple, le nouveau « droit » de tuer un citoyen américain sans procès), il n’a pas poursuivi ses amis banquiers pour la fraude qu’ils ont commise lors de la crise financière, et par le Ministère de la Justice, il harcèle les informateurs de crimes de guerre et autres comme Bradley Manning. Oui, il a fait quelques pas importants pour les droits des gays (mais il continue à « réfléchir » sur le « problème » du mariage entre personnes du même sexe). Oui, il paraît que l’économie s’améliore un peu – à New-York, il faut dire, on a été moins touché par la « récession » qu’ailleurs dans le pays, et on n’a pas vraiment connu l’effondrement financier de l’immobilier qu’on a vu en Floride et au Nevada. Mais, entre lui et les candidats républicains actuels, il n’y a qu’un seul choix possible, évidemment.

Le Mardi gras – en permanence

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Dans la salle, en attendant le spectacle

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M. Sayre, sur scène

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Il y avait aussi une femme qui chantait dont j'ai oublié le nom

Mais il me semble avoir commencé tôt la fête de Mardi Gras – pour moi, la fête a commencé jeudi dernier, quand je suis allé voir, en compagnie de l’amie chanteuse, le spectacle du comédien Justin Sayre, qui préside la séance mensuelle de l’Ordre international des sodomites au Petit Théâtre du Duplex, dans la rue Christophe. Avant la réunion, on avait dîné, le mari, la chanteuse et moi, au restaurant mexicain Agave, dans la 7e avenue, où l’on nous a servis d’excellentes margaritas, et gelées et avec glaçons. Au théâtre, où l’on est obligé de boire (si, si), on est resté avec la tequila. Le spectacle terminé, tous les amis du comédien se sont réunis dans le petit bar à l’entrée où l’on m’a présenté M. Sayres lui-même, qui partage sa vie entre New-York et Los-Angeles, où il serait en train d’écrire un scénario pour un pilote TV à paraître bientôt, et un type qui m’a raconté des histoires insolites sur les origines de l’actrice afro-américaine populaire Felicia Rashad à Houston et sur un fait divers horrifique dans lequel il s’agit de racisme, de déterrement de cadavre, et de lynchage. Ce monsieur, qui est aussi critique de théâtre pour une revue new-yorkaise hebdomadaire, dispense ses trouvailles curieuses (il s’intéressait, lui, surtout aux Américains noirs à cause de ce mois de février, qui est censé être le mois de l’histoire afro-américaine).

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Dans le bar après le spectacle


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Il y avait tout un monde, dont ce jeune homme au t-shirt manches longues assez attrayant

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La vedette s'explique, on suppose

Vers une heure du matin, on nous a signalé qu’il fallait quitter le Duplex pour nous rendre chez Julius, un ancien bar gay qui se trouve à l’angle des 10e et 4e rues ouest (oui, ça semble déformer un peu le système très ordonné des rues de Manhattan, mais bon, c’est le Village, tout y est différent !) En général, il n’y a que deux ou trois ivrognes d’un certain âge assis au zinc, mais l’acteur/metteur en scène homo John Cameron Mitchell a décidé, à cause de l’histoire de ce bar – qu’on dit le bar gay le plus vieux de New-York, d’y faire, un jeudi par mois, une soirée spéciale. Moi, idiot, je n’avais jamais entendu parler de cette soirée, pourtant tout près de chez nous, mais c’était bondé de monde, et j’y ai connu pas mal de gens – quelques amis du Village-Est, quelques petites célébrités du monde homo (tel Brian Moylan, journaliste amusant chez Gawker), M. Mitchell, bien sûr, dont j’adore l’œuvre (surtout The Short Bus). Vers deux heures, la chanteuse a dû partir pour Brooklyn, où elle habite et après l’avoir assise dans un taxi, je suis rentré au bar pour un dernier verre avec des amis, dont un ex-Louisianais qui détestait La Nouvelle-Orléans et son état d’origine (« bande de débiles »). Je suis rentré chez nous vers trois heures.

