Archives octobre 2013

lechatnoirparjour.jpgLa boîte Le Chat noir dans la 14e rue, par jour

On a quitté la discothèque Town vers 1 h 30 et nous sommes rentrés chez nous à pied, comme il faisait doux et comme il y avait aussi des tas de gens – jeunes pour la plupart – dans les rues et sur les trottoirs. On a pris la rue U jusqu’à la 14e rue, qu’on est descendue vers la rue P – des groupes de jeunes noirs et de jeunes blancs – la ville de Washington est toujours un peu séparée du point de vue racial – mais les foules s’amusaient et des flics en uniforme qui les surveillaient souriaient à tout le monde.

lediplomatedc.jpgLe Diplomate dans la 14e rue, ancienne blanchisserie chinoise

On s’est levé tard le dimanche. L’ami oncologue est rentré de sa course autour du Pentagone. Vers midi et demi mon ami de classe m’a téléphoné pour me signaler qu’il était arrivé en bas et le mari et moi, nous l’avons invité à déjeuner. Le mari a osé se présenter à la maîtresse d’hôtel du nouveau restaurant branché Le Diplomate où l’on avait cherché en vain la veille de réserver une table sur le site OpenTable et, mystère des mystères, on nous a donné une table. Il y avait du monde, et un tas de petits enfants hurlants qu’on ne devrait pas, par simple courtoisie aux autres clients, faire venir dans un restaurant – mais on se gêne plus, il est clair, pour ce que pourraient ressentir les autres par une indifférence égoïste.

L’après-midi je suis retourné à la belle salle de sport où il y avait un jeune homme superbe qui faisait un exercice qui m’a tout simplement étonné – l’ayant vu le faire pour dix répétitions, je lui ai remarqué que c’était, à mon avis, incroyable ce qu’il faisait – il a souri en disant qu’il était « obsédé » par cet exercice, qu’il a appelé un « Turkish get-up » ou (peut-être) un « relevé turc ». Il l’a fait avec chacun de ses bras cinq fois. Tout à fait dément !


C'est fou, cet exercice ! Allez voir !

Cet exercice hallucinant terminé, il a commencé à monter le mur à revers en se tenant sur un grand ballon qu’il faisait rouler vers lui en montant le mur. Un dingue, c’est vrai ! Comme il faisait tout ça à deux pas de moi dans la salle, j’ai finalement lui demandé s’il faisait ces exercices extraordinaires « comme ça », seulement pour le plaisir, ou s’il s’agissait d’un programme d’exercices que je ne connaissais pas. C’est à ce moment quand il a révélé qu’il était entraîneur professionnel et qu’il faisait tout cela pour le plaisir et pour le travail. Ah, j’ai dit, maintenant je comprends !

billthompsontrainer.png

C'est ce monsieur qui m'a donné des renseignements utiles... et difficiles à suivre ;-)

Plus tard, quand j’exerçais mes abdos sur un banc, il est venu me demander : « Tu veux que ça brûle vraiment à fond ? » Je lui ai souri mollement : « Je sais trop, trop bien ce que je devrais répondre. » Il m’a montré comment tenir la serviette sous les genoux pliés tout en faisant des redressements assis, ce qui les a rendus même plus pénibles et désagréables – donc, une parfaite réussite. Je lui ai remercié de ses conseils et j’ai juré de lui payer une séance d’entraînement la prochaine fois que je me trouverai à Washington.

Le soir on est allé voir l’ami conservateur chez lui pour un agréable dîner d’amis avant notre retour, lundi matin, à New-York.


Week-end à Washington

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(J'avais rédigé ce billet il y a une semaine mais je n'ai pas eu le temps de le corriger ou de le publier avant ce matin – toutes mes excuses pour ma paresse écœurante.)

garagedelagaredelunion.jpgDans le garage de la gare de l'Union à Washington, d'où on a pris le Circulateur, autobus limité pour le district féféral qui ne coûte qu'un dollar

raisondevisite.jpgLes cendres (dans la boîte) et les bols sud-africains qu'on a offerts à nos hôtes

