L'invité invisible de toutes nos fêtes

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La frénésie des fêtes se ralentit un peu avant le rebond prochain du réveillon du Nouvel An. Après Noël, on a eu un dîner avec les amis londoniens, qui sont venus au taudis pour boire une bouteille de champagne Billecart-Salmon Réserve (site qui souffre d’une surcharge Flash (je crois) carrément chiante, ce qui me rappelle la plainte d’il y a quelques années d’amis français qui n’osaient pas mettre en ligne le site Internet pour leur magasin d’articles de table sans l’avoir bourré d’animations et d’effets visuels (plutôt pesants) afin de plaire à leurs amis parisiens qui s’attendaient à ce genre de tape-à-l’œil logiciel), que je ne connais pas du tout, avant de nous rendre au restaurant Pastis dans le quartier des bouchers en gros.

Chez nous on a parlé de la retraite imminente de l’avocat, qui prendra effet en avril prochain – il nous a décrit le processus de désengagement qu’il suit que son cabinet offre à tous les employés ayant plus de 50 ans, afin de faciliter la transition dans l’après-travail. L’ami anglais, qui travaille dans le droit des sociétés depuis sa sortie d’Oxford, ne sait pas ce qu’il veut faire ensuite, et cela, tout normalement, l’inquiète un peu. C’est pourquoi il a choisi de ne rien choisir pendant une année entière, qu’il entend passer en Asie, tout probablement en Thaïlande, qu’il connaît assez bien et qu’il aime beaucoup. En ce qui concerne son partenaire anglo-américain beaucoup plus jeune que lui, il est content de quitter le mauvais climat de Londres. À la question posée (très méchamment, à mon avis) par mon mari dans notre minuscule salon, « Mais qu’est-ce que tu penses faire pour t’occuper un peu à Bangkok ? », celui-ci a répondu avec un sourire un rien pervers « Des réservations. » Il pensait sans doute faire de l'esprit mais en fait il n'a fait preuve que d'une superficialité plutôt repoussante.
On est allé à pied au restaurant, qui n’est pas loin de chez nous, par un temps de vents violents et de pluie battante – il y avait du monde, mais notre table était là. On leur aura répété l’invitation de venir nous voir à La Cerisaie cet été en mangeant des huîtres de l’est de l’Île Longue (plus salées que celles de la côte ouest et plus intéressantes que les Malpèques de l’Île-du-prince-Édouard) accompagnées d’un Châteauneuf-du-Pape blanc choisi par l’ami avocat, qui est œnophile. J’ai souligné, afin de préparer le jeune homme avide du luxe qui s’exprime en marques internationales, en hôtels cinq étoiles, en restaurants trois étoiles, qu’à La Cerisaie, on ne s’imaginait jamais se trouver à Southampton, à Palm Beach, à Sconset ou à Northeast Harbor. (L’ami avocat connaît depuis longtemps La Cerisaie et a la sagesse de l’apprécier.) On a ensuite entamé une longue et complexe conversation sur les impôts (problème de riche, c’est sûr) en Grande-Bretagne, aux États-Unis (avec le soi-disant « fiscal cliff » dont une population fatiguée de ces jeux tout à fait politiques se moque de plus en plus, en dépit des efforts des médias de nous foutre les boules chaque fois qu’on en parle) et en France (parce qu’ils ont une maison à Saint-Tropez).

L’avocat anglais a ensuite commencé une sorte de tirade sur la chute de popularité « inouïe » du président français François Hollande – d’après lui, tout le monde serait mécontent de M. Hollande, et non pas seulement des vedettes riches (et chatouilleuses) comme Depardieu – il m’a raconté l’histoire d’un ami à eux que j’ai moi-même rencontré à Saint-Tropez, un gentil jeune homme qui travaillait alors à l’hôtel de luxe Le Château de la Messardière – il s’était acheté on n’a pas dit comment un petit studio à Saint-Tropez dont la valeur aurait monté (c’est bien pour lui, n’est-ce pas ?), mais à cause de cette hausse, ses impôts auraient aussi montés au point où le fisc lui aurait pris tout le peu d’argent qu’il aurait gagné en travaillant (il n’est plus à la Messardière) – ce jeune homme appauvri serait violemment contre Hollande et ses politiques fiscales.