Mon monde idéal

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Voici le monde où je veux vivre, au milieu de gens décents, civilisés, corrects. Et j’ose même croire que, avec un peu de chance et surtout si l’on évite de s’annihiler en de guerres inutiles, c’est l’avenir, à New-York, comme à Paris, à Athènes, à Téhéran, au Caire, au Cap, à Singapour, à São-Paulo, à Chang-haï, à Melbourne – partout où il y a des gens sensibles qui se rendent compte de ce qui est vraiment important dans la vie – dignité, ouverture, respect, famille, travail, amour.
 

Ti sposerò - Gay Marriage from WEDDINGITALIA FILM on Vimeo.



The Wedding Dance Film


Décalages divers

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L’ami producteur de télévision se trouve actuellement à Caracas, où il travaille sur une émission de la Symphonie No. 8 de Gustav Mahler par l’Orchestre philharmonique de Los-Angeles en tournée au Vénézuéla sous le bâton du jeune chef d’orchestre Gustavo Dudamel, lui-même né dans ce pays. On lit dans cet article sur la tournée parue ce matin dans le Times toutes sortes d’éloges sur l’éducation musicale du pays, sous une organisation appelée El Sistéma payé par le gouvernement de Hugo Chávez, mais attention, il n’est pas permis aux journalistes officiels de dire de bonnes choses sur un supposé « ennemi » des États-Unis, et c’est pourquoi on retrouvera vite dans le texte de l’article cet avertissement crucial, prononcé par un responsable de l’orchestre : « This is not a political trip. This is a musical and social trip. »

Saviez-vous que le lundi 13 février vers 14 heures le marché des contrats à terme complexes sur le pétrole brut CME (bourse mercantile de Chicago) s’est mystérieusement arrêté – l’ explication ultérieure s’est portée sur une faute d’algorithme qui aurait causé le marché de disparaître d’Internet (« go off-line ») pour 75 minutes – et le premier commentaire chez le site ZeroHedge, en toute probabilité ironique mais aussi lucide, était ceci : Time to bomb Iran then ! 

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Le scientifique iranien Moustafa Ahmadi Roshan tué par un terroriste à Téhéran le 11 janvier 2012, avec son fils

C’est devenue presque une plaisanterie, une source d'humour, tellement « on » nous pousse, dans les médias, à nous préparer psychologiquement pour une action militaire, avec ou sans Israël, contre l’Iran. Tout cela serait la faute unique de l’Iran, qui chercherait, selon les sources officielles, à développer les armes nucléaires seulement afin d’éliminer une fois pour toutes l’état juif. On accuse, sans preuves convaincantes, les Iraniens d'avoir tenté de tuer des diplomates israéliens en Inde et en Géorgie, tout en oubliant de noter les assassinats qui ont réussi de scientifiques iraniens, qu'on devrait qualifier de « terrorisme » sauf quand c'est fait par nous ou par nos alliés qui le font « pour la paix mondiale ».

Mais tout Américain averti sait très bien que le vrai pouvoir militaire dans le Moyen-Orient, à part nous, serait Israël, avec ses 200 armes nucléaires prêtes à répondre à toute attaque grave. Et l’on remarque ceci dans ce commentaire le plus recommandé laissé à un article du Times du 9 février : « Here he comes again - Mr Netanyahu flying over for another consultation with AIPAC. He will get us into another war sure as the sun comes up in the morning. If he wants American soldiers to fight his war, let the sons and daughters of AIPAC and the U.S. Congress be drafted for his cause. Leave the rest of our young men and women alone. An American veteran. » (Le voici encore ! – M. Nétanyahou prend l’avion pour une autre consultation avec AIPAC. Il nous enlisera dans une autre guerre aussi sûrement que le soleil se lève le matin. S’il veut que les soldats américains se battent dans sa guerre, que les fils et les fils d’AIPAC et du Congrès américain soient mobilisés pour sa cause. Laissez tranquilles le reste de nos jeunes hommes et jeunes filles. [Signé] Un ancien combattant américain - [ma traduction]).