La raison principale de notre visite à Washington a été de faire enterrer au cimetière militaire d’Arlington les cendres du père de la belle-mère décédée du mari, qu’on avait retrouvés dans un placard de sa maison de campagne il y a environ un an. Curieuse histoire, en effet : né en Louisiane et diplômé de l’Académie navale des États-Unis, le père de la belle-mère avait été capitaine de vaisseau dans la Marine pendant la 2e Guerre mondiale et la guerre de Corée (1950-53). Il avait épousé la mère de la belle-mère à Norfolk, ville portuaire en Virginie et site de la base navale la plus grande du monde, où ils ont eu deux enfants : un garçon et une fille. Le garçon, le frère de la belle-mère, est mort en Allemagne dans un accident de voiture, et la belle-mère du mari a quitté Norfolk à l’âge de 17 pour faire ses études au collège de Vassar, dans l’état de New-York. Son père capitaine était alcoolique et le mariage n’a pas été heureux – les parents de la belle-mère se sont divorcés, chose tout à fait scandaleuse pour une femme de bonne famille et que la belle-mère n’a jamais pardonnée à son père. Lui, il est mort à Tulsa, dans l’état d’Oklahoma, ayant prédécédé sa seconde femme, dont les parents ont décidé d’envoyer les cendres du père à sa fille, qui à ce moment-là en 1987 habitait New-York. Elle avait toujours eu l’intention de le faire enterrer quelque part, mais elle n’avait pas voulu le placer à côté de sa mère bien-aimée à Norfolk et elle n’avait pas voulu aussi l’enterrer en Oklahoma, état sans accès à la mer, à laquelle il avait eu une relation assez intime pendant des années.

On a profité de ce devoir pour nous amuser à Washington. Vendredi soir on est allé chez Annie, grill gay célèbre dans l’ancien quartier gay du Rond-Point de Dupont (ce quartier pousse vers l’est en ce moment). Avant de rentrer, on est passé faire un tour au bar de quartier Numéro 9, tout à fait bondé à 23 heures.

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Locaux de la direction du cimetière – l'austérité des années 60

La boîte en carton dans laquelle on les lui avait envoyées est donc restée chez elle, transportée d’une maison de campagne à une autre (elle adorait changer de maisons, qui étaient pour elle une toile nouvelle pour décorer) et finalement placée dans un placard au rez-de-chaussée dans une maison dans les environs du village de Sharon, au Connecticut, avec les aspirateurs et les manteaux d’hiver. On lui en avait parlé un jour et elle nous avait admis qu’elle avait voulu faire quelque chose, mais qu’elle n’avait jamais pu mener le projet à terme.

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On n'a pas voulu de service funéraire mais on a quand même organisé cette mise en scène

On a donc complété les vœux franchement velléitaires de la belle-mère en faisant enterrer les cendres au cimetière militaire d’Arlington, auquel il avait droit. Et donc voilà, une autre obligation familiale acquittée.

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Le secteur où l'on va mettre les cendres du capitaine de vaisseau

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Les arbres ont presque l'air d'être des anges gardiens

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Ça fait réfléchir de voir ces pierres tombales où le mort n'avait que 21 ans

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Monument de la flamme éternelle – le tombeau du président Kennedy

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Au tombeau du soldat inconnu

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Cérémonie au tombeau du soldat inconnu

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Le clairon qui sonne l'extinction des feux (« Taps ») au tombeau

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L'amphithéâtre un rien fascisant (AMHA) du tombeau du soldat inconnu

Samedi on a enterré le beau-grand-père au cimetière. Pour déjeuner on est allé à Alexandrie, toujours en Virginie, où nous avons mangé dans un restaurant de poissons touristique au milieu du Vieux-Quartier de la ville.

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Dans le « vieux quartier » d'Alexandrie, en Virginie

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Le restaurant de poissons à Alexandrie

De retour à Washington, on est allé ensuite à la belle salle de sport Vida Fitness pour faire un peu d’exercice avant le dîner auquel le fils de l’amie écrivain, qui habite la banlieue de Maryland, nous a rejoints.

