Archives juillet 2012

Le week-end dernier a commencé dans la pluie et avec des retards – moi, je suis arrivé par le train au ferry de 15 h 30 sans aucune difficulté, mais le mari et nos deux invités ont tous les trois manqué le ferry prévu à cause du mauvais temps qui avait bousillé assez les horaires toujours curieusement sensibles du chemin de fer de l'Île Longue.

arriveeduferryavecdrapeaux.jpgL'arrivée du ferry de 19 h 30 à La Cerisaie vendredi dernier

Les drapeaux au port étaient en berne en mémoire, je crois, des victimes du massacre au Colorado. Le mari est venu par le ferry de 19 h 30 et nos invités sont arrivés sur celui de 20 h 30. Après un léger repas de salade verte et des blancs de poulet grillés, on s’est déshabillé pour aller à la soirée sous-vêtements, où il y avait, en dépit du temps plutôt frais et douteux, du monde à gambader en slip – j’ai déposé mes vêtements au vestiaire et l’on a dit à nos invités qu’il ne leur était pas nécessaire de rester auprès de nous dans cette masse obscure et tournoyante.

alimentationfrancaise.jpgOn avait un invité français chez nous ce week-end et donc il a fallu essayer de le nourrir « à la française » – la baguette n'était pas parfaite, étant plutôt un pain italien aux morceaux d'oignon, mais bon, on a fait un effort – et il y avait aussi beaucoup de vin français, comme d'habitude !

On a donc dansé, le mari et moi, jusqu'à 3 h 30, quand on est rentré chez nous – les invités sont rentrés beaucoup plus tard – et tant mieux pour eux ! Mais on s’est levé bien lentement le lendemain. On est arrivé à la plage vers 14 heures – le front frais étant passé la veille, il faisait un temps très beau, très ensoleillé.

mariagesurlaplage.jpgIl y avait un mariage entre deux femmes sur la plage, tout près de nous

Début de week-end

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Je n’ai évidemment rien à dire sur le massacre au cinéma hier soir près de Denver, au Colorado. Je me demande pourtant s’il n’y aurait pas un soupçon de démence autour de ce film, Le Chevalier noir s’élève, (dont on aurait, on dit dans le Times, annulé la première parisienne prévue pour ce soir). La correspondance plutôt débile que certains républicains comme Rush Limbaugh ont faite entre le nom du méchant du film, Bane, et le nom de la société dirigée par le candidat républicain à la présidence, Bain – les deux noms se prononcent le même – va sûrement augmenter la tension générale autour des séances de ce film (à New-York il y aurait des policiers dans les salles de cinéma où l’on projette le film). Ceci dit, j’ai envie de le voir, puisque j’ai apprécié les autres.

latempetecommence.jpgQuand la tempête commence avec de gros coups de foudre, tout le monde dans la salle de sport (on est au 1er étage) accourt vers les fenêtres pour la voir

Je suis arrivé à La Cerisaie cet après-midi par un temps de pluie légère – il fait nettement moins chaud, pour le moment, ce qui est agréable. Mercredi on a eu de violents orages, pleins de foudre et de grêle (pour la seconde fois cet été).

pluieventetgrele.jpgÇa tombe avec violence, la pluie et la grêle, sur la 7e avenue


grelesurreborddefenetre.jpgLes boules de grêle sur le rebord de la fenêtre

On a fait une petite tournée de bars gays hier soir – c’était parce que le mari avait raté un petit examen Microsoft qu'il cherchait à oublier – et comme il n’y plus de bars pour jeunes (ou vieillards qui font semblant d’être jeunes, comme moi) dans le Village, on est monté la 6e avenue pour passer d’abord chez Splash, où il n’y avait presque personne, et ensuite chez Boxers, où il y avait trop de monde et trop de bruit – il a dû y avoir une réunion d’un groupe quelconque d’hommes d’affaires homos. On a décidé donc d’aller à la Cuisine d’Enfer, le quartier gai branché de New-York depuis deux ou trois ans déjà – et on a pris un apéro chez Blazing Saddles dans la 9e avenue. Il n’y avait pas beaucoup de monde non plus, mais deux jeunes barmen adorables qui de temps en temps montaient sur le zinc pour danser et distraire la clientèle. Tout d’un coup je remarque un vieux assez gros qui me salue et marche vers moi en compagnie d’un autre type, plus grand, aux cheveux gris longs et j’ai du mal, vraiment, à le reconnaître – et puis je sais qui c’est ! Oh mon dieu ! C’est l’ancien assistant de M. Bernstein qui maintenant partage sa vie entre New-York et Berlin pour des raisons assez marrantes mais particulières – le chef de bureau des affaires de l’ancien chef d’orchestre est un avocat à la retraite qui est, en fait, très intelligent et aussi très méchant et il ne peut pas sentir l’ancien assistant, et l’ancien assistant a le même sentiment envers lui, donc cela arrange tout le monde qu’ils soient aussi éloignés l’un de l’autre que possible.