Une guerre contre l’Iran sponsorisée ou causée par Israël provoquera un tollé de protestation ici (et ailleurs, sans doute) – on n’a pas du tout oublié les mensonges prononcés, souvent par les mêmes types qui cherchent la guerre à présent, sur l’Irak. Si l’on veut vraiment déstabiliser le monde occidental, il n’y a aucun moyen plus efficace que de déclencher une nouvelle guerre du pétrole, dans laquelle la Chine, l’Inde, le Brésil et la Russie n’interviendront pas, tout sagement. L’Europe, elle, n’est pas épargnée de cette folie guerrière qui ne mènera à rien de bon – Iran a signalé aujourd’hui son intention de diminuer dès maintenant ses exportations de pétrole vers les Pays-Bas, la France, l’Italie, la Grèce, l'Espagne et le Portugal, et ce blogueur note aigrement : « Bon ben ils ont fini par l'avoir finalement leur raison pour faire la guerre... » (Mise à jour de 12 h 17: selon le Guardian, l'Iran a nié une diminution des exportations de pétrole vers les six nations européennes nommées ci-haut.)  Un autre commentateur au Times propose ce scénario prochainement en gros titre du Times:

Israel Strikes! Iran Retaliates! 
(future headline?) 

The nation of Israel conducted long anticipated pre-dawn air strikes against suspected Iranian nuclear weapons development sites within Iran. Video coming out of Iran would seem to support Iranian television reports of the downing of several Israeli fighter planes by Iranian air defense. However the bulk of Israel's attack force returned to their bases unscathed.

As expected, within minutes of the Israeli attack, Iran retaliated with at least six flights of intermediate range ballistic missiles. Targets were far flung but concentrated against oil production facilities in Saudi Arabia, Iraq, Libya and Qatar. Suspected Israeli nuclear weapons storage sites were also targeted, as was the Israeli nuclear reactor near Dimona. Damage was widespread and severe. Preliminary reports estimate that 60% of middle east oil production was destroyed within a span of thirty minutes, and iranian military leaders threatened further missile launches. The long feared regional war in the middle east has clearly begun.

At neighborhood gas stations across the country, gasoline prices were hastily raised to between $6 and $7 a gallon. The prices increases did nothing to deter buyers, and lines to purchase gasoline stretched a quarter of a mile at busy stations. Not surprisingly, incidences of gasoline theft and assorted violence.

La violence assortie ? Ce sera bien pire que cela, à mon avis.

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Entrée des cinémas Regal dans la place de l'Union – mais vraiment, c'est sur Broadway que cela donne

Hier on a fêté la Saint-Valentin, le mari et moi, en allant voir le film Chronicle dans les cinémas Regal de la place de l’Union – je ne révélerai point de spoilers mais je veux ces pouvoirs-là ! Je les veux ! À moi la vengeance ! Il faut punir les cons ! Toujours et partout ! (Bon, le mari l’a trouvé acceptable, le film, qui a des côtés Le projet de la sorcière de Blair, Carrie, Cloverfield.) Ensuite on est allé manger mexicain (en quelque sorte) chez Benny dans l’avenue A et boire des margaritas gelées en dépit du temps assez frais qu’il faisait).

Absences répétées

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Le mari a dû s’absenter de l’appartement pendant tout le week-end à cause d’une panne de la matrice de disques RAID chez un client architecte. Il est rentré hier soir à 23 heures et est reparti ce matin à 8 heures. Cela l’a beaucoup énervé et il a plaisanté au téléphone hier soir que je devrais envoyer son CV à la femme à La Nouvelle-Orléans qui essaie de faire venir les sociétés en Louisiane et avec qui on a déjeuné le mois dernier. Elle lui avait promis un poste sur-le-champ !