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Au Chat Noir

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Les jeunes DJ de la soirée MixTape

Comme l’ami oncologue allait courir une course de 16,1 K dimanche matin, il s’est couché de bonne heure hier soir, tandis que le mari et moi, on a voulu goûter à la vie nocturne locale – on est passé d’abord à une boîte de nuit qui s’appelle Le Chat Noir et qui trouve dans la 14e rue pas très loin de l’appartement où nous logeons. C’était une soirée spéciale gay animée par un DJ local qu’on aime bien – la salle était agréablement délabrée et l’on se serait cru dans une vieille boîte de nuit de quartier à Brooklyn – les jeunes avaient tous cet air un peu « faux-plouc » (barbes, cheveux mal coupés, chemises à carreaux, etc.) qu’affectent beaucoup des habitants branchés du quartier de Williamsbourg.

On est allé ensuite à pied à Town, dans la rue U.

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Au 1er étage dans la discothèque Town, où la musique, fournie par un DJ de Londres, était nulle

(Je vais essayer de publier le reste très prochainement.)

Hier soir on a accompagné deux amis artistes à un grand vernissage d’une expo organisée par le conservateur Phong Bui, qui est aussi rédacteur en chef du journal des arts The Brooklyn Rail, à la Ville d’Industrie, énorme complexe d’entrepôts, de magasins et maintenant d’ateliers d’artistes sur la baie de New-York. L’expo, qui s’appelle Come Together : Surviving Sandy Year 1 (dont la page d’accueil fait référence au tableau célèbre de Géricault, Le Radeau de La Méduse), fête en quelque sorte l’anniversaire de l’ouragan Sandy, qui a dévasté le rez-de-chaussée de ces bâtiments et aussi les ateliers de plusieurs artistes, ici et ailleurs – le curateur a organisé trois étages d’œuvres d’artistes qui ont été marqués dans leurs vies professionnelles par la tempête.

magasinbrooklyn.jpgEntre deux immeubles immenses dans la 36e rue à Brooklyn

espaceincroyable.jpgL'un des couloirs dans ces espaces incroyables

L’artiste écossais Darren Jones nous avait invités – on y est allé même avec lui et deux collègues russes qui travaillent dans la même boîte (truc d’artistes à but non lucratif) qu’on avait retrouvés tout à fait par hasard sur le quai du train D à destination de Brooklyn et on avait fait venir aussi le jeune artiste Logan de La Cruz, de retour de Miami où il avait assisté le week-end dernier à la première du film documentaire Notre Petites Roses, financé en partie par l’acteur James Franco, sur un orphelinat en Honduras, dans lequel on avait filmé Logan en train de peindre un grand mural. Dans le monde de l’art new-yorkais, tout comme dans son équivalent parisien, il faut qu’on vous voie – oui, oui, je sais, j’admets des valeurs très superficielles – et l’accueillant M. Jones y connaissait beaucoup de monde, et il était content de présenter Logan à beaucoup de ses amis critiques et conservateurs, ce que j’ai apprécié.

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M. de La Cruz devant l'une des œuvres de notre ami Darren Jones (non, ce n'était pas très bien illuminé)

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Une œuvre que j'ai aimée – la table qui se désagrège (ou qui se stabilise, selon...)

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Il y avait même des tableaux d'Alex Katz

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Et aussi une station de radio internet AIR

Et il y avait pas mal de belles pièces dans ces galeries singulièrement énormes. D’œuvres d’artistes célèbres et d’artistes quasi inconnus, côte à côte, sans aucune étiquette explicative.

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Au 5e étage, on a retrouvé cet énorme tableau fait de fils cousus dans une toile, qui reprend les premières paroles de la Constitution américaine de 1787

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Deux sculptures qui m'ont rappelé celles de Brancusi

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Plein d'artistes ! Chuck Close et Roy Liechtenstein en tableaux, Logan et Darren devant

On a quitté le complexe vers 20 h 30 pour rentrer à Manhattan, tous les quatre, et on a invité aux deux artistes de venir dîner avec nous. Ils ont accepté et on est descendu à la 8e rue ouest pour continuer à pied au restaurant The Smith dans la 3e avenue – comme dans la plupart des restaurants new-yorkais un jeudi soir en automne, et étant donné qu’il n’est pas trop cher, et que la cuisine n’est pas mauvaise et finalement qu’il se trouve en plein quartier universitaire, il y avait beaucoup de monde et on a dû attendre une bonne demi-heure avant qu’on ne nous fît nous asseoir à une table.