Si les Français se sentent aussi accablés d’impôts que ça, pourquoi n’y a-t-il de grandes manifs ou d’autres protestations ? je lui ai demande. Mais il y a des grèves partout, il m’a répondu. Ah, oui ? Alors, je pose cette question aux lecteurs français qui auraient peut-être envie de partager dans ces pages virtuelles quelques-unes de leurs opinions politiques : François Hollande, serait-il, malgré son air plutôt anodin et même un peu fade, un vrai monstre (« pire que Sarkozy ») qui cherche vraiment à détruire la France et les valeurs françaises en taxant les gens qui travaillent et en choyant les fainéants d’avantages sociaux ? Merci par avance à tous et à toutes qui répondront – j'ai hâte de lire vos réponses parce que j'ai envie de savoir si en France on déteste Hollande à ce point.

On est allé ensuite boire un dernier verre au bar au sommet de l’hôtel Gansevoort, où ces discussions sociopolitiques ont continué au milieu de coups de vent et pluie contre les fenêtres. On les a mis dans un taxi devant l’hôtel pour rentrer à leur hôtel et nous sommes rentrés chez nous à pied.

devantlhotelace.jpgDevant l'entrée de l'hôtel Ace, dans la 29e rue ouest

Jeudi je me suis retrouvé au pub-restaurant The Breslin de l’http://www.acehotel.com/newyork Ace Hotel avec mon ancienne copine que je n’ai pas vue depuis des années et un ami d’internat qui souffre de tumeurs neuroendocrines. L’ami d’internat habite Washington, où il travaillait pour le Ministère du Commerce avant de prendre sa retraite afin de pouvoir lutter plus efficacement contre sa maladie. L’ancienne copine habite, avec son second mari, le joli village de Sag Harbor, presque au bout oriental de l’Île Longue, et elle est venue à New-York (où elle a été élevée et où elle avait vécu jusqu’à 2002) exprès pour ce déjeuner. L’ami d’internat était à New-York pour passer le Noël avec sa famille – sa sœur et sa famille et son frère le plus jeune habitent tous ici et le frère aîné est venu de Floride.

C’était vraiment très bien, cette réunion. On a parlé un peu de la mère de l’ancienne copine, morte en août et dont je suis allé au service de commémoration en septembre dernier dont j’ai parlé ici. Elle nous a révélé que c’était la première fois depuis six ans qu’elle parle avec sa sœur (la cadette), avec qui elle s’était brouillée à la suite d’une dispute familiale typiquement débile (mais pénible). L’ami d’internat a refusé. lui, de parler de ses frères et de sa sœur (qui je connais pourtant moi-même et qui m’avait fait savoir, quand je l’avais croisée un jour il y a quelques années dans la rue Perry, que son frère, mon ami, « n’allait pas bien du tout » et c’est à cause de cela que j’ai fait l’effort de le recontacter) et il nous a enfin donné, après de longues (et amusantes) demandes de renseignements, les initiales du nom de sa petite amie washingtonienne – qui serait en l’occurrence GDF, ce qui m’a fait penser tout de suite à Gaz de France, donc elle est vite devenue Mlle Gaz de France (nous nous sommes rencontrés à Paris pour la première fois il y a siècles, donc on est tous plus ou moins francophone, et donc ça a marché pour la plaisanterie GDF, ce qui ne serait pas, comme vous vous en doutez, toujours le cas ici.

L'ami d'internat essaie de se faire soigner par un oncologue spécialiste dans ce type de cancer à La Nouvelle-Orléans, mais tout dépend de l’état de ses tumeurs et leurs tailles (c’est affreux, je sais) – il appartient en plus à ce qu’il a appelé « Un club de survivants de cancer » à Washington, où les gens échangent des infos qu’ils ont recueillies sur les traitements, les protocoles thérapeutiques, les médicaments. Il nous a dit qu’il allait peut-être aller voir un médecin à Bâle qui offre un traitement qui n’est pas encore approuvé par la FDA – s’il le fait, il faudrait qu’il aille à Bâle quatre fois par an pour des piqûres. En attendant ce qui va se passer, on lui a encouragé, mon ex-copine et moi, à louer une petite maison à Sag Harbor pour au moins un mois cet été, mais il est tellement obsédé par la menace de sa mort imminente qu’il refuse de faire des projets, même à court terme – et il a même admis, en parlant pendant qu’on marchait du restaurant à la Gare de Pennsylvanie, d’où il prenait le train pour Washington, que les médecins et les psychiatres pensaient que les malades devraient continuer à faire des projets pour l’avenir, mais il ne pouvait pas. (On va essayer de le pousser un peu, quand même.)