On apprend de sources diverses que le propriétaire de l’immeuble dans lequel se trouvaient le Bistro des Pins, le bar/discothèque populaire La Gorgée et la Pirouette, la Pizzeria des Pins, ainsi que les bureaux des agents immobiliers Bob Howard et Le Port des Pins, a reçu des responsables de la ville de Brookhaven les autorisations nécessaires pour reconstruire le bâtiment détruit par l’incendie du novembre dernier. En ce qui concerne le Pavillon, les propriétaires n’ont pas encore reçu la permission de commencer à reconstruire – il est toujours question sur l’Île de Feu de trouver une solution au problème des eaux usées et il y a des tas de règlements et d’arrêtés souvent contradictoires décidés par des autorités fédérales, de l’état, du comté et de la ville qu’on doit balancer.

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Un maillot qui mesure l'activité par la transpiration – génial, n'est-ce pas ? À La Nouvelle-Orléans en été, pourtant, il n'y pas besoin de faire aucune activité physique (à part respirer, je suppose) pour se trouver trempé de sueur

Le mari et moi, on n’a toujours rien décidé pour l’été à venir – on s’étouffera peut-être sous l’humidité écrasante de La Nouvelle-Orléans ?

Whitney Houston, 1963-2012

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Je l’avoue – cela m’a surpris ce soir de voir la photo de la chanteuse Whitney Houston sur la une du Times et de lire qu’elle était morte à l’âge de 48 ans. Une vraie beauté, elle avait aussi une voix hors de pair. Il me plaît de me souvenir d’elle à l’âge de 23 ans, quand elle a pris part avec d’autres chanteurs soul, r & b, rap et autre, dans la création d’une chanson dédiée à la mémoire du révérend Martin Luther King Jr. On la voit dans cette vidéo, payée, on dit, par Prince, à partir de 3.05. Elle a l’air heureux. Et quelle voix !


En 2009, j'ai même acheté, par iTunes, « A Song for You » de son dernier disque compact, où l'on retrouve, à certains moments, cette voix extraordinaire.

Les manifs en rose

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En dépit de l’inutilité évidente d’effectuer personnellement aucun changement véritable dans la société dans laquelle je compte avant tout comme une bête qui consomme, je me suis efforcé cet après-midi grisâtre d’aller assister à une manifestation en faveur de la société J C Penney, maison de commerce américaine plutôt milieu de gamme, qui a retenu comme porte-parole de la société, contre les protestations de la droite homophobe, la personnalité TV et comédienne Ellen DeGeneres, lesbienne déclarée et épouse de l’actrice Portia de Rossi, avec qui elle habite aux Collines de Beverly, en Californie du sud.

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Devant la Galerie de Manhattan dans la 6e avenue

C’était, pour moi, la première fois d’y mettre les pieds – le magasin se trouve dans le quartier commercial de la place du Héraut (nom pris d’un journal new-yorkais, Le Héraut, qui a disparu en 1924, quand il a été acheté par la Tribune de New-York, devenue le Héraut-Tribune, nom qu’on retrouve toujours dans le Héraut-Tribune International publié à Paris et succursale partagée de la Poste de Washington et du Temps de New-York), juste en face de Macy’s, dans un centre commercial qui s’appelle la Galerie de Manhattan et qui était autrefois le grand magasin Gimbels, principal concurrent de Macy’s, mais qui a fermé ses portes en 1986. Stationnées devant l’entrée il y avait deux voitures de police. Au rez-de-chaussée il y avait une centaine de personnes, pour la plupart de jeunes hommes qui portaient au moins un article vestimentaire en rose, comme on nous avait conseillés – il y avait plusieurs maillots roses, et certains, plus provocateurs, portaient des pashminas roses. Un monsieur tenait dans sa main un énorme gerbera rose.

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Les gens « en rose » se rassemblent dans le hall d'entrée de la galerie, avant de descendre en masse au magasin JC Penney

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On va par là

À 14 h 25 on a signalé le début de notre « action » – on a très poliment fait la queue devant l’escalier mécanique au milieu qui nous a fait descendre jusqu’au 2e sous-sol où il y avait le principal espace de vente. Notre groupe s’est tout de suite dispersé entre les rayons de vêtements et d’appareils ménagers – tout le personnel, pour la plupart de jeunes femmes et jeunes hommes noirs ou hispaniques, nous souriait. Moi, j’ai trouvé une cafetière Cuisinart dont j’avais vraiment besoin et ensuite deux maillots super bon marché, dont un qui avait sur le front mon coup de foudre dernier, c’est-à-dire le Commandant Shepard, héros sublime et craquant du jeu Effet de Masse.