Le repas terminé, on s’est quitté dans la 3e avenue, les artistes rentrant chez eux à Queens et à Brooklyn, et le mari et moi à pied vers le Village-Ouest.

Je me trouve actuellement à bord l’autocar Bolt à destination de Washington – le trajet prend en général quatre heures et quart, mais tout dépend de la circulation sur les autoroutes et les périphériques de Baltimore et de Washington. Je publierai ce billet à partir du joli appartement de l’ami ex-bengali et de l’ami oncologue qui viennent de se marier en Californie il y a deux semaines (ils se sont mariés là-bas parce que la mère du médecin, tout récemment veuve, habite toujours en Californie et ils se sont mariés à San-Francisco surtout pour lui faire plaisir.)




Dans ce ménage « mormon », il n'y a pas de « femmes sœurs » mais des « maris frères » – cela reprend avec humeur le thème de la série à succès « Big Love »

Le curieux jeu de rôle politique se poursuit à Washington, où les extrémistes républicains s’amusent à jouer à la roulette russe avec l’économie – tout le monde, y compris les bourses et les financiers, attend à voir ce qui sortira peut-être du Sénat aujourd’hui, le dernier jour avant le jour J de l’insolvabilité (théorique) du gouvernement américain – en fait on nous explique qu’en toute probabilité il faudrait encore quelques jours avant qu’on ne puisse pas payer les intérêts prévus – mais je suppose que cette incertitude ne plairait pas aux bourses mondiales. De toute façon, actuellement, devant une telle perspective désagréable, il semble bien que le Sénat soit en train de proposer un projet de loi d’urgence qu’on va obliger les Républicains de la Chambre à soumettre à un vote avant qu’il ne soit pas trop tard. La bourse de New-York y croit, évidemment – l’indice Dow-Jones est en hausse de plus de 200 points.

Le clip ci-haut n’a rien à voir avec les bêtises qu’on commet actuellement dans la capitale, mais comme il s’agit d’un sketch ironique et assez réussi sur les mormons, ces grands partisans de la soi-disant tradition et des valeurs conservatrices qui sont pour la plupart, comme M. Romney, des Républicains purs et durs, on pourrait y voir une sorte d’explication de la folie jusqu’au-boutiste de ces fêtards-du-thé qui font tellement peur aux hommes politiques républicains, qui craignent surtout, comme l’a dit ce représentant républicain de Kansas Tim Huelskamp, cité dans cet article du New York Times du 14 octobre, des challengers de droite dans les primaires :

« "We’ve got a name for it in the House: it’s called the Senate surrender caucus,” said Representative Tim Huelskamp, Republican of Kansas. “Anybody who would vote for that in the House as Republican would virtually guarantee a primary challenger.” »

boy-venn-diagram.jpg

Ce diagramme n'a, lui non plus, rien à voir avec le cirque qui se déroule actuellement dans les marais stagnants aux bords du fleuve Potomac, mais je l'ai trouvé assez marrant, surtout parce qu'il s'agit de l'opinion diagrammée d'une femme sur les qualités cherchées dans un petit ami – il faut prendre le mauvais avec le bon, ça se voit – par exemple, s'il est beau et gentil, il est bête. S'il est intelligent et beau, il sera aussi un connard. Et ainsi de suite ;-)


Dimanche dernier le mari et moi, nous avons voulu profiter du beau temps d’automne en nous promenant un peu en ville – on s’est donné comme destination le parc de la place Tompkins, au milieu du Village-Est.

eglisegrace.jpgLa belle église Grâce dans le Broadway

On y est accédé par la 10e rue est, en passant par le bel édifice néo-gothique de l’église Grâce.

stmarcdanslaferme.jpg L'église St-Marc-dans-la-ferme, dans le Village-Est

On a continué notre promenade devant la portique néo-classique de l’église St-Marc-dans-la-ferme (il s’agit d’une propriété sur l’île de Manhattan appartenant à Pierre Stuyvesant, l’ancien directeur général de la colonie de la Nouvelle-Néerlande, mort à New-York, devenu anglais, en 1672), lieu privilégié pour les artistes du quartier.