C’est donc à temps qu’on est allé voir hier soir le film Amour de Michael Haneke (qui je ne connaissais pas) aux Cinémas de la Place Lincoln, avec l’ami ex-éditrice, de retour de Los-Angeles, où elle a passé le Noël avec sa fille, son beau-fils et ses deux petits enfants, quoi que cette famille, étant juive, ne fête pas le Noël. N’importe. Le film a eu une bonne critique dans le Times d’il y a quelques jours (le 18 décembre), où la critique Manohla Dargis a commencé son article en l’appelant « un chef d’œuvre » tout simplement. La moyenne d’âge des gens dans la salle avec nous devrait être environ 65 ans – et on a regardé ce film dans un silence des plus profonds, à par la toux grasse d’un vieillard près de l’écran.

C’est vraiment un film d’horreur, et le plus horrible c’est qu’on sait chacun que cela pourrait nous arriver aussi – les leveurs de fonds pour le groupe Compassion and Choices devraient se mettre à la sortie de chaque séance. Après le film, qui est long et qui pourtant ne traîne pas, relevé par le jeu vraiment impressionnant, sur tous les points de vue, de Jean-Louis Trintignant, aidé par Emmanuelle Riva et Isabelle Huppert. C’est aussi le contraire absolu du genre de films hollywoodiens – peu de larmes, peu d’action, aucune « leçon de morale » – aucun réconfort facile pour le spectateur.

L’amie ex-éditrice, à table à Rosa Mexicana après, son gin martini à la main, a tout d’un coup annoncé « Il y avait beaucoup de turbulence dans l’avion en rentrant de Los-Angeles hier après-midi, mais je me suis dit « Oh, c’est beaucoup mieux de mourir tout de suite dans un crash d’avion, comme mon père l’a fait, que de souffrir pendant des années d’une maladie inguérissable » et cela m’a calmé. » C’est un film que je n’oublierai pas bientôt. (On parle d’un Oscar pour ce film, aussi.)

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Le problème de Hollande, c'est la communication. IL faudrait une ligne directrice "virile" qui n'existe pas, peut-être parce qu'en ces temps indéfinissables, il n'est pas possible de définir son action, qu'on soit de gauche ou de droite, tout étant sous le joug de considérations financières que personne ne domine, pas même les financiers, et de perspectives de société et de vivre ensemble totalement opaques et angoissantes.

J'ai voté avec enthousiasme pour FH et me réjouis de la réélection de BO. C'est mon camp, c'est ma philosophie, c'est mon plaisir. Leurs portraits sont chez moi et dans mon bureau afin que nul n'ignore mes penchants politiques. Je veux bien qu'on se trompe sur mes fesses mais pas sur mes idées...

Des grèves, il n'y en a pas, car comme je le disais en préambule, l'avenir étant incertain, les gens sont tétanisés devant toutes les questions qui se posent à eux, à leurs enfants, à la société toute entière.

Aujourd'hui, des employés du Virgin Megastore des Champs-Elysées ont manifesté devant leur magasin dont la fermeture est inéluctable. Ils le savent et leur action est une forme d'appel au secours avant la noyade... J'ai vécu la fermeture des Tower records à NYC, j'aimais aller à celui près du Lincoln center. Leur fermeture en 2006 a été un choc qui en annonçait d'autres, fermetures des 2 Virgin de NYC en 2009, toutes ces fermetures comme signes que nous entrions dans une nouvelle ère, et ce n'est qu'un début. Le dernier numéro de Newsweek cette semaine est un nouveau crève-coeur pour qui aime la presse. On n'a pas fini d'être des moribonds de la société d'avant, c'est à dire en fait uniquement de l'après 2ème guerre mondiale, car les gens vivaient différemment avant aussi. Il faut donc savoir remettre les choses en perspective...