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Mon chouchou du moment, le beau commandant Shepard

J’ai dit à la caissière que j’étais ici en solidarité avec le soutien montré par le magasin pour son porte-parole Mme DeGeneres – elle a souri en me faisant un compliment sur mon maillot rose, sur lequel était écrit « Peace – it’s about time », souvenir d’une Marche de la Fierté d'il y a quelques années où l’on avait invité au mari et à moi à marcher à côté du maire Bloomberg le long de la Cinquième avenue – il fallait porter ces maillots roses. J’ai aussi bavardé un peu avec le blogueur célèbre (et très charmant) Joe de Joe.My.God, qui faisait partie de la « manifestation ». (Joe a publié beaucoup plus de photos de la « manif » ici – lui, il n'a pas peur, en tant que papparazzo MDR.)

En payant mes achats, j’ai entendu un jeune vendeur homo qui disait avec entrain à sa copine caissière « Mais j’en peux plus ! Tous ces beaux gars en rose, c’est trop, c’est pas possible ! » Ce qui m’a fait sourire à mon tour. Une manifestation qui ne changera probablement rien, mais qui était quand même agréable.

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Est-ce un signe de l’Apocalypse qui s’approche ? Tandis qu’on se les gèle en Europe, ici à New-York tout le monde s’étonne d’un temps plutôt printanier (la neige est prévue pourtant pour ce soir).

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Certains essayent d’expliquer ce temps en faisant référence au calendrier maya, qui est censé « terminer » le 21 décembre 2012 du calendrier grégorien – mon jeune entraîneur m’a même parlé d’un « alignement galactique » exceptionnel qui devrait avoir lieu ce jour-là (qui est un vendredi, donc ça tombe bien pour le week-end).

L’ami galeriste est de retour du pays des Maya – il a passé une semaine dans une station balnéaire de la Riviera maya, tout près des ruines de Tulum. Il s’y est amusé (on a dîné avec lui hier soir) mais ajoute qu’il n’y retournerait pas. Lui aussi croit à la fin du monde (mais il dit ça pour faire djeune, on le sait).

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Devant l'opéra mardi soir

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L'arrivée du public à l'opéra

On est allé voir, tout à fait à propos en l’occurrence, le Crépuscule des dieux à l’Opéra Métropolitain mardi soir – la star Deborah Voigt a été remplacée par une autre soprano, mais celle-là chantera pour l’émission mondiale en haute définition de l’opéra demain. L’opéra n’a pas, à mon avis, la cohésion narrative et musicale de L’Or du Rhin ou de La Valkyrie, et le mari s’est plaint du truc de la potion magique (de toute apparence, Wagner a aimé cette ressource d’intrigue) qui, selon lui, aurait épargné Siegfried de la « honte » qu’il aurait causée à Brünnhilde, mais bon… l’ancienne valkyrie s’est fâchée contre son « mari » pour avoir fait la cour à Gutrune et a donc souhaité sa mort – mais une fois le héros mort, elle se jette sur le bûcher funéraire, en y menant aussi le cheval du héros (PETA n’a toujours pas posé de plainte pour acte de cruauté envers un animal contre les wagnériens new-yorkais). L’incendie du Walhalla ne m’a pas trop impressionné dans cette mise en scène – et on a vu des effets vraiment à vous couper le souffle dans les autres opéras.

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Vue du balcon de l'opéra pendant l'entr'acte

Moi, je ne m’inquiète pas trop de la fin du monde – et d’un certain point de vue, ça m’arrangerait plutôt que le monde cesse en fin décembre. Imaginez-vous combien cela irriterait tous ces fous de religion – et Mitaines Romney et le Swingrich aussi, sans doute – qui nous cassent les oreilles !