droledepubLSD.jpg Une drôle de pub dans la 7e rue est – je traduis: Venez boire ici ! Parce que j'ai mis du LSD dans une des bouteilles et j'ai oublié laquelle !

ststanislas.jpgL'église St-Stanislas dans la 7e rue est

On a fait le tour du parc de la place Tompkins, plein de gens qui s’amusaient par le beau temps, avant de rentrer vers chez nous par la 7e rue, où l’on est passé devant l’église catholique de Saint-Stanislas Évêque et Martyre, bâtie en 1901 pour la communauté polonaise (et le site web est toujours exclusivement en polonais) dans un style néo-gothique rustique.

On a fait une brève escale chez John Derian, où l’on trouvera toujours un tas de belles choses qu’on aimerait bien avoir chez soi si on n’habitait pas dans un taudis déjà bourré de trop de choses. Comme la vaisselle de chez Astier de Villatte. Ou la céramique colorée de chez Potterseed, atelier céramique de l’Afrique du Sud. On y a acheté trois bols qu’on va offrir aux amis chez qui on loge ce week-end à Washington.

casernedepompiers.jpg L'ancienne caserne de pompiers achetée par Anderson Cooper dans la 3e rue ouest

benetandersonensemble.jpgLe beau Maisani et l'élégant Cooper

Reprenant notre chemin vers l’appartement, on est passé devant la caserne de pompiers achetée par le présentateur Anderson Cooper pour sa résidence personnelle (avec, je suppose, son copain, le beau Français Ben Maisani).

Tellement crevés après nos pérégrinations, une fois de retour chez nous, nous sommes restés dans l’appartement à revoir le film Ni dieux ni démons avec l’excellent Ian McKellan et le beau Brendan Fraser.





Le kabuki politique en continu

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Notre crise budgétaire devient de plus en plus absurde, même grotesque. Ce clip fait le tour des blogs politiques et même de Facebook depuis deux jours et l’on commence à se rendre bien compte des machinations néfastes de certains membres du parti Républicain pour déstabiliser le gouvernement et surtout l’administration Obama. Ici on découvre que la majorité républicaine dans la Chambre des représentants a voté, le 1er octobre, un règlement parlementaire dans lequel il est interdit à personne autre que le chef de la majorité républicaine (le représentant John Boehner en l’occurrence, dont le nom se prononce « baie-nère » mais que beaucoup de gens s’amusent à prononcer « beau-nère », c’est-à-dire, en anglais argotique, la trique) ou son agent, de soumettre un projet de loi sur le budget. C’est pourquoi le représentant démocrate du Maryland Chris Van Hollen fait ses « requêtes parlementaires » répétées sur ce changement de règlements au président de la chambre (Jason Chaffetz, un Républicain de l'Utah, qui a l’air bien embarrassé et qui cherche à ne pas répondre clairement (et donc blâmablement) aux questions posées par M. Van Hollen) et c’est M. Van Hollen qui, à la fin du clip, au refus (inévitable) du président de la chambre de permettre la soumission au vote de la chambre d’un projet de loi sur le budget par quelqu’un d’autre que le chef républicain, déclare que « la démocratie a été suspendue ».

Tout le monde ici sait très bien qu’il ne s’agit que d’un bizarre ballet politique dans lequel les Républicains les plus extrémistes essayent de renverser la loi sur les assurances-santé, qu’on appelle l’Obamacare, et l’on se demande surtout à quelle extrémité ils vont oser aller.

Les communautés diverses

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Le mari ayant voulu voir de ses propres yeux les opérations de ce comité un peu occulte qui approuve les autorisations pour la vente d’alcools au détail au public (c’est-à-dire, dans les restaurants et les boîtes de nuit). C’est sous l’autorité légale de la Régie des Alcools de l’État de New-York mais le comité qui décide les autorisations dépend, dans la ville de New-York au moins, du conseil communautaire, dont les membres sont tous choisis par le président de l’arrondissement et non pas élus. Notre conseil local s’appelle officiellement Le conseil communautaire Numéro 2 de Manhattan et sa juridiction comprend le Village, la Petite Chine, le SoHo, la Petite Italie, et le quartier des bouchers en gros, où il y a des tas de restaurants et de boîtes.