sofachezindustry.jpgOn est passé au bar Industry après avoir dîné à Vinyl – le mari a eu une conversation avec un beau jeune homme de 18 ans venu de l'Arkansas avec ses parents pour aller voir les comédies musicales – ses parents l'avaient découvert en train de faire l'amour avec un autre garçon à l'âge de 16 ans – je n'arrive pas à imaginer une telle scène, surtout dans le sud, et même aujourd'hui quand tout va beaucoup mieux (en général) pour les homos

Le plus étonnant pour moi dans cette rencontre inattendue c’était quand il me disait combien il m’aimait, ce type – il a toujours été profondément sentimental, même mièvre, donc ceci n’était rien de nouveau –, mais ensuite il m’a dit, « Mais tu ne sais pas combien tu m’as aidé lors des funérailles de LB – je n’aurais pas pu le faire sans toi ! » j’ai souri, mais en réalité je ne savais pas de quoi il parlait. Je n’avais aucun souvenir de l’avoir assisté à faire quoi que ce soit à cette époque-là – et en général, je croyais que je me souvenais de la plupart de mes bonnes œuvres, surtout vu le fait que je n’en fais pas beaucoup, ni très souvent. Mais voilà, j’ai la mémoire qui s’en va, comme tout le reste.

Nouvelles d'été

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Le scandale des banques à propos du taux Libor est le sujet de deux papiers intéressants chez les journalistes Jean Quatremer et Matt Taibbi.

Les tubes de l’été (jusqu’à présent) :

Call Me Maybe – la petite Canadienne Carly Rae Jepsen a gagné les cœurs des gays nord-américains avec sa petite mélodie agréable (et inoubliable) et surtout avec la vidéo dans laquelle le beau héros, objet des fantaisies de l’adolescente, passe au dernier moment un petit mot au guitariste en lui demandant de l’appeler.


Let’s Have a Kiki – une nouveauté du groupe Scissor Sisters, très prisé dans les milieux gais branchés. Avec des paroles super drôles (par exemple, « And you know that MTA should stand for Motherfuckers Touchin’ my Ass » – et tu sais que MTA (le RATP new-yorkais) devrait vouloir dire Des fils de pute qui me palpent le cul) et un rythme sexy et, pour nos oreilles, assez « européen » ou « chic lounge », cette chanson a reçu un traitement vidéo en hommage qui, d’après Billboard, le journal de l’industrie du disque, fait monter sa popularité jusqu’à maintenant limitée, aux États-Unis du moins, généralement aux boîtes gaies de Manhattan, de San-Francisco et de Los-Angeles.


Reconnaissez-vous tous les films d’où ces clips ont été pris ?

Il y a aussi, quand je parcours rapidement la liste des tubes du Billboard 100 de cette semaine, Somebody That I Used To Know, qui me rend fou de douleur, mais que le mari, lui, aime bien, Titanium, chanson sans grand intérêt (à mon avis) du DJ David Guetta, We Are Young (non, désolé, on ne l’est plus, chéri), Starships, Wild Ones, What Makes You Beautiful et Glad You Came, qu’on entend partout et constamment.