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Et tant mieux !

Ce qui est dû aux amis morts

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Vendredi matin on a donc appris, le mari et moi, la mort d’une amie à Pierreville qui avait 94 ans – elle n’avait pas été bien depuis longtemps et sa mort a dû lui être une délivrance d’une vie péniblement restreinte. Elle avait été l’inspectrice des impôts du village dans la même période où le mari était le percepteur des impôts et ils ont passé des heures ensemble, dans un petit bureau sale et poussiéreux, à bavarder et à se raconter des histoires en attendant les quelques payeurs d’impôts, très rares, qui aimaient payer leurs impôts en personne, et souvent en espèces ! (Les plus méchants payaient même en pièces de monnaie.)

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Dans le hall de la gare Grande Centrale dimanche après-midi

Après une certaine hésitation à cause de quelques projets du mari pour deux clients qu’il espérait finir samedi, on a finalement pris le train de banlieue pour le Connecticut dimanche après-midi afin de pouvoir assister aux funérailles le lundi matin. Le train de banlieue allait jusqu’à la gare de Saybrook-la-Vieille, où une amie est venue nous chercher pour nous ramener à Pierreville. Là on a eu des apéros avec d’autres amis avant de dîner.

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 Dans une des anciennes voitures du chemin de fer du littoral oriental

Lundi il a fait froid, venteux et ensoleillé – on s’est habillé en costume foncé et cravate noire pour les funérailles, qui allaient avoir lieu dans l’église épiscopalienne du village, l’église du Calvaire. On était assis dans les bancs à 10 h 30 et la messe a commencé à 11 heures précises. Beaucoup d’hymnes, une récitation à l’unisson du Psaume XXIII, qui est joli – « Yea, though I walk through the valley of the shadow of death, I will fear no evil » – avant de bénir le cerceuil.

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La Place aux canons à Pierreville

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La rue de l'Eau à Pierreville

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L'église du Calvaire

Le service religieux terminé, on est allé à pied à la réception, qui a eu lieu dans une ancienne fonderie transformée en centre communautaire par les fonds offerts par notre amie et son mari décédé il y une dizaine d’années.

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L'ancienne fonderie, où l'on a fabriqué les armes pour les forces de l'Union dans la guerre civile américaine (la partie en brique de l'usine a été réaménagé en appartements de luxe)

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Ancienne maison yankee construite vers la fin du XVIIIe siècle, résidence d'immigrés portugais (pêcheurs, ouvriers) au début du XXe, maintenant résidence sécondaire pour New-Yorkais ou Bostoniens

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Quai de gare à Saybrook-la-Vieille

À 14 heures on s’est retrouvé à nouveau dans une voiture assez délabrée du Chemin de fer du littoral oriental, qui dessert la région à l’est d’Havre-Neuf le long du détroit de l’Île Longue. Pas confortable du tout ! Il leur faut des amortisseurs un peu plus efficaces. On a changé de train et de voiture à la gare d’Havre-Neuf, mais le nouveau train était aussi peu confortable que l’ancien. Pour ne pas parler du personnel indifférent, impoli, insolent.

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La rue Charles au crépuscule – je voulais prendre la photo de la pleine lune qui montait juste au milieu, mais l'iPhone n'a pas été assez sensible

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Avec plein de truquage Photoshop, on la voit, la lune, qui monte au-dessus de la tour de la bibliothèque Jefferson

L’amie au perroquet se trouvait, comme prévu, à côté du bureau d’information au milieu du grand hall de la gare Grande Centrale – elle nous a gentiment raccompagnés par métro chez nous, où nous avons déposé nos bagages avant de repartir vers la bibliothèque Bobst de l’Université de New-York. On a fait une brève escale dans un bar-restaurant dans la 4e rue ouest qui s’appelle maintenant Oliver's où le mari et l’amie ont pris des apéros raisonnables et où moi j’ai commandé un martini au concombre, qui n’était pas mal du tout en fait. Eux, ils ont mangé un plat de calamars frits.