stantoinedepadoue.jpgL'église St-Antoine-de-Padoue dans la rue Sullivan dans le SoHo

Il y a deux sortes d’autorisations disponibles pour vendre de l’alcool : celle qui permet la vente de bière et de vin, et celle qui permet la vente de bière, de vin et d’alcools « forts ». La plupart des restaurants et des boîtes cherchent, naturellement, à avoir la seconde sorte d’autorisation, et les membres du conseil leur demandent toutes sortes de questions, dont beaucoup nous semblent peu à propos, comme « Vous allez avoir des téléviseurs ? Oui ? De quelle taille ? Aurez-vous un DJ ? Comptez-vous fermer vos fenêtres à 22 heures ? » Et ainsi de suite.

lasallestantoinedepadoue.jpgLe hall dans lequel la réunion a lieu


sujetdediscussion.jpgCette pizzeria dans la rue Macdougal au Village a été un grand sujet de discussion pour des raisons de bruit excessif

La réunion a commencé à 18 h 30 dans le hall de l’église catholique St-Antoine de Padoue dans la rue Sullivan, dans le SoHo. Il y avait plusieurs restaurateurs français qui demandaient des autorisations pour leurs restaurants – ceux qui portaient des costumes chic étaient traités avec beaucoup plus de suspicion que celui qui, habillé en t-shirt gris à manches longues, décrivait dans un fort accent français son désir de fournir à la communauté de bons plats sains et pas chers (et français). Une chef lesbienne venue avec sa partenaire, chef elle aussi, a facilement gagné l’approbation du conseil. Il faut surtout venir avec un avocat, mais la personnalité du demandeur compte pour beaucoup. De toute façon, c’est une drôle de manière de passer un jeudi soir.

Vendredi soir, on est allé voir un ami, un jeune acteur qui s’amuse à se travestir, dans son show au bar Boots & Saddle, ancien bar cuir devenu lieu de prédilection de travestis. Le plus grand problème pour ce bar, c’est qu’il est trop petit ! Comme ailleurs, il y a aussi beaucoup d’hétéros, hommes et femmes, qui sont là, je dois supposer, pour regarder et se moquer de ces monstres en robe.

shwadevie.jpgSchwa de Vivre sur la petite scène du bar dans la rue Christophe

On y est resté seulement pour voir notre ami, dont le nom de travesti est Schwa de Vivre (si, si) et qui ressemble beaucoup à Paula Abdul.

surlezinc.jpgSur le zinc

Après lui avoir dit bonjour, on est parti pour la Cuisine de l’Enfer, où l’ami chanteur fêtait un anniversaire au bar Flaming Saddles, sujet d’un long article flatteur dans le Times de la semaine dernière.

ericlebarman.jpgL'ami Eric

L’un des barmen est aussi un ami – il s’appelle Eric et il est danseur professionnel de Broadway, qui gagne sa vie entre spectacles en travaillant dans ce bar.

toutelequipe.jpgEt toute l'équipe !

On y est resté une heure, à fêter notre ami, mais le mari était fatigué et on n’y est resté qu’une heure et demie avant de prendre un taxi pour rentrer chez nous, au Village endormi.

Brèves de rentrée

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pubironique.jpgUne pub ironique devant le café Duplex dans la 7e avenue sud, au Village – « où la dignité vient pour mourir » ;-)

Pour répondre à la question de gregory, je rédige en ce moment un billet un peu long et assez détaillé sur les différences diverses et les pour et les contre entre La Cerisaie et les Pins-de-l’Île-de-Feu mais je voulais d’abord publier ce bref billet sur les divertissements auxquels nos jeunes amis russes (qui s’appliquent à s’amuser avec un effort redoutable).

dansleparcdelaplaceWash.jpgUne belle journée d'automne hier, avec un arc-en-ciel même, dans le parc de la place Washington

Hier soir c’était l’anniversaire d’un de nos amis russes – il nous avait invités par Facebook, auquel le mari participe, pas moi – et l’on était convoqué à venir à 23 h à l’hôtel Grace-Room-Mate, qui se trouve dans le quartier de la place du Temps, dans la 45e rue ouest.