J’ai suivi ce matin un reportage spécial par la BBC sur ce qui se passe en Syrie en ce moment – la journaliste parlait d’une situation « unprecedented » – sans précédent, ce qui m’a fait me souvenir, inévitablement, je suppose, des événements récents en Libye et de ce qui se passe, moins destructeur pour le moment, en Égypte. Je n’ai aucun attachement au régime syrien actuel, mais je me demande si l’on – c’est-à-dire, nous, dans l’Occident – sera finalement tout à fait content du régime qui le suivra. Et si c’est les Frères musulmans en plus vindicatifs que leurs correspondants égyptiens ? Et si les « christianistes » essayaient de prendre le pouvoir un jour à Washington, serait-on si déterminé à reconnaître leur légitimité ?

Mise à jour:


J’ai oublié de poster cette vidéo de ma chanson préférée du moment (c’est-à-dire, depuis deux jours, quand je l’ai écoutée dans un podcast de musique de danse par le DJ Mike Esser – The Joy of Dancing) Let It Go. J’aime beaucoup les moments, vers la fin de la vidéo, dans une voiture du métro de Londres.

Cette chanson n’est pas encore disponible aux USA, c’est agaçant – la maison de disques de Mlle Burke doit être en train de faire les mêmes erreurs que celle de la Suédoise Agnès, qui a attendu trop longtemps pour lancer sa chanson « Release me » aux États-Unis – elle reste presque inconnue ici après un bref moment de succès après la sortie de sa chanson en Angleterre, qu’on a piratée ici, vu qu’il n’y avait aucun moyen de l’acheter légalement. (Allez, les avocats, faites votre travail et arrangez vite les contrats de ventes et de droits pour qu’on puisse ne pas être des petits voleurs et pour ne pas gâcher les carrières de jeunes artistes qui débutent.)

Cartographie particulière

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Ces cartes m'ont fait sourire – je les ai trouvées ici. Vous pouvez en voir d'autres ici.

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Ces derniers jours

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devantlhotelmaritime.jpgDevant le restaurant La Bottega

L’ami galeriste est de retour d’Europe (Italie et Paris) et nous avons dîné avec lui mercredi soir, au restaurant italien, La Bottega, de l’Hôtel Maritime que, selon l’ami galeriste, serait « bourré de pédés », mais la dernière fois qu’on y fût allé c’était plutôt plein de filles aux sacs Marc Jacob – donc je m’en doutais bien. Moi j’étais de mauvaise humeur et l’ami galeriste, qui voyageait avec des gens dont certains que je connaissais (et dont l’un était le cousin germain de mon ex-beau-frère, un type complètement désagréable, quoique follement riche, de sa famille et de ses propres, euh, mains, ou cerveau, puisqu’il était trader dans une boîte financière.) Le repas était ordinaire – la chanteuse de cabaret branchée Justin Vivian Bond et le DJ Johnny Dynell sont venus plus tard s’asseoir à une table proche de nous –, mais le drame a commencé quand le mari et l’ami galeriste ont vu une souris courir d’une jardinière à une autre. L’ami galeriste, après plus d’une bouteille de vin blanc, s’est tout de suite mis debout. Une autre souris, celle-ci avec un morceau de fromage dans la bouche, a suivi, en courant d’un bac à un autre et en voyant cela, l’ami galeriste, fou furieux, est allé parler au gérant du restaurant. Nous, on n’a rien fait, et l’ami galeriste est rentré, plus fâché que jamais, puisque le gérant « s’en foutait ».

surlaterrasse.jpgSur la terrasse, avec les pédés et les souris

Vendredi on est parti pour la plage – on y avait invité un couple marié, dont le mari est galeriste et ami de longue date. Sa femme est gentille, mais bornée, un peu gourde. Après un simple dîner chez nous, le mari et moi, nous sommes allés danser à la soirée sous-vêtements, qui était plus démente que d’habitude, et on y est resté jusqu’à 3 heures du matin. Le mari m’a réveillé à 9 heures en me disant qu’on avait des invités et qu’il fallait qu’on soit hospitalier – il fallait en effet préparer un petit déjeuner américain – un œuf frit, du pain grillé, et tout ! Et l’on n’avait pas de beurre ! (Je leur ai expliqué plus tard qu’on suivait chez nous un régime « casher gai », ce qui veut dire qu’on ne trouvera pas chez nous beaucoup de glucides (donc, pas de pâtes, de pain, de pommes de terre, etc.), ni du beurre, seulement des boissons protéine, du lait écrémé, de l’huile d’olive, des fruits et ainsi de suite. Et du vin. Beaucoup de vin.)