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Chez Oliver dans la 4e rue ouest, à l'angle de la rue Barrow

On a eu la chance de trouver un taxi qui nous a déposés juste devant l’entrée de la bibliothèque, qui est surtout connue pour le nombre impressionnant d’étudiants qui se sont suicidés en se jetant des étages supérieurs au rez-de-chaussée (on a maintenant installé des murs de plexi qui bloquent toute tentative de saut).

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Le plafond de la bibliothèque Bobst

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Et le plancher – ça donne l'impression d'un jeu de formes piranésien

On a pris l’ascenseur pour monter jusqu’au 10e étage, où la conférence allait avoir lieu dans les locaux de la bibliothèque Tamiment, où l’on trouvera aussi les archives de l’Amérique irlandaise – c’est pour cela qu’on est venu, car il s’agissait d’une conférence donnée par un ami dont le père était patriote/terroriste/insurgé/libérateur (à vous de choisir le terme qui convient le mieux à votre notion d’histoire) irlandais au début du XXe siècle. On essayait aussi de vendre un livre qui vient d’être publié pas une maison d’édition à Dublin de la correspondance de cet homme – le père de notre connaissance. Et, à notre surprise, c’était très intéressant – le père avait été beau gars, il s’est marié avec une héritière californienne (pas bête, le type), qui l’a divorcé plus tard.

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Une photo de l'écrivain patriote (ou...) et une affiche publicitaire pour un de ses livres

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Le fils du patriote/terroriste/écrivain nous parle de son père

Après avoir quitté la bibliothèque vers 20 heures, on a trouvé un restaurant mexicain dans la 7e avenue où l’on a mangé des tapas et bu de la sangria en discutant de la bonté et de la méchanceté des familles, et en particulier de la méchanceté de la sœur de l’amie au perroquet. Ce soir, c’est la fin du cycle de l’Anneau – le Crépuscule des dieux à l’opéra Métropolitain au Centre Lincoln. On y va avec l’entraîneur/chanteur de jazz James, qui vient de rompre avec son copain de 8 ans.

On serait, il me semble, dans une période d’attente – je n’ai pas encore ouvert le fichier qui contient le CV du mari qu’on pensait envoyer à la femme à La Nouvelle-Orléans qui lui avait promis un poste là-bas. J’ai terminé un très bon livre sur le quartier du Vieux Carré qui a pourtant un titre qui sonne un peu « drag queen » à mon avis – « Madame Vieux Carré ».

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La couverture du livre « Madame Vieux Carré »

C’est mieux sous-titré « Le quartier français dans le XXe siècle » et c’est effectivement une histoire très bien écrite et détaillée de l’histoire sociale, politique, et économique de ce quartier célèbre de 1900 au présent. J’ai aussi commencé un roman dit « picaresque » qui a lieu dans cette ville – « La conjuration des imbéciles » de l’auteur John Kennedy Toole – où le héros, un gros fainéant qui s’appelle Ignatius, remarque que « New Orleans is […] a comfortable metropolis which has a certain apathy and stagnation which I find inoffensive. » Après l’échec de faire publier ce roman, l’auteur s’est suicidé aux alentours de Biloxi, au Mississippi, en 1969.

On n’a toujours rien décidé pour l’été prochain – on ne fait rien et on reste en ville, ou on va aux Pins, ou on essaie La Cerisaie ?

La situation du père du mari nous pose de nouvelles questions difficiles – le mari et l’un des ses frères ont consulté lundi après-midi un avocat spécialiste du droit des personnes âgées – le père continue son train de vie tout à fait irresponsable et on va bientôt lui proposer de le mettre, volontairement d’abord, sous tutelle de son fils, frère du mari – ce qu’il va, sans presque aucun doute, refuser catégoriquement. Il restera donc la question de décider si l’on doit le poursuivre en justice pour lui ôter certains droits, ce qui sera tout un sac d’embrouilles. Mais laissé à lui-même et à l’aide/assistante qui ne fait pas grand-chose, il va se trouver dans la rue et sans un sou. On espère qu’il va se présenter aux urgences de l’hôpital local dont le personnel a convenu de le conduire aux services pour personnes âgées où l’on lui fera passer un examen sur sa santé mentale. Si on le trouve dément, il sera alors beaucoup plus facile de s’en occuper légalement. Mais le processus est compliqué (comme il se doit quand on cherche à enlever des droits à des gens) – il faut, par exemple, embaucher un avocat opposé, pour soutenir les droits de la personne à laquelle on cherche à enlever les droits – et le juge décidera ensuite, lui, lesquels des droits on sera autorisé à prendre.