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Dans le bar de l'hôtel Room-Mate – les couleurs changent de minute en minute

L’hôtel n’a vraiment pas de hall de réception, mais un jeune homme, masqué et habillé en cuir noir, nous a demandé nos noms qu’il a retrouvés et cochés sur une liste avant de nous laisser passer dans un bar obscur par où on avait accès à une petite piscine chauffée.

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Les gens dans la piscine

On avait commencé notre soirée en prenant un apéro dans un nouveau bar gay de la Cuisine de l’Enfer qui s’appelle l’Atlas Social Club et dont l’un des propriétaires, Benjamin Maisani, serait le copain français de l’annonceur CNN Anderson Cooper. C’est agréable, très masculin, avec de beaux barmen et l’on projetait un film assez « camp » avec le culturiste et ancien Hulk Lou Ferrigno sur les écrans.

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La présentation du gâteau d'anniversaire

On a dîné au restaurant Hambourgeois aux Cinq Serviettes (hi hi) avant de passer, afin de tuer un peu de temps, au bar Ritz, dans la 47e rue ouest. Nous sommes allés finalement à l’hôtel Grace, où nous avons retrouvé le noyau des expatriés russes.

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Un jeune ami un peu chauffé importune un autre, le beau Russe Misha en train de couper le gâteau

On n’était pas les seuls à profiter de la piscine – le mari m’a présenté à deux jeunes Français, dont l’un habitait à Montréal et l’autre, son manager, à Paris, qui étaient venus s’amuser dans la piscine en particulier (et à New-York en général) – c’était la première visite à New-York du Français de Montréal et il s’en régalait. Ils appréciaient aussi les jeunes et belles filles russes, qui se déshabillaient sans gêne pour plonger dans la piscine.

Bibi restait très, très sage en dépit de l’humidité écrasante dans la petite salle et malgré plusieurs verres de tequila avec du jus d’orange. Le mari, lui, s’est déshabillé et a rejoint les jeunes dans la piscine.

On a dit bonsoir à la jeunesse mouillée pour prendre un taxi à destination de l’Eagle, dans la 28e rue ouest, où l’on choisissait le Monsieur Eagle 2014. C’était bondé, bien sûr, mais on a réussi à nous pousser jusqu’à la terrasse où l’on a pris un verre parmi des masses d’hommes en cuir et t-shirts.

On est rentré chez nous à pied, avec une pause-pipi au bar Gym dans la 8e avenue.

Ah, c’est bien la rentrée à New-York.


Fin de saison

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Des semaines assez chargées et j’avais espéré pouvoir publier au moins quelques photos il y a deux week-ends à partir de La Cerisaie mais j’ai découvert en montant dans le taxi minivan à destination du ferry que j’avais oublié, pour la première fois cet été, de mettre l’ordinateur portable – mon MacBook Air chéri – dans mon sac. C’est pour cela que je suis resté cybernétiquement muet.

Le soir du jeudi 19 septembre on a assisté au spectacle de Justin Valentine au Duplex, où il a eu un grand succès.

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Justin Valentine sur scène

Le week-end suivant, il a continué à fait un temps exceptionnellement beau et l’on en a profité pour passer quelques heures sur la plage ensoleillée.

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Peu de monde sur la plage ces deux dernières semaines de septembre

Malgré mes protestations (en fin de compte assez faibles, je dois l’admettre), je suis allé à la dernière Fête sous-vêtements qui avait lieu au Palais de Glace. Il faisait un temps chaud et super-humide. On était accompagné d’un ami washingtonien venu des Pins. Il y avait plus de monde que je n’aurais prévu mais trop de ces jeunes ne savaient pas se tenir sur une piste de danse – où en principe on essaie de danser (même arythmiquement) et où ne reste pas avec deux copains aussi peu alléchants les uns les autres, juste au milieu de danseurs, les boissons à la main, sans rien faire à part mater les autres.

lalune.jpg

Au clair de lune, de retour des Pins

aubarcherrysryan.jpgLe barman sympa Ryan au bar Cherrys il y a deux samedis

lesshotssurlezinc.jpgEt les deux « shots » sur le zinc




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