entreemaisonpins.jpgL'entrée de la maison aux Pins de l'ami galeriste

On est allé déjeuner aux Pins, chez l’ami galeriste, qui a pris une « demi-part » dans une maison qui donne sur l’océan – la femme a annoncé alors qu’elle avait du mal à marcher à cause de sa hanche douloureuse – fallait nous le dire avant, madame ! Après un repas léger, mais arrosé, on a téléphoné à un ami qui conduit le véhicule SAGE (qui voulait dire, dans le temps, Senior Action in a Gay Environment et qu’on a changé depuis en Services and Advocacy for GLBT Elders) pour la ramener au port, d’où elle prendrait le taxi aquatique pour rentrer à La Cerisaie. Quel bordel !

piscinechezlamigaleriste.jpgLa piscine chez l'ami galeriste

Le mari et moi, nous sommes rentrés plus tôt (et plus vite) pour préparer le petit cocktail qu’on donnait chez nous – des ami(e)s commissaires-priseurs et experts, des clients du mari, des connaissances. Après les apéros, on est allé fêter l’anniversaire de l’un de nos invités au restaurant Le Château de sable, où le travesti Gusty Winds nous a offert un chaleureux accueil. Mais la femme de l’ami me rendait dingue ! Elle disait n’importe quoi et ne comprenait rien. Et son mari le savait, mais n’osait rien dire.

affichespeciale.jpgUne affiche rigolo – la collecte de jockstraps de Catherine – « Veuillez contribuer un jockstrap avant que je ne me défonce avec ce marqueur » signé Boffo

Nos invités sont partis assez tôt dimanche matin parce qu’il leur fallait assister à un service commémoratif à New-York pour une artiste décédée récemment. J’étais crevé et heureux d’avoir la possibilité de me reposer sur la plage, sous un ciel plutôt couvert, à lire le roman d’Edward St Aubyn, Bad News.

lescerfsvolants.jpgLes cerfs-volants dans la partie « naturiste » de la plage, entre La Cerisaie et Les Pins

Vers 19 heures 30, on est allé à pied, à travers l'Étal à viande, aux Pins pour écouter la musique de la DJ Lina à La Gorgée et la Pirouette, où l’on a dit bonjour à pas mal d’amis et de connaissances diverses. On est rentré à La Cerisaie par la plage déserte, à l’exception de quelques voitures de la police du comté de Suffolk.

Le mari est rentré à Manhattan par le ferry de 7 heures 30 et moi, après quelques moments d’hésitation, je l’ai suivi à 10 heures, afin de pouvoir surtout aller à la salle de sport. Le mari en principe prépare un examen Microsoft (je ne sais pas lequel), mais il s’est retiré à la chambre à coucher climatisée avec son iPad où je l’ai trouvé endormi à 21 heures.

vuedela7eavenuesud.jpg
La 7e avenue sud, à l'angle de la 10e rue ouest, vers la nouvelle tour du Centre commercial mondial

Ici on subit une nouvelle canicule – la 4e de l’été d’après les journaux télévisés. La qualité de l’air est censée être mauvaise jusqu’à 23 heures demain soir ! Je respirai profondément !








Images

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Bon, puisqu’on me le demande, voici une photo de la récente séance avec le photographe français chez nous à La Cerisaie. D’autres à suivre, peut-être…

rasage.jpgPrêt à me raser dans la douche extérieure

Mise à jour:

Voici le mari, beaucoup plus photogénique que moi...

lemarisouriant.jpg

Chantons Paris

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birdlandrezdechaussee.jpgLa boîte de nuit Birdland se trouve au rez-de-chaussée de cet immeuble dans la 44e rue ouest

On est donc allé fêter le lancement du nouveau disque compact de chansons de Cole Porter, intitulé « Prêt-à-PORTER », par l’amie chanteuse Colleen McHugh à Birdland, le célèbre club de jazz dans le quartier des théâtres, hier soir. On y est allé avec l’ami péruvien, venu par train du comté de Westchester, et l’ami producteur de télé nous a rejoints, par hasard, mais agréablement. On connaissait du monde dans la salle, dont pas mal de connaissances des Pins (et de Manhattan aussi, évidemment). La chanteuse célèbre Julie Wilson était assise au premier rang du club.

spectaclecommence.jpgLe spectacle commence

C’était un programme dédié aux chansons de Cole Porter qu’il avait écrites quand il vivait à Paris, entre 1917 et 1935, dans un appartement luxueux dans la rue Monsieur, I Love Paris, Let’s Misbehave, Night and Day, C’est Magnifique, Can-Can et la triste et sincère You Don’t Know Paree, avec ces belles paroles : « And until you’ve lived a lot, and loved a lot, and lost a lot, you don’t know Paree » – choses qu’il a dû éprouver lui-même, homo dans le placard, quand il y habitait.

danslasalle.jpgDans la salle, où il y aurait environ 125 places en tout

Elle était nerveuse, notre amie, au début, et le son dans le cabaret n’était pas parfaitement réglé, du moins dans notre coin de la salle, où les hauts parleurs étaient trop forts pour la musique et sa voix. Elle s’est quand même détendue un peu pendant le spectacle, et elle a même fait une plaisanterie sur Regina, la capitale de la province canadienne de Saskatchewan, qu’on prononce, correctement, re-JAÏ-na, tout comme le mot va-JAÏ-na, ou vagin. Bête, mais plaisant.

ellechante.jpgMlle McHugh avec ses musiciens

aucafeundeuxtrois.jpgDes ballons au Café Un Deux Trois pour l'anniversaire du propriétaire – et c'est bizarre, mais je crois que je connais le type au centre de la photo – New-York, ce n'est rien qu'un petit village !

Le spectacle a terminé vers 20 h 15 et après avoir acheté le CD, on est allé dîner au Café Un Deux Trois, dans la 44e rue ouest, à quelques pas de la place du Temps, où l’on fêtait l’anniversaire du propriétaire, qui a, drôlement, une tronche de Groucho Marx, et beaucoup des invités portaient des lunettes Groucho Marx, ce qui faisait un effet assez amusant. On a mangé des bœufs bourguignons et un steak frites avec une bouteille de Brouilly frais pendant qu’on chantait Happy Birthday dans la version Stevie Wonder (écrite en fait pour la fête d’anniversaire du révérend Martin Luther King).

balconapplegaregrandecent.jpgLa nouvelle boutique Apple était fermée, malheureusement

On a accompagné l’ami péruvien à la gare Grande Centrale, d’où il a pris le train pour rentrer chez lui – on lui a montré le bar chic The Campbell Apartment, qu’il ne connaissait pas.

hallcentralgaregrandecentrale.jpgVue du hall central de la gare Grande Centrale vers 22 heures



On a un rendez-vous ce soir avec le photographe français, qui va nous donner sa sélection de photos – je suis, je vous le confirme, un peu appréhensif, mais c'est un peu trop tard, pour le bien ou pour le mal, pour revendiquer une morale de prude.

Fin de semaine affairée

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On est effectivement crevé, le mari et moi, et moi j’ai même mal à la cheville gauche pour avoir trop dansé – les Russes sont partis l’un après l’autre – le plus grand est parti samedi matin parce qu’il avait un abonnement ce soir-là au Théâtre de ballet américain à l’Opéra métropolitain – c’est quand même assez impressionnant à mon avis pour un jeune de 24 ans de vouloir se payer des billets pour le ballet, même s'il nous explique que tout Russe est balletomane. Le petit blond, qui, à la surprise générale, a couché vendredi soir avec l’un de nos amis washingtoniens venus chez nous pour aller avec nous à la soirée sous-vêtements, est parti samedi après-midi – il repart pour la Russie à la fin de la semaine prochaine, pour deux mois. Le dernier de nos Russes, le jeune costaud de 25 ans (son anniversaire était le 3 juillet), est parti ce matin.

buvantausalon.jpgOn boit chez nous avant d'aller danser à la discothèque – les Russes buvaient de l'absinthe, les Washingtoniens du gin, et moi et le mari, du rosé de Provence

Tout le monde est allé à la soirée sous-vêtements au Palais de Glace vendredi soir. Le grand était en caleçon rouge, le blond en slip noir et le costaud s’était habillé dans un jockstrap noir – il avait passé l’après-midi aux Pins à jouer au volley de piscine contre une équipe de Brésiliens et plus tard les Brésiliens ont pris leur revanche sur la Russie au lit, où les Russes nous ont fait savoir que les Brésiliens auraient bien des talents. Vive la coopération multinationale !

russeendeshabille.jpgLe mari à gauche encourage le Russe en jockstrap et chapeau de marin devant lui

Il y avait un monde fou au Palais de Glace vendredi soir – le mari avait avalé une petite bouteille d’une boisson énergisante (de la marque 5-hour Energy), ce qui l’a réveillé mais aussi l’a rendu presque fou à lier. La musique était, comme d’habitude, médiocre, mais les jeunes semblaient l’aimer assez (malheureusement). L’autre Washingtonien a, lui aussi, trouvé un petit ami à la fête. Le mari et moi, nous sommes rentrés chez nous vers 4 heures du matin – le Russe costaud est arrivé plus tard avec son « mari » brésilien (c’est comme ça qu’il l’appelait, un peu pour plaisanter), lui aussi assez costaud, et l’ami à moi s’était couché, lui, plutôt de bonne heure, la climatisation assurant et son confort et le silence.

surlaterrassesip.jpgIl y avait du monde sur la nouvelle terrasse de La Gorgée et la Pirouette samedi soir, à écouter la musique cool de DJ Lina

Samedi après-midi on a fait une séance de photo organisée par le mari – je n'étais pas vraiment pour mais je n'ai rien fait contre – où un photographe français a pris des photos de moi en train de prendre une douche (oui, je sais, c'est tout à fait honteux) et de nous deux, assis tout nus, sur une sorte de transat. Rien de (trop) vulgaire, je vous assure, et on verra ce que ça donne quand le type nous donne le DVD après sa sélection initiale. Samedi soir on est allé encore une fois à La Gorgée et la Pirouette aux Pins, où l’on a eu des planters comme d’habitude et où l’on a bavardé avec pas mal d’amis sur les événements de la soirée précédente – l’un des amis washingtoniens, qui vient d’avoir 30 ans et qui serait d’habitude le plus jeune d’un couple, s’est écrié « Mais j’ai couché avec un type de 23 ans ! » et je lui ai expliqué que ça va lui arriver de plus en plus fréquemment maintenant – c’est quand même désorientant de se trouver l’aîné quand on n’y a pas l’habitude.

hibiscusrouge.jpgLes Russes nous ont apporté cet hibiscus rouge qui a même fleuri samedi matin – c'est un bon signe, non ?

L’ami à moi – architecte et connaisseur en bateaux – et le mari, nous sommes tous les trois allés dîner au restaurant En haut de la Baie. On est rentré au Palais de Glace pour danser un peu avec le bon DJ Johnny Dynell mais il n’y avait presque personne – on ne savait pas trop pourquoi. Et aux Pins, on m’a dit, c’était pareil – personne sur la piste de danse de la Gorgée et la Pirouette et La Baleine bleue, où on fait payer une entrée de 25 $ les week-ends, était fermée. On était tous trop fatigués, peut-être.

Après une nuit de tendresses brésiliennes et sans doute très maritales chez nous, le dernier Russe est parti et on l’a suivi dans le ferry vers 16 heures, après une période sur la plage pour perfectionner le bronzage. Le train nous a ramenés à la gare de Pennsylvanie vers 18 heures. Il va me falloir une semaine pour récupérer de ces vacances !