Maintenant que je vis en Afrique, je suis entouré de gens qui vivent autrement : corrompus ou pauvres, tous plus heureux que nous. Tout est opportunité pour ces deux groupes. L'ouverture d'un centre commercial engraisse le corrompu et donne du travail aux damnés de la terre. Que Depardieu parte en Belgique parce qu'il veut payer moins d'impôt ne peut être qu'une source de plaisanterie, une galéjade nordiste, une baraque à frites pour débiles mentaux !

Ces questions fiscales traversent en fait tous les pays occidentaux car la question sous-jacente est : comment peut-on faire pour ne pas périr, pour être solidaires tout en laissant de l'air à la libre entreprise... Chacun cherche et l'idée de la taxe à 75% (Roosevelt avait instauré celle à 90% !) était un coup politique, donc symbolique, qui a marché à merveille pendant la campagne électorale. Il s'agissait de "cliver" (mot à la mode en France) pour mieux faire passer l'autre pour le candidat des riches, des nantis, de ceux qui ne veulent pas partager. Le roquet se croyait malin mais FH a été plus malin que lui et c'est grâce à cette idée sans fondement économique et d'aucune utilité qu'il a gagné. Il faut maintenant réparer les dégâts mais les campagnes sont devenues si sauvages qu'un gentil comme FH n'aurait pas gagné s'il n'avait été que gentil.

Ma grand-mère est morte quelques semaines après l'élection de François Mitterrand. Ma mère (sa fille) est morte quelques semaines après l'élection de François Hollande. Est-ce là le prix que je dois payer de mes choix électoraux ???...

Voilà, cher Edouard, quelques réflexions au fil de la plume que m'ont inspirées vos lignes de vie, de mort et de transfiguration.

Je vous souhaite de bonnes fêtes et une année 2013 à votre goût,

Pierre

Rien à ajouter aux mots de Pierre.

Sinon que faire pire que Sarkozy me semble compliqué :
- dette doublée
- projet de TVA à 22 % (contre 20 % pour FH), évité donc
- blocage du barème de l'IRPPP
=> si le jeune propriétaire de St Tropez est ruiné par ses impôts, c'est donc à cause de Sarkozy ;) et parce qu'il n'est pas finot.

Sinon, Billecart Salmon, c'est délicieux.

lire les commentaires des électeurs de la droite sur le site du figaro me laisse parfois pantois...
c'est à croire que leur parti -l'ump,qui a exercé le pouvoir entre 2002 et 2012,n'est pour rien dans la situation actuelle de la france! bien sûr qu'il y a la crise,mais le fait d'avoir décidé de baisser les impôts,essentiellement pour les plus riches comme aux états-unis,n'est pas pour rien dans les déficits et l'augmentation de la dette que doivent dorénavant combattre françois hollande et son gouvernement. si les taux d'imposition étaient restés au niveau où ils étaient en 2002 la dette de la france rapportée au pib serait plus faible de 20% !
si encore ces baisses d'impôts avaient donné des résultats en termes économiques...mais ça n'a absolument pas été le cas.
certains avaient peut-être des espoirs démesurés après l'élection de françois hollande. mais on ne peut changer les choses du jour au lendemain,et une politique économique met nécessairement du temps à produire ses effets. alors il y a des mécontents. mais de là à regretter d'avoir viré sarkozy et sa clique,non,je ne crois pas...

moi je suis du centre droit, mais me suis abstenu au second tour,ne voulant ni voter pour un socialiste , ni pour un candidat de droite opposé aux droits des gays, à l'eutanasie passive, aux étrangers, et franchement trop à droite sur le fond et sur la forme,et soutenu par des xenophobes. En ce qui concerne les impots il est vrai qu'il ont baissé avec Sarko puis la crise est arrivé, il les a remonté à la fin. Hollande a fini de les augmenter à 75 pour les super riches pour gagner les élections avec l'appui de la gauche radicale ( et pour faire oublier sa "mollesse", son coté capitaine de pédalo). Seul les plus favorisés (comme moi) ralent les autres ont peur, nous savont ce qui arrivent aux grecs, aux espagnols avec un taux de 50 pour cent de jeunes au chomage, aux portugais qui encouragent les jeunes à partir en angola et au bresil, aux irlandais ; notre protection sociale a été adoptée dans des temps passés mais ne tiendra pas, meme l'allemagne en meilleure situation economique n'est pas si genereuse; Je viens d'arreter mon activité liberale dans la santé dans une petite ville populaire à 30 km de paris et j'y ai vu l'immigration d'afrique et de l'est ne pas faiblir, est-ce tenable avec un systeme d'assistance gratuite ? j'ai quelques doutes. Notre seul salut viendra d'une meilleure conjoncture économique internationale, gouvernement et gouvernés font le dos rond en attendant.