Aujourd'hui le mari procrastine au bureau où il devrait être en train de préparer les factures mensuelles. Il préfère plutôt m’envoyer des vidéos comme celle-ci.


Je trouve ces machines tout à fait extraordinaires, quand même


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En attendant l'amie en retard, devant le cinéma, et le Bâtiment de l'État-Empire au fond, à droite

Samedi dernier on a raté notre visite au cinéma IFC dans la 6e avenue pour voir Pina 3D de Wim Wenders avec une amie, qui est arrivée un peu en retard, après le début de la séance, à cause de son perroquet mal élevé (si, si) – on nous a remboursé les billets (à notre grande surprise) et on a pris un taxi pour aller dîner (tôt) à Chelsea – on a d’abord essayé au restaurant Park, qui avait l’air vide, mais l’hôtesse nous a avisé froidement qu’il n’y avait pas de places parce que tout était réservé. Bon.

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La bouteille de Moulin-à-Vent qu'on a bue au restaurant Cookshop – je poste ces photos pour Wam, qui s'y connaît en vins

On a continué notre poursuite au Cookshop, où l’on nous a dit qu’on pouvait manger si l’on acceptait de libérer la table à 20 heures. Ce à quoi on a vite consenti. On a bien mangé, avec un vin acceptable, et on nous a remerciés d’être partis quelques minutes avant l’heure convenue, en nous exhortant de revenir très bientôt.

On a dîné dimanche soir avec l’ami galeriste, parti depuis lundi matin pour une semaine au soleil mexicain, sur la péninsule du Yucatan, sur la Riviera maya. On était d’abord passé chez les stripteaseurs de la boîte mafieuse 20/20. Il y avait un adorable jeune Russe au nom culturellement improbable d’Armando à qui j’ai filé un billet de 20 dollars sans subir une soi-disant « danse sur les genoux » ou danse-contact tandis que le mari a payé un jeune acteur porno tout récemment venu de Los-Angeles et un grand mec très musclé qui s’appelait Dean et qui habitait dans le Queens, ce que j’ai trouvé beaucoup plus sexy que d’habiter Los-Angeles, c’est vrai. Je ne sais pas, je ne l’aime pas quand des inconnus, même très beaux et excitants, doivent faire semblant de me trouver pour avoir un pourboire, mais je respecte beaucoup leur travail.

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Au cocktail d'affaires dans le show-room dans la 30e rue ouest

Lundi soir on est allé à une réception pour fêter le début de plusieurs lignes nouvelles de mobilier que des amis font faire en Chine et qu’ils importent aux États-Unis. Leur affaire a réussi, ce qui nous fait contents, et le mari s’occupe de leur informatique. Il y avait des décorateurs d’intérieur, des clients, des amis, des designers. Ils avaient même engagé un groupe de musiciens jazz pour jouer pendant qu’on bavardait.

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Le trio jazz au milieu du show-room


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Une autre partie du show-room

On est parti après deux petits verres de pinot grigio. 

Le mari a envoyé hier soir un mail à ses frères et à sa sœur, ainsi qu’à son oncle, frère du père, en y attachant une lettre qui explique pourquoi la famille chercherait à mettre le père sous tutelle. L’oncle jusqu’à maintenant est le seul à répondre: « I wish I could really be concerned about his well being. But it's hard. » L’avocat testamentaire m’a dit hier « Dans ces cas-ci, personne n’en sort heureux. »


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