Les petits

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troisbeautesrusses.jpgC'est comme ça qu'ils sont allés aux Pins hier après-midi – c'est facile à voir comment ils trouvent d'amis

On est allé hier après-midi fêter la réouverture du bar La Gorgée et la Pirouette (Sip ‘n Twirl en anglais), avec la DJ Lina et tous les barmen de l’année dernière, dont James le beau Colombien, Peres le beau Tchèque, Mario et Geoff.

gorgeeetpirouette.jpgLa nouvelle piste de danse à La Gorgée et la Pirouette (et un nouveau bar au fond)

Ensuite on est passé chez le marchand d’alcools pour acheter quelques bouteilles de gin et de rosé qu’on a ramenées chez nous à La Cerisaie, où nous avons dîné avec l’un des trois Russes, l’un étant resté saoul au lit et l’autre ayant trouvé un « ami » de circonstance aux Pins, d’où il est rentré très tôt ce matin. Le jeune blond est allé, lui, aux Pins, où il a ensuite passé la nuit. L’ivrogne est resté ici, sans bouger.

coucherdesoleil.jpgSur la plage à La Cerisaie, en rentrant chez nous

On s’est retrouvé, tous les trois, ici ce matin – ça crie en russe, tous les trois au lit comme des petits chiens. Oui, c’est tout à fait adorable, c’est comme avoir des enfants sans avoir à payer leurs études et tout et tout !


loganhardcoreetsybilbruncheon.jpg
Logan Hardcore et Sybil Bruncheon

panzilareine.jpgLa maréchale suprême de toute l'invasion, Panzi

50shadesofgrey.jpg« Elle » s'appelle « Fifty Shades of Grey » d'après le roman érotique anglais

styletropezien.jpgElle présente un certain style tropézien, on trouvait, surtout avec son jeune « accessoire » à côté

On a donc assisté, en attendant les amis en provenance de Washington, au départ des forces d’invasion de La Cerisaie en direction des Pins – on notera en passant la participation d’un grand nombre d’habitants des Pins dans ce qui serait, pour eux, une sorte d’auto-invasion. La maîtresse de cérémonie Sybil Bruncheon en tenue de plage nous présentait les généraux et les maréchaux avant qu’ils n’embarquassent sur le ferry d’assaut. Cela a duré des heures, bien sûr.

On est ensuite allé nous restaurer au Château de sable avant de faire une tournée des bars en ville, où les envahisseurs étaient rentrés (pour la plupart) de leur campagne victorieuse dans la communauté avoisinante.

ongrille.jpgOn prépare le feu pour les blancs de volaille

Les Russes sont arrivés et sont vite passés aux Pins pour le Thé Bas, mais ils sont rentrés à La Cerisaie à temps pour dîner avec nous – tout le monde est ressorti après avoir mangé, les jeunes aux Pins et les moins jeunes en « ville » pour une dernière promenade avant de nous coucher.

lesrusses.jpg
Les Russes habillés pour la fête d'indépendance américaine – celui de droite vient de rentrer à la maison – à 10 heures du matin ;-)


tabledressee.jpgUne table d'été

Le neveu est parti lundi après-midi, après une visite de deux jours, dans lesquels on l'aurait introduit à une sorte de rave qui avait eu lieu dans les dunes de l'Étal à Viande samedi soir sous le clair de lune. On l'a laissé là, en train de rouler une pelle à un type qui s'appelait, on l'a appris le lendemain, Tim, pendant que nous sommes rentrés au Palais de Glace où il y avait une jeune DJ australo-russe au nom de Svetlana qui jouait une musique qui vous obligeait à danser pour au moins deux heures.

danser.jpgC'est l'un des organisateurs de la rave dans les dunes qui se contortionne près du système de son

Dimanche soir l'ami producteur de télé, de retour de Paris où il aurait filmé la compagnie de danse Paul Taylor en tournée en France, est venu nous voir, avec quatre amis, dont la manageresse (oui, c'est laid mais le féminin de manager, c'est quoi, exactement ?) de la chanteuse Beyoncé et son mari, policier new-yorkais. On prenait un apéritif chez nous sur la terrasse quand un orage violent est arrivé ? on s'est vite sauvé à l'intérieur d?où on voyait et entendait les gros grains de grêle qui tombaient partout. Mais la tempête est vite partie, et nous sommes allés en « ville » pour poursuivre la fête, d'abord chez Cherry's, où la jeunesse s'amusait, et ensuite au restaurant En Haut de la Baie, où l'on a très bien mangé.

ondanseacherrys.jpgL'ami producteur et moi, on a beaucoup apprécié le jeune homme en débardeur jaune

ondansecherry.jpgIl danse avec ses copines et ses copains – c'est sympa, non ?



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