@ christian...on cite souvent l'allemagne en exemple,mais quand on se penche vraiment sur ce qui s'y passe cela permet de relativiser. certes les statistiques macroéconomiques du pays sont flatteuses,mais depuis les réformes hartz la pauvreté et la précarité ont explosé.
8,5 millions d'allemands seraient des travailleurs précaires et/ou pauvres. d'après un rapport de l'ocde l'allemagne serait même le pays développé dans lequel les inégalités se sont le plus creusées ces dernières années (multiplication des mini-jobs qui n'ouvrent le droit à aucune couverture maladie ni à des droits à la retraite,jobs à 1 euro,retraités pauvres etc). le gouvernement allemand a même fait "corriger" récemment un rapport de ses services,qui pointait du doigt cette paupérisation d'une partie de la population...
si l'allemagne s'en est mieux sortie ces dernières années c'est d'abord avec ces réformes qui ont pesé sur les salaires des allemands et ont permis à l'allemagne d'opérer une dévaluation compétitive par rapport aux pays voisins,en particulier nous. elle s'est un peu comportée comme un "vampire",siphonnant chez ses voisins la croissance qui lui faisait défaut. elle a ensuite bénéficié de l'image de marque du "made in germany",vendu au prix fort. mais il faut savoir que la législation allemande permet d'apposer le précieux label sur des produits dont 95% de la valeur ajoutée a été produite hors d'allemagne. sans le savoir,les consommateurs peuvent donc acheter au prix fort du made in germany des produits qui ont en fait été quasi-intégralement fabriqués en hongrie,pologne,tchéquie...ou chine. j'appelle ça de l'arnaque...mais c'est un autre sujet.

sinon,en france on entend souvent l'opposition pousser des cris d'orfraie à propos des choix du gouvernement,qui selon elle pourraient nous conduire aux même difficultés que la grèce,l'espagne,le portugal etc...mais cela relève de la caricature. chacun de ces pays trouvent l'origine de ses difficultés dans des phénomènes différents:
- la grèce a été incroyablement mal gérée ces dernières décennies. il n'y a pas de cadastre,la fraude fiscale y est quasi-généralisée,la corruption des fonctionnaires de l'état grec est (était?) presque proverbiale,l'économie du pays est très peu diversifiée...
- l'espagne a vécu des années de croissance folle grâce à une bulle immobilière qui a fini pas éclater et elle a peu de relais de croissance.
- l'italie a une économie qui ressemble plus à la nôtre. elle est bien plus diversifiée que celles de la grèce ou de l'espagne,dispose dans un certain nombre de secteurs de "champions" mondiaux et d'une kyrielle de petites et moyennes entreprises. mais elle pâtit,comme d'ailleurs l'espagne,le portugal et la grèce,d'une démographie fort peu dynamique (d'ailleurs,l'allemagne est peut-être en train de manger son pain blanc car sa démographie est tout aussi inquiétante et sa population a commencé à diminuer,ce qui risque à terme de faire exploser ses comptes sociaux...)

Payer des impôts n'est jamais agréable et payer plus d'impôts qu'avant donne à avant tous les avantages, surtout quand on à voté à droite.
Autrement des gréves en France, oui mais surtout de chômeurs, des manifs, à part contre le mariage pour tous, il n'y en a pas beaucoup.
Hollande n'est pas populaire mais la droite n'est pas regrettée.
Le problème c'est la crise, mais c'est le problème des nations où les salariés ont un niveau de vie décent.

Merci beaucoup à vous tous pour vos commentaires très à propos et qui me donnent bien l'impression qu'on n'est pas encore aux derniers jours de la République ;-)

Bonne année 2013 à vous tous